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Full text of "La Rotonde 4e année, 1er octobre 1935 - 1er [ ? ] 1936"



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UNIVERSITE D w 

Sous la Direction des Pères Oblats de Marie-Immaculée 

COLLEGE EN .848 - UNIVERSITE CIVILE EN W- UNIVERSITE PONTIFICALE EN 1889. 

Facultés canoniques - Cours des Arts (pour le baccalauréat, la maîtrise et le 'doctorat). ~ 
Ecole de Gardes-Malades « Cours d'Immatriculation classique et commercial — Pédagogie ~ 

Sociologie - Musique - Cdwtfu soir J- Cours d'été. 

LA MAISON D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET SUPERIEUR PARTICULIEREMENT APPROPRIEE AUX 
CANADIENS FRANÇAIS DE LA PROVINCE D'ONTARIO ET A CEUX DES AUTRES PROVINCES QUI DE- 
SIRENT OtTENIR UNE SOLIDE EDUCATION CATHOLIQUE ET FRANÇAISE EN MEME TEMPS QU'UNE 

CONNAISSANCE PRATIQUE DE LA LANGUE ANGLAISE. 

LES DIFFÉRENTS COURS 

COMMERCIAL ET CLASSIQUE -L*i nouveaux élèves n'ont pas COURS DE COMMERCE. -- Au «*•* 9 SSSS^JSS^^ 

à s'embarrasser sur le choix entre ces deux cours puisque pendant les Faculté des Arts ouvrira un courg ^^^^^^^^ 

deux premières aimées le programme est identique (instruction reli- Ce cours durera quatre ans et conduira au baccalauréat eu 

gieuse, latin, français, anglais, mathématiques, histoire, sciences). commerciales. 

LE COURS D'IMMATRICULATION COMMERCIALE. — Il com- COURS DE GARDES -MALADES .—Ce cours est donné par lUnl- 

mence en troisième année, alors qu'au programme général on ajoute versité conjointement avec l'Hôpital Général des Soeurs Grises de la 

les matières spécifiquement commerciales (comptabilité, opérations croix et conduit au baccalauréat en sciences hospitalières. 

financières, droit commercial, sténographie, etc.). A la fin de ce i»Â «J^i^. «iMm. «m.. i m mma •■' i 

cours l'élève reçoit un diplôme d'études commerciales très apprécié COURS SUPERBEURS.-La Faculté des ^donne g"*"»*" 

par les maisons de commerce. S'il veut poursuivre ses études dans le dis après-midi des cours conduisant J^JSfffS^^SStmt!^ 

but d'obtenir l'immatriculation, 11 ne lui restera que quelques sujets Arts, au Doctorat en Philosophie (charte civile) et au Doctorat ta ia- 

sur lesquels il devra subir l'examen régulier. très. «^ 

LE COURS CLASSIQUE. — Comme dans la presque totalité des Les candidats doivent suivre des cours en trois sujets: un majeur 

institutions où ce cours est donné, il dure huit ans a condition que les et deux su ^ e ts mineurs. 

élèves soient inscrits a l'Université dès la première année. S'ils doi- tm~ta™« ~* .«* n«.rt« **« *i*m ri- 

vent changer d'institution au milieu de ce cours ils s'exposent près- Outre les candidats aux D plômes et aux Grades des ««*««* 

que nécessairement & faire une année de plus pour obtenir le bacca- guliers peuvent être admis à titre de simples auditeurs et recevront 

lauréat es arts. En vertu des traditions de l'Université l'enseignement des certificats d'études. 

de la religion, des langues et de l'histoire se fait en français pour les COURS DE CHANT ET DE MUSIQUE^— L'Ecole de Musique et de 

Canadiens français. Pour l'enseignement des mathématiques et des Déclamation de l'Université donne des cours de musique, de chant et 

sciences les élèves sont initiés à la terminologie dans les deux langues. dg dictlon non seulement aux élèves de l'Université mais à toutes les 

L'enseignement de l'anglais est particulièrement soigné. Les étudiants personnes qui désirent s'inscrire a ces cours. i - 

qui ont fait leur cours à l'Université manient. avec aisance les deux *~ 1W H 
langues officielles du pays au sortir de leurs études. COURS D'ETE.— L'inscription au* cours d'été se fait le 5 Juillet 

Les élèves de la province d'Ontario se préparent aux examens offi- prochain; les leçons commenceront le lendemain. Ces cours prépa- 

ciels du ministère de l'Instruction publique. rent aux examens du baccalauréat es arts. 

LES TARIFS 

externes PENSIONNAIRES 

AU COURS D'IMMATRICULATION. 

L'Université reçoit les élèves pensionnaires aux tarifs suivants: 
1ère et Sème année: $60.00 par an ou $6.00 par mois. 

3ème et 4ème année: Col,r8 «Immatriculation 

lème et 2ème année $290.00 

Classique: $60.00 par an ou $8.00 par mois. 3émQ et ^ me année: cla ssi que $310.00 

Commercial: $9(K00 par an ou $9.00 par mois. commercial .. $320.00 

AU COURS DES ARTS: Cours des Arts 

Ordinaire: $100.00 par an ou $10.0 par mois. Ordinaire „ S«?î 

* _ ^ Commercial $355.00 

Cours supérieur de commerce: Prémédical $370.00 

1ère année: $100 pour l'année ou $10.00 par mois. 

2e, 3e, 4e année: $125.00 pour l'année ou $12.50 par mois. Chambres semi-privées 

Cours prémédical: $140 00 par année ou $14.00 par mois. Un certain nombre de chambres semi-privées sont réservées aux 

élèves plus avancés qui en font la demande. 
Les externes sont admis à l'Etude à l'Université, (trois heures par Les chambres semi-privées se louent $40.00, $50.00, $60.00 et $75.00 

Jour), à raison de $1.00 par mois. Le repas du midi leur est servi les selon le site et les commodités. 

Jours de classe au prix de $5.00 par mois. Ils peuvent aussi coucher a Pour les pensionnaires comme pour les externes on accepte les 

l'Université et y prendre le repas du matin pour $10.00 par mois. paiements mensuels. 

INSCRIPTION: — $5.00, une fois seulement au début du cours. SOCIETE DES DEBATS FRANÇAIS: $2.00 par année. N.B. — Ces prix com- 
prennnet tout. Il n'y a pas d'extra pour les laboratoires, les bibliothèques, le gymnase, les terrains de Jeux, la culture physique, etc., etc. 

N.B.— On rappelle aux parents dont les enfants ONT OBTENU UNE CARTE DE LA COMMISSION 
DES ECOLES SEPAREES, qu'ils ont DROIT A UNE REDUCTION DE CINQUANTE DOLLARS par an, sur 
le prix de l'enseignement pour la première et la deuxième année du cours d'Immatriculation. Ils n'auront à 
payer, s'ils veulent que leurs enfants soient inscrits comme élèves de l'Université, qu'un droit d'inscription 
de $5.00 et ensuite $1 .00 par mois pour l'admission à la bibliothèque, aux salles de récréation et aux ter- 
rains de jeux. 



L'INSCRIPTION PEUT SE FAIRE 
PENDANT LES VACANCES' 



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Pour autres renseignements, adressez-vous au 
Secrétaire ou téléphonez : Rideau 3860 







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éme année — ffo global: 45 












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JOURNAL Bl- MENSUEL PARAISSANT 

LE 1ER ET l_e 1S DE CHAQUE MOlS 

D'OCTOBRE À JUIN 




Ottawa» Ont., 1er octobre ltitf 



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ORGANE OE LA 



"V- SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Abonnement: 50 sous, 
r Ottawa, par la poste: 75 sous. 



Directeur: Henri Prévost. 

A viseur: Jean -Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef: Jacques Pelletier. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



BIENVENUE 



Septembre ramène la vie dans nos murs. La réappari- 
Ûpn de "La Rotonde" pour la quatrième année, vient com- 
pléter aujourd'hui la résurrection de la vie collégiale. Sans 
jes étudiants notre maison n'est plus elle-même, et ceux qui 
l'Habitent au cours des vacances ont peine à supporter la si- 
îcieuse monotonie qui y règne. Bien plus sans doute que 
les élèves, ils soupirent après le retour. Il en va de même 
pour le journal universitaire. Lui aussi se fait désirer tel- 
-Jepient il semble maintenant faire partie de l'organisation 
collégiale. 

E Ce fut donc une heureuse nouvelle que d'apprendre, il y 
l quelques Jours, qu'un nouveau comité de directeurs venait 
tfêtre formé au sein de la Société des Débats f rançais.H ne 
tarda pas à se mettre à l'oeuvre et ses membres se proposent 
de faire mieux si possible que leurs devanciers. On veut de 
"Ji vie, du bon goût, de la correction et beaucoup d'esprit. 
Aux anciens et aux étudiants actuels on demande une plus 
^active coopération. 

Pour les anciens le journal universitaire est devenu in- 
dispensable; c'est lui qui maintient les contacts, il est l'agent 
^Hè liaison entre les deux générations d'étudiants, il rappelle 
la vie d'autrefois, apprend les allées et venues de t*J ou tel 
Qii'QILâyait perdu de vue, renseigne sur les progrès accomplis 
•t apporte les nouvelles de la Société des Débats. Non seule- 
ment ils s'en feront les lecteurs assidus et intéressés, mais 
fis lui apporteront une collaboration qu'eux seuls peuvent lui 
donner en relatant les faits saillants de la vie d'antan qu'il 
tout, pour le bien de l'oeuvre, présenter de l'oubli. 

Les étudiants d'aujourd'hui, nouveaux et anciens feront 
ton accueil à leur journal. C'est leur oeuvre, et eux seuls 
font capables de lui assurer la vie, et la .vie telle qu'il doit 
la posséder, pleine de verve, de jeunesse et de franche galté. 

Quant à vos maîtres, ils ne sont pas les moins intéressés 
à cette publication. Ils lui souhaitent d'être, cette année en- 
tore, une tribune où les talents en herbe s'exercent déjà à la 
diffusion du vrai, du bien et du beau, un élément d'union 
entre le passé et le présent, et le véritable reflet de l'activité 
collégiale. 

Gilles MARCHAND, O.M.I., 

Recteur. 



LE RUBICON 

Je présume que tout le 
monde est aussi fatigué que 
moi de surveiller la partie 
d'échecs du Duce et du Né- 
gus, et aussi exaspéré d'at- 
tendre leur combat de boxe 
Quoi de plus fastidieux en ef- 
fet, que cette promenade de 
pions! Et qu'elle est d'une 
longueur épuisante cette par- 
tie! 

Vu cet état d'esprit, j'ose 
vous parler d'autre chose: 
d'anniversaire, ce thème si 
choyé des journalistes avant 
la fâcheuse affaire éthiopien- 
ne. Un lieu commun certes, 
mais qui se renouvelle sans 
cesse. A Gaspê, Trois-Rivières, 
Toronto et d'autres du même 
calibre succède maintenant 
l'anniversaire ... de "La Ro- 
tonde", qui entre présente- 
ment dans sa quatrième an- 
née. 

Oh! ne vous moquez pas. Je 
ne prétends pas faire vn boeuf 



LE NOUVEAU PERSONNEL 

Henri Prévost, Jacques Pelletier et Yvon Beaulne 

sont les nouveaux chefs de "La Rotonde" 

Anciens et nouveaux rédacteurs 



Le lundi, 16 septembre der- , rissable, et Monsieur Jean- 



nier, ont eu lieu les élections 
du personnel de "La Rotonde" 
pour l'année 1935-36. 

Il nous fait plaisir de cons- 
tater que le R. P. Henri Mo- 
risseau, O.M.I., reste, cette an- 
née encore, censeur de notre 
journal. Tout le monde con- 
naît la logique et la précision 
de la "censure" du Père Mo- 
risseau. "La Rotonde" n'a au- 
cune crainte de perdre sa ré- 
putation: les articles ou ar- 
ticulets trop . . .osés sont im- 
pitoyablement arrêtés au bu- 
reau de censure! 

M. Jean-Jacques Tremblay 
n'a pas tremblé lorsqu'on lui 
a appris qu'il était nommé avi- 



seur: il le savait depuis son 
fJt n LFl 6nÙ ^^Lt m ^ V ^L élection à la présidence de la 

Société des Débats français, 
car le président de cette So- 



JEUNESSE DÉCIDÉE 



Nous recevons de Mexico la lettre suivante. 

Université d'Ottawa. 
Ottawa, Ont., Canada 

Nous avons le plaisir or vttos communiquer que la jeu- 
nesse universitaire mexicaine, assemblée au Xllème Congrè.s 
National d'Etudiants, réuni à Monterrey, nous a fait l'hon- 
neur de nous élire, respectivement, comme Président et Vice- 
président de la Confédération Nationale des Etudiants. 

Nous saisissons cette occasion pour vous réitérer l'inten- 
"tton de la Jeunesse que nous représentons de remplir pleine- 
ment le rôle qui lui revient comme force-dynamique au sein 
de la collectivité mexicaine et de lutter pour obtenir le rts- 
pect de ses droits et un véritable ennoblissement de la vie. 

Nous luttons ainsi pour le développement harmonieux de 
nos institutions de formation, sans négliger l'obligation, pro 
fondement sentie par nous, de contribuer à l'élévation des 
masses prolétaires. 

Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de notre amicale 
c °nsidération. 



"Por la Union Estudiantu . 

Mexico. D.F., 13 août 1935. 

** Président de la C.N.E. Le Vice-président, 

'• Manuel Pacheco MORENO. 






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Horacio CABALLERO 



les deux continents sur cet 1 
événement. Je me flatte ce- 
pendant d'intéresser les amis 
de "La Rotonde", et pour 
cause. 

Boucler sa troisième année, 
c'est pour notre journal un 
événement comparable, pro- 
portion gardée, au passage de 
la mer rouge par les Juifs ou, 
encore, celui du Rubicon par 
César. 

Décidément, c'est une bête 
noire pour un journal que les 
trois premières années. Certes, 
et les plus vigoureux les tra- 
versent. 

N'est-ce pas d'ailleurs ce que 
disait "le grand blessé de 
l'Ouest", Mgr. Langevin, fon- 
dateur de notre Société des 
Débats-français dont "La Ro- 
tonde" 'est l'organe; "Qu'une 
organisation existe trois ans 
et je lui garantis longue vie". 

Comme César, nous pouvons 
maintenant nous lancer à la 
conquête . . . de la perfection 
sans crainte des achoppe- 
mentt'. Le principal effort est 
fait. 

Quant aux amis de "La Ro- 
tonde", ils peuvent espérer que 
leur journal continuera et 
pour longtemps à grandir "en 
âge et en sagesse". 

REMO 

A L'HOPITAL 

Monsieur Jacques Pelletier, 
nouveau réclacteur-en-chef de 
"La Rotonde", a été opéré d'ur- 
gence pour l'appendicite, di- 
manche dernier. Ses confrères 
ont appris cette nouvelle avec 
stupeur et espèrent que Mon- 
sieur Pelletier est maintenant 
hors de danger. Le person- 
nel de "La Rotonde" lui sou- 
haite un prompt rétablisse- 
ment 



Louis Duchesneau, écrivain 
renseigné et renseignant, sont 
les rédacteurs choisis parmi 
les philosophes seniors. Les 
représentants des juniors sont 
Messieurs Alcide Pâquette, 
dont la grâce et l'aisance ne 
sont plus un mystère pour 
personne, André Angers et 
Marcel Lacoursière qui feront 
valoir leurs talents réelr au 
cours de cette année. 

Monsieur Paul Lorrain a étc 
réélu à la charge de nouvel- 
liste qu'il remplissait l'an der- 
nier. Sa fine malice et sa ma- 
licieuse finesse nous enchante- 
ront autant sinon plus que 
l'année dernière , soyez-en 
sûrs. Ce "nouvelliste", qui n'est 
pas "nouveau", nous vai»t 
pourtant une- fortune pour " T ^a 
Rotonde" . 

Cette année encore, Mon- 
sieur Jean-Charles Tassé tien- 
dra, dans notre journal, des 
"propos artistiques". Fils d'ar- 
tiste, Monsieur Tassé est dans 
son élément, personne n'ose- 
ra le contester; et c'est asseï 
pour que nous soyions sûrs 
d'éprouver un réel plaisir à la 
lecture de ses articles. 

Chez Monsieur Léandre Pré- 
vost, c'est la musique qui pré- 
vaut; c'est pourquoi on lui a 
donné la charge de chroni- 
queur musical, fonction qui lui 
siçd à merveille et dont il 
s'acquittera très honorable- 
ment, vous verrez. 

Monsieur Auguste Vincent 
est, lui aussi, chroniqueur, 



clété est, Ipso facto, aviseur 
de "La Rotonde". Tous entre- 
tiennent la ferme assurance 
que Monsieur Tremblay, par la 
justesse de ses "avis" contri- 
buera grandement au succès 
de notre journal. 

Pour le poste de rédacteur- 
en-chef, il fallait un homme 
actif et débrouillard, qui ma- 
niât la plume avec facilité. 
Cet homme, assez rare, nous 
l'avions devant nous, parmi 
nous: Monsieur Jacques Pel- 
letier qui, grâce aux nombreu- 
ses qualités dont il dispose, 
fera un rédacteur-en-chef de 
tout premier ordre. L'avenir le 
prouvera. 

Au grand manitou de la ré- 
daction, on a tenu à adjoindre' ma i S chroniqueur universel 
un représentant du cours su- pour ainsi dire: sa plume con- 



périeur, Monsieur Orner Char- 
trand, et un autre du cours 
prémédical, Monsieur Jean- 
Charles Aubin. Nul doute que 
la science "supérieure" de 
Monsieur Chartrand saura 
charmer et instruire les lec- 
teurs de "La Rotonde", de 



tient en puissance ("in po- 
tentia" pour ceux qui ne com- 
prennent pas le français), une 
variété indéfinie de sujets 
qu'il traitera au fur et à me- 
sure que les numéros de "La 
Rotonde" paraîtront. 

On a cru bon de confier 



même que Monsieur Aubin les Monsieur Ro i a nd Pigeon la 
intéressera par ses connais- rôdac tioit%e la page sportive: 
sances médicales, chirurgica- on n . aurait pu tomber mieux . 



les et pharmaceutiques. 

Monsieur Lionel Croteau 
sait très bien garder les se- 
crets; aussi l'a-t-on choisi, à 
l'unanimité, "secrétaire" de la 
rédaction. Il sera dépositaire 
des décisions cachées et de- 
vra faire le rapport des con- 
ciliabules privés de la direc- 
tion. Je défie qui que ce soit 
de parvenir à le corrompre. 

Monsieur Lionel DesGroseil- 
lers, dont la facilité et la pré- 
cision de style seront bientôt 
proverbiales, Monsieur Roger 
Bellefeuille, dont tout le mon- 
de connaît la faconde lnta- 



Monsieur Pigeon sait piger çà 
et là, parmi les innombrables 
événements du sport, les faits 
les plus intéressants et sait 
aussi les mettre en relief. Au 
besoin, il recevra l'aide de 
Monsieur Fernand Larouehe, 
autre sportif bien connu. 

Et nous voici rendus à l'ao- 
ministration de "La Rotonde" 
(Attention! Qu'on ne se mé- 
prenne pas sur le sens du mot 
"administration": je ne veux 
pas dire que "La Rotonde" est 
sur le point de recevoir les 



Ouite à la page 232) 









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LA ROTONDK, 1er 



CHRONIQUE 

Ce. n'est pas sans quelques 
appréhensions que J'ai accepté 
la tâche de chroniqueur. L'an 
dernier, bien que je ne fus 
pas encore passée par l'école 
normale, J'ai eu, plus d'une 
fois, l'occasion de lire la chro- 
nique alerte et spirituelle de 
M. A. Je crains de ne pou- 
voir offrir tous les quinze jours. 
! a mes lecteurs et lectrices, pa- 
reille verve et autant d'esprit. 
L'on nous a dafà dit' en "Sien- 
ce de l'éducation" qu'éduquer 
c'est activer toutes les puis- 
sances que Dieu a déposées au 
fond d'une âme. Je vais m'ef- 
f orcer dans ces colonnes bi- 
mensuelles de donner mon 
plein rendement. Plus que ce- 
la, Je ne puis. Que» votre in- 
dulgence comble les lacunes. 

XXX 

Nos premières impressions? 
Un sentiment de surprise à la 
vue de l'édifice que nous al- 
lons habiter pour dix mois. 
Des écoles J'en ai vues dans ma 
vie! Mais en dépit de diver- 
gences très secondaires, toutes 
étaient d'une banalité décon- 
certante, construites sans 
égard pour les exigences de 
l'oeil. L'Ecole Normale de l'U- 
niversité, avec son portique de 
cathédrale et ses crénelures, 
plaît a l'oeil. L'on est fier de 
son école, même avant que d'y 
pénétrer. Dès qu'on y entre, 
l'impression déjà favorable le 
devient de plus en plus. Des 
salles spacieuses et des classes 
bien aménagées où règne une 
propreté de couvent. Certes, 
impossible de se trouver dans 
de meilleures conditions ma- 
térielles pour qui veut s'adon- 
ner au travail de l'esprit. Voi- 
là pour l'édifice! (Merci aux 
anciennes et anciens norma- 
liens de nous l'avoir laissé en 
aussi bon état. Leur soin ne 
manquera pas d'imitateurs.) 
Je n'ai pas pu encore démè- 
lenufflsamment mes impres- 
sions sur le corps professoral 
pour "les livrer au grand jour 
de la publicité. Ce qui semble 
dominer est un sentiment de 
confiance spontanée à leur en- 
droit. C'est donc qu'ils ont 
dû rayonner sympathie et 
compétence. D'aucunes — et 
J'en suis — ont cru, pour un 
moment, certains extérieurs 
un peu froids et distants. Mais 
chaque jour dissipe cette il- 
lusion. Peut-être notre pre- 
mière impression était-elle le 
fait d'un préjugé né de con- 
versations avec des anciennes^ 
Cependant, si notre évolution 
ressemble à la leur l'année ne 
sera pas très avancée que nous 
nous sentirons plus à l'aise. 
Il va, sans dire que je ne 
puis porter un jugement défi- 
nitif sur le groupe de norma- 
liennes et de normaliens qui 
fréquentent cette année l'école 
normale. Ma psychologie est 
de beaucoup trop rudimentaire 
pour me permettre de sonder 
en quelques Jours, les dispo- 
sitions individuelles de quel- 
ques centaines d'élèves. Je ne 
suis pas, non plus, ^experte 
dans l'art si difficile de lire les 
physionomies. Tout de même, 
l'allure générale de tous ces 
élèves, venus des quatre coins 
de la Province, éveille cnez 
moi une espèce de sentiment 
instinctif que c'est un groupe 
sympathique, intelligent, dé- 
brouillard. J'ai une intuition 
que nous allons tous nous en- 
tendre parfaitement. 

XXX 

Notre nombre est considé- 
rable. Près de cinquante re- 
ligieuses, une demi -douzaine 
de religieux, cent seize jeunes 
filles et cinquante Jeunes gens 
constituent noire personnel 
enseigné. Pour le moment \ 



L'ECOLE NOKMAII 



AUX ANCIENS 



AVIS 



Nous faisons parvenir à tous 
les anciens dont nous avons pu 
nous procurer l'adresse ce nu- 
méro de "La Rotonde". Les 
fonds de r'Amicale" permet-^ 
tront également l'expédition' 
du numéro du 15 octobre. Mais 
nous nous trouverons, après 
cette date, dans l'impossibili- 
té de continuer l'envoi à ceux 
et celles qui n'auront pas payé 
leur abonnement. . Un grand 
nombre de nos leojrices et lec- 
teurs de l'année dernière ont 
eut l'amabilité de nous dire 
que "La Rotonde" leur avait 
procuré, dans leur isolement 
et au milieu de leurs multiples 
occupations, quelques heures 
de joie et de délassement. 
Grâce à elle, les liens avec 
l'Aima Mater n'avaient pas 
été complètement brisés. C'est 
notre intention de rendre cette 
page aussi vivante et évoca- 
trice que possible. Nous comp- 
tons que votre contribution 
viendra stimuler nos efforts. 

L'année dernière, vous adres- 
siez le montant de votre abon- 
nement à M. Roland Lepage 
qui fut un excellent trésorier. 
Son départ d'Ottawa pour Ma- 
rionville rend difficile les com- 
munications fréquentes entre 
lui et .les autres membres de 
l'Exécutif. Nous avons cru que 



UN APPEL 

"L'ennui naquit un Jour de 
l'uniformité." Pour que notre 
page soit intéressante il lui 
faut de la variété. Nous comp- 
tons sur la collaborr-tion des 
gradués pour rassurer. Il suf- 
firait que chacun raconte, a 
tour de rôle, quelques-unes des 
expériences les plus fruc- 
tueuses ou les plus cocasses 
rencontrées sur la route de 
l'enseignement, pour donner 
à notre section de "La Roton- 
de" une apparence de mosa- 
ïque. Quelles réunions inten- 
sément vivantes que celles où 
quelques anciennes se racon- 
tent les "expériences directes*' 
de leur vie d'institutrice ! Pour- 
quoi "La Rotonde" ne serait- 
elle pas l'écho fidèle qui trans- 
met aux compagnes éloignées 
les aventures et les découver- 
tes pédagogiques de chacune? 
Les jeunes pourraient nous 
faire part de leur enthousias- 
me et de leurs désillusions. 
Celles pour qui les années sous 
le harnais ont changé en un 
zèle sage, calme et modéré 
l'ardeur exubérante d'autre- 
fois, devraient communiquer à 
leurs cadettes le secret de leur 
évolution psychologique. Puis 
les activités sociales des di- 
vers groupes à travers la Pro- 
vince ne manqueraient pas 



FELICITATIONS 



Je sens le besoin de venir 
causer un brin avec vous an 
début de la nouvelle année 
scolaire. Les deux cent vingt 
élèves qui peuplent l'Bcote 
Nor male depuis le 17 septess- 
Quelques anciens de l'Ecole" ~5rê peuvent bien accaparer 

la très grande partie de net 



le meilleur moyen d'éviter des d'intérêt pour les compagnes 



changements inévitables de ce 
genre serait de fixer le bureau 
du trésorier à l'Ecole Normale. 
Nous vous demandons donc de 
faire parvenir votre abei.-;:- 
ment à Mlle Isabelle Parent, 
Ecole Normale de l'Université. 
Les conditions n'ont pas été 
changées depuis l'an dernier. 
Un dollar par abonnement 
pour les laïcs; un dollar par 
résidence pour les religieux 
et religieuses. Nous vous se- 
rions très reconnaissants si 
vous vouliez bien nous envoyer 
votre abonnement le plus tôt 
possible, afin que nous puis- 
sions faire des arrangements 
pour l'année avec les éditeurs 
de la "Rotonde". 

L'EXECUTIF 



nous sommes divisés en cinq 
gropes: les religieuses, Jeunes 
jgens et religieux, trois groupes 
de demoiselles. L'on a dû, dans éditeurs, l'on vous prie de bien 



de l'Ecole Normale que l'en- 
seignement a placées sur d'au- 
tres routes. Ce n'est pas sans 
une certaine "réaction émo- 
tive" que l'on revoit, dans une 
page de journal, un nom fami- 
lier et qui éveille tout un es- 
saim de souvenirs. Laisser aux 
soins exclusifs du cornlt* 3e 
rédaction la tâche bi-ménsu- 
elle de faire la copie, c'est le 
plus sûr moyen d'assurer une 
page terne et banale. Venez 
donc à notre secours. 

Les imprimeurs exigent que 
le tex^te de notre page leur 
soit remis pour le 10 et le 25 
de chaque mois. Nous vous 
saurions gré de nous faire 
parvenir vos articles et nou- 
velles pas plus tard que le 7 
et le 23 du mois. Afin de dimi- 
nuer le nombre des intermé- 
diaires et de faciliter la trans- 
mission de vos manuscrits aux 



Normale suivirent, durant les 
vacances, le cours donné à 
Kemptvule en vue d'obtenir 
un certificat en agriculture. 
Dans l'Annuaire "The Agri- 
clector", publié par les élèves 
eux-mêmes, Je trouve les noms 
suivants: "Student Council, 
Treasurer: Wilfrid Parisien 
'34; Editorial Staff of the Agri- 
clector, Editor: Wilfrid Pari- 
sien; Athletic CommHtoe, Ma- 
nager: Maurice Gravelle *34; 
Students* Orchestra, Vk>lin: 
Maurice Gravelle; Bass: René 
Frédctte*34". 

Nous félicitons nos confrères 
d* leur initiative. Nous n'avons 
rien à perdre à montrer à nos 
compatriotes de langue an- 
glaise avec qui nous devons 
..es i\ ; 

nous ommes capables d'as- 
sumer notre part de responsa- 
bilité et de mener à bonne fin 
les tâches que l'on nous con- 
fie. Une telle attitude engen- 
drera le respect et l'estime. 

J'en trouve la preuve dans 
l'article en français, signé par 
Romuald Carrière '34, que pu- 
blie "The Agriclector". C'est la 
première fois que l'Annuaire 
contient un article écrit en 
i- jçais. 

. ..vo! Confrères! C'est d** 
l'excellent travail que vous 
avez fait là -bas tout en pour- 
m ■ ant vos études! 

Je me plais à croire que la 
formation reçue à l'Ecole Nor- 
male de l'Université n'a pas 
été étrangère a cette partici- 
pation de ses gradués aux ac- 
tivités du groupe dont ils fai- 
saient partie. Notre école avec 
ses organisation lntra-mu- 
rales de toutes sortes en est 
l'apprentissage: Puis l'on ne 
manque pas de vou répéter 
que l'on a sa place au soleil 
ici -bas, dans la mesure où on 
la prend. — A. M. 



vouloir les adresser à Mlle 
Parent de l'Ecole Normale. 

C'est donc en réitérant le 
plus chaleureusement possible 
notre appel à votre collabora- 
tion que nous vous quittons. 

La REDACTION 



Pour le 



quelques classes, ajouter des 

pupitres, au point qu'il n'est 

point d'espace pour la table 

du professeur. Cette exiguïté 

n'est que temporaire. Le R. 

P. Principal nous a annoncé 

une classification définitive 

pour la semaine prochaine. 

Chacun a bien hâte de savoir 

dans quelle classe il logera men a commencé pour se pro- 

pour l'année. Le sexe fort est longer jusqu'au moment où 



en plus grand nombre que ja- 
mais cette année, parait-il 



j'écris cette chronique, le 
vingt-cinq. Chaque jour, sa- 



nuer. Damoclès, l'épée suspen- 
due au-dessus de sa tète, ne 
dut pas tout de même avoir 
excellent appétit. Tous, nous 
nous entendons pour recon- 
naître les très grands avan- 
tages de cet examen minu- 
tieux, mais l'on ne s'étonnera 
pas, par ailleurs, de l'inquiétu- 
de qui en résulte. 



journées, ils ne sauraient me 
distraire au point que J'ou- 
blie mes anciens et anciennes. 
C'est du "trop bon monde* 
pour que l'on n'en conserve 
pas la mémoire longtemps. 

Vous voici dans vos classes! 
Pour quelques-uns c'est le dé- 
but dans l'enseignement, pour 
d/autres il se perpétue. J'es- 
père que tous avez tous, à mon 
exemple, bénéficié pleinement 
de vos vacances et que vous 
avez repris la besogne dispos, 
et allègres. Des forces, il vous 
en faut! 81 d'enseigner n'était 
pas un travail si noble et si 
fécond le fardeau, parfois, . 
semblerait écrasant. 

Comme vous, j'ai pris con- 
naissance des nouveaux règle- 
ments au sujet de l'obtention 
des certificats permanents. 
Qu'ils vous aient paru lourds 
je le comprends mieux que 
quiconque. A peine avons- nous 
franchi — et au prix de quels 
sacrifices — le passage des bre- 
vets de troisième aux brevets 
de deuxième, qu'il nous faut, 
sans un instant de répit, re- 
prendre l'ascension assez rudj 
des brevets permanents. 

Pour dur que soit ce travail 
surérogatoire de préparer des 
examens tout en faisant son 
enseignement quotidien, nous 
nous devons a nous-mêmes de 
l'entreprendre. H faut, a tout 
prix, que le personnel ensei- 
gnant de nos écoles bilingues 
ne soit en aucune façon infé- 
rieur à celui des écoles uni- 
lingues. Question de fierté na- 
tionale. Et puis, c'est incontes- 
table que, dans son ensemble, 
un personnel mieux qualifié 
est un personnel plus compé- 
tent. Nous «levons à nos pe- 
tits Franco-Ontartens, afin é* 
les mieux préparer non seule- 
ment à survivre, mais a s'im- 
poser au respect et à l'admi- 
ration de leurs concitoyens, 
de leur donner la meilleure 
formation possible. Question 
de conscience professionnel- 
le! 

Peut-être n'avez-vous pal 
oublié mes enseignements de 
jadis au sujet de la motiva- 
tion: l'effort est en raison di- 
recte de la richesse psycho- 
logique du motif. J'ai voulu, 
au moment où l'on vous de- 
mande de nouveaux et de très 
réels sacrifices, vous signaler 
quelques motifs qui pourraient 



Rien de surprenant qu'ils cher- ! medi compris, entre trente- 
chent à se placer dans l'en- cinq et quarante élèves ont su- 
seignement dont les jeunes] bi l'examen. L'une des classes, 



filles détenaient jusqu'à pré- 
sent à peu près le monopole, 
puisque celles-ci cherchent à 
les déplacer dans des sphères 
d'activités où jusqu'à nos jours 
ils avaient régné. Mais l'écho 
de ces luttes ne viendra pas 
troubler l'harmonie qui doit 
exister — et existe de fait — en- 
tre les divers groupes norma- 
liens. 

X X x 

Le Ministère de l'Instruc- 
tion publique a cru bon, cette 
année, de remplacer le certi- 
ficat de médecin qu'on avait 
toujours exigé pour entrer à 
l'école normale, par un exa- 
men médical très sérieux fait 
A l'école normale. Le jour 
même de la rentrée des classes, 
le dix-sept septembre, l'exa- 



aménagée en bureaux de con- 
sultation, donnait l'hospitalité 
à trois médecins de neuf 
heures à midi, et à trois autres 
de une heure et demie à quatre 
heures. Nous y passions à tour 
de rôle, préparées par la gar- 
de-malade, mais non sans 
quelques trépidations. Une fois 
l'examen termine, nous nous 
rendions compte que nos ap- 
préhensions avaient été vaines. 
Je dois avouer cependant, en 
toute candeur, que notre es- 
prit ne pourra se concentrer 
plénièrement sur nos cours de 
pédagogie que lorsque nous au- 
rons reçu de Toronto, le ré- 
sultat définitif de l'examen. 
Car, comment s'adonner, sans 
distractions, à des études que 
[l'on n'est pas certain de contl- 



Nos devanciers aimeraient 
peut-être savoir dans quel es- 
prit nous entreprenons notre 
école normale? Nous savons 

que le nombre des brevets de peu t-étre laisser indifférentes 
première et de deuxième classe des âmes médiocres, mais oui 
s'est accru, depuis quelques 
années, de façon prestigieuse. 
Nous n'ignorons donc pas que 
les bons postes deviennent de 
plus en plus difficiles à obte- 
nir. L'on nous a même avertis, 
dès la journée de l'ouverture 
des classes, que seuls les meil- 
leurs élèves trouveraient fa- 
cilement à se placer. C'est dire 
que si nous voulons nous ga- 
rantir des recommandations 
qui ouvre la porte aux postes 
enviables, il faut que notre 
année soit excellente, ou peu 
s'en faut. L'avenir, aujourd'hui 
moins que jamais, est aux mé- 
diocres. Notre seule chance 
de succès se trouve dans une 



ne manqueront pas de vous 
encourager. 

Au cours des vacances el 
depuis, J'ai plustTunc fois ren- 
contré des curés de paroisses 
et des commissaires d'écoles. 
Les uns et les autres n'ont et 
que des paroles élogieuses a 
vé*tre endroit. Je tiens à vous 
faire part de ces témoignages, 
L'on travaille avec P lus ^ 
coeur à savoir que ses effort» 
sont appréciés. 

Si la "Rotonde' veut bien 
me continuer l'hospitalité de 
ses colonnes je me paierai, oe 
temps à autre, le bonheur d us 
bout de causerie avec nos 



supériorité qui s'impose. C'est ~ __.__... "7":; lA€t ~tr nr u et 
dans l'intention d'en faire la '^ e "L ^L^i^nYi* 



conquête que nous entrepre- 
nons notre année d'école nor- 
male. Les succès remportés par 
nos devancières et nos devan- 
ciers nous seront un stimu- 
lant. —M. C. 



les' succès ne me laissent p*J 
indifférent. Les liens noués * 
l'Ecole Normale ne sont pas _as 
ceux que le premier élolaof- 
ment brise. 



L., O.MI 









: _Henri fffévwt 

r> _4l. p. Henri Morimeau. 
OJCX 
It&U ACTION 
cfeeT-^Jaoques PeUeOer 
K — orner Ohartrand 
jcen-Oharles Aubin 

.—Paul Lorrain 

,:— Uonel DeeOroaeillers 
Roger BellefeulUe 
jean-Loufc Ducheeneeu 
André Ancers 
Marcel Lacourclere 
Aurèle Poirier 

E: — iiéanartl Itauf 1 

Art.:— Jean-Ch. Tawé 
mm.:— Léandre Prévost 
IB eim»:— Auguste Vincent 
Alcide Paquette 
Sportif — Roland Pigeon 
ADMINISTRATION 

p«r:— Yvon Beaulne 
l:— Jean -Jacques Bertrand 

e: ppphft*' Pilon 

i:— René IPxécheUe 
Roland Carrier 



NOS GRADUES \ EmMèmedaCSumpioiiMtaaCauda 




AVIS 



Avec le présent numéro, 
bms cesserons d'expédier 
1s Rotonde" aux abon- 
nés «al n'ont pas renou- 
velé leur abonnement, 
fnx de 

faban Bernent 50 -sous 
A Ottawa, 

far la poste, 75 sous. 



Tons les ans, un contient 
de nouvesrux bacheliers quttïfce 
noise oher Aima Mater, -beau- 
coup «Hentre eux pour pour 
sufcwe affluais des fitmnw si 
bien commencées, quelques 
uns pour entreprendre tmmé 
discernent le combat de la vie. 
lies nombreux amis qu'ils 
laissent derrière eux seront in- 
téressés, j'en suis certain, de 
savoir ce qu'Us sont devenus. 
Sur les vingt-nuit finissants 
qui nous ont quittés, six ont 
préféré la plus belle, la plus 
digne et la plus noble des vo- 
cations: le sacerdoce. Monsieur 
Edmond Benoit est entré au 
Noviciat des Pères Oblats ir- 
landais; Monsieur John Oorri- 
dan au Koviciat dés Passion - 
nistes de Springfleld; Monsieur 
Origène Dupais au Grand Sé- 
minaire" de Montréal; Mon- 
sieur Roland Gagner au novi- 
ciat des Oblats a Ville LaSalle; 
Monsieur Jean -Paul Beaudry 
au Grand Séminaire d'Ottawa; 
et Monsieur W.-B. Williams, 
après un repos d'un an, pren- 
dra à son tour le chemin du 
Grand Séminaire. 

Messieurs Frank Kealy et 
Lorenxo JLebel poursuivront 
leurs études à l'Université: Us 
visent à la Maîtrise es Arts. 
Monsieur Lebel, 




ç 



KNTBK NOBS 



Aux ancien** 

[fetwe cette année, "La Ro- 
* veut servir de lien 
tes anciens et l'Aima 
Nous publierons tous 
mimiques qu'on voudra 
bous envoyer. Pourquoi 
18 nous dire vos joies et 
-vos deuils? Une petite 
e, un coup *e téléphone, et 
répondrons, nous irons 
w en autant que la dis- 
le permettra. I>ans tous 
b, nous transmettrons la 
aux ami6 et nous sol- 
erons, le cas échéant, une 
pour vos chers défunts. 
Henri MORI88EAU. O.MI. 

LE «COMBAT" 

los sincères félicitations et 
encouragements les plus 
irx à notre ami Charles- 
Parrot qui, depuis 
elques semaines, publie à 
«e un hebdomadaire 
ainsi que l'indique son 
"Le Combat" veut être 
toatif pour les bonnes cau- 
"Le Combat", écrit-il dans 
article liminaire, est un 
Agressif, maiSvl'heurc est 
décisions énergiques, aux 
courageuses! ... Il 



À ceux des Débats -français 



_ a- tons: Hleirvenue 

La Société des Débats-français est un corps trop solide, 
trop utile et trop débordant de vouloir- vivre pour s'éteindre 
prématurément. Phis enthousiasto que jamais et -décidée 
à vouloir remplir mtégralement sa devise, elle ouvre, cette 
armée encore, avec bienveillance ses larges partes et souhaite 
avec la bienvenue coutumière que tous trouvent chez elle des 
heures exquises et f 
travail. 

En entamant cette année académique, il nous faut sa - 



CêUcttations et nos 
voeux à Me T. <F. Foxssa, «tojen 
du Barreau de Hull, à l'occa- 
sion de ses 66 ans. Mail» #to- 
ran est le premier Bachelier 
es Arts de l'Université d*>tia- 
wa ayant conquis le grade en 
1867. 

M. Léon^Trépanier, échevin 
du quartier Lafontaine de 
Montréal, est allé dans le bas 
"St-ILatirent où il fît. une en- 
quête sur l'émigration des chô- 
meurs de /.cette région ver« 
Montréal. 

• • • 
M. l'abbé Hermas Quenne- 

vlile, vicaire à Kirkland Lafce, 
Ont:, vient de quitter oe 
'A poste pour l'évéché de Hailey- 
oury, Ont. U sera désormais 
procureur de révéebé et sous- 
procureur du diocèse. A l'oc- 
casion de son départ, tes pa- 
roissiens ont tenu À lui mani- 
fester ieur reconnais8anoe ** 
aussi leurs -regrets. 



M. Alexis Car on, de Huit P. 

Q., et M. Sylvlo Charet, B-A^ 

dans ta préparation et lé*, de Buckingham, P. Q., ont été 

choisis, le premier, trésorier et 



luer l'oeuvre qu'ont accomplie et nous ont léguée les géné- 
cependant, | rations d'étudiants qui nous ont précédés. La dot qu'ils nous 
veut se consacrer à l'enseigne- laissent est grevée lourdement d'honneurs et de succès qu'il 
ment et suit les cours de l'E- nous faudra soutenir. Depuis le souffle initial qui lui don- 
cole Normale. naît la vie jusqu'à cette nouvelle tentative d'essor qui com- 

mence, le travail qui a présidé A la réalisation de sa devise du: 
•'Préparons -nous" a produit les succès qu'on espérait. Le tes- 
tament qu'on nous laisse doit tomber dans des mains labo- 
rieuses. 

lie mot d'ordre doit donc être celui-ci: il nous faut con-, 
tinuer A monter. y/ 

Nous souvenant toujours que "noblesse oblige", sachant 
- en outre, que nous avons dans la Société des Débats l'élé- 
disclples d'Esculape. Monsieur ' ment indispensable d'une culture littéraire et oratoire, ne 
Jean Terrien, ex -président de perdant point de vue que le succès est attaché au travail 
la Société des Débats Français consciencieux et que la lutte et la lutte encore conduisent aux leinent de mandat^ Cinq auares 

. . 77 L . - »„. -*.« *. anMonc ko Trrp*PlTT.Pnt " I.lOnPl 



Monsieur Pierre -Louis Har- 
beck, l'inoubliable théoricien, 
étudie la pédagoie à Toronto 
et Messieurs Roger Beaulne et 
Raoul Landriault se sont ins- 
crits a l'Ecole Normale de l'U- 
niversité d'Ottawa. * 

Plusieurs deviennent fervent 



le second directeur de l'Asso- 
ciation de la jeunesse libérale 
de la province de Québec 

Parmi les quelques sept cents 
candidats qui briguent le suf- 
I rage dans la présente élec- 
tion fédérale, nous relevons 
les noms suivants parmi les 
Anciens: E.-R.-E. Chevrter 
dans Ottawa-Est, Alfred Gou- 
let dans Russell, Wm. Perras 
dans Wirgtrt et J.-A. Bradette 
dans Témiscamingue - Nord, 
tous quatre anciens députés 
qui demandent un renouvel- 







et Jean-Jacques Garneau que 
vous avez eu l'occasion de con- 
naître et d'apprécier l'an pas- 
sé, par l'entremise de "La Ro- 
tonde". 

Monsieur Henri Reid a pré- 
féré la ville de Montréal pour 
faire ses études de médecine, 
la ville étant plus grande et 
par conséquent les occasions 
d'expérimenter plus nom- 
breuses. 



et ex- avise ur de "La Rotonde", victoires, il faut que chacun de nous coopère efficacement, 
s'est dirigé vers l'Université afin que cette année soit un triomphe pour la Société en gé- 
Laval. et les gens de Québec néral, et la culture de chacun* de ses" membres. N'oublions 
seront les Victimes de ses pxe- pas que nous avons, nous aussi, une oeuvre a laisser. H faut 
mlères expériences dans râr> que cette oeuvre soit belle. Puisque le passé dOît servir de 
de purger et de couper. L'ont leçon au présent, regardons-le pour établir -dans le pré- 
<suivi Messieurs Jean I .orrai n sent une oeuvre sur laquelle pourra se modeler l'avenir. 

La Société des Débats déploie ses activités dans deux 
domaines: l'un intérieur; l'autre extérieur. Le succès du pre- 
mier est la condition du succès de l'autre et le succès de ce- 
lui-ci rejaillit infailliblement sur celui-là. Le travail inté- 
rieur, c'est la préparation intime, le travail de ruche auquel 
tous aoivent contribuer, c'est U réussite complète des ré- 
unions du jeudi, c'est la manlTestation chez nous des talents 
qui nous permettront de rayonner et de produire «au dehors. 
Le travail extérieur signifie aussi quelquochose : il nous 
rappelle ce que nous avons à conquérir et ce que nous avons 
à défendre. Que chacun se rappelle que le trophée de Radio- 
Canada est entre nos mains et que nous devons le garder. Que 
Monsieur James Veale se personne n'ignore aussi que le trophée Villeneuve doit en- 
consacre à l'étude de l'art den- core revenir dans nos- murs. Membres de la Société des Dé- 
taire dans son pays d'origine. ! bats-français, mettez votre travail et votre volonté de réussn- 
les Etats-Unis. au service de cet idéal. 



Des nombreux et éloquents 
orateurs que nous avons si sou- 
vent applaudis, l'an dernier, 



Le conseil que nous avons choisi, conduit par un directeur 

et un assistant -dir«^eur enthousiastes veut contribuer 

. ru succès de cette|{hnee— que le véritable esprit de travail 

cinq se sont faits disciples de ; e t de collaboration le seconde et nous pourrons dire aux an- 

Cicéron et de Démosthènes ' C i e ns en regardant la devise: "Nous nous sommes préparés . 



Monsieur Roger Séguin étudie- 
ra le droit à l'Université de 
Montréal ainsi que Messieurs 
Louis et Rodrigue Farley. Mon- 
sieur Marcel Piché, qui se ré- 



soumet à l'autorité du Pas- vêla au débat public de mars 



qui distribue set 
trives du haut de la 
de vérité de Rome, 
il s'incline devant le*: 
ts de l'Eglise et 
s de ses représentants 
. . . "Le Oombat" dé- 
I les intérêts des Cana- 
- lrançais dés Cantons de 
pfet, de la race vigoureuse 
J s fait souche féconde sur 
terre merveilleusement 
de la province, de la 
Qu'elle parle et de la 
qu'elle professe." 
"I* Oombat" se met au sér- 
ia vérité religieuse, nâ- 
k et politique. Ses pre- 
numeros sont bien ins- 
«t d'une belle tenue, 
-t-il se maintenir tou- 
* ht hauteur de l'idéal 
8'est tracé! 



dernier, suivra les cours de 
l'Université Laval et Monsieur 
Laval Fortier s'est inscrit à 
l'niversité McGiR de Mont- 
réal. 

Trois amis, dédaigani les 
professions libérales pourtant 
Si pleines d'attraits, ont choisi 
des carrières scientifiques. 
Messieurs Paul'Amyot et Paul 
Patry partiront pour l'Univer- 
sité Queen's de Kingston, où 
ils étudieront plus particuliè- 
rement les sciences chimiques. 
Monsieur Edward Hogan es- 
père devenir ingénieur méca- 



Jean-Jacques TREMBLAY, 
Président des Débats Français. 



irOTTAWA 



nicien et'suivnTles cours de RKVUE DE 

l'Université Queens. - *BTTaTï%7i5»ïBCI'l^a7 

Monsieur Guy Beaudry, ori- | L U iv I \ Mini H* 

grnal jusque dans son choix. 

s'est engagé dans le labyrinthe 

de la diplomatie. Actuelle- 1 _ 

ment il est en Australie, au SOMMAIRE 

service de l'ambassade du Cà- ! L'esthétique de Boileau, par 

nada i M. le chanoine Emile Chartier, 

Monsieur Real Rousseau,! vice-recteur de l'Université de 
préférant aux longues études' Montréal.— Les missions, qui 
de médecine une vie active, doit s'en charger? par le R. 
mouvementée et pleine d'im- P. Albert PerbaV, O-.M.Ï pro- 
prévu s'est fait voyageur et fesseur à l'Institut scientifique 
politicien Son territoire en- , missionnaire de la Propagan- 
eiobe les provinces de Québec ' de. —r L'apôtre des Micmacs 
et d'Ontario, avec un pied-à-} (suite), par le R. P. Albert Da- 
terre à Ottawa. vid. C. S Sp. de la Société 

Messieurs Jean Legris et Mil- 1 historique d Ottawa. — Le pro- 
ton Cannon se sont lancés', clê??ic de V hérédité (suite) par 



anciens se présentent: Lionel 
Chevrier dans Stormont. J -A. 
Legris dans Témiscamingue- 
Sud, Lionel Choquette dans 
Ottav7a-Est, Noël Beauchamp 
dans Wright et Hector T*re«- 
non dans un comté de la ville 
de Montréal. 

Nos félicitations au Docteur 
Salomon Gagnon qui vient 
d'être nommé au poste de sur- 
intendant-adjoint à l'Hôpital 
"Metropolitan State" à Wal- 
tham, Mass. Nous invitons les 
anciens de sa région à Ini 
faire une visite. 

M. Louis LaBelle, B.A.. a été 
promu à la" charge de gérant 
du district de Hull pour la 
"Excelsior Life Insurance 
Company*' avec bureau dans 
1 Immeuble Ottawa Electric A 
Ottawa. 

• • • 
Félicitations à Bert Barnabe 

pour ses succès tant en affai- 
res que sur le terrain de golf. 

• • • 

Me^Louis- Joseph de la Du- 
nfnlaye a été nommé adjoint 
de M. Narcisse Cartier, organi- 
sateur du parti S^evens dans 
Québec. 

M. Joseph Goulet élu prési- 
dent des patrons de l'Hôpital 
St- Vincent pour les incurables. 



. £M 



Les "confrères- journalistes" 
de M. Parrot à "L'ETINCEL 
LE", autrefois, se lont un plai- 
sir de le suivre à la irace 4e ses 
succès. 



tous deux dans le commerce. 
Je me fais l'interprète de 
tous pour souhaiter à ces 
"nouveaux anciens" bonne -j le R. P 
chance et grand succès. 



le R. P. Louis-Marie, O. C. R., 

de lTnstitut Agricole d'Oka. — 

Les dons du Saint-Esprit, par 

Jean L'HergouacTi, 

Lé mariage chez les 



Jean-Loul" DTJCHESNEAU I Esquimau* +n regard des in- 



cultes de dispenses accordées 
aux missionnaires (suite), par 
Son Excellence Monseigneur 
Arsène Turque til, O. M. l. t 
évêques titulaire de Ptolémaïs, 
vicaire apostolique de la Baie 
ci'Hudson. — Doctrina de "rc 
et sacramento" in génère, par 
le R. P. Emanuele Doronzo, 
O.M.I. — L'idéalisme français 
contemporain, par le R. P. Ju- 
lien Peghaire, C. S. Sp. 

Revue de l'Université 

d'Ottawa, 
Adresse: Le Secrétariat, 
Université d'Ottawa, 
Ottawa, Ontario 
oaimatîA 

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LA ROTONDE, 1er OCfOMS-M* 



inn^ — No gfrtal: M 



L'ASSOCIATION ATHLETIQUE 

LE CONSEIL DE 1935—1936 

Président honoraire Vf. Edouard Desjardins 

Président Wilfrid Lafleur 

Premier vice -président James Courtrlght 

Deuxième vice-président Hervé Marcoux 

Secrétaire-trésorier Napoléon Lussier 

Premier conseiller Henry Ward 

Deuxième conseiller Lionel Desjardins 

Troisième conseiller Henry Sweetnam 

Gérant Emery Labelle, B.A. 



Rugby 
inteix élastique 




I 






L'automne de 1935 marque- 
ra le retour de notre Univer- 
sité dans les ligues intersco- 
lastiques de rugby, sections 
Junior et senior. 

Après une couple d'années 
d'inaction, voilà que deux 
équipes vont de nouveau ar- 
borer l'étendard grenat et gris 
et se lancer à l'attaque. 

Nous souhaitons que le suc- 
cès couronne leurs efforts. De- 
puis près de trois semaines ils 
suivent un entraînement "ré- 
gulier & l'Ovale. Nous ne con- 
naissons pas encore définiti- 
vement les noms de ceux qui 
composeront les équipes, mais 
nous pouvons publier la liste 
de ceux qui ont de grandes 
chances d'y participer. 

Ce sont: Ma ri on, Pinard, Va j 
lois, Lamarche, Lozier Lionel, 
Roy Georges, Beau chemin, 
Valiquette, Boucher François, 
Asselin, Barsalou J.-P., Ouel- 
lette, Giroux, Mageau Edgar, 
Gagnler, Thomas, Dion, Cos- 
grove, Hurtublse, Convey, dans 
le groupe senior. 

Carter, Villeneuve, Harblc, 
Brisebols, Toupln, Greene, 
Joyal, Marchand, Blgras, Da- 
genals, Bru net te, Bouvrette, 
Landry, Naubert, Lalonde, 
Shevenell, Hayes, Darwin, 
Gleeson, Bélec et Laçasse Hu- 
bert, dans le groupe junior. 

J. J. B. 



On se demande 



par Quaerens 



TENNIS 



/ 






L'Université aura encore 
cette année une équipe«de ten- 
nis dans les tournois inter- 
scolastiques seniors. Voici la 
liste de ceux qui ont concouru 
dans les joutes éliminatoires: 
Robert Ménard, Maurice For- 
tin, Hector Lederc, Claude 
Chatlllon, G.-E. Lafrenlère, 
Jacques Léveillé, Lawrence 
Qulrk, Fernand Bourbonnais, 
Gaston Varin, Jean Cadleux. 
Sont sortis vainqueurs: Mé- 
nard, Léveillé, Fortin, Quirk 
et Cadleux. 

Sous l'habile direction de 
leur gérant et capitaine, Ed- 
win Gendron, nous pouvons 
augurer que ces jeunes ma- 
nieurs de raquettes sauront 
remporter de nouveaux cham- 
pionnats. "La Rotonde" leur 
souhaite bonne chance. 

RUGBY 



Les ligues intermurales sont 
déjà formées et à l'oeuvre 
chez les petits. C'est avec un 
entrain relatif à leur âge qu'ils 
ont ouvert la saison. Dans le 
prochain numéro de "La Ro- 
tonde" nous donnerons l'ali- 
gnement des clubs. 



Le médecin à son client qui 
pèse 200 livres: . 

— 81 vous Vdulez maigrir, il 
ne faut plus prendre qu'un peu 
d'eau par jour. 

Le client. — Avant ou après 




Si on est en été ou en au- 
tomne. 

" Si l'ambition de L. L. . . ., 
B.A., est de devenir professeur 

à la Sorbonne. 

• • • 

SI l'occupant de la chambre 
numéro 1, étage des * . . "chô- 
meurs", finira par pouvoir fer- 
mer deux de ses trois portes, à 
travers lesquelles on voit 
Comme si elles n'existaient 
pas. 

Pourquoi "Dan" C ... se 
lève à si bonne heure, cette 
année. • 

• • • 
Pourquoi "Coco" D . . . n'est 

pas "voltigeur" dans le club 

de "rugby". 

• • • 

Si c'est l'absence de "fluide 
synovial" qui rend 'Wilf" L. . . 
impotent. 



Qui est-ce qui sera 
léT" cette année. 



'cheer 



lead 

• • • 
Quel est celui qui écrit ces 
bêtjses. — 



Le 



nouveau 



personnel . • . 

(Suite de la page 329) 



derniers sacrements, loin de 
là ! !) 

Le chef du bureau d'admi- 
nistration est Monsieur Tvon 
Beaulne. Les qualités admi- 
nistratives de Monsieur Beaul- 
ne trouveront ici un large 
champ d'action que son activi- 
té pourra couvrir tout entier; 
d'ailleurs, Monsieur Jean-Jac- 
ques Bertrand, assistant-ad- 
ministrateur, lui sera d'un 
grand secours, compétent 
comme il l'est en matière or- 
ganisation. 

Le secrétariat de l'adminis- 
tration a été remis entre les 
mains de Monsieur Raphaël 
Pilon, enfant privilégié des 
Muses inspiratrices. Homme 
de conscience et de confiance, 
Monsieur Pilon s'acquittera de 
sa charge d'une façon très ho- 
norable, nous pouvons l'affir- 
mer. 

Enfin, au département de 
la circulation, on a nommé 
Monsieur René Fréchette. Il a 
tellement "circulé", l'an der- 
nier, pour recueillir des an- 
nonces pour le programme de 
r'Avare", qu'on l'a pensé ca- 
pable de "faire circuler" "La 
Rotonde". Cette espérance ne 
sera certainement pas déçue 
non plus que celle qui a déter- 
miné la nomination de Mon- 
sieur Roland Carrier comme 
adjoint a Monsieur Fréchette. 
Monsieur Carrier trouvera 
peut-être dans cette fonction 
le commencement de sa car- 
rière. 

A la fin de la fin, comme il 
fallait pour diriger cette pha- 
lange d'écrivains et de litté- 
rateurs illustres, quelqu'un du 
genre "capitaliste sans capi- 
tal", bedonnant un tantinet 



ENTRAINEUR i Départ des RR. PP. J- RtHlSl 
WÊÊMl René La vigne et Albert Jacqm 





R. P. ROUSSEAU, O.M.I. R. P. LAVIGNE, O.MX" 



Dès les premiers mois de 
l'année 1035-36, le personnel 
enseignant et les élèves de 
notre Université ont à déplo- 
rer le départ de trois profes- 
seurs très estimés, le Père Jo- 
seph Rousseau, le Père René 
Lavlgne et le Père Albert 
Jacques. 

Le R. P Rousseau, deuxième 
vice-recteur, doyen de la fa- 
culté de droit canonique, di- treprend. 



Cours des Arts et le club 
Pères, dont 11 était capitaine 

Le souvenir qui nous 
du Père Lavlgne est celui dn 
"bon Père", plein de demi 
ment et d'attention pour 
Tous les élèves, par l'inï 
diaire de "La Rotonde", le 
mercle et lui présent:-*: iem| 
meilleurs voeux de succès d&nj 
les études sérieuses qu'il oT 



recteur des facultés ecclésias- 
tiques, part pour Rome où il 
doit remplir la charge de Pro- 
cureur Général des Oblats de 
Marie Immaculée auprès du 
Saint-Siège. 



DON. WOOD 

Don Wood, une étoile du 
Varsity de Toronto, durant les 
années 1927-1932, Joueur de 
grand calibre en 1933 et 1934 
alors qu'il faisait partie de 
l'équipe des Rbugh Riders, 
d'Ottawa, est l'homme qui 
avait toutes les aptitudes re- 
quises pour devenir entraîneur 
des équipes de rugby Intercol- 
légiales et intercolastiques de 
l'Université. 

Nous sommes heureux de 
lui souhaiter au nom de tous 
les étudiants la plus cordiale 
bienvenue et lui présenter des 
voeux de succès dans son nou- 
veau poste. 

Nous r lis être certains 
que Don. . ara conduire nos 
équipes à la victoire. Mais lui- 
même a le droit de compter 
sur la coopération indéfectible 
de tous les Joueurs, ceux-ci la 
lui ont déjà, accordée, car ils 
ont reconnu en lui un homme 
qui connaît la science et la 
pratique du rugby. 

McMORRAN 

Un des as de l'équipe de 
l'Université McOill de 1930- 
1933, il aide activement notre 
entraîneur. Il devrait ensei- 
gner à nos Joueurs l'art d'é- 
branler et d'enfoncer une li- 
gne adverse. Bienvenu aussi & 
McMorran. 

J. J. BERTRAND. 



Au Juniorat comme à l'Uni- 
versité, au Noviciat de Lachine 
comme au Scolasticat Saint- 
Joseph et au Scolasticat des 
Oblats à Rome,, le Père Rous- 
seau a laissé le souvenir d'un 
élève studieux et brillant. Ce 
sont ces qualités, Jointes à 
beaucoup d'autres, qui lui ont 
permis d'obtenir le doctorat fLJSK *** ^^ f 



Le Père Jacques nous ed 
moins connu. Kfals plusk 
ont pu se rendre compte 
son dévouement sans limit 
pour la Revue de l'Universlt 
et c'est peut-être son excès 
travail pour la Revue, ce 
peut-être les longues ne 
qu'il a passées à la con 
des épreuves, (tache 
s'il en fût une), qui l'c 
aujourd'hui à aller refaire 
santé à Mont- Joli . . . "pi 
dlscordlbus armis". 

Noua souhaitons que, dut 



—Tiens, à propos. As-tu en- 
core le parapluie que Je t'ai 
prêté? 

—Je ne l'ai plus. Je l'ai pré- 
té à un ami. 

—Sapristi! C'est qu'on le 
réclame à la personne qui me 
l'avait prêté! 



et fumant le cigare, on. n'a pas 
pu trouver pis que . A . moi- 
même. Seulement, on/ a fait 
une erreur: Je ne fume pas le 
cigare. 

Henri PREVOST 

Directeur 



en philosophie, en théologie et 
en droit canonique. On a re- 
connu ses talents et sa science 
en le nommant répétiteur au 
Scolasticat romain en 1919; 
professeur au grand Sémi- 
naire d'Ottawa en 1927; au 
Scolasticat de Lebret en 
1928; à l'Université d'Ottawa 
en 1930. Une nouvelle preuve 
de sa valeur nous fut donnée, 
en Janvier dernier, lorsqu'il 
fut choisi comme secrétaire de 
Son Excellence le Délégué A- 
postollque, durant la visite ca- 
nonique des Séminaires du Ca- 
nada._ 

"La Rotonde" se fait l'in- 
terprète de tous pour souhai- 
ter au Père Rousseau un bon 
voyage et une entière réussite 
dans sa nouvelle fonction. 

Le départ du Père Lavigne 
pour l'Université de Louvain 
est aussi vivement regretté. 
H ne faut pas oublier que le 
Père Lavigne, durant cinq ans, 
a été en relation directe et 
constante avec les élèves, spit 
comme professeur, soit comme 
préfet de discipline. Les élè- 
ves qui souhaitaient l'avoir en- 
core comme professeur cette 
année, se consolent à la pen-j 
sée qu'il reviendra dans quatre ! 
ans, l'esprit pétri de mathé-i 
matiques, de physique et de' 
philosophie et jtnaître d'une I 
science enviable. Mais que dire ! 
de ceux qui ne l'ont connu que ! 
comme préfet de discipline? 
Sûrement, ils regretteront \ 
l'enthousiasme débordant et 
communies tif du Père Lavi- 
gne dans les sports: qui ne 
se souvient des ligues de "rug- 
by", de ballon au panier, de 
gouret et de balle molle qu'il 



rétablisse promptement de 
fatigues et qu'il nous reviei 
au plus tôt. 

Henri PREV06TJ 



RIONS ... UN PEU 

Un paysan avait une 
si démantibulée qu'il y 
vait comme dehors. 

Un Jour, un chasseur, sari 
pris par un orage, s'y réfugU.1 

— Pourquoi, donc, mon ami.1 
demanda-t-il au propriétaire,] 
qui se tenait avec lui dans l'a*] 
nique petit coin où il ne pittj 
pas, pourquoi ne réparez-i 
pas votre toiture? 

— Réparez mon toit par 
temps-là? Y pensez-vous? 

—Pas maintenant, naturel* 
lement, mais dès qu'il feri] 
beau. 

— Bah! Quand il fait 
c'est pas la peine. 



.'--Qu'y a-t-il de plus 
ble pour un pharmacien? 
— C'est de purger une. 
damnation. 




"Pourquoi avez.- vous trois P&* 
de lunettes professeur? 
"Une pour myopie, une autre 



a organisées, l'an dernier? Qui "* IPWkjUu, et la troisième 
a oublié les fameuses parties f ahcrcher ^ <kux Rutm * 



de gouret entre les clubs du 



1 • - 



Ole uftd m, ZotW&b 




Ottawa. 0>f., U » 





JOURNAL* Bl -MtNSUÈL PARAISSANT 
\jkK lf t IT LE 19 DE CHAQUE M OlS 
D'OCTOBRE A JUIN * 



V 

X » m t OROANI DE LA - 

SOCIÉTÉ CHES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNiVERSlTÉ DTJTTAWA 



«* 



abonnement: 50 sous. 
Ottawa, par. la poste: 75 sous. 



Directeur: Henri Prévost. 

Aviseur: Jean- Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef: Jacques Pelletier. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



% notre C !*«»■■« olîer Apo%t ol if |hc Son Emce? 
Monsei^iHNir Guillaume I orfao* 
troue pontifical et comte ro iiiaîii 

"*v — — ^ 

«al f c€ t neme «aslnaîr «al ■ oaa 



notre 




L'intérêt prime le droit 

On a tellement rabâché sur tous les toits et sur tous les 
tons que la morale a enregistré une baisse effrayante durant 
«s dernières décades, que ça devient un truisme sinon du 
la Palice que de le réaffirmer. Et pourtant cette dégringo- 
lade, de son accentuation même, conserve un cachet de nou- 
tcauté et un air de jeunesse paroles facettes, multiples et 
variées, qui la manifestent* 

Je ne puis donc résister à l'envie de vous en parler. 
D'autant plus que parmi les odieux effets de cette morale dé- 
^oyée, certains ne manquent pas de cocasse, à en croire une 
expérience récente. 

"L'intérêt prime le droit", voilà sans conteste le grand 
manitou de la morale "moderne". A une variante exceptée, 
les Allemands l'ont fait leur en 1M4, et les Italiens, à l'heure 
actuelle, l'appliquent intégralement. 

. Mais l'Europe n'est pas la seule à vivre ce principe sur 
une grande échelle. Au Canada, est-ce croyable? notre digne ! 
province, pourtant puritanisée à haute tension, l'a intégré 
dans ses pénates. Lomorale périclite chez les Saxons! Henri 
Vm doit s'en mordre les pouces chez Pluton ! 

Et en voUà la triste réalité. 

Lors de l'escarmouche, toute fraîche encore, du ministre 
des Postes avec messieurs les Orangistes, pour la raison que 
Ton sait, Je Usais dans une quotidien cette remarque: "Les heb- 
domadaires ontariens deviennent de plus en plus bilingues: 
par exemple le Simcoe Reformer et le TUsonburg News pu- 
blient quelques pages en flamand pour les Belges de la ré- 
gion; le Midland Free Press ouvre ses colonnes au français 
et le Waterloo Chronicîe à l'allemand, etc etc. . . 

Coïncidence pour le moins singulière et contradictoire, 
qui porte à la réflexion! 

Car, comment se fait-il que des journaux bilingues soient 
publiés dans les châteaux forts d'hommes dont l'horreur du 
bilinguisme est devenue proverbiale? Comment expliquer 
pue des gens liés plausiblement avec des publications poly- 
glottes ne peuvent pas apercevoir une inscription bilingue à 
la porte de leur bureau de poste sans faire de la névrose ? 
D'où vient-il que ces consciences timorées éditent à pleine 
colonne du français et se scandalisent d'en lire deux mots 
ror un édifice public? Car personne n'ignore que les Loges 
ont lancé leur meute sur l'Honorable OobeU ( qui n'est pas une 
Mené: ils l'ont appris à leurs dépens) dont l'unique tort était 
d'avoir eu le courage d'appliquer la constitution dans son 
intégrité en ordonnant le bilinguisme sur les enseignes des 
bureaux de postes. 

fei Comment concilier cette antinomie qui, à certains égards, 
ne manque pas de piquant? 

"L'intérêt prime le droit" semble être la clef du mys- 

L*ère Ces orangistes. qui ne pèchent pas plus que de juste 

gmtre le "summum jus, summa injuria," nous refusent le 

^français là où nous eh avons un droit incontestable et nous 

"raccordent là où "money talks". 

C'est un mystère pour personne que ces ombrageuses 
Loges nous refusent le français précisément à cause de notre 
^ïoit.N'en eût-on pas le droit qu'elles auraient la bienveillante 
Condescendance d'en tolérer l'usage. Tournure d'esprit on ne 
*eut plus biscornue, n'est-ce pas? Mais c'est bien ça. Ne les 
»«t-on pas vus durant la grande guerre tolérer chez les Alle- 
mands, leurs ennemis, l'usage et renseignement de la langue 
éternelle, et frustrer du même privilège les Français, qui. en 
"°ntre de n'être pas métèques, avalent des droits à leur langue 
* combattaient aux côtés de ces persécuteurs pour le triom- 
Wte de la même cause? 

(Suite à i» paire *»*> 

' - 




Aux nouveaux étudiants 



MGR FORBES 



BILLET. 



OUF! 



Quel soulagement! Nous 
avons finit On ne nous parle- 
ra plus d'élections pour quel- 
que temps. Franchement, je 
commençais à m'en fatiguer, 
et pas moyen de se soustraire 
à ces candidats importuns! 
Pas même chez soi! Journaux, 
discours à la radio, visites à 
domicile, pauvre citoyen je 
me trouvais assailli de toutes 
parts. Dire que ce soir mon 
quotidien ne m'assommera 
plus avec ses réclames de par- 
ti, qu'à la radio je n'entendrai 
plus de ces "orateurs" de 
vingt-troisième ordre, et sur- 
tout, plus de ces minois mal 
grimés pour venir me deman- 
der pour qui je voterai et si 
j'aimerais qu'on me conduise 
en machine pour aller voter! 
Ah! mais je me sens déjà 
mieux! 

Eh oui! c'est assommant, 
mais c'est le prix de notre "Li- 
berté". C'est le "peupe" qui 
vote; alors, les candidats, pré- 
venants, viennent nous éclai- 
rer, nous dire ce que nous vou- 
lons, ce qu'il nous faut. Ils 
sont si dévoués, ces gentils 
garçons, Us sont prêts à tout 
"pour l'intérêt du peup e", 
même à délier leur bourse, 
(quitte à nous délier la nôtre 
aussitôt élus!) C'est qu'ils 
sont si empressés de pourvoir 



C'est un plaisir pour moi et 
une tâche bien douce À rem- 
plir que de souhaiter la bien- 
venue, chaleureuse et sincère, 
aux nouveaux étudiants de la 
Faculté des Arts de notre Uni- 
versité. C'est un honneur pour 
vous, jeunes collégiens, et 
c'est un privilège aussi de ve- 
nir compléter vos études dans 
cette Institution. Les anciens 
de l'Université de la Capitale 
portent bien haut, avec fierté 
et honneur, le drapeau de leur 
Aima Mater; à vous de vous 
préparer afin que demain, la 
où vous serez, brille plus que 
jamais le nom de l'Université 
d'Ottawa. 

Jeunes universitaires, au dé- 
but, la vie estudiantine vous 
paraît peut-être compliquée; 
mais, petit à petit, l'activité 
fébrile qui règne à l'Université 
vous donnera le goût du tra- 
vail. Vous vous apercevrez 
que l'étudiant sérieux a peu 
d'ennui et qu'il est générale- 
ment occupé: cours, leçons, 
débats, etc. 



Le premier problème que le 
nouvel étudiant doit résoudre 
est de rédiger son programme. 
Naturellement, comme tous 
les autres, U voudra prendre 
part à toutes les activités du 
collège, à tel point qu'il ou- 
bliera peut-être que "l'Activi- 
té" à l'Université est le travail 
et l'étude et que les autres ac- 
tivités doivent venir en second 
lien. 



(Suite à la page 235) 



Il est malheureux de cons- 
tater que souvent les étu- 
diants deviennent trop absor- 
bés^ par le» organisations col- 
légiales et qu'ils se rendent 
compte trop tard que l'objet 
d'une maison d'éducation est 
de donner une formation qui 
permettra aux jeunes hommes 
de demain de se tailler une 
place dans la vie, de façonner 
les destinés de leur pays et 
plus particulièrement celles de 
leur race. 

A toi, nouvel étudiant, je 
me permets cet tyumble con- 
seil: travaille et étudie con- 
sciencieusement, ne néglige 
pas tes devoirs JournaUers eî 
ne fais pas dé ton étude l'une 
des activités de l'Université, 



^ 



S 



mais plutôt "l'Activité" de 
l'Université. 

Oh! je devine ta question: 
"Devrais-je me tenir à l'écart 
des organisations universitai- 
res?" Et je te réponds**Non". 
S'il est vrai que l'étudiant 
doit se préparer, par son tra- 
vail, à Jouer un grand rôle 
dans la société de demain, il 
est évident qu'il ne doit pas 
limiter ses études aux seuls 
sujets de classe. Trop souvent 
le jeune universitaire, occupe? 
par ses études et satisfait de 
cela, négligera de s'intéresser 
aux problèmes sociaux et na- 
tionaux qui bouleversent le 
monde. Isolé à l'Université, il 
ne prendra aucune part aux 
activités extérieures; aussi, au 
sortir de ses études, U sera 
désemparé, perdu dans un 
monde où l'action occupe la 
première place. 

A l'Université, par exemple, 
vous trouverez la Sdclété des 
Débats, l'Association Athléti- 
que, "La fcotonde", les séances 
dramatiques, etc. H est néces- 
saire au jeune étudiant qui 
veut se développer, tant au 
point de vue intellectuel qu'au 
point de vue physique, de 
prendre une part active à ces 
diverses organisations. H doit 
partager son temps de telle 
sorte qu'il puisse combiner ses 
études et ses activités exté- 
rieures T sans que les unes 
nuisent aux autres. Ces socié- 
tés et ces associations ont leur 
utilité. La Société des Débats 
vous donne l'occasion d'ap- 
prendre l'art de la parole pu- 
blique, si nécessaire aujour- 
d'hui; l'Association athlétique 
vous offre les moyens de dé- 
velopper vos muscles. Rappe- 
lez-vous que le corps est l'Ins- 
trument de Vâme et qu'il la 
servira d'autant plus qu'il se- 
ra robuste et aain. Le journal 
des étudiants au collège a son 
importance. Il répond à de 
multiples besoins. Là, on com- 
munique ses opinions: le Jec- 
teur en tire profit et le ré- 
dacteur ne peut qu'y bénéfi- 
cier. Alors, on constate facile- 
ment que l'étudiant ne doit 
pas ignorer ces beaux et uti- 
les mouvements. 












(Suite à la pas* *W> 



■ 







M 



lui HÉ Éééé M 



M& 



*fflft 



*34 



LA ROTOMMK. Il' OOfQMtJW* 




[ 

m 

I 







CHRONIQUES 

Les Petits (.amateurs à la 
Croix de Bois de Paris ont 
donné, dans le gymnase de 
l'Université, une audition à la- 
quelle nous avons assisté. 
Ciel! que nous trouverions de 
bonheur à enseigner le chant, 
à nos bambins de septembre 
prochain, si nous pouvions 
seulement espérer un peu de 
ce rendement artistique! Ce 
qui nous désespère ce n'est pas 
tant les élèves que nous-mê- 
mes. Nous admettons volon- 
tiers avec notre professeur de 
musique que tout enfant ré- 
cèle un chantre en herbe; 
mais nous ne nous reconnais- 
sons pas les qualités voulues 
pour mener la Jeune pousse 
jusqu'à maturité. Cela ne 
nous empêchera pas toutefois, 
de faire un effort sérieux pour 
Inculquer dans l'âme de nos 
élèves, le goût pour la bonne 
et la belle musique. Si d'avoir 
écouté ces petits anges de Pa- 
ris a pu distraire de leurs étu- 
des pédagogiques quelques 
âmes particulièrement im- 
pressionnables, c'est une dis- 
traction qui n'aura pas été 
sans profit. 



Nous avons repris les ex* 
cursions hebdomadaires de 
l'an dernier. Notre première 
visite à été à la Ferme expé- 
rimentale. Quel tonique que 
cette longue marche, par un 
beau matin d'octobre, au mi- 
lieu d'une nature que se trans- 
forme! Si l'oxygène, comme 
on nous l'a dit, active la circu- 
lation du sang au cerveau, 
c'est au retour de telles pro- 
menades que nous pourrions 
entreprendre un travail intel- 
lectuel intense! En parcou- 
rant cette ferme modèle où les 
données de la science sont ap- 
pliquées sans parcimonie, Je 
voyais, par contraste, dans 
mon imagination. les fermés 
pauvres et misérables de par 
"chez-nous", et Je me prenais 
à penser :. .."Peut-être l'an pro- 
chain pourrai-Je commencer à 
éveiller dans l'âme de mes élè- 
ves le désir d'améliorer, un 
Jour, la culture sur la ferme 
paternelle". A mesure que les 
jours s'écoulent nous nous 
rendons compte qu'il n'y a 
pas que la classe, à l'école 
normale, qui nous prépare à 
notre rôle d'instituteur. 



L'enseignement pratique 
s'annonce. Les professeurs 
distribuent et expliquent les 
plans de leçon. Les élèves de 
Oarneau et St-Pierre servent 
"d'illustration". A voir le cal- 
me de nos maîtres à l'oeuvre, 
à constater la coopération ac- 
tive, intelligente et sympathi- 
que des enfants l'on croirait 
que rien n'est plus facile que 
de donner une leçon Intéres- 
sante et profitable. Puisse 
cette impression durer! Nous 
en reparlerons dans la pro- 
chaine chronique. D'ici là 
nous aurons quelques "expé- 
riences directes". Nous espé- 
rons que les anciennes nous 
«ai mal renseignées! 

• * • 

Depuis la rentrée nous 
avons eu le temps et l'occasion 
de visiter la Capitale et de 
prendre un peu contact avec 
sa vie intellectuelle et artisti- 
que. Nous nous rendons 
compte des multiples avanta- 
ges qu'il y a pour nous de fai- 
re notre école normale dans 
un milieu aussi formateur. 
Foyer de vie catholique, foyer 
de vie française, foyer de vie 
intellectuelle, foyer de vie ar- 
tistique la ville d'Ottawa ne 
peut pas ne pas laisser une 
empreinte définitive sur l'âm 



l'IC OLE NOItMAIl 




si impressionnable des norma- 
liens " et des normaliennes. 
Conscients de ces avantages 
très appréciables, pour la for- 
mation *de ceux et de' celles 
qui auront à éduquer les petits 
Franco-Ontariens, nous nous 
promettons d'en tirer le plus 
grand paçtj possible. 



Nous avons eu la visite ra- 
pide du Sous-ministre de 
l'Education, le Dr Duncan 
Me Arthur, et de M. Bénéteau, 
Directeur de renseignement 
du français. De passage â Ot- 
tawa, où ils devaient natter" à 
une Convention d'instituteurs 
et d'Institutrices, ils sont arrê- 
tés à l'école normale. Chacu- 
ne des classes a reçu une cour- 
te apparition. Et bien que 
nous n'ayons pas encore le' 
don d'apprécier, dans un coup 
d'oeil, les personnes qui nous 
sont présentées nous nous 
fions a notre intuition — il 
parait que les femmes sont 
intuitives — pour dire: Voilà 
des gens sympathiques, en qui 
nous pouvons .avoir confiance 
et devant qui, il nous semble, 
nous enseignerions sans gêne. 
La preuve: la leçon d'anglais, 
par la méthode directe, ensei- 
gnée par un trio dans la clas- 
se "B" sous l'oeil vigilant de 
M. Watson. - „ 

L'on nous a annoncé l'orga- 
nisation prochaine du "Cer- 
cle littéraire". Il paraîtrait 
que de parler du haut d'une 
estrade est indispensable â 
notre formation plénlère. Si 
l'on en croit le Principal cela 
nous préparera â Jouer un rôle 
plus tard dans les Conven- 
tions, ce qui est nécessaire au 
prestige de nos écoles bilin- 
gues .... et d'ailleurs, c'est si 
facile de s'adresser â un audi- 
toire de deux cents physiono- 
mies sympathiques. Pourtant, 
ce n'est pas ce que nous disent 
toutes celles qui ont fait l'as- 
cension des fameuses quatre 
marches. L'on nous a même 
dit que la timidité se manifes- 
tait beaucoup plus â se servir 
de feuilles pour donner son 
travail. Toutefois, Je dois 
avouer en toute candeur, que 
Je ne vois pas bien comment 
cela serait possible . . . 



A l'ouverture des cours le 
Principal nous a parlé de cer- 
tains ressorts qui, une fois la 
pression enlevée, avaient une 
tendance à monter très haut. 
Ses observations très franches 
me portent à croire qu'il n'ai- 
me pas les gens "en l'air". Me 
serait-il permis de lui dire, 
très respectueusement, que Je 
n'en ai point encore vus en 
voie d'altitude â l'école nor- 
male. Je sais que cette nou- 
velle le réjouira. 



La réorganisation définitive 
des classes doit se faire cette 
semaine, nous dit -on. Peut- 
être ne me croirez-vous pas si 
j'affirme que ce n'est pas sans 
un peu de regret, que nous al- 
lons quitter nos compagnes 
d'un mois. Je n'aurais pas cru 
que des liens aussi solides pou- 
vaient se nouer en si peu de 
temps. Heureusement que les 
changements s'effectuent 

avant que l'enseignement pra- 
tique commence, car des 
épreuves subies ensemble ren- 
dent parfois les liens infran- 
gibles. D'ailleurs, nous nous 
entendons toutes et tous très 
bien. C'est en vain que l'on 
chercherait les cliques â l'éco- 
le normale. H n'est que Juste 



UN MOT 



La Convention qui vient de 
se terminer â la Salle Acadé- 
mique m'a fourni l'occasion de 
voir quelques anciennes et de 
causer un brin ..... un tout 



négation et l'esprit de sacrifl- 
' ce des Jeunes de nos Jours 

Vous n'avez peut-êtue pas 
oublié l'insistance que J'appor- 
tais à affirmer: Vous vaudrez 
plus tard moins par vos con- 
naissances que par les senti- 
ments qui vous animeront. 
Ceux que Je vous connais, par 
votre, stage ici et par votre 
travail dans les écoles, vous 



gnement? Cela lui procure- 
rait la Joie de rencontrer an- 
ciennes et anciens et 

donnerait, sans doute, un peu 
de repos aux élèves actuels. 
Qui sait, cela viendra peut- 
être! 



petit brin. Pourquoi le Prin- 
cipal n'auràit-il pas congé le 
Jour des Conventions au lieu 
d'avoir dix périodes d'ensel-aa wnorens k - e t nous inspirent 



confiance dans la formation 
que vous donnez â vos élèves. 
L'on pourrait croire, peut r . 
être, que votre attitude s'ex- 
plique par l'enthousiasme du 
néophyte. Votre ardeur sup- 
portera-t-elle l'épreuve du 



Tout de même le peu que J'ai temps? Depuis douze ans déjà 

« «MtAt\f Miê aatlo nxron îfrtiic VY*% €k _• . _ ^s.^^.— _ _<■. ..*«.»> 4> «S ** 




pu m'entretenir avec vous m'a 
profondément touché. J'ai 
constaté qu'il règne parmi 
vous cet optimisme et cet es- 
prit de conquête qui doivent 
caractériser tout éducateur 
véritable. Et cette constata- 
tion m'a été d'un réconfort 
singulier dans mon travail 
quotidien. - 

Elles sont nombreuses cel- 
les qui m'ont dit: "J'ai une 
école avec toutes les divisions! 
Mes élèves semblent avoir ou- 
blié, au cours des vacances, 
une grande partie de ce qu'ils 
ont appris l'an dernier! Ils 
n'ont pas le goût du travail! 
Mais je ne suis pas découra- 
gée, Père. Il est vrai que les 
premiers Jours, quand mon 
imagination était encore peu- 
plée du souvenir des élèves de 
St-Plerre, de Oarneau et de 
Qulgues, mon courage a pu 
faiblir. Mais déjà J'aime mes 
élèves; il y a du bien â leur 
faire; Je réussirai. Car, pour 
suivre votre conseil: "Je tra- 
vaille comme si tout le succès 
dépendait de mes seuls efforts 
et Je prie comme si le progrès 
de mes élèves relevait exclu- 
sivement de Dieu". 

De telles paroles m'émeu- 
vent d'autant plus que Je con- 
nais, pour les avoir visitées, les 
écoles où vous êtes à l'oeuvre. 
Je n'ignore pas les sacrifices 
que vous avez souvent à con- 
sentir. C'est pourquoi je suis 
toujours un peu sceptique 
quand l'on met en doute l'ab- 



que ceux et celles qui devront 
un Jour estimer tous leurs élè- 
ves sans partialité commen- 
cent â pratiquer cette toléran- 
ce dans leur stage de forma- 
tion. 



Ce que l'on voit de moins en 
moins â l'école normale: des 
gens qui montent les marches 
de l'escalier comme s'ils 
avaient les bottes â sept lieues 
du Petit Poucet; des gens qui, 
arrivés en retard, ne descen- 
dent pas pour la prière; des 
gens effrayes par la perspec- 
tive d'avoir â s'exécuter de- 
vant la classe; des manches 
un peu moins longues peut- 
être que ne semblerait l'exi- 
ger le décorum professionnel; 
un professeur qui ne donne 
pas de devoirs; des élèves qui 
n'aiment pas recole normale. 
Tant de transformations en si 
peu de temps! Si les ailes ne 
nous poussent pas d'ici Juin, ce 
sera qu'il ne s'en fait plus. 



Si J'en Juge par les physio- 
nomies que chaque Jour J'ob- 
serve, celles du Principal, des 
Professeurs et des élèves, Je 
puis' dire aux anciennes et an- 
ciens que tout va bien à l'éco- 



dolt être l'ambiance laissée 
par eux qui exerce sur nous 
cette influence réformatrice. 

M. G. 



que des graduées sortent de 
l'Ecole Normaté. Il suffira 
d'examiner le travail de nos 
anciennes et anciens pour 
constater qu'ils pnt conservé 
l'ardeur de leurs premières 

années. _! 

D'aucuns prétendront qu'ils 
ont été bien formés. C'est pos- 
sible. Mais n faut admettre 
que leur concours très actif a 
été l'élément prédominant 
dans le travail de leur forma- 
tion. 

R. L., O. M. L 

Impressions 

J'ai assisté à la Convention 
des Instituteurs et des Institu- 
trices de l'Est d'Ontario (Ot- 
tawa exceptée) tenue dans la 
Salle Académique de lTJniver- 
sité les 10 et 11 octobre. La 
première Journée, consacrée 
aux réunions conjointes des 
écoles séparées et des écoles 
publiques, n'a pas manqué de 
m'intéresser. La vérité vraie 
m'oblige, toutefois, à recon- 
naître que Je lui ai préféré, et 
de beaucoup la seconde Jour- 
née, à cause des souvenirs in- 
times qu'elle a évoqués. C'était 
un peu le retour â l'Ecole 
Normale. (Et à ce point de 
vue, Je crois que nos compa- 
gnes de langue anglaise ont 
mieux goûté les groupements 
séparés et pour les mêmes rai- 
sons.) 

Trois leçons modèles m'ont 
fait croire, pour un instant, 
que J'étais de nouveau dans 
la Salle des Réunions de l'Éco- 
le Normale. Mon attention 
était concentrée au 'point que 
J'ai oublié mon entourage. Et 
pour cause! Mademoiselle 
Qaëtane Vézina (de l'Ecole 
Oarneau), Soeur Saint-Paul 
(de l'Ecole St-Pierre), et le 
Frère M.-Médéric (de l'Ecole 
Guigues) sont passes, à tour 
de rôle, sur la scène avec leurs 
élèves. Nos trois écoles de pra- 
tique! Si d'autres que d'an- 
ciens élèves de l'Ecole Norma- 
le lisaient cette chronique Je 
me croirais obligée de com- 
menter ces leçons. Mais pour 
les gradués 11 me suffit d'in- 
diquer le sujet pour que votre 
mémoire vous fournissent avec 
précision tous les détails. Une 
leçon de lecture aux premiers 
cours, la composition françai- 
se au troisième, l'histoire du 
Canada au quatrième. Nous 
retournons dans nos classes 
avec un idéal à atteindre et 
que nous savons maintenant 
attingible. 

Notre illusion d'être de re- 
tour à l'Ecole Normale n'eut 
pas été complète sans la ren- 
contre d'un membre du per- 
sonnel enseignant. Le R. P. 
Lamoureux, Principal, nous a 
donné une causerie sur la for- 
mation religieuse. L'on ne 



le normale de l'Université. Ça pouvait trouver un professeur 



plus représentatif de l'Ecole, 
ni un sujet qui caractérisât 
davantage l'orateur. De tou- 
tes les impressions très multi 





Bienvenue ! j 

Maintes fols, les colonne* <u i 
"La Rotonde" ont vibré û^ 
gpisse sous les clameurs d* 
générations normaliennes, a 
l'heure fatidique de l'ense%n«. 
ment. Transes, trac, tremblé! 
mente,* trépassements, toutei 
les sonorités mineures ont d*. 
ferlé Ici en accords lugubres 
et pressés. 

Je me plais â moduler au. 
jourd'hui une autre gamme 
beaucoup plus suave: c'estcel- 
le qu'harmonisent gaiement 
les voix accueillantes de nos 
élèves de classes de pratique. 

Vous êtes annoncés! Les 
impulsifs s'exclament joyeu. 
sèment alors que les sages sou- 
rient. Toutes les figures 
s'éclairent d'un bonheur anti, 
cipé. Et si, grâce au "pour, 
quoi" pédagogique, l'on s'aven- 
ture plus avant, voilà que les 
arguments, fort raisonnables, 
se décuplent à l'envi. Je les 
note sous vos yeux, comme Ui 
tombent, vérldiques, cic ia bou- 
che des enfants: — "L'heurt 
de la visite, c'est l'heure de 
l'imprévu, de l'intéressant! - 
Que de manières différentes 
de nous présenter les leçons! 

— Leurs images, J'en raffole! 

— Les leçons de choses, voua 
ma passion dominante! — Et 
que dire de leurs encourage- 
ments? — Us nous aident à 
formuler les réponses les plus 
difficiles! — La gaieté, l'en- 
train, l'attitude bienveillante 
des professeurs nous plaît tou- 
jours!" 

"Venez donc sans crainte. 
Nous vous prodiguerons net 
plus beaux sourires, ceux que 
l'on offre d'emblée au visiteur 
inconnu mais aimé. Venes: 
vous recevrez toutes nos ré- 
ponses, les stylées souvent et 
parfois les moins attendue! 
(Pardonnez-nous -les à l'avan- 
ce!)" 

N'est-il pas rassurant le té* 
moignage de nos élèves? Et 
nous, vos aînés dans la belle 
famille normalienne, nous res- 
sentons pour vous estime et 
sympathie. A. R. 

AVIS 

On demande aux élèves 6> 
la classe "B" 1934-1935 de 
communiquer avec leur prési- 
dente dont elles trouveront 
l'adresse dans l'annuaire, dans 
le but arrêté avant le départ 
d'Ottawa. 



IMPORTAIS 



N'oubliez pas que nous at- 
tendons votre contribution 
(un dollar) pour vous conti- 
nuer l'envol de * La Rotonde". 
L'Exécutif 



DEMANDE 



L'Ecole Normale nous a ap- 
pris â penser aux autres, t* 
écoutant la leçon de composi- 
tion de Soeur St-Paul, je n* 
suis demandé si l'on ne pour- 
rait pas en faire bénéficier lei 
anciennes en "miméogrs- 
phiant" le plan. Le souvenir 
que Je conserve de cette reli- 
gieuse me fait croire qu'elle 
s'Intéresse suffisamment • 
nous tous pour nous céder son 
droit d'auteur. C. M. '35 



pies que suscite, en chaque 
gradué de l'Ecole Normale, H 
nom du R. P. Lamoureux celle 
qui ressort le plus et qui *f 
gravera le plus lndélébilement 
au fond de notre âme, c'est s* 
qualité d'éducateur dans 1* 
sens le plus complet du mot: 
un mouleur d'âmes. Cest di- 
se, sans .qu 'il soit nécessaire d* 
rien ajouter, que sa causerie s 
été donnée avec ce ton de con- 



sulte à lu page 336) 







IA ttHHmpi, H OCTMU lttf 



'■isuiy» 



DUSCTION 

nfctcteir:— Henri Prévost 
Ati^ar:— Jean-Jacque* Trehiblay 
(fcttPBr:— R P- Henaj' Mortaseau. 

OJtf.I 

REDACTION 
fj*. en ch«f:— Jacques Pelletier 
l# teinta:— Omer Chartrand 

Jean-Charlec Aubin 

IcotfUirc:— Paul Lorrain 
yjjieienrs:— Lionel DesOroMiUers 

Roger BellefeuUle 
Jean-Louis Duchesnea;; 
André Angers 
Marcel Lacourcière 
Aurèie Poirier 
H^veObie:— LéonarQ Roussel 
frcpM Art.:— Jean-Ch. Tassé 
CkiDB. Moa:— Léandre Prévost 
CkronifiK'urs:— Auguste Vincent 
Alclde Paquette 
ail. Sportif:— Roland Pigeon 

ADMINISTRATION 
Ateinteiratear: — Y von Beaulne 
laMaat:— Jean -Jacques Bertrand 
Secrétaire:— Raphaël Pilon 
Orralatioa:— René Fréchette 
Roland Carrier 



Nos orateurs 



AUX NOUVEAUX 
ETUDIANTS... 

(Suite à la paga 23i) 



"Mais, me direz-vous, ees 
activités ne nuiront-elles pas 
à mes études?" Dans un re- 
fkvé fait récemment dans 
quelques universités, on a dé- 
couvert que les étudiants qui 
[l'occupaient des principales 
j activités du collège, conser- 
vaient une moyenne supé- 
Jrieure à celle de ceux qui se 
tenaient à l'écart de ces mou- 
Ifements. Et de plus, ce même 
! recensement a montré que 



lune activité secondaire quel- 
conque, plus sa moyenne aug- 
I mentait. 

Les activités extérieures ne 
[nuisent donc pas aux études 
lorsque l'on sait demeurer 
dans un juste milieu*. Au con- 
traire, ce sont des stimulants 
lui aident l'étudiant à se ré- 
créer et, en même temps, à 
jouir et à profiter de son tra- 



La Société des Débats fran- 
çais tenait, le jeudi S octobre, 

une séance extraordinaire, 
sous la présidence de M. Jean- 
Jaeques Tremblay, alln de 
choisir les orateurs qui repré- 
senteront l'Université dans les 
Joutes oratoires. 

Dix-sept aspirants prirent 
part au concours éliminatoire. 
La tache de choisir les huit 
meilleurs retombait sur un ju- 
ry composé de dix membres. 
H faut avouer que choisir, 
dans ce cas, n'était pas chose 
facile, car les concurrents 
étaient tous des gens d'une 
réelle valeur. Nous n'avons 
donc que des éloges à faire au 
Jury pour s'être montré ai 
perspicace dans son choix. 

Les quatre orateurs qui nous 
représenteront dans le do- 
maine inter-universltaire, si 
on en juge par l'éloquence 
dont ils ont fait preuve lors 
du concours, sauront nous 
faire honneur. Ces quatre 
champions en qui l'Université 
& mis toutes ses espérances 
sont MM. Jean-Jacques Trem- 
blay, Roger BellefeuiUe, Lio- 
nel DesOroseillers et Léonard 
Roussel. 

Le débat public, qui aura 
lieu le 28 avril 1936, mettra en 
scène MM. Léandre Prévost, 
Jacques Pelletier, Raphaël Pi- 
lon et Jean- Jacques Bertrand. 

Je remercie au nom de la 
Société des Débats les Pères 
qui ont bien voulu être Juges 
de ce concours. Us nous ont 
rendu un grand service. 
Auguste VINCENT, secrétaire. 



CONVENTUM 

AGE QUOD AGIS 



vail. 

Un dernier conseil: soyez 
sages dans le choix de vos ac- 
tivités collégiales, rappelez- 
vous que vous êtes à lTJnlver- 
plus l'étudiant travaillait dans |<sité pour travailler et pour 





A. Lajennesse, OJM.I., 
O.M.I., X. P. A. 



Bewglet, Scc-Tréa, L. Aager, Président, L. 



De gmaehr à droite.— Première rangée: M. Vf. Caranagh. professeur. R. 
». P. H. Cardin, O.M.I., R. P. A. PeBatlcr. O.M.I., Président honoraire, R. p. L. 
Gnertin, O. M. 1^ R. P. H. Dobc, OJRJ. 

Devxlèaie rangée: K. Landry, O. Coupai. A. Cturleols. B 
Cbevrler, vice -près., R, Rjûllot, J. L. Gauthier, M. Bélanger. 

Troisième rangée: O. Martin. R. Lefsivre, F. Raean, P. Prendergast, sème conseiller, H. Goyette, 2ème 
conseiller, H. Lançon, G. Vincent Maurice, Bélanger. 

QnaMème rangée: E. Dupai*, O. Martin, P. Desmarals, P. Lslonde, 4ème conseiller, R. Gendron. 1er 
conseiller, G. Dapuis, E. Bélanger, G. Lesage. 

Cinquième rangée: F. Marchand, A. Vmu, O. Arehamaault, C. B. Lafranee, Y. Tassé, A. Renaud, J. P. 
Carvn. J. Couture. 



étudier, que la vie de collège 
n'est pas une comédie. 

Au nom de "La Rotonde", je 
vous souhaite sincèrement 
tous les succès au cours de 
votre carrière d'étude, et puis- 
se-t-elle vous préparer à com- 
prendre et à résoudre les pro- 
blèmes que la vie de demain 
vous présentera. 

Jean-Charles AUBIN 



L'INTERET PRIME LE 

(Suite à la page 23i) 



Encore si notre langue était celle d'un Hottentot du fond 
m l'Afrique et faisait mauvaise figure en compagnie de l'an- 
|glaise! Mais ; . . 

Décidément, les temps sont loin où Fon écrivait: 

"Quel est l'âge où nous connaissons le juste~ei l'injustice? 

"L'âge où nous connaissons que deux et deux font quatre". 

Car il y a du "grand monde", par ici, qui ne semble pas en 

avoir le soupçon* d'une hotion. Eh oui, puisque ces ignares 

po«nt l'acte le plus Injuste, avec un sans-gène inconscient, 

m aplomb déconcertant et une conviction endiablée. Ma foi, 

[*û premier-communiant ne montrerait pas autant d'inno- 

ce. 

Voyez la réponse de ces messieurs à la sortie justement 

[tolente de l'Honorable Gobeil. Ils se croient de la dignité, ils 

»t le respect, eux qui se formalisent de la justice. Vrai- 

it, je ne concevais pas une conscience dénaturée à ce 

pjnt, et la dégringolade de la morale si complète. Nos com - 

«notes anglais peuvent bien avoir honte d'une telle gangue ! 

te spectacle d'une telle petitesse d'âme est loin d'être 

Portant, surtout pour nous les jeunes, encore enthou- 

rjjk», généreux; optimistes, confiants dans la nature hu- 

jsine et qui tenons encore pour sacrés les grands mots de 

t> de justice, d'amour, enfin les valeurs spirituelles. Le 

Jtsct d'une aussi triste réalité ne manquerait pas de re- 

Wir, de rétrécir et refermer notre âme, de nous blaser 

'J s'il n'y avait qu'un côté â la médaille. Tou t de môrrle, 

■vwalage au grand jour et sans sourciller d'une aussi noire 

Î5fté ne laisse pas de nous scandaliser et de nous révolter. 

it, comme toutes les tempêtes ne causent pas des ra- 

lrrémédiables mais ramènent après elles le beau temps 

fc lumière, cette révolte ravage notre naïveté; et chaque 

»n arraché à notre chère naïveté laisse un brin d'expé- 

d* la vie. 

Cette déplorable observation ne doit pas manquer de nous 

^r une leçon pratique: â savoir que dans toutes nos re- 

°os, surtout les commerciales, nous devons nous montrer 

2v H * reinent chatouilleux sur l'usage de notre langue; 

jjjU unique moyen de faire plier l'échlne aux ennemis Irré- 

«afcies de notre beau parler français. 

O. H. CHARTRAND. 



1920-1935 

Le 2o septembre, 1935. 
Bien cher confrère, 
Nouairon6 au Conventum, 
Nous irons à l'Université. _ 
(Air: Nous irons nous proi 

mener.) 

C'est entendu depuis le dé- 
but de l'année déjà. Le con- 
frère Beuglet, secrétaire desj 
copains de 4B en l'an de grâce 
1920, m'a prié de vous faire 
parvenir le programme de la 
fête et les recommandations 
d'usage. 

Déjà plusieurs confrères ont 
exprimé leur intention très ar- 
rêtée de ne pas faire défaut. 
Que les autres lassent de 
même. A cet effet, vous trou- 
verez, cl-incluse, une carte ré- 
ponse que vous voudrez bien 
mettre à la poste immédiate- 
ment. 

H nous manque actuelle- 
ment quelques adresses. Quel- 
qu'un d'entre vous voudra-t- 
11 avoir la bonté de nous les 
faire parvenir. 

Toute suggestion en vue du 
succès de notre prochaine ré- 
union, sera reçue avec plaisir. 

Veuillez croire, cher con- 
frère, à un entier dévouement. 
R. GENDRON, O.M.I. 
Sec. ad hoc. 
LES CONFRERES 
Archambault, Olivier, méde-1 

cin, St-Pierre les Becquets, 

Que. 
Auger, Louis, Hawkesbury, 0> 
Baillot, Raymond, Sh. 6376, ga- 



Ouf! 

(Suite de la page 233) 



à notre bien-être. Ces gentils 
garçons!! Nous sommes libres 
de voter à notre goût, mais on 
emploie tous les moyens pour 
nous influencer, et mieux, on 
nous charge le service! Vous 
savez qui paye les dépenses? 
Eh bien ouif c'est vous et moi! 
Ce serait vraiment intéres- 
sant de calculer ce que coûte 
une seule élection fédérale, 
puis de diviser par le nombre 
d'électeurs . . . Et cet argent 
n'est qu'un placement ... 

Ce qui prouve o$e nous n'a- 
vons peut- être pas le meilleur 
système. 

. Politès. 



ragiste, 15 rue Youville, Hull, 
Que. 

Bélanger, Edouard, Sh. 2870, 
médecin,, 50 Hôtel de Ville, 
Hull, Que. 

Bélanger, Marcel, O.M.I., Ro- 
ma, Sud- Afrique. 

Bélanger, Maurice, fonction- 
naire, 3 rue Scribe, Paris, 
France. 

Beuglet, Ernest, médecin. Te* 
cumséh/ Ont, 

Caron, Jean-Pierre. 

Charlebois, Arsène. « 

Chevrler, Lionel, avocat, Corn- 
wall, Ont. 

Coupai, Omer, marchand, Cas- 
selman, Ont. 

Couture, Joseph, marchand, 
St -Lazare. Que. 

Desmarais, Paul, prêtre (décé- 
dé). 

Dupuls, Emilien, O.M.I., Ro- 
ma, Sud- Afrique. 

Dupuls, Gérald, R. 4081, phar- 
macien, 392 Besserer, Otta- 
wa, Ont. 

Gauthier, «Jean-Louis, mar- 
chand, Plantagenét, ont. 

Gendron, Rodolphe, O.M.I., 
Université, Ottawa, Ont. 

Goyette, Henri, Sh. 1339, phar- 
macien, 57 rue Verdun, Hull, 
Que. 

Lafranee, Chs-Emile, médecin, 
HawlRsbury, Ont. 

Lalonde, Privât, R. 797, phar- 
macien, 364 rue St-Patrlce, 
Ottawa. 

Landry, Erne t s t, médecin, 
State Sanatorium, Westfield, 
Mass. 

Lauzon, Henri, prêtre, 4565 
Notre-Dame Ouest, Mont- 
réal. 

Lefaivre, Roméo, prêtre, St- 
Pierre, Cté Kent, Ont. ,, 

Lesage, Gérald, O.M.I., Sainte- 
Agathe des Monts, Que. 

Marchand, Paul, R. 1018, élec- 
tricien, 145 Besserer, Otta- 
wa, Ont. 

Martin, Omer, Rouyn, Que. 

Martin .Oscar, prêtre, Simcoe, 
Ont. 

Prendergast, médecin, 3429 rue 
S t -Denis. Montréal. 

Tassé, Yvon, voyageur, 5900 
Sherbrooke Ouest, Montréal. 

Racan, Ferdinand, C.S.V., Sé- 
minaire de Joliette, Que. 

Renaud, Arthur, industriel, 752 
Rachel Ouest, Montréal. 

Viau, Angers, (décédéJ. 



Vincent, Gaston, avocat, Ka- 

puskasing, Ont. 
Marchand, Félix, électricien, 

56 King Ouest, Sherbrooke, 

Que. 

L'ORGANISATION 

La date du Conventum est 
fixée aux 24 et 25 octobre. Le 
24 est la '"Canadian Thanks- 
giving" et jour -férié. Il est, 
parait-il. question que cette 
fête soit devancée au 21. Dana 
ce cas vous serez averti. 
Programme 

24 octobre: — 
10.00 a.m. 

Arrivée des confrères. 
12.00 a.m. 

Dîner au réfectore avea 
les élèves. 
1.30 p. m. 

Départ pour la Blanche 
où nous prendrons le 
souper. Petite veillée à 
l'ancienne. 

25 octobre: — 
9.00 a. m. 

Messe dite par un con- 
frère prêtre. 
10.00 a.m. 

Réunion, discussion, pw 
jets. 
1.00 p. m. 

^ Banquet (au collège) - 
Départ. 
Recommendations : 

1. Logement: — Nous deman- 
dons aux confrères qui peu- 
vent le faire, de bien vouloir 
mettre à la disposition de ceux 
qui ne demeurent pas en ville, 
une chambre à coucher. 

2. Automobiles: — Ceux des 
confrères qui ont des automo- 
biles sont priés de faire le 
voyage par ce moyen, et, si 
possible, de s'entendre avec 
d'autres confrères de leur ré- 
gion pour faire le voyage en- 
semble. 

3. Dépenses:— -On demande- 
ra à chaque confrère une mo- 
dique contribution pour dé- 
frayer les dépenses de l'orga- 
nisation. 

4.-r-On s'attend à ce que cha- 
cun fasse sa part pour mettre 
un peu de gaieté parmi le 
groupe. 

5. — Que chacun se fasse un 
devoir d'assister à cette raie- 
nt on. __ 

Mot d'ordre: — 
"JVous v serons tout" 






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LA BOTONDE, 15 OCTOBM IMS 



. ■ ■ 



Quatrième innée — No global: 4t 



Un championnat ati tennis 



Robert Ménord et J. Léveillé donnent une exhibition 
supérieure dont le concours final de tennis. 




L'Université d'Ottawa a en- 
levé le championnat de tennis 
scolastique de la région, grâce 
à la belle victoire que ses por- 
te-étendards ont remportée 
lundi sur les espoirs du collé- 
glate Glèbe, dans le tournoi 
décisif qui eut lieu lundi sur 
les courts du club Rideau. Le 
résultat fut de 3 parties con- 
tre 2. 

C'est dans les simples que le 
Varsity se fit valoir: Jean Ca- 
dleux se fit battre par Gordon 
Shorter, champion Juvénile de 
la Cité, mais Robert M£nard 
et J. Léveillô vinrent à la res- 
cousse pour tapocher à tour de 
rôle Jack Greene et Guy Mc- 
farlane. 

Les parties doubles furent 
également partagées. k 

Voici les résultats officiels; 
Parties Simples 

Gordon Shorter (Glèbe), 



déf. Jean Cadleux (Universi- 
té d'Ottawa), 6-4, 3-fl, 6-3. 

Robert Ménard (Université 
d'Ottawa), déf. Jack Greene 
(Glèbe), 6-0, 6-3; J. Léveillé 
(Université d'Ottawa) déf. 
Guy Macfarlane (Glèbe), 6-3, 
0-1. 

Parties Doubles 

Gordon Shorter et Jack 
Greene (Glèbe), déf. Jean Ca- 
dieux et Francis Quirk (Uni- 
versité d'Ottawa), 6-1, 8-0." 

Robert Ménard et J. Léveil- 
lé (Université d'Ottawa), Guy 
Macfarlane et Andrew Ander- 
son (Glèbe) 6-1, 6-1. 

M. Edwin Gendron était le 
gérant-entralneur de nos Jeu- 
nes champions. Edwin est lui- 
même un habile manieur de 
la raquette, n détient plu- 
sieurs championnats lntersco- 
lastiques dans la région. 



Queen's retourne avec la palme 



Rouleau (capitaine), Beau- 
dry, Courtemanche, Manor, 
Lépine, Drolet, Lachaine, Bar- 
salou, Closson, Lavigne, Mc- 
Kay, Burns, Aubry, Leclerc. 

Lados (capitaine), Champa- 
gne, Bélanger, Laporte, Lara- 
bie, Laçasse, Renaud, Lèves - 
que, Thibault, Bégin, Trudel, 
Morand, Morel. 

JUNIORS 

Kovalchuck (capitaine), 
Landrlault, KinseUa, Ladas, 
Beaulleu, Fleury, Smith, Hé- 
bert, Gaùvln, Charlebois, La- 
tendresse, Bédard, Dority. 



Supérieurs sur lo ligne, les Elèves d'Ottawa se mon- 
trent plus faibles sur l'arrière. — La victtff, 
reste dans la balance jusqu'à la fin de la partit. 



Samedi après-midi les sa- 
vants de Kingston envahirent 
l'Ovale, confiants dans la vic- 
toire et ils ne furent pas dé- 
çus. Dès le premier quart, fa- 
vorisés par le vent, ils déclan- 
chent une offensive endiablée 
pour réussir quatre rouges ne 
permettant à l'équipe locale 
de compter qu'une fois. Dans 



strophe fut des plus belles 
Queen's s'est remis de coimj. 
vence avec le vent et botte* fc 
ballon sans Jamais essayer fc 
courses. Cette tactique \h 
tient toujours à quelques ver* 
ges de la ligne de touche. Gr|. 
ce au Jeu de Gobeille, Berthi- 
aume, Courtright, Cadlem, 
Davis et Kiefl l'ennemi w 



le deuxième quart, comptant peut compter qu'un ro* 



uuicaoc, a*;\A€M.x\A, asviavj. ig aeUXlciIie qua;t, wuij/m»uv !»»• ww-^w».. n - «.*« iuu)jc. 

Potvin (capitaine), Rocque,: sur l'avantage qu'ils ont sur Maintes fols le ballon est frap. 



•«- 



ENTRE NOUS 



LE "RUGBY" 



' 



t 




r 




L'Université, mais-.plus par- 
ticulièrement l'Association 
athlétique est très reconnais- 
sante à Monsieur l'abbé Pru- 
d'homme qui s'est départi d'un 
vieux souvenir personnel en 
faveur de la maison. Il s'agit 
de la grande photographie de 
l'équipe de rugby 4e 1899. La 
nôtre, avec bien d'autres, a été 
détruite dans le malheureux 
Incendie de 1903- Plusieurs 
choses du vieux collège ont été 
remplacées dans le nouveau 
par la générosité des anciens. 



M. Maurice Gagnon, B. A., 
L. Ph., L. Utt. (Sorbonne), D.' 
I. A. A. et D. A. E. L. (Paris), 
récemment de retour d'Euro- 
pe, a inauguré le 11 octobre 
dernier, une série de confé- 
rences sur l'Histoire univer- 
selle de N l'art au Couvent des 
RR. SS. Grises de la Croix, rue 
Rideau. 



M. l'abbé Lucien Beaudoin 
fut l'objet d'une touchante 
manifestation de reconnais- 
sance de la part des parois- 
siens de Hawkesbury. Depuis 
plusieurs années, M. l'abbé 
Beaudoin se dévouait avec 
quel zèle, tous le savent, au 
bien spirituel de la paroisse, 
n était directeur de la chora- 
le paroissiale, de la fanfare, de 
l'orchestre et du Cercle Dol- 
lard. Mais voilà que Monsei- 
gneur l'Archevêque va le cher- 
cher pour remplacer M. l'abbé 
René Martin comme secrétai- 
re. Ce dernier est parti pour 
Rome. 



M. Ubald Dupont, B. L., D. 
Ph., Vient d'être nommé Dé- 
légué officiel de ,1a Corpora- 
tion des Chambres économi- 
ques pour'le diocèse d'Ottawa. 






M. Jean Genest, B. A., C. R., 
est élu président de l'Institut 
canadien- français d'Ottawa. Il 
succède au Docteur Eugène 
Gaulin qui a décliné une nou- 
velle nomination. 



Les ligues intermurales bat- 
tent leur train dans l'une et 
l'autre cours. La saison est 
encore trop peu avancée pour 
faire des pronostics, mais à 
voir l'allure des équipes, on 
peut prévoir que la lutte sera 
dure. Voici l'alignement des 
différents clubs. 

CHEZ LES GRANDS 
SENIORS 
Lozier, P. (capitaine), Cre- 
vier, Gignac, Kenedy, Dubois, 
Imbleau, Cauley, Flood, Mo- 
rin, Bourgon, Woods, Emard, 
O'Brien. 

. Picard (capitaine), Lafer- 
rière, Pilon,. Rochon, Letellier, 
Poirier, Vincent, Emond, Au- 
bry, Nadon, Angers, Fortin, 
Duchesneau. 

Bertrand (capitaine), Syl- 
vestre, Larouche, Tittley, Mol- 
san, Duranceau, Caza, Legrls, 
Pigeon, Desjardins, Racine, 
Leclerc, Roy, Verge, Caron. 

Bureau (capitaine), Lafran- 
ce, Léveillé, Bourdon, Hurtu- 
blse, Paquettè, Hopps, Lafre- 
nière, Rocheleau, Lauzon, La- 
courcière, Ménard, Mallette, 
Hurtublse Ch., Boulerice. 

Denis (capitaine), Dubé, 
Clément, Sabourin, Bégin, Pa- 
riseau, Chartrand, Cox, Trem- 
blay, Roberge. Cousineau, Gi- 
rard, Martel. 

JUNIORS 

Laçasse (capitaine), Béiec, 
Brunette, Toupin, Bélanger, 
Renaud, Therrien, Bourgeois, 
Vlenneàu, Reardon, Hurtubl- 
se, Bézalre, Martineau. Con- 
vey. 

Marchand (capitaine), 

Greene, Harbic, Darwin. Gi- 
rard, Buisson, Desjardins, Ber- 
thiaume, Mougeot, Legrls, Poi- 
rier, Ostigny, Beaudin, Biais, 
Lafrance. ■ 

Bigras (capitaine), Dage- 
nais, Villeneuve, Lalonde. 
Viau, Brisebois, Leclerc, Car- 
rière, Desmarais, Angers, Tas- 
sé, Gariépy, Goulet, Lorrain. 

Carter (capitaine), OXeary, 
Gleason, Monty, Whyte, For- 
tier, Potvin, Tassé, Godard G., 
Godard J., Petley, Murphy, 
Laferrière. 



Rinfret, Gosselin, Lapolnte, 
Beaudry, St-Germain, Racine, 
Mlllette, Lamoureux, Hébert, 
Dumoulin, Adamkiewicz. 

Bertrand (capitaine), Ber- 
thiaume, Rondot, St-Denis, 
Huot, McBain, Therrien, Prat- 
te, Carnlel, Lauzon, Bélanger, 
Lauzon J.-P., Garneau. 
MIDGETS 

Taylor (capitaine), Latlmer, 
Bélec, Murdock, Morin, Dris- 
coll, Mi llette, La joie, Taylor, 
Page, Richard, Rocque, Sé- 
guin, Cantin. 

OXeary (capitaine), Johns- 
ton, Williamson. Courteman- 
che, Therrien, Donegan, Pot- 
vin, Poulln, Lapointe, Man- 
chettl, Pharand, Roy, Gar- 
ceau, Lévesque. 

Joyal (capitaine), Scanlan, 
Ryan, Migneault, Valois, Ryan, 
Melançon, Monty, Parisien, 



la ligne, Ottawa préfère des 
courses aux coups de pieds qui 
auraient porté le ballon dans 
le territoire ennemi. Plus sou- 
vent que Queen's nos Joueurs 
réussissent les dix verges, 
mais la botte, de Latlmer fait 
perdre le terrain gagné par 
tant d'efforts. Queen's se tient 
sur une défensive prudjente 
durant tout ce deuxième' sta- 



pé en arrière de nos but*, 
mais Kealy le ramène tou- 
jours en territoire neutre. 

H reste à peine dix minutes 
de Jeu. Avec courage Ottawa 
fait des courses qui enthou- 
siasment la foule. Sweeney, 
"l'homme aux pieds légers", 
fut très apprécié dans cm 
quelques minutes. Un acci- 
dent fâcheux .vint briser cet 



ge. Au demi temps, le pointa- entrain: Courtright est Ma- 



ge est 4 à 1 pour nos adver- 
saires. 

I En somme, jusqu'ici, le Jeu 
est assez bien partagé. Quel- 
ques erreurs de nos gars fu- 
rent coûteuses. C'est grâce à 
ces erreurs que les trois pre- 
miers points de Queen's furent 
comptés. 

Ce fut dans le troisième 
quart que les spectateurs pu- 



Roussy, Dufrêne, Beauchamp, r*nt apprécier le Jeu de la 



i • ' 



z. 



Sont passés au bureau de 
"La Rotonde" la semaine der- 
nière, M. Louis Farley, étu- 
diant en droit à l'Université de 
Montréal, MM. Jean Terrien 
et Jean-Jacques Garneau. étu- 
diant en médecine à l'Univer- 
sité Laval 



Savary. 

Robillard (Capitaine), 

Guindon, Ouellette, Dubeau, 
Kavanaugh, Dagneault, Châ- 
telain, Nault, Taylor, Letellier, 
La framboise, Gauthier, Du- 
hamel. 

Harcc (capitaine)» Corco-- 
ran, Lalime, Latendresse, Les-; 
sard, Harcc M., Bonneau, 
Êràtte, Razeau, Pinard, Gra- 
vel, Boulanger, Michaud. 
LIGUES 
INTERSCOLASTIQLES 
Nos équipes dans les ligues 
interscolastlques ont Joué de 
malheur depuis l'ouverture de 
la saison. Pourtant nos co- 
pains y vont avec entrain. Ce 
doit être que Dame Victoire a 
perdu quelque part son che- 
min qu'elle ne puisse plus se 
rendre à l'Ovale. "Travaillez, 
prenez de la peine . . . . " avec 
le temps viendra la veine.-' 

Voici ceux qui portent si 
courageusement nos couleurs. 
SENIORS 
Mageau, Laçasse, Thomas, 
Valiquette, Pinard, Valois, Ma- 
rion, Beauchemin, Asselin, Gi- 
roux, Ouellette, Barsalou, Bou- 
cher, Dion, Roy, Viau, Roche- 
leau, Bourdon, Lozier, Ga- 
gnier. 

JUNIORS 
Carter, Brislbols, Bélec, 
Harbic, O'Grady, Marchand, 
Toupin, Laçasse, Joyal, Cos- 
sette, Bigras, Convey, 8heve- 
nell, Dagenais, Villeneuve, No- 
bert, Brunette. 



troupe locale. Courtright com- 
plète les verges viols fois de 
suite. Cowan ramène le ballon 
à quelques verges du point de 



se et se voit forcé de quitter 
le champ. Davis avait subit le 
même sort quelques minutes 
auparavant. Le gong final fait 
cesser les hostilités et Queeo'i 
l'emporte 5 à 1. 

Voici l'alignement des deux] 
clubs: 

Pour Queen's: Voltigeur, 
Fraser; Demis, Turner, Hand- 
lord et Latlmer; Quart, Cow* 
ley; centre, Coughlin; ailes In- 
térieures, Swartz et Dohertjd 
ailes centrales, Robson et 
Smith; ailes extérieures, M. 
Cunningham et Armstrong; 



départ après les coups de Latl- Sweeney; centre, Sweetnam; 
mer. Mais Queen's persiste substituts, Brlskin, Smith, An- 1 



dans la défensive. La dernière 



Poitevin (capitaine), Lan- 
dry, Anka, Shevenell, Nobert, 
Legault, Bourbonnais, Angers, 
Latour, Ménard, Michaud, 
Bouvrette, Joyal.-Hurtubise. 

CHEZ LES PETITS 
SENIORS 

Larivière (capitaine), Gouin, 
Rochon, Carrière, Jolicoeur, 
Nadon, Châtelain, Labrosse; 
Blackburn, Legault, Nantel. 
Gauthier, Bélier, Beaulne. . 



D'une Rotonde 
à l'autre 



QUINTUPLETTES: 

La nouvelle -éclair, sur leur 
petite et multiple per- 
sonne est celle-ci: Mary 
Pickford obtient un inter- 
view avec le ministre Croll 
Pourquoi Crolj et non Dion- 
ne? C'est qucf'ices "Shirley 
Temple en puissance" doi- 
vent être originales sur tou- 



te la ligne. Elle se payent 



le luxe de deux papas, 
temporal 
GUERRE: 
Quels sont ceux qui sont 
d'humeur a se faire échar- 
per pour la prospérité des 
hommes d'affaire de la Ta- 
mise? La vie de collège, 
plate tant que vous voudrez, 
c'est toujours mieux que pas 
de vie du tout. 
SCIENCE: 
Les Américains ont fait l'es- 
sai d'un canon gigantesque: 
il lance à trente milles un 
obus d'une tonne. Propor- 
tion gardée, Mussolini pour- 
rait bien par distraction 
nous en pousser un de 50 
lbs; ça serait encore embar- 
rassant. Ma chère, que c'est 
beau les inventions! 

ABERHART: 
Une délégation d'étudiants 
de l'Université veut rencon- 
trer Aberhart! Ils veulent 
l'appuyer dans l'application 
de son système de "crédit 
social". Mais . . (il y a tou- 
jours un mais) ils propose- 
ront que leur crédit mensuel 
soit augmenté (pour faire 
face aux petite dépenses). 

ETHIOPIE: 
Radlophiles! Ecoutez les ha- 
rangues d'Hailé Sélassié à 
ses soldats. Elles sont Irra- 

^dlées sur onde courte par le 
poste B-Ni-To. 

—Et, après que cet homme 
vous eût donné un coup do 
poing, que . s'est-il passé ? 

— n m'en a donné un troi- 
sième, Monsieur le Commis- 
saire. 

— Pardon, vous vous trom- 
pez, vous voulez dire un deux-, 
ième. 



derson, McAskill, Delve, l\ 
Cunningham, Alsop et Flan- 
ders. 

Pour Ottawa: Voltigeur, | 
Kealy; Demis, Lussier, Court- 
right, Me Andrew; quart, | 
ailes intérieures, Suzor et Phil- 
lips; ailes centrales, Gobeille] 
et Davis; ailes extérieure!, j 
Barré et Cadieux; substitut*! 
Desjardins, Bellefeuille, Ber- 
thiaume, Oignac, Cowan,! 
Brennan, Kiefl et Corcoran. 

Arbitres, Joe Tubmaal 
"How" Hamlin et Frank Mac-] 

Millau. 

Roland Pigeon 

» — 



Impressions 

(Suite de la page 234) 



—Pas du tout; celui-là, c'est 
moi qui le lui al donné, * 



viction personnelle qui nom 
émouvait à l'Ecole Normale. 

De voir présider si digne- 
ment M. Wilfrid Parisien;] 
d'entendre chanter Mlle M»- 
rie Bonhomme; d'écouter 
courtes causeries de Soeur Jfl 
seph-Anselme, de Mlle 
Flore Lalonde, de M. 
Lacroix nous rappelait, 
sans une certaine émotion, ! 
réunions de, la Société L» 

raire avec la différ" 

bien entendu, qu'ils ont 
cela. avec un aplomb, une 
sance et une sûreté de cV 
ne que nous n'avions pas -' 
qu'ils n'avaient peut-être 
— à l'Ecole Normale. 

Enfin la présence du 
Karr et de M Bénéteau 
rappelait notre séjour à 
wa. Et bien qu'ils soient 
inspecteurs très svmpathiqu* 
J'aime encore mieux les ecoj 
ter dans une Salle Académie 
que me faire écouter IJ 
dans une classe d'Ecole ,§ 

maie ou d'école de 

tique. c% 



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JOURNAL »i- MENSUEL PARAISSANT 
LE 1ER ET l_C 19 DE CHAQUE MO» S 
TOME À JViN 




Ottawa, Ont., 1er novembre ltlS 



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. . . ORGANE OE LA 
SOCICTÉ D€S BÉmATS FRANÇAIS 
DE L'UNlVERSrTÉ D'OTTAWA 



"^ 



• 









Abonnement: 50 sous. 

Ottawa, par la poste: 7^ sous- ' 



Directeur: Henri Prévost. 
Aviseur: Jean -Jacques Tremblay. 



Rédacteur-ert-chef: Jacques Pelletier. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



Pour la langue française 



Le 30. Juin 1915, M. Albert Sarraut. grand-maltre de l'Unl- 
* versité de Paris pendant la guerre, ouvrait la session du Con- 
seil supérieur en ces termes: 

"Notre Jeunesse a peut-être un. penchant excessif à 
"s'imaginer que le français ne s'apprend pas, que, parce 
"Qu'elle en a l'usage Journalier, elle en connaît les finesses 
"et les secrets. Parfois même va-t-elle plus loin, et il y a dans 
. ''l'insuffisance universellement constatée de l'orthographe et 
' "de la correction grammaticale comme un dédain qui serait 
'très coupable, s'il était conscient. 

"Vous la persuaderez, Messieurs, que . . . négliger l'ortho- 
graphe et la correction, qui sont comme la probité de la 
•langue, ce n'est pas, en dépit de certains réformateurs né- 
fastes, le commencement d'une évolution, mais le retour à 
"la barbarie". 

Ces paroles, qui visent la Jeunesse française, ne pour 
raient-elles pas, et avec plus de raison encore, nous être 
adressées à nous, Canadiens français? 

Tout le monde convient que nous parlons et que nous 
écrivons mal, en général; et les causes de cette décadence de 
notre langue nationale, ce sont notre paresse, notre igno- 
rance, la lecture des Journaux mal rédigés, le mauvais usage 
4i le respect humain. 

Notre paressé*! T. .. J? ne veux pas être trop absolu; mais 
nous devons croire que la plupart d'entre nous ne veulent 
pas se donner la peine (!) d'étudieT leur langue. Pensez donc, 
nous ne tarderions pas à mourir d'anémie, sans compter que 
nos mâchoires finiraient par devenir paralysées, si nous per- 
sistions à vouloir bien parler ! ! Voilà; nous sommes les es- 
claves de la loi du moindre effort. Chaque Jour, nous enfan- 
tons des vocables nouveaux, le plus souvent des anglicismes, 
au lieu d'employer le mot Juste; et notre Panthéon d'horreur 3 
verbales voit son enceinte s'élargir devant des avortons du 
genre "watcher", "dérincher", "enflrwaper", "waglne", "game". 
"job", Johnny cake", et le reste . . . ear y en a d'autres et 
beaucoup! 

C'est cette paresse qui nous mène à ^ignorance du fran- 
çais. Il faut bien l'avouer, nous ne connaissons pas notre 
grammaire. Oh! nous savons sans doute un certain nombre 
de règles qu'il ne serait pas permis à un enfant de sept ans 
d'ignorer; mais la plupart des principes grammaticaux les 
plus importants nous sont des mystères ou, du moins, des 
problèmes que nous ne pouvons résoudre qu'avec de grandes 
difficultés. Et notre vocabulaire ! ! A tout instant reviennent 
sur nos lèvres ou sous notre plume les termes les plus vagues 
et les plus fades, être, avoir, faire, dire, mettre, pouvoir, 
Iwmme, gens, chose, qui, que, quand, ceci, cela, etc. Nous ne 
SQvons pas de mots. 

Certains pensent que nous apprendrons à bien parler en 
lisant régulièrement les Journaux. Théodore Joran a dit de la 
presse française qu'elle est véritablement le "bouillon de 
culture" de tous ces microbes infestant notre langue". Que 
dire alors de la presse canadienne? Sans doute, nous avons 
quelques Journaux, très peu nombreux, qui se respectent et 
qui respectent leurs lecteurs, qui sont rédigés en français. 
Mais ce ne sont pas ceux-là qui Jouissent de la plus grande 
popularité: nous ne lisons trop souvent que de la prose écrite 
À la diable et cousue de fautes. Et, loin d'apprendre à parler 
français, nous désapprenons le peu que nous savions aupa- 
ravant. 

Que penser maintenant de cette servilité qui nous fait 
"nous incliner devant l'Usage? M. Abel Hermant de l'Acadé- 
mie française écrivait dans Le Temps du 29 décembre 1922. 
"Ce n'est pas le peuple, c'est le demi-savant qui a inventé les 
"solutionner" et les "écriturer". Le peuple ne se sert pas na- 
turellement de ces mots-là; il doit cette belle acquisition à ia 
•lecture de son Journal et à la conversation de son député . . . 
A y a un bon et un mauvais usage ". Eh! bien, si cela est 
Juste, lutton contre ce mauvais usage, empêchons notre lan- 
gue d'être déformée par ces "demi-savants". Suivons l'avis 
de Cicéron: "Non est utendum pravissima consuetudinls re- 
cula" (Brutus. LXXIV) . 

La paresse, l'ignorance, la lecture des journaux mal ré- 
digés et le mauvais usage sont des défauts. Le défaut se 
change en crime, lorsqu'il s'agit du respect humain. Nous 
éprouvons uhe sorte de honte à user d'un langage plus soi- 
gné que celui des ignorants et des illettrés. Nous avons peur 



Billet. 



"Olympiade" 

La célèbre olympiade, orga- 



Sur tm mort d'un ami 



nisée par le puissant promo- 
teur Mars, s'est, ouverte ré* 
cemment. Ben Musse Oloni l'a 
inaugurée en mettant le feu 
aux poudres, tout -comme Mar- 
coni a allumé les lumières de 
l'Exposition Universelle en 
pressant un ooutqn, en pleine 
Méditerranée. 

Mars prépare cet événement 
depuis fort longtemps. Deux 
choses manquaient pour en as- 
surer le sucés Tout d'abord, la 
toute-puisance refusait obsti- 
nément d'aposer sa signature 
au bas du contrat. Deuxième- 
ment, impossible de trouver un 
terrain propice. L'Angleterre 
ne possède pas de terrain as- 
see vaste pour la" circonstance 
et la France ne fait plus de 
sport. L'Allemagne est pavée 
de canons et la Russie est cou- 
verte, hérissée d'usines. Fina- 
lement, on a pensé au stade 
"Ethiopie". Obstacle encore: 
le terrain "dégoûtait". 

Les pluies ayant cessé toute- 
fois et sous' l'action bienfai- 
sante du soleil, le champ est 
maintenant sec, si sec que les 
Italiens meurent de soif. Ce 
qui appuie mon proverbe, "Qui 
veut trop avaler, meurt de 
soif". 

Le clou du programme est 
intitulé "César et la Reine de 
Saba", numéro conçu par l'im- 
pressario bien connu X. Pan 
Colonial, et exécuté par Musse 
Oloni, le grand jongleur de 
portefeuilles, et Ail Salassez, 
l'avaleur de sabres, artiste 
noir inconnu jusqu'à ces der- 
niers temps. i 

A cause de certaines difflcu- 
tés avec l'Association Athlé- 
tique de Genève, plusieurs 
puissances tardent à s'inscrire. 
En attendant, John Bull joue 
avec ses bateaux. Quant à Ma- 
rianne, elle a deux préten- 
dants et ne sait lequel choisir, 
excellent moyen pour baiser le 
jupon de sainte Catherine. Si 
ces athlètes tardent trop, il 
leur en cuira, car Musse va 
bon train. 

Combien de temps dureront 
ces "Jeux"? Ils dureront "ce 
que dure un empire cham- 
bralant, l'espace de -quelques 
mois"* 

N.B.— Celui qui réchauffe 
les coussins du trône d'Italie 
est un nommé Victor Emma- 
nuel. — C. SA 



Le médecin -major 
Jules Lafleur 



• 



Par le capitaine Adrien Plouffe. 



rebvre, déjeuners amusants s* 
mess ou au pavillon des offi- 
ciers français qui aimaient 
beaucoup Lafleur; petits dî- 
ners au restaurant des Beaux - 
Arts, rue Bonaparte, où le 
père Teyssèdre nous réservait 
toujours une bouteille de Cha- 
teauneuf-du-Pape de chaleu- 
reuse mémoire! nuits de garde 
à l'hôpital, tranquilles ou 
troublées par des attaques de 
Gothas et par la colère ex- 
plosive des canons du 4 Mont- 
Valérien; soirées sillonnes par 
les projecteurs qui fouillaient 
le ciel; lointain grondements 
des dernières offensives de 
juillet à octobre 1918; jour 
enfin de l'Armistice avec ses 
heures inoubliables de joie 
trop longtemps contenue! Je 
vois encore le major Lafleur 
qui n'en croyait pas ses oreil- 
les en entendant les cloches 
qui annonçaient en volées 
triomphales la fin de la grande 
tuerie! On avait les larmes 
aux yeux en nous serrant la 
main avec effusion . . . Tous 
ces souvenirs ont traversé 
mon esprit comme un éclair de 
vision lumineuse, parce que la 
personnalité de Lafleur leur 
était attachée et j'ai senti en 
froissant ïe journal mon coeur 
se gonfler d'un immense cha- 
grin. 

Engagé volontaire pour 1* 
durée de la guerre, le Dr La- 
fleur partit parce qu'il avait 
du sang français dans les 
veines, comme moi et comme 
des milliers d'autres. Son sé- 
jour en France fut un émer- 
veillement continuel. Il tâ- 
chait de tirer tout le profit 
possible de ses moments libres. 



La mort doit avoir des dis- 
tractions et elles sont parti- 
culièrement odieuses quand 
elle frappe un enfant déji\ 
grand, une jeunesse qui re- 
gorge de talent ou un homme 
encore dans la force de l'âge. 
Et quand cet être est un chic 
type, le roi des bons garçons 
le plus loyal des amis, le meil- 
leur des camarades, on a bien 
le droit de penser que la 
grande nlveleuse aurait pu 
passer son chemin sans lan- 
cer une attaque d'angine con- 
tre, le Dr Jules Lafleur, mé- 
decin-major de réserve, qui 
vient de mourir, terrassé par 
une crise cardiaque fou- 
droyante. 

Poli jusqu'au raffinement, 
charmant par son sourire ou- 
vert à tous ceux qui l'appro- 
chaient, il plaisait au premier 
abord, puis on l'aimait, on le 
chérissait! Il avait l'art de 
nouer des amitiés solides que 
le temps ne brise pas. Quelles 
que fussent les circonstances: 
ensoleillées, pluvieuses, ora- 
geuses ou désastreuses, il sou- 
riait, 11 souriat toujours et 
il a fallu l'approche de la 
mort pour qu'un pli d'amqr- 
tume se figeât sur ses lèvres. 

Je l'ai connu pendant la 
guerre. En revenant du front, 
je fus envoyé, à l'Hôpital Ca- 
nadien de Saint-Cloud, c'est là 
que je fis la connaissance du 
major Lafleur. Quel bon vi- 
vant, quel coeur d'or! Parlant 
peu, pensant beaucoup, tou- 
jours prêt à rendre service! 
aussi ses collègues, ses subor- 
donnés et ses blessés français 
le tenaient en haute estime. 

Au mess on le taquinait. On 
lui serinait à tout bout de j s'abreuvant à la vie intellec- 
champ que les majors se laj tuelle, artistique et sclentifl- 
coulalent douce et que les ca-i que de la Ville-Lumière. 



pitaines. trimaient ferme à 
leur place! Il souriait, mais, 
un jour, obsédé par nos ban- 
derilles et par nos brocards, il 
se fâcha tout rouge et en trois 
ou quatre phrases incisives, il 
nous décocha sa façon de pen- 
ser! on resta bouche bée 
devant cette sortie inattendue, 
mais à peine étions-nous reve- 
nus de notre surprise, que !e 
major Lafleur avait repris son 
sourire! Il l'a toujours gardfc 
depuis. ; £ 

Quand j'ai lu dans le jour- 
nal l'affreuse nouvelle de sa 
mort, une foule de souvenirs 
se sont abattus autour de moi: 
délicieuses soirées passées en- 
semble à ma demeure ou chez 
des amis du Boulevard Le-t 



• ■ ' . • •• 










Comme il adorait la musique, 
on le voyait fréquenmment 
aux Concert Touche, il allait 
écouter les symphonies de 
Beethoven au Conservatoire 
et les oeuvres qu'on donnait 
à l'Opéra-Comique ou au Trta- 
non-Lyrique. Et le? lendemain 
il nous racontait sa soirée avec 
enthousiasme. Il était quelque 
peu bohème et, un soir, il s'en- 
dormit avec le capitaine Mil- 
lard, je crois, dans le train 
jqui les ramenait au camp et ils 
se réveillèrent à Versailles! 
Ils furent obligés de passer le 
reste de la nuit dans le train 
qui, vers les six heures du ma- 
tin, les ramena à Saint-Cloud! 
- 

Suite à la page 339 



W 












238 



LA ROTONM» l«r NOVWÉBWt *»* 




- 









14 OU NOHMAIf 



i T. 



CHRON1QIE 



LA VIE COURANTE 



Quelques élèves de l'Ecole 
manquaient lundi, le H oc- 
tobre. Des candidats, croyant 
sans doute leur vote néces- 
saire, avaient réclamé leur ap- 
pui. De sentir qu'en déposant 
son. bulletin, dans une vulgaire 
boite, l'on décide des destinée 
de tout un peuple, doit inspi- 
rer un sentiment de légitime 
fierté! J'espère que les aspi- 
rants pour qui les normalien- 
ne» ont voté n'ont pas rem- 
porté de majorité écrasante 
Elles conserveront ainsi l'illu- 
sion de l'importance de leur 
suffrage. 



UN. MOT 'DE 
CONSEIL 



- 



,- 



Mardi, le 22 octobre, le 
Principal nous annonçait con-l 
gé pour jeudi, Fête d'Actions 
de Grâces, et -pour le lende-| 
main, vendredi. S'ir n'avait, 
d'un geste et d'un regard, cal- 
mé notre enthousiasme nous 
l'ovationnions. Mais il ne 
semble guère priser des dé- 
monstrations trop bruyantes. 
C'est sans doute qu'il appli- 
que aux applaudissements une 
recommandation qui lui est 
chère :"Her voice was ever^ 
soft, gentle and low, An excel- 
lent thing in a woman". .1 

• ' * 

Pourquoi ce congé supplé- 
mentaire, nous l'ignorons. "Le 
sous-ministre de l'Instruction 
publique par dépêche télégra- 
pTïlqùeCâïclSTe veiidredi-con- 
gé dans les écoles normales", 
voilà tout ce que l'on nous a 
dit. Peut-être était-ce pour 
compenser des inquiétudes de, 
l'examen médical? Ou encore 
pour nous reposer des fatigues 
des premières leçons? Serait- 
ce que les médecins à la suite 
de leur séjour parmi nous, au- 
raient suggéré un congé men- 
suel? Quoiqu'il en soit, c'est 
un excellent sous-ministre que 
le Dr. Me Arthur. 



Nous avons un nouveau pro- 
fesseur. M. Moreau nous fc est 
arrivé le 17 octobre. Présenté 
par le Principal comme "un 
excellent professeur qui vous 
apporte son expérience, sa 
bonne volonté et son enthou- 
siasme pour l'enseignement" il 
n'a pas tardé à gagner nos 
sympathies. Nous espérons que 
"le plus beau groupe d'élèves 
dans la Province" — ce sont les 
termes mêmes^dont s'est ser- 
vi le R. P. Lamoureux pour 
nous présenter au nouveau 
maître — ne lui fera pas re- 
gretter ses élèves de l'an der- 
nier. 

• • • 

Depuis l'arrivée de M.. Mo- 
reau, la symétrie est parfaite 
parmi le corps professoral. 
Trois grands et trois . . . 
moins grands. Deux trinités 
également estimées, car une 
fois la classe commencée la 
taille disparait pour faire pla- 
ce à l'esprit. 

Heureuses celles qui n'en- 
seignent que la troisième le- 
çon, elles peuvent ^se préparer 
pendant les deux autres! Heu- 
reuses celles qui ont la pre- 
mière, elles ont moins de 
temps pour s'énerver! — Heu- 
reux les tempéraments lym- 
phatiques, car les nerveux se 
tourmentent inutilement dans 
la préparation de l'enseigne- 
ment pratique! Heureuses les 
natures vives, au moins ne 
s'entendront-elles pas repro- 
cher leur manque de vie dans 
une leçon f — Heureuses celles 
qui ont de l'expérience, elles 
ne connaîtront pas les affres 
de la timidité ! Heureuses les 
débutantes, les professeurs, en 
classe, les questionneront 
moins souvent ! Çà m'a tout 
l'air que les avantages ou les 
inconvénients ne sont jamais 
tous du même coté. 



Je regrette de n'avoir pu 
retenir tous les commentaires 
entendus, dans les corridors et 
les classes de l'école normale,! 
au retour des écoles de pra- 
tique la semaine du 14 octobre. I 
Les expressions de joie, de dé- 
ception, de doute, de calme. ] 
d'inquiétude, de regret, de fer- j 
me propos, de découragement, 
de confiance s'entremêlaient.) 
La note dominante était uni 
soupir de soulagement. Mais] 
à quoi bon ! C'est une épreuve j 
d'un perpétuel recommence-' 
ment. Tout de même, il pa-| 
raitrait que l'on s'énerve j 
moins vers le mois d'avril . . . j 
s'il n'y a pas de professeur 
*n classe. 



Le3 résultats de l'examen 
médical nous ont démontré la 
.parfaite inutilité de toutes nos 
tracasseries. Sur 212 élèves 
quatre seulement ont dû aban- 
donner leurs cours. Il va sans 
dire que nous ne sommes pas 
insensibles à l'épreuve qui 
frappe quelques-unes de nos 
compagnes. Nous espérons 
qu'elles pourront, une fois ré- 
tablies, reprendre la carrière 
qu'elles avaient rêvée. Par ail- 
leurs, c'est une consolation 
pour les autres d'avoir l'assu- 
rance que l'état de leur santé 
est à la hauteur du travail 
auquel elles se destinent. 



L'enseignement n'est pas 
■sans ses avantages. Vous les 
connaissez. Au besoin, ils vous 
stimulent. Mais enseigner a 
aussi ses inconvénients, n lais- 
se peu de loisirs pour la lec- 
ture. Ceci est particulière- 
ment vrai du personnel en- 
seignant d'Ontario qui doit, 
chaque année, poursuivre des 
études en vue de l'obtention 
d'un brevet permanent. 

Mais à tout bien considérer, 
peut-être est-ce un avantage 
plutôt -qu'un inconvénient de 
ne pouvoir lire que peu. Cela 
oblige forcément à ne s'arrê- 
ter qu'aux meilleurs livres. Et [ 
les meilleurs, je crois, sont en- 
core les anciens. 

Voilà comment il se fait que 
je relisait, l'autre jour, le "Sé- 
same and Lilies" de Ruskin. 
(Oui, je me permets, parfois, 
de lire même des livres An- 
glais.) J'y rencontrai ces pa-j 
rôles: "However good you may, 
be. you hâve faults; however 
dull you may be, you can flnd 
out what some of them are 1 
and however slight they may 
be, you had better make some 
— not too painful, but patient 
—effort to get rid of them". Et 
en parcourant ces lignes je 
pensai à vous ... et à moi. 

Comme le champ de nos re- 
cherches pourrait-être très 
vaste, me serait-il permis de 
le restreindre un peu. Je vou- 
drais vous signaler deux points 
sur- l es qu e l s pourrait -porter j 
notre examen de conscience: 
1. Vous savez qu'éduquer c'est 
plus qu'instruire. Vos soucis 
quotidiens portent-Ils autant 
sur là formation du caractère 
de vos élèves que sur la forma- 
tion de leur esprit? 2. Qui ne 
progresse pas en pédagogie re- 
cule, c'est reconnu. Profitez - 
vous de vos expériences de 
chaque jour pour perfection- 
ner vos méthodes et vos procé- 
dés? 

Examinez-vous en toute sin- 
cérité et franchise, sur ces 
deux points. Regardez bien en 
face vos constatations. La vé- 
rité peut faire mal, elle ne fait 
jamais de mal. Vos lacunes 
une fois découvertes, vous au- 
rez le courage de travailler à 
leur disparition. L'éducation 
des autres n'est possible que 
si l'on a effectué d'abord la 
sienne. 

R. L. O.UH. 



I^e Congrès des Instituteuii 
Bilingues à North-Bay 



Les institutrices et lnstitu-j 
teurs bilingues se réunissaient 
& North Bay, le 10 et 11 octo- 
bre, pour leur congrès annuel. 

Le io octobre, dans l'avant- 
midi, les institutrices et les 
instituteurs étaient invités à 
visiter l'école St-Vincent-de- 
Paul. Us assistèrent dans les 
différentes classes à des leçons 
modèles données par les reli- 
gieuses et institutrices laïques 
de cette école. 

Le 12 octobre, dans l'après- 
midi dans une des salles de 
l'école normale tie North Bay 
le même groupe se rassembla. 
MonsieurVabbé J. A. Cha- 
pleau présidait à l'ouverture. 
Suivirent des allocutions par 
Monsignor.Laurin, de Bonneld 
et M. l'abbé O. Racette de Ver- 
ner. M. N. Gordon, président 
souhaita la bienvenue à tous 
puis remercia le personnel en- 



seignant de l'école Saint- Vin- 
cent-de-Paul pour -son dévoue- 
ment et sa collaboration au 
succès de ce congrès. M. R. 
Maurice, B.A., inspecteur, par- 
la de lecture et de diction. A 
2 heures 45 eut lieu l'élection 
des officiers. Mlle L. Fortin, 
'34, de Sturgeon Falls, a été 
élue présidente; M. Cataphar, 
de Mattawa, vice-président; 
Mlle A. Deniers, '30, de Cache 
Bay, retint sa position de se- 
crétaire. Pour l'exécutif: Sr 
Alfred-de -la-Sagesse, Stur- 
geon Falls; ;Mlle L. Larocoue, 
'35, North Bay; M. D. Monette, 
'34,,Noëlville; M. R. Galipeau, 
'34, Warren. Puis vint une dis- 
cussion générale suivie de re- 
marques par MM. C. X. Char- 
ron, B.A., et R. Maurice. B.A, 
inspecteurs. "O Canada" clô- 
tura cette belle séance cana- 
I dienne-française. — A.D. 



TRANSES 

Jeudi après-midi vers les 2 
heures 20. Les yeux et les 
oreilles se partagent entre le 
professeur et la porte de 



classe. 

2 heures 30. 
que trente-six 
les perçoivent 



Un léger coup 
paires d'oreil- 
distinctement. 



Trente-six paires d'yeux se 
braquent sur la porte. Les 
mieux placés discernent les 
traits de Mlle Parent; Les 
coeurs palpitent. Le profes- 
seur, d'un pas si lent que nous 
en souffrons, traverse la classe 
et ouvre. Un sourire esquissé, 
un merci articulé, la porte re- 
fermée, il nous revient avec 
une poignée de feuilles. Nos 
leçons pour la semaine pro- 
chaine! Que contiennent-elles 
pour chacun de nous? Le maî- 
tre avec un calme impertur- 
bable continue sa leçon. Le 
cruel! 

2 heures 35. Distribution des 
feuilles. Cela prend trois mi- 
nutes. Quel siècle d'attente 
pour les dernières! Sur chaque 
bout de papier quelques mots 
à peine. Pourtant, quelles acti- 
vités ils engendrent dans l'i- 



Nous commençons à nous 
familiariser avec la bibliothè- 
que. Merci à nos devanciers 
pour les belles— et surtout très 
utiles — images qu'ils nous ont 
léguées. Nous leur devons les 
quelques succès que nous 
avons pu obtenir dans nos pre- 
mières leçons. Si la bibliothè- 
que n'est pas encore au t 
plet, l'on y trouve déjà, ce- 
pendant, tout ce qui est néces- 
saire à la préparation de nos 
leçons et de nos cours. Les 
temps ne sont plus où l'on 
pouvait Justifier une leçon mal 
réussie par la pauvreté des 
renseignements F Peut - être 
à-tron découvert depuis d'au- 
tres prétextes ? 



La réorganisation définitive 
des sections est faite. Les dia- 
grammes sont sur la table du 
professeur dans chaque classe. 
Les Jours de l'anonymat sont 
finis. Lee moins connues sont 
maintenant interrogées aussi 
souvent que les vieilles con- 
naissances. Quelle chose dé- 
sagréable, tout de même, 
qu'une organisation parfaite! 
Si nous avons éprouvé une lé- 
gère consolationjîe, vanité sa- 
tisfaite à contempler notre 
nom dans le livret d'enseigne- 
ment pratique, nous avons 
amplement expié notre faute 
en voyant, dans un seul coup 
d'oeil, la série presqu'interml- 
nable de leçons que nous de- 
vrons enseigner d'ici juin! 

M. C. 



MA CLASSE 

Dans un champ. Une cour 
en terre glaise. Très propre les 
Jours de pluie. 

Des bureaux à deux, édition 
1856, ornés de dessins au cou- 
teau, depuis de simples initia- 
les jusqu'au symbolisme com- 
pliqué de deux coeurs enlacés. 
Des tableaux qui feraient 
bonne figure dans un jnusée 
d'antiquités. "Un poêle qui 
chauffe bien, s'il n'est pas élé- 
gant. 

Trente élèves dont un bril- 
lant, trois intelligents, vingt- 
et-un dans la moyenne, cinq 
. . . retardés. Seize filles, qua- 
torze garçons. Peu de beautés 
parmi l'un ou l'autre groupe. 
Par ailleurs, peu de ces phy- 
sionomies inintelligentes qui 
découragent la meilleure 
bonne volonté. (Y©us savez ce 
que Je veux difé.) Assez pro- 
pres malgré leurs vêtements 
rapiécés. - 

Des parents qui, sans ins- 



ws^ssr 



truction pour la plupart, n'en 
comprennent noint la nécessi- 
té,, et retiennent assez volon-j 
tiers leur enfants à la maison! 
pour les travaux de la ferme. 

Quel contraste avec l'école' 
idéale Que je rêvais à l'Ecole j 
Normale! Seigneur!" que j'ai! 
dû au début — et que Je doisj 
encore parfois — diriger mes 
perceptions. Que de fois, dans! 
mon coeur, J'ai béni le Pèret 
dç nous avoir enseigné cette 
théorie! 

Malgré tout, j'aime mes èlè-< 
veSr Et pour me donner du 
courage je songe aux paroles 
de Chantecler, 

"Je ne sais pas très bien ce 
que c'est que le monde 

Mais je chante pour mon 
vallon, en souhaitant 

Que dans chaque vallon un 
coq en fasse autant." 
et je me dis que si chaque ins- 
titutrice, où qu'elle puisse être, 
s'efforce d'éduquer ses élèves, 
quels qu'ils puissent être, nous 
finirons par faire de tout 
notre peuple, un peuple plus 
poli, plus cultivé, plus digne 
de ses origines. 

L'Idéal vaut bien qu'on s'y 
applique, dût-il en coûter un 
peu. — E. C, 



magination! Que de soucis ils 
causeront tant que la fameuse 
leçon ne sera pas enseignée! 

2 heures 40. La cloche an- 
nonce la fin de la classe et le 
départ pour les écoles d'ensei- 
gnement pratique. Dès que le 
maître a quitté sa classe la 
même question vole de lèvres 
en lèvres, d'une classe a l'au- 
tre, dans tous les corridors: 
Quelle leçon as-tu reçue? Et 
les commentaires de toute nu- 
ance, du rose fcai au bleu fon- 
cé se succèdent sans interrup- 
tion! 

Vendredi, samedi matin, 
lundi les Mvres s'accumulent 
sur les tables de la bibliothè- 
que, et des fronts soucieux s'y 
penchent. Le secours de Mlle 
Tarte est réclamé. L'on pr.sse 
de l'espérance au désespoir se- 
lon le résultat de aes recher- 
ches. L'on fait intervenir l'é- 
rudition des professeurs. Et 
toute cette activité intense n'a 
d'autre cause que la pauvre 
petite feuille de papier blanc 
reçue, en classe, un jeudi 
après-midi vers 2 heures 35! 
3 heures, lundi, mardi, mer- 
credi et jeudi! Six instituteurs 
ou institutrices assis sur six 
chaises pliantes dans le fond 
d'une classe. Trois tiennent 
nerveusement en main quel- 
ques pages de papier-ministre 
sur lesquelles est épinglée une 
petite" feuille blanche. Avant 
d'entrer en agonie on la pré- 
sente à l'institutrice. Puis, 
dans un quart d'heurr ou 
vingt minutes l'on exécute les 
i volontés exprimées sur la 
feuille. C'est fini! La semaine 
suivante l'on nous remet 
et feuille. Je me propose de 
garder cette dernière Jusqu'à 
la fin de mes jours pour me 
rappeler plus tard, dans la 
vie, que je me suis souvent, à 
l'école normale, tracassée pour 
rien . . . R * 



"t. 



-ON RECLAME 

Mlle Tarte ne se rappel* 
plus a qui elle a accordé 1* 
permission de sortir de la bi- 
bliothèque une collection de 
chansons faite par notre pro- 
fesseur dé chant, le R. P- Gra- 
vel. Il me suffira, je le sais, de 
vous dire que ce groupe devait 
servir*, de base à un recueil 
qu'on espérait Imprimer * 
l'usage des élèves de r*E* ole 
Normale, pour qu'on le ie " 
tourne, sans délai, à Mlle U 
Bibliothécaire — R L. 




tA KOTONDE. 1er KOmfflHUE 1*3* 



» 



à 






DIBECTION 

Dirfckw;— Henri Prévost 
Ardeur:— Jean- Jacques Tremblay 
OiivMr:-R. P. Henri Morlsseau. 



BJDDACTtON 

Kéd m chef:— Jacques Pelletier 

AdjMw' :— Orner Chartrand 

Jean-Charles Aubin 

Srcrri/tre:— Paul Lorrain 

■édactws:— Lionel OesOroseUlers 

Roger Beuefeuille 

Jean-Lotus Duohesnea;; 

André Angers 

Marcel Lacourcière 

Aurèk Poirier 
ttowHhU:— Léonard Roussel 

Frope* Art.:— Jean -C h. Tassé 

Car»». Mas.:— Léandre Prévost 

ciiix.iii •*•!«•»:— Auguste Vincent 

Alcide Paquette 

Béa. spwtif:— Roland Pigeon 

ADMINISTRATION 

AdinuiiNtratear:— Y von Bcaulne 
Aa&Uiit:— Jean-Jacques Bertrand 
Secrétaire:— Raphaël Pilon 
CirruUlHMi:— René FrécheUe 
Roland Carrier 



Le médecin major 
Jules Laf leur 

suite de la page 237 

H en entendit parler long- 
temps! 

H n'y a pas huit jours, 11 
me dit: "Prête-moi donc une 
cigarette. — Non, lui dis-je avec 
mon plus grand sérieux, tu 
ne me le remettrais pas mais 
Je 'vais t'en donner une'*.— — 

Pauvre ami, je badinais, 
sans me douter a ce moment- 
là qu'en effet tu ne pourrais 
jamais me remettre cette ci- 
garette! 

Dors en paix, mon cher 
vieux, tu as souffert intensé- 
ment de la crise, mais tu res- 
tais debout au sein d'une fa- 
mille dévouée et affectueuse. 
Hélas! ton organisme ne pou- 
vait pas toujours marcher au 
rythme de. ton sourire infati- 
gable et ton coeur s'usait len- 
tement. Comme un bon 
soldat qui présume trop 
de ses forces, tu as tenu 
le coup jusqu'à la fin et 
tu as failli mourir à la tâche 
dans une de tes écoles! Tu as 
eu le temps de dire à tes en- 
fants: "Moi je suis prêt, mais 
vous ne l'êtes pas encore!" La 
mort qui allait t'étreindre 
n'empêchait pas ton coeur de 
Penser aux tiens une dernière 
fois. 
Dors en paix, tu seras digne- 
ment pleuré par eux et par 
tous ceux qui font aimé — 
c'est-à-dire par tous ceux qui 
t'ont connu. 

Adrien PLOUFFE. 
(Le Canada). 



Le Docteur J*.les Lafleur 
^ent de mourir. Après avoir 
obtenu le titre de Bachelier es 
Arts à l'Université d'Ottawa, il 
est toujours resté un ami dé- 
voué de la maison. Nous prions 
la famille d'agréer l'expression 
de notre profonde sympathie, 
et nous demandons aux an- 
ciens d'avoir un pieux souve- 
nir pour le défunt dans leurs 
Prières. 

• • • *v 

■. M. Gérard Bourgie. institu- 
teur à St-Isidore de Prescott, 
*yit de passage à l'Université 
e| fcnn de semaine. 






PROGRAMME POUR L'ANNBE 1W5 - 1934 

11 octobre — SEANCE D'OUVERTURE. 

Discours des membres du Comité Exécutif. * 
31 octobre — DEBAT. 

Sujet: "Nous avons une littérature canadienne''' 
APP. MM: Boult, R. 6; Bélanger, J, Ch., 6. 
NEG. MM Poirier, A., 6; Carrier, R., 6. 
r t Novembre — DEBAT. 

Sujet: "La prospérité du Canada réside plus dans 

l'exploitation minière que dans l'agriculture" 
APP. MM: Patry, E., 6; Major, W, 5. 
NEO. MM.: Martel, P.,-*; Ménard, G., 6. 

14 novembre — CONCOURS. 

Premier concours éliminatoire de diction. 
21 novembre — DEBAT. 

* Sujet: 'Une politique de protection est essentielle à la 
prospérité commerciale du pays". 
AFF. MM.: Duchesneau, J. Ls., 8; Vincent, A. 7 
NEG. MM : Croteau, L., 8; Poirier, J., 8. 

28 novembre — DEBAT. 

Sujet: "Le crédit social est un système applicable 

au Canada". 
AFF. MM.: Patenaude, R., 8; Robert, B., 8. 
NEG. MM: Lacourcière, M., 7; Michaud, G, 7. 

5 décembre — DEBAT. 

Sujet: "La campagne anti-sémtte au Canada est justi- 
fiable et doit être encouragée". 
AFF. MM: Chartrand, O. EPh.; Clément. L. E.Ph. 
NEG. MM Denys, jfc, EPh.; Dubé, A., E.Ph. 

1,42 décembre — DEBAT. 

Sujet: "La Province de Québec devrait adopter le 
^ suffrage féminin". 

AFF. MM: Barsalou, J. P., 5; Racine. A., 5. 

NEG. MM: Larivière, R., 5; Ostiguv. J., 5. 

19 décembre — CONCOURS. 

Deuxième concours d'élocution. 

16 janvier (1936) — DEBAT. 

Sujet: "Le Sénat canadien doit être nommé par 

l'électorat". «• 
AFF. MM.: Beaulne, Y., 6r Bordeleau. 6. 
NEG. MM: Tittley, J.. 6; Legris, A., 6. 

23 janvier — DEBAT. * 

Sujet: "L es temps actuels nécessitent un e dictature et 

non le parlementarisme". 
AFF. MM: Prévost, H., 8; Angers, A., 7. 
NEG. MM.: Fréchètte, R.. 8; Paquette, A., 7. 

6 février — DEBAT. 

Sujet: "On doit encourager l'éducation supérieure de 

la femme". 
AFF. MM.; Gadbois, B., 7fPigéon R, 8. 
NEG. MM.: Picard, R., 7; Bégin, G., EPh. 

1 3 février — DEBAT. ^ _. _ 

Sujet: "Le communisme, abstraction faite de son athé- 
isme, est une forme proposable de gouvernement". 
AFF. MM: Pariseau, B., E.Ph.; Dubé, R., E.Ph. 
NEG. MM: Boulay. G., E.Ph.; Sabourin; E.Ph. 

20 février — DEBAT. 

Sujet: "On devrait abolir l'article 98". 
AFF. MM.: Loïler. Pat., 8; Bigué, Léo, 7 
NEG. MM : Paré, F., 8; Laperrière, M., 7. 

27 février — CONCOURS. 

Troisième concours d'élocution. 

5 mars — DEBAT. 

Sujet: "Maria Chapdelaine reflète intégralement l'âme 

canadienne". 
AFF MM.: Provost, Ch. A., 4; Terrien, L., 4. 
NEG. MM : Villeneuve, Max., 4; Jobin. Victor, 4. 

12 mars — DEBAT. 

SuîetLJ'-'IL serait dans lez intérêts de Terre-Neuve d'être 

Province canadienne". 
AFF. MM: Larouche, F., 5; Léveillé, J., 4. 
NEG. MM.: Rocheleau, R., 5; Rochon, G , 4. 

19 mars — DEBAT. 

Sujet: "On devrait remettre au Parlement canadien le 
pouvoir de modifier sa constitution sans recourir à 
l'Angleterre" 
AFF. MM: WeilBrenner, J. J, 5; Latour, J., 5. 
NEG. MM*: Woods. L., 5. 

26 mars — pEBAT. 

Sujet: "La femme doit se mêler activement à la chose 

publique"? 
AFF. MM.: Latour, Ad., 5; Angers. M.. 5. 
NEG. MM: Lacourcière, M., 5; Renaud, , A., 5. 

2 avril — DEBAT. 

Sujet: "L'immigration est la cause de la dépression éco- 
nomique au Canada". 
AFF. MM: Clavelle, P., 4; Rochon, R.; 4. 
NEG. MM.: Ménard, R., 4; Bureau, Ph , 4. 

23 avril — DEBAT. r^-L. 

Sujet: "Le clergé a fait plus pour la colonisation que 

les laïcs". 
AFF. MM: Boulerice, D., 5; Hurtublse, Ch. 5. 
NEG. MM: Mageau, S., 5; Bigras, J. T., t. 



. 



.» n. 



SECTION JUNIOR 



28 octobre 



SEANCE D'OUVERTURE. 
Alocutions, — Mot d'ordre. 

1 1 novembre — DEBAT. 

"La France nous a abandonnés en IWT. 
AFF. MM.: Laçasse, M., 3A; Lavigne, R., 3A. 
NBG. MM.: Lamarche, R., 3B; Toupin, L., ?B. 
JUGES: Martin, F.; Bourdon J. 
RECITATEURS: Beaulne, G , 2A; Caron, G., 2». 

18 novembre — CONCOURS. 

Concours éliminatoire de diction. 

3 (fécempre — DEBAT. 

HottiTRièt et les Métis étaient justifiable* 4ën s leicr 

révolte". 
AFF. MM : Drolet, R., 3C; DeBlois, G., 3C. 
NBG. MM.: Benoit, R., 3 A; Huot, J., 3A. 
JUGES: Bourgeois J. P., 3B; Martineau, P.. 3B. 
RECITATEURS: Migneault, B., 2C; Guindon, A, 2C 

16 décembre — CONCOURS. 

Deuxième concours éliminatoire de diction. 

27 janvier — DEBAT. 

"La fondation de Montréal fut plus éclatante que celle 

de Québec". 
AFF. MM.: Terroux, J , 3A; Berthiaume. A . 3B 
NEG. MM.: Leduc. C, 3B; Rinfret, J. 3A. 
JUGES: Laurin, W., 3C; Poirier, O., 3C. 
RECITATEURS: Murdock, P , 2B; Pratte. M . 2B 






t 






3 février — CONCOURS. 

Troisième concours de diction. 

10 février — DEBAT. 

pèras de "37-&" furent justifiables Ûans leurt 
révolte" 
AFF. MM.: Francoeur. J. P., 3C.; Legault, C, 3A. 
NEG. MM.: De Cotret. B., 3B; Bourgeois. J. P., 3B. 
JUGES: Fortier, F.. 3.A; Guénette, M., 3C. 
RECITATEURS: Latendresse. M., fcA; Morin, R., 2C. 

24 février — DEBAT. 

"Est-ce Cartier ou Cabot qui a découvert le Canada ?• 

AFF. (Cabot) MM.: Bourbonnais, F.. 3C; Varin, G, 3C. 
NEG. (Cartier) MM.: Beriinguette. V., 3A; Vtenneau, A., 3B. 

JUGES: Closso n, J., 3A; Turgeon, M.. 3C. 

RECITATEURS: Vlau, V., 2A; Joyal, J. F., 2C. 

9 mars —. DEBAT. .. 
-HNous devons plus à Sala b e r ry -qu*ù (TlbervïHê*.' 

AFF. MM.: Bouvrette, P., 2C; Campeau, J. D., 2 C. 

NEG. MM: Lapointe. W., 2B; Leduc, J.,-2C 

JUGES: Biais, J. R„ 2A; Roy, J., 2C. 

RECITATEURS: Beaulieu, E., 2A. Paraa>s, J. C , 2A. 
23 mars — DEBAT. 

"Les grandes villes sont plus avantageuses que les petites* 

AFF. MM: Godard, G., 2C.; Harblc, Dr, 2A 

NEG. MM.: Beaulne, G., 2A; Sauvé. F.. 2A 

JUGES: Cimon, P.. 2B.; Bertrand, Y., 2B. 

RECITATEUR: Potvin. A.. 2A; Harcc, R., 2C. 

29 mars — CONCOURS. 

Concours final de d icti o n: ^ - Programme — Médaille cfdP. 






Pour la langue française 

Suite de la page 237 



I 



d'être ridiculisés. "Tandis que notre éducation nous permet- 
trait de parler à la manière de Molière, de La Fontaine, de 
Bossuet, dit encore Théodore Joran, nous préférons parler 
comme notre bonne ou notre concierge." Et lorsque nous 
aurons terminé nos études classiques, nous parlerons aussi 
mal que ceux qui n'en ont Jamais faites, oubliant que "c'est 
faire du mal aux âmes que de parler improprement" (So- 
crate) . 

A quoi nous décider devant -cette déchéance du bon lan- 
gage? Serait-il encore temps de remonter le courant redou- 
table qui nous entraîne vers le gouffre de la "corruption 
linguistique"? Oui. Détruire le mal en supprimant ses causes, 
voilà ce que nous devons faire. 

A la paresse et à la négligence, opposer un travail ardu 
et persévérant. Lisons les bons nu teurs classiques, lisons "non 
multa sed multum", la plume à la main; étudions notre gram- 
maire: soit dit en passant, c'est le meilleur livre que nous* 
puissions lire. Et ainsi, le travail, tout en nous délivrant de 
notre paresse, vaincra notre ignorance. 

Quant à la lecture de la presse, apportons -y une sage 
prudence et une circonspection avisée: ne lisons pas de ces 
chiffons écrits çn un jargon abominable qu'on ne peut appe- 
ler la langue française, mais choisissons les journaux qui 
s'efforcent de rendre à notre parler son excellence première, 
qui défendent "la langue façonnée par nos ancêtres, poli- 
cée par tant de siècles de littérature, amoureusement ciselée 
par tant d'artistes!" Nous arriverons par ce moyen à nous 
affranchir de la servitude où le mauvais usage des termes 
nous a enchaînés, en ne rencontrant que très rarement de ces 
mots fades, grossiers, impropres ou anglicisés qui ternissent 
l'éclat de notre langage. 

Enfin, opposons à la peur insensée et ridicule de bien 
parler, la légitime fierté d'avoir pour langue maternelle la 
plus belle, la plus douce, la plus glorieuse de toutes les lan- 
gues, la langue française l 

Henri PREVOST. 






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LA 1IOTONOT. 1er NOVEMBRE 19» 




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SÉANCE D'OUVERTURE 

• ._ — ; — 

Le jeudi 17 octobre la Société tient sa première sé- 
ance régulière tous lo présidence dé M. Jeon- 
Jacques Tremblay. 



Comme par les années pas- 
sées, la séance d'ouverture 
consiste dans la présentation 
des officiers' au* membres de 
la Société. 

Remercier les membres d'a- 
voir daigné mettre «leur con- 
fiance en eux pour conduire la 
Société des Débats français 
^u succès et a la gloire, n'est 
'pas le point sur lequel ap- 
puient les membres de l'Exé- 
cutif dans leurs petites allo- 
cutions. Animés d'une ardeur 
raisonnée pour la Société, nos 
officiers avaient plus que cela 
en vue. Ils voulaient commu- 
niquer a tous les membres le 
feu qui les anime, et leur in- 
filtrer l'esprit de la Société. 

Convaincu de sa doctrine, 
l'exécutif étale, dans des allo- 
cutions intéressantes, la gran- 
deur et surtout la nécessité et 
rimportanee cKune Société 
telle que celle des Débats fran- 
çais au sein d'une Institution 
comme la nôtre. 

Nous croyons opportun de 
reproduire ailleurs ces dis- 
cours dans le but de les gra- 
ver dans la mémoire de tous 
les membres. 

Les discours de circonstance 
terminés, le président invite 
les RR. PP. Directeur et assis- 
tant-directeur à parler. Tous 



L. DesgroftçjHers 

Vice-Président. 



• 






_J.\L Bertrand 

^Secrétaire -correspondant 



: 
les deux se montrent très sa- 
tisfaits du bel esprit avec le- 
quel l'Exécutif inaugure la 
nouvelle année académique. 
Le R. P. Morisseau appuie sur 
certains points préalablement 1 
mentionnés par les orateurs et 
affirme qu'il n'arrêtera en rien 
la poussée des membres vers 
le succès, mais qù'Jl secondera 
en tout et partout leurs efforts. 
"Soyez ardents au travail, dit- 
il, je saurai me montrer aussi 
déterminé à vous aider que 
vous le serez à progresser. Ce- 
pendant ceux qui ne voudront 
pas se mettre sérieusement au 
travail ne trouveront pas en 
mol l'ami consolant." Par ces 
paroles, nous constatons que 
notre directeur veut avant 
tout * notre progrès, mais 
aussi notre bonne volonté si 
nous voulons trouver en lui le 
guide avisé, capable par ses 
directives de faire fructifier 
nos efforts. 

Le Président passe ensuite 
à la lecture du programme des 
activités de l'année académi- 
que 1935-1936. 

A la requête du Président, il 
est proposé par M. Léonard 
Roussel et appuyé par M. 
Marcel Lapèrrlère que la séan- 
ce soit levée. 

Aug. VINCENT. 



J.-J. Tremblay^ 

Président. 



nous ce soir, sans doute qu'il 
nous dirait ce qu'il disait ja- 
dis: "Si vous tenez à. connaî- 
tre ce que vaut un homme, 
mettez-le à l'épreuve, et s'il 
ne vous rend pas le son du sa- 
crifice, quelle que soit la pour- 
pre, qui le couvre, détournez 
la tête et passez — ce n'est 
pas -un homme".— Messieurs, 
àpprochéz-vbus avec confiance 
du nouvel exécutif de la So- 
ciété des Débats français, et 
ne passez pas, car il est dé- 
terminé à semer de nouveau 
et avec abondance, Ja terre en- 
core si fertile de rios devan- 
ciers. 

Ne passez pas outre, mes 
amis, car cette année encore, 
nous verrons le- succès répon- 
dre à nos efforts. Qui veut, 
peufc-^-erV nous pouvons tous 
et tous, nous devons vouloir. 
Sachons voir ce que l'avenir 
nous réserve; serons-nous 
prêts à l'affronter? Nous le 
serons en autant que nous au- 
rons été préparés; — or, nous 
serons préparés en autant que 
nous aurons répondu aux sol- 
licitudes affectueuses de notre 
Société de Débats. 

Comment pouvons-nous ré- 
pondre avec magnanimité aux 
désirs de nos directeurs? Com- 
ment pouvons-nous rendre 
avec générosité le son du sa- 
crifice? Il n'est pas ici d'hy- 
pothèse posible: "H nous faut 
bien faire, et faire pleinement 
notre devoir." Se dévouer c'est 
si facile . . _ : pour un bon 

est de former des hommes qui nombre, ce seront des débats; 

aient, l'aisance acquise d'af- mais tous n'en peuvent avoir 



Si Lacordaire était parmi Ce SQlr la société. des Dé- 



bats-français présente son 
exécutif. C'est le début d'une- 
année, année académique il 



Bellefeuille 



Trésorier 
cette première séance • 
hebdomadaire de la Société 
des Débats Français, il semble * 
-déjà exister un grand enthou- 
siasme parmi les membres de 



va sans dire, qui est une nou- notre groupe. A en juger par 



fronter avec honneur une 
foule, qui soient en mesure 
d'affirmer leur personnalité. 
Enfin, la Société veut être un 
lieu d'apprentissage à la res- 
que ce. premier contact ponsabilité que nous réserve 
la jeune armée des Dé- l'avenir: confluire et diriger. 

Ceux qui ont cet idéal 






Au début de l'année acadé- 
mique, c'est un plaisir insoup- 
çonné pour les membres en 
charge de la Société des Dé- 
bats 
avec 

bats français. Cette pre- 
mière rencontre nous cause 
une grande joie puisqu'elle 
nous permet de souffler au 
coeur et à ^esprit de tous le 
mot d'ordre et les grands 
moyens qui nous permettront 
de réaliser l'idéal toujours vi- 
vant des premiers pas! Ces 
moyens et ce mot d'ordre nous 
les laissons tomber dans la 
réunion de ce soir et sur le 
coeur de chacun et nous vou- 
lons qu'ils aient leur écho. 
Formulés et condensés, nous 
les laissons dès ce début d'an- 
née & votre méditation : Esprit, 
travail, ambition. 

Que l'on me permette de dé- 
velopper brièvement ces quel- 
ques mots d'une compréhen- 
sion incroyable dès l'abord. 
Sans devoir à la Société des 
Débats' de longues années de 
formation— et sans vouloir 
entacher l'oeuvre de nos pré- 
décesseurs et diminuer le tra- 
vail accompli, — il nous a fallu 
constater que l'esprit qui ré- 
gnait aux premiers jours de 
son histoire semble , dévier. 
Plus justement, il faudrait 
dire: il semble s'éteindre. La 
responsabilité que j'assume me 
dicte une ligne de conduite 
pour ramener cet esprit qui 
s'éteint. 

Je comprends mal que notre 
Société soit pour plusieurs une 
absurdité et que nos réunions 
aient le caractère de la mono- 
tonie et de l'ennui. Tous de- 
vraient comprendre que la So- 
ciété des Débats français est 
une nécessité, que si elle 
n'existait pas, sa fondation se- 
rait imminente, que son but 



vu la brièveté de l'année aca- 
démique. Alors le sort en est 
jeté; pour les autres, il n'y a 
plus rien à faire que de regar- 
der faire . . . Fausse concep- 



me 

comprennent; je ne leur ap- 
prens rien de neuf. Quant à 
ceux qui ne nourrissent pas 
cet idéal, c'est ce but que nous 
voudrions qu'ils comprennent. 
Lorsqu'on envisage ainsi cet 
esprit, lorsqu'on s'est mis en 
face de ses responsabilités 
futures, je m'explique diffici- 
lement comment il n'y a pas 
d'enthousiasme dans notre So- 
ciété; — comment on prend al- 
lure de grand pénitent, une 
fois les cours finis;— comment 
l'on est pas porté a faire dans 
son sein la part d'activité qui 
nous est dévolue. 

Ne regardons point notre 
Société comme un nom! Ne 
la regardons point comme une 
fin, mais comme un moyen de 
rayonnement personnel, pré- 
lude de notre rayonnement fu- 
tur. Imbibons-nous, si je puis 
dire, de ce que la Société veut 
être. Que chacun de nous soit 
la Société, qu'il l'incarne et 
fasse sien -son esprit. Ayons 
avec elle un contact intime. 
Communions pour ainsi dire 
à ce qu'elle veut donner: 
soyons dans elle et avec elle. 

Partant du principe que les 
succès sont le résultat du tra- 
vail, — je semblerais rabâcher 
de vieilles histoires si j'insis- 
tais sur l'esprit de travail. En 
effet, le travail nous apparaît 
à tous comme un véritable co- 
rollaire quand on saisit bien 
l'esprit qui doit animer la So- 
ciété. Le travail tend à la réa- 
lisation de cet esprit. — Le tra- 
vail exigé, les recherches, la' 



Suite à la page 243 

Auguste Vincent 

Secrétaire r aréhivi8te 
Un vieux proverbe français 
dit: "Qui trop embrasse mal 
étreint," c'est-fc-dire, celui qui 
veut faire trop, ne fait rien. 

Après un mois de prépara- 
tifs, la Société des Débats 
français ouvre ce soir ses por- 
tes avec la résolution de faire 
mentir ce vieux proverbe, qui, 
selon elle, ne peut pas s'ap- 
pliquer à un groupe de jeunes 
gens désireux d'acquérir une 
culture intellectuelle des plus 
complètes et dont l'ambition 
est de faire honneur & leur 



velle course, un nouveau com- 
bat dans la poursuite d'un but 
bien déterminé, d'un idéal di- 
gne d'étudiants catholiques, ce 
but, cet ..idéal, Messieurs, le 
voici;' Vivre notre devise : 
Préparons-nous ! " 

Vous venez d'entendre des 
allocutions qui ont laissé sans 
aucun doute de bonnes im- 
pressions dans vos esprits. On 
vous a parlé du but, de la né- 
cessité- de notre Société des 
Débats, que me reste-t-il à dK 
re qui puisse vous intéresser 
quelque peu? 

Vous faire connaître le pro- 
gramme de l'année voilà ce à 
quoi je~me bornerai. Notre 
programmé n'est peut-être pas 
celui qu'afficheraient les gran- 
des Sociétés, mais pour cela, il 
n'est pas moins vaste, intéres- 
sant et instructif. . 

Problèmes sociaux, écono- 
miques, politiques ou natio- 
naux constituent les sujets à 
discuter et à débattre. 

Problèmes sociaux parce 
qu'il importe de plus en plus 
de nos jours de posséder des 
idées justes, des connaissances 
précises sur les questions so- 
ciales qui passionnent aujour- 
d'hui les esprit, telles: le com- 
munisme, abstraction faite de 
soir athéisme, est-il une forme 
proposable de gouvernement? 
— Devrait-on appliquer au Ca- 
nada le système du C rédit So- 
cial? — La campagne anti-sé- 
mite est-elle justifiable et 
doit-on l'encourager? Ce sont 
là des questions auxquelles 
répondront les orateurs au 
cours de cette année. 

Problèmes économiques qui 
ne manqueront certes pas d'in- 
téresser ceux qui suivent le 
cours d'économie politique: La 
prospérité du Canada réside - 
t-elle plus dans l'exploitation 
minière que dant l'agricultu- 
re? — Wne politique de protec- 
tion est-elle essentielle à la 
prospérité -commerciale du 
pays? — L'immigration est-elle 
la cause de la dépression au 
Canada? Sujets tout à fait 
instructifs pour peu qu'on les 
étudie bien. 

Problèmes nationaux ou po- 
litiques tels: Le Sénat cana- 
dien devrait-il être nommé 
par l'électorat? — LedParle- 
ment canadien a-t-il le pou- 
voir de modifier sa constitu- 



l'asslstance de ce, soir, il y a 
présage d'un réel succès pour 
l'année académique qui com- 
mence ses activités. En effet, 
nous avons raison de nous 
sentir ranimés, ce soir, par ce 
que nous sommes, dans le lléù 
qui évoque peut-être les plui" 
heureux souvenirs de notre 
vie collégiale. C'est bien dans 
cette salle spacieuse que se dé- 
roulaient, à peine -* quelques 
mois passés, les scènes- 
joyeuses de nos premiers ébaU 
dans Tart oratoire. 

Il y a une vieille maxime 
d'un certain Channlng qui 
nous dit ces mots: "Acquérir 
une certaine facilité de parole 
devrait entrer dans tous les 
plans d'éducation personnel- 
le". 

Tel a toujours été, Messieurs, 
le but ultime de notre 8ociété. 
Toutefois dans cette acquisi- 
tion de parole il y a sûrement 
nombre de précautions à pren- 
dre. Envisager dés le début les 
plus .hauts sommets, je doute 
fort où cela pourrait nous con- 
duire, et Je pense en ce mo- 
ment au grand désappointe- 
ment de la petite Perrette au 
pot au lait. Marchons plutôt 
sur les traces du sage Cicérorr 
qui nous donne le précieux 
moyen pour arriver à un but. 



Suite à la page 244 



:. 
■ 



race. 

Messieurs, la Société des Dé- 1 tion sans recourir à l'Angle- 
bats, c'est vous, et c'est & vous terre?— Le suffrage féminin 
qu'incombe la tâche de faire | doit-il être adopté dans la 



Suite à la page 242 



mentir le dicton. Ce n'est pas- 
par fantaisie que la Société a 
tracé un vaste programme, 
c'est afin de donner l'avan- 
tage à un plus grand nombre 
de profiter des bienfaits dont 
elle dispose. La Société suivra 
avec succès l'intinéraire qu'elle 
s'est tracé à condition que 
vous, Messieurs, compreniez 
qu'elle travaille avant tout à 
votre formation, c'est là 6on 
but unique. 

Notre Société est formatrice 
parce qu'elle nous habitue à 
la parole publique, nous pro- 
cure l'occasion d'étudier des 
questions à fond et nous ins- 
truit sur les grands problèmes 
d'actualité. T 

La faculté d'adresser la pa- 
role est une formation que 
I tout homme cultivé doit pos- 

' ... . !" - — 



province de Québec? Ces ques- 
tions politiques ou nationales, 
maintes fois débattues dans 
nos Parlements, auront encore 
l'occasion de soulever l'Intérêt 
ici à la Société des Débats. . 

Messieurs, c'est là la partie 
essentielle du programme. En 
outre, comme par . les années 
dernières, la Société fou rnira à 
ses membres l'occasion ' de 
mettre à Jour leurs talents, 
soit dans les concours de dic- 
tion, soit encore dans la pièce 
annuelle et les soirées intimes, 
avis donc à tous les membres. 

Quelle sera donc notre tâche 
pour que cette année soit une 
année de succès et de triom- 
phe? B nous faudra, Mes- 
sieurs, travailler ensemble, 
lutter ensemble, apporter une 
préparation soignée dans tous 



"Fernancl Laçasse 

Premier conseiller 

Sans préambule, j'en viens 
immédiatement au sujet; je 
vais traiter de l'histoire de la 
Société des Débats français de 
l'Université. 

On peut dire que la Société 
des Débats mérite de passer. 
à l'histoire non seulement par 
son ancienneté, mais aussi par 
la gloire qui a si noblement 
couronné ses efforts. 

La Société des Débats fran- 
çais de l'Université d'Ottawa 
fut fondée en 1888 par Son 
Excellence Monseigneur Adé- 
lard Lange vin, archevêque de 
Saint-Boniface, alors profes- 
seur à l'Université. Depuis 
longtemps, une société de ce 
genre s'imposait dans cette 
institution. 

De 1888 à nos jours, la So- 
ciété s'est maintenue dans un 
état d'activité toujours gran- 
dissant; elle a su pousser de 
l'avant et cela, grâce • 
à ses (!'' .-dés directeur?. >v 
la tâche né fu- pas ffictlej 
dès les débuts, le vénéré fon- 
dateur se heurta à bien des- 
difflcultéS, comme cela arrive 
à toute oeuvre naissante. Cé* ; 
pendant, le grand talent de 
directeur que possédait le bon 
Père Lange vin eut vite raison 
de ces revers et sut menu- ia 
Société triomphante à bonne 
fV>. 

La Société a toujours, c'-anr 
le passé, puisé ses sujets de 
discussio n dans v;. -dolre du 
Canada et les questions ac- 
tuelles, ce qui expliqua* l'inté- 
rêt qu'y portaient les anciens. 
Il est assez difficile de ré- 
sumer toutes les activités et 
la Société depuis sa naissance, 
de nommer tous ses anciens 
présidents et directeurs, car 
vous savez déjà leur dévoue- 



SuJte à 1» page 243 Suite ,* ta pcfe 244 



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Suite à la pape 244 



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LA ROTONDF. 1er NOVEMBRE tftst 




mm 



S ANCIEN* DE I TINIVI BSI II D'OTTAWA 
AUX DERNIÈRE* ÉLECTIONS 





RUSSELL 



L'Université d'Ottawa 



OTTAWA-EST 









ALFRED GOI 

du comté de Russell. 
int le diplôme du Cours 
rcial à l'Université en 
En 1922, il fut élu fi la 
libre de Toronto et en 
à Ottawa, n représente 
até de Russell à la Cham- 
ps Communes depuis 

dite. 
iand à Bourget. 









E.-R.-E. CHEVRIEH, 

Député d'Ottawa. C'est en 
1Ô00 qu'il s'inscrivit à l'Uni- 
versité d'Ottawa et y passa 7 
années. H fut élu à la Cham- 
bré des Communes une pre- 
mière fois en 1921, une secon- 
dé fols en 1926 et représente 
la ville d'Ottawa depuis. 



mf r- -*" 






WRIGHT 



QUINZE ANCIENS BRIGUENT LES 

SUFFRAGES, HUIT SONT ÉLUS cochrane 



*T 



BON AVENTURE 









M. F.-W. PERRA8 

pute du comté de Wright. 

| entra à l'Université d'Ot- 
i en 1888. Il fut élu dans 
,tt en 1925 et représente 

|<omté aux Communes de- 
date. 

ommerçanv, de bois et mar- 
na à Grâce field. 

STORMONT 



A la dissolution des Cham- 
bres nous comptions cinq dé- 
putés dans le Gouvernement 
Fédéral. Un sixième, M. Ar- 
mand Lavergne, vice-prési- 
dent de la Chambre, est décé- 
dé quelques mois auparavant. 

Les cinq députés sortant de 
charge se sont présentés de 
nouveau devant l'électorat, et 
tous les cinq ont été réélus. 
Ce sont: L'Honorable Charles 
Mardi, LL.D., C.R., dans Bo- 
naventure, Que., M. Edgar 
Chevrier, C.R r , dans Ottawa- 
Est, M. F. W. Perras dans 
Wright, Que., M. Alfred Gou- 
let dans Russell, Ont., M. J. A. 
Bradette dans Cochrane, Ont. 

Le sort en a aussi favorisé 
trois autres: M. L. Chevrier 




HON. CHARLES MARCIL, 
LL.D., OR. 

Député du comté de Bona- 
venture. Il "était élève au Col- 
lège d'Ottawa en 1872. L'Uni- 
versité lui décerna le titre de 
Docteur en Droit en 1908. Il 
est député depuis 1900. En 
1905, il est vice-président des 
Communes et président en 
1909. C'est le doyen de la 
Chambre des Communes. 






dans Stormont; Qht., M. Char- 
les Parent dans Québec - 
Ouest-Sud, et M. W. R. Mc- 
Donald dansN Pontiac. 

Nous aurions aimé voir tous 
nos candiats sortir vainqueurs, 
mais dans trois comtés la 
chose était impossible puisque 
la lutte se faisait entre deux 
anciens. M. Lionel Choquette 
dans Ottawa-Est, M. Noël 
Beauchamp dans Wright, et 
M. A. P. Murtagh dans Coch- 
rane. Les quatre autres can- 
didats défaits sont: M. Ro- 
land Provencher dans Drum- 
mond-Arthabaska, M. Hector 
Grenon dans St-Hyacinthe- 
Rouville, M. Louis Auger dans 
Prescott et M. Salter Hayden 
dans Toronto-St-Paul. 




M. JOSH'H BRADETTE 



Député du comté de Coch» 
rane. Il s'inscrivit aux cours 
"extra-muraux" de l'Universi- . 
té et obtint le diplôme qui lui 
permit de s'enregistrer à Os- 
good Hcll. D est le représen- 
tant du comté de Cochrane 
aux Communes depuis 1926. 
Marchand à Cochrane. 



PONTIAC, 



^ LIONEL CHEVRIER 

nouveau député, M. Che- 
* est né à Cornwall. Il a 
p ses études aux éeoles lo- 
à l'Université d'Ottawa. 
[«toiTereité- de Toronto. Il 
H avocat en 1929: H a 
ae depuis lors à Corn- 
. . ' « 






r* 



M. W.-R. MCDONALD 



Député a> la Législature de 
Québec, il démissionna pour 
briguer les suffrages du com- 
té de Pontiac au Fédéral. 












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Le rang de la 
inueique dans 
les Arts 



Ou compte généralement 
cinq arts, c'est-à-dire, cinq 
manières de produire le beau 
au dehors et de le faire ad- 
â mirer: la poésie, la musique, 
lu peinture, l'architecture et 
la sculpture. Dans cette énu- 
mération, il s'agit de connaître 
quelle place revient à la mu- 
sique. 

La classification des beaux- 
arts est l'objet de plusieurs 
opinions, Je le sais; mais celle 
de l'abbé P. Vallet, p.s.s.. dans 
son "Idée du beau dans la phi- 
losophie de saint Thomas d'A- 
quin" me semble une des plus 
logiques. Selon ce dernier ou- 
vrage, c'est la poésie qui tient 
le premier rang, puis vient la 
musique. Mais, nomme ajoute 
l'auteur, les raisons qui clas- 
sent ces deux arts sont telle- 
ment subtiles que, somme 
toute, nous pouvons dire qu'ils 
occupent tous . les deux le 
même degré ou mieux que} la 
musique est la soeur de la poé- 
sie 

La musique, dit Vallet, "est 
par excellence l'organe du sen- 
timent, et elle le rend avec 
une intensité d'énergie dont 
la peinture n'approche pas et 
qui surpasse la poésie elle- 
même; en un instant, elle agit 
sur des masses d'auditeurs, 
elle remue, elle ébranle, elle 
enivre, elle transporte". Est- 
ce que vous-même, cher lec- 
teur, vous n'avez pas été quel- 
quefois ému par une suave 
mélodie, ne vous ètes-vous ja- 
mais senti enlevé par un 
thème brillant, n'avez-vous ja- 
mais ressenti des joies incom- 
parables à l'audition' d'une 
oeuvre musicale sortie du cer- 
veau d'un génie? Si oui, vous 
lêtes un privilégié; sinon, Je 
jrous exhorte à en faire l'ex- 
périence. 

Outre cette qualité d'expres- 
sion, cet art p o ss èd e une autre 
merveille: 11 peut représenter 
ce qu'il est impossible d'en- 
tendre; avec des sons, il peint 
le calme de le nuit et la paix 
du sommeil; par le mouve- 
ment, il fait naître l'idée du 
t>epos; par le bruit, il exprime 
lé silence. 

De ces quelques considéra- 
tions, -nous déduisons sans 
peine la conclusion que tout 
homme cultivé et complet doit 
«avoir goûter, d'une certaine 
manière, les beautés réelles 
£ue contient la musique, la 
{Véritable musique. J'ose même 
dire que tous devraient faire 
un effort pour se détacher de 
bette perversion de l'art, le 
jazz, qui excite et fatigue les 
nerfs et nous rend inaptes A 
comprendre les oeuvres im- 
mortelles des génies musiciens. 
Je sais que des adversaires 
acharnés de cette dernière 
Idée se dressent devant moi. 
A ceux-là, je pose cette ques- 
tion: Vous sentez- vous meil- 
leurs, après l'audition d'une 
pièce de jaaz, de jaxs insigni- 
fiant dans. toute la force du 
mot? Vous connaissez la ré- 
ponse qu'ils feront s'ils sont 
sincères; et alors, Je leur di- 
rai que mol et tous ceux qui 
pensent comme moi, nous 
"" trouvons dans la bonne musi- 
que un art délicat qui procure 
un repos plein de charme,, un 
plaisir sans pareil pour l'es- 
prit et pour le coeur. De quel 
troupe et es -vous ? Choisisses, 



Le CKnéma. 



La nouvelle 
saison 



U est difficile de prévoir an 
juste ce que sera la saison ci- 
nématographique qui s'ouvre 
ees jours-ci. Les producteurs, 
les distributeurs et les exploi- 
tants nous ont fait des rap- 
ports très encourageants sur 
l'activité des studios et, en 
même temps, ils nous ont fait 
de belles promesses. Gardons- 
nous bien toutefois de nous li- 
vrer tout de suite à .l'optimis- 
me. Tous les ans, à l'aurore de 
la saison nouvelle, ces Mes- 
sieurs nous confient de nom- 
breux projets qui échouent, 
grâce à la bêtise du grand pu- 
blic, qui, hélas! exerce sur le 
cinéma une lourde dictature. 

On parle beaucoup de la 
'Renaissance" du cinéma 
américain: il était temps 
qu'elle se produisit. Hollywood, 
parait -il, reprend une vie nou- 
velle avec le drame shakes- 
pearien et l'opéra. Le fait im- 
portant est évidemment l'en- 
gagement de Max Reinhardt 
par la Société Warner. Le cé- 
lèbre metteur en scène a déjà 
terminé son premier film, "Le 
Songe d'une nuit d'été": nous 
le verrons sans doute bientôt 
sur un de nos écrans. Pour ce 
qui est des productions musi- 
cales, elles seront pour le moins 
interprétées par des artistes 
d'opéra bien connus: citons 
MM. Jan Kiepura, Lawrence 
Tibbett, Nino Martini et Mmes 
Grâce Moore, Lily Pons, Ola- 
dys Swarthout et Ernestine 
Schumann -Heinx . 

Dans les studios britanni- 
ques, on nous' dit qu'il y eut, 
ces derniers mois, une activi- 
té prodigieuse. Les Anglais ont 
pourvu de contrats une foule 
d'artistes et de techniciens cé- 
lèbres, et promettent de nous 
envoyer, au cours rie cette sai- 
son, plusieurs films de grande 
classe. Ils ont fort bien débu- 
té: on ne volt pas tous les 



An Juniorat. 



FANTAISIE 



H est huit heures du soir 



LE COIN DV POÈ' 



PAG1 DES ANCIENS 



"Poète, prends ton luth, c'est moi, ton imi 
Ecoutes, poètes, c'est la voix de ... . "La 
qui appelle! Jeunes poètes, montes au Parnasse 
dans notre étude au Juniorat , Nourrissons de la Muse, abreuvez-vous à rambroisû' 
Une lumière fatiguée * # écrasej TOUS ^rse, et enivrés de la divine liqueur, confie» î 
sur les pupitres vernis ou s'a- Ters immortels, ces mille voix qui grondent en vous 

un choeur. J^ 

Ce petit coin de "La Rotonde", c'est le votre; 
chanter. "La Rotonde" Innove dans ce domaine: elle 
donner aux jeunes talents, à la bonne herbe qui pousse 
casion d'apparaître au soleil. Agacez les Muses, jeuaei 
manlstes! 

"La Rotonde" vous rendra immortels! 

U» ATTRAITS Dft LA POfcSUC 

les r mu il— trti ém 

tes grands nuaoa«rs ém tassas i ls Bl as a s»; 

d'autre part. 

est Afrique, aap a rcr aa 




chaînent A penser cent élèves, 
tous plus intelligents les uns 
que les autres ... La journée 
a dévidé son éc ne veau mo- 
notone d'Incessants et labo- 
rieux devoirs, et sur tout ce 
brouhaha collégial, l'automne 
a jeté sa vieillotte grisaille. Un 
silence studieux règne. Toute 
la vie grimpe au cerveau, la 
réflexion bâillonne toutes les 
bouches: on est carpe pen- 
sante. 

Regardez besogner l'animal 
studieux. 

Un élève d'élément se livre 
à un travail intellectuel "ou 
le corps a plus de part que 
l'esprit". Celui-ci. tout heu- 
reux de la rencontre d'une dif- 
ficulté, s'empre ss e de distraire 
son voinsin qui n'attendait 
que cela. Et la-bas, à l'avant, 
s'agite tout un petit monde 
aux frimousses remuantes et 
distraites, un peu badaud, tra- 
vailleur à ses heures et ingé- 
nument sérieux. Reculons au 
milieu de l'étude: Messieurs 
les étudiants à l'Université! 

Voici que nous franchissons | fronts ont penché, lourds de ciété est attachée par Hca 
le port assuré de la dignité. j pensées ou de digestion. ! liens au trophée du 
Les programmes se congés- "Tranquillitas magna". On | Villeneuve et & celui de 
tionnent, les fronts se plissent, s'entend réfléchir. Et sur ces, Canada: le premier poor 
Les destinées ébauchent leur silences, le temps égrène ses! voir déjà possédé dan» 
troublante énigme: on sera minutes laborieuses. murs,— le second pour l'i 

poète ou philosophe . . .• les H est huit heures du soir encore' chez nous. Si le 
poussives périodes s'arrondi- dans notre étude du Juniorat. loppement personnel 
ront ou les raisonnements s'é- 
tendront à perte de vue . . . **Et 
moi aussi je suis penseur" s'é- 
crira celui-ci, tout étourdi par 
une pensée qu'il croira neuve, 
mais voici que bientôt "Vani- 
tas" ... ou "Nlhil nolr^. . . 
viendront doucher son en - 



pesgroseillers 

te P fc ** 

^îfreste encore pour 
, un devoir agréable et 
^le à remplir, celui d'é- 
jTattentivement les ora- 
l tout en cueillant les 
ffrjits qu'Us échappent. • 
lins diront: "Cela prend 
ft-vail, cela demande de 
-N'oublions pas que 
e est une longue pa- 
rt". Une chose reste à la 
I ft notre Société pour ce- 
J s'y dévoue, chose que 
oublions trop souvent, 
_Et cela à savoir que 



Ncfa échanges 



Le baron de 

Morris décédé 

J .in I Sous cette rubrique, nous 

Le baron de Morris, qui fut!"** ** q ÎÎÎÇ?* s % UII î Ûe& !f' 
premier ministre de Terre- tlc ^ des différent» ; journaux 

Neuve pendant plusieurs an- g* no ^ rec ST S -f C8 ^!î 
,^. „ JT ^^A-Jl ,. «-„.~L Universités. Cela nous permet 
nées, et Pendant la Grande rt ,^ nip rtpç „, 1îltw , a i, irftl<kS 

Guerre, est décédé à l'âge de 

70 e ans. Lord Morris se retira 

de la vie publique en 1918 et 

fut alors créé baron. U était 

malade depuis longtemps. Son 

fus, Michael-illiam Morris, 

né en 1903, lui succède comme 



d'avoir des relations amicales 
et des échanges d'idées entre 
étudiants. C'est un service qui 
a produit d'heureux effets jus- 
qu à présent et nous le conti- 
nuons encore cette année. 



CONVENTUM 1920-1935 



Joyeuse réunion. — Lionel Chevrier, M.P., élu 
aident. — Nouveou conven*um en 1940. 



tvea accents 4c U roi* caressante. 

iaoaaa— I dam ■<» coeur attendri 
Tu» laaumge r ëi'sa» me captive et m'enchante. 
Je me laisse emrercr de son charme béni. 

tenter, paurre coenr. la pnre poésie. 
Dca malheureux morte U, bonheur mystérieux; 
Laissa là les chnglna, les peines de la vie. 
Pour >onlr. éperda, d'un avant -coût des ciens. 



travaillerons pour notre 
H propre: ce n'est pas 
[J des lauriers sur la tète 
otre voisin que nous pel- 
i tu développement de nos 
dtlons naturelles. Aussi, 
[jSendoris pas rendre un 
ilee lorsqu'on nous deman- 
j de répondre- au^aerlf ice 
nous méprenons pas et 
_ comprendre que tout 
nous incombe d'abord, 



Que nos lecteurs éloignés, 
ne eniw», nu «iccenexorame redacteurs de différentes pu- 
second baron de Morris. Lady blicationa universitaires, * qui 
Morris, née Isabelle Legallals, ne font fencore aéchangC s 
est décédée l'an dernier. Une 
fille survit au baron défunt. 



avec nous et qui le désire- 
raient, nous envoient sans re- 
tard une copie de leur Journal 
et nous nous ferons un devoir 
et un plaisir de leur répondre 






EUGCNE MASCOTTE. 

tMT. 



Edward -Patrick Morris na- 
quit à 8t-Jean de Terre-Neuve 
le 8 mai 1859, fit ses études, 

au collège de Bonaventure et et de les accueillir en frères 
à l'Université d'Ottawa et fut dans notre grande famille, 
appelé au barreau de Terre- "SMAD", voilà un nouveau 
Neuve en 1885. A moins de Journal dont nous accusons ré- 
30 ans, M. Morris fu^lu dé-'fHfwi; un autre organe de 
puté à rassemblée Législative l'opinion de * l'étudiant qui 
. Se Terre-Neuve et était faites vient du collège univer- 
^ reflète ensuite sur la| ^e .du n ^. = !^J^SS 

^&iïL tous^et! g% y n% n r^^^ 

cun colaborer.-La Société ^e à Ottawa afin de discuter j* ^^ ££ *£*£*£ 

Débats français forme un la auest ion de l'entrée HSfwfflîaSiS&ï 

it solide, en elle pas de di- Terre-Neuve dans la Confédé- «■ re ?^ ^uï^Sde «"- 

*.la vie de ses membres ration . Us négociations n'a- \™£!*g gS^^fS 

boutirent à rien cependant. \ Iorm&t que la «.Rotonde" «ft ron prétende qu'il prêche une 
En 1538, M. Morris abandon- J est imprimé sur papier glacé, j doctrine nouvelle. 



On se disait alors: "Quinze 
ans, c'est amplement de temps 
pour faire la conquête du 
monde". La conquête, quoique 
encore inachevée, jetait pour- 
tant suffisammen t mmanu rée 
pour que le 24 octobre ^'Alma 
Mater vit accourir vers elle 
se* "petits loups" du conven- 
tum de 1920. C'étaient Ray- 
mond Baillot, Ernest Beuglet, 
Arsène Charlebois, Lionel 
Chevrier, Joseph Couture, Gé- 
rald Dupuis, Rodolphe Gen- 
dron, Henri Goyette, 
Emile Lafranoe, Henri 
zon. Roméo Lefaivre, Paul 
Marchand, Oscar Martin, Fer- 
dinand Racan ..Arthur Renaud, 
et Gaston Vincent. 

A midi, U y eut réception au 
réfectoire des élèves: brouha- 
ha, acclamations, discours. 
Dans l'après-midi, on préfé- 
ra l'Oval à l'excursion à la 
Blanche. Au cours d'un vif 
combat, notre intercollégiale 
porta deux fois ses couleurs 



Ldyt 






[ja propre vie ; ces derniers 

Bit être actifs, sinon c'est 

itard. Il en est ainsi d'un 

dont on a coupé l'une 

[branches: c'est un peu la 

I de tout l'arbre que l'on a 

lié; c'est pourquoi nous le 

^vieiller, mourir quelque 

Qu'il n'en soit pas ainsi 

r Société qu'il n'y ait 

de membres inaetifs pour 



L'auteur ne veut pas que 



A son parti sur un vote rela- H se caractérise par la gaieté, ' prétendez le contraire du 
ment au contrat de la com- j l'humour et les traits d'esprit. ! vous n'êtes p 



tisse la trame de nos jour- 
nées d'étudiants. Quelles sé- 
ries de longs tâtonnements, 
de tension continue, d'innom- 
brables efforts pour édifier 
cette oeuvre qui ramassera 



thousiasme et retremper notre toute une vie d'énergie en un bonnes idées, Je sais que 
vertigineux philosophe dans le relief puissant. . 



Il me sembla, à ce moment, 



que le Christ assistait à notre tes: Je les laisse vous dire 



sens Inflexible des valeurs. 

Notre promenade nous a 
, menés à l'arrière de l'étude. Un 
22 ^f roduction f 32W élève de Belles-Lettres s'achar 

^-£££ttm^&£&** m » timMi^lemejmelkeJai laborieux et par sa 
John Buchan (S. E. le baron de Chimie (3cience foUe> où grande loi du travail chrétien. 



tâche journalière, l'ennoblis- 
sait par l'exemple d'un Naza- 



trophées un but 
Avec ces deux trophées 

xpôles d'attraction, oov 
doutons point de la 

'de nos activités. 

N'ayant pas monopole I 



autres membres de 11 
vous en apportent d'f 



Tweedsmuir) . 

Le film parlant anglais, tant 
d'origine britannique qu'amé- 
ricaine, semble donc merveil- 
leusement en progrès. Cela 
est bien, mais n'oublions pas 
qu'il est privilégié, celui-là: il 
est assuré à l'avance d'une 
rjlace sur notre*marcr±é. Tel 
n'est pas le cas du film par- 
lant français. 

La production cinématogra- 
phique française, on nous as- 
sure, est toujours excellente, 
malgré les déboires financiers 
que connaissent la plupart des 
sociétés. Celles-ci ont promis 
de donner, cette année, un 
aussi grand nombre de pro- 
ductions que possible. Les 
compagnies distributrices 
françaises au Canada pourront 
donc effectuer, comme par le 
passé, d'importantes sélec- 
tions. Mais, bien que cela ne 
s'explique pas, notre public a 
été jusqu'ici très peu sympa- 
thique au verbe français. Après 
quatre années d'efforts soute- 
nus pour que "le succès soit au 
Film de France", chez nous 



en réfléchissant sur cette 
pensée d'un connaisseur: "Le 
musique est un coup d'aile 
vers l'idéal, une envolée .vers 
la beauté". 

Léandre ÇEKV08T 



il n'a marché jusqu'ici que par 
association d'idées.) Les lois 
lui échappent comme le temps 
qu'il perd à regret; il lève les 
yeux vers le cadran ironique 
et soupire: "Ah! si je puis me 
réserver un petit quart d'heure 
pour mon esprit de finesse 
. . .!" Un rhétorlcien s'es- 
souffle après le pathétique di- 
rect. Promenez un regard cir- 
culaire. Tout le Juniorat tra- 
vaille. Certains creusent des 
problèmes en fixant le plafond. 
Inoffensive ironie! Quelques 



Et notre terrible quotidien 
m'apparut l'école souveraine 
de sacrifice et de science, celle 
qui enseigne à vivre puissam- 
ment et qui apprend à tenir, 
plus tard, dans nos doigts 
consacrés la croix du mission- 
naire comme la plume du sa- 
vant. 

Gaston MORISSETTE. 



comme dans la province de 
Québec, les exploitants locaux 
ont été contraints à l'aban- 
donner. Je sais toutefois que 
la salle (à Hull) qui a inau- 
guré le cinéma français en 
cette région et qui a eu la 
primeur de presque toutes les 
productions, doit faire bien- 
tôt un nouvel essai de pro- 
grammes français. Nous en at- 
tendons le résultat avec impa- 
tience. 

Le jour où nos concitoyens 
de langue française décideront 
de protéger le film parlant 
français, tout en s'intéressa \t 
slls le veulent aux oeuvres du 
cinéma anglais qui en valent 
la peine, nous serons assurés 
d'une saison remarquable. 

Jenn-Charlet TAS3S 



: 



J.-J. Tremblay 

Suite de la page 340 



lutte, la Société s'en moque 
enfin! Ce travail, ces recher- 
ches, cette lutte, c'est pour 
vous: voilà une fin! 

Le travail est à la base des 
grandes réalisations. Ne per- 
dons point ce principe de vue, 
dans notre petite vie. C'est la 
loi universelle: c'est la nôtre. 
Se dérober aux travaux de la 
Société, c'est obéir à un désir 
de farniente condamnable. La 
Société des Débats français 
vous ouvre un champ d'ac- 
tion: ne dérogez pas à ce que 
vous dicte votre Idéal et votre 
intérêt et répondez généreuse- 
ment: * ~T~ 

D'ailleurs, ce travail n'est 
pas sans rémunération. Les 
succès, ajoutés à la satisfac- 
tion personnelle, de l'effort 
intellectuel, peuvent payer 



qu'ils ont rêvé eux aud 
grand pour les Débats- 
çais. 

Les mots d'ordre que ]e i 
nais au début, je les 
Esprit: voilà le résumé 
année que l'on veut froc 
devenir, chacun de nous, 
jalon constructlf. Tr 
moyen indispensable pouri 
User cet esprit, si chéri 
fondateur. Ambition: ce 
récolte abondante que l'oni 
ticipe après un printempil 
borieux, récolte qui sera 
nous le symbole de notre 
van et de notre culture, 
trophées qui serviront à 
très générations d'exempte! 
de stimulant. 



M. Rodolphe Gulbord 
élu président de la 
Notre-Dame de le 
aussi abondamment. Notre So- Saint-Jean -Baptiste dW« 



M. Percy -Charles Ber 

jeune et populaire avocat i 

lexandria. Ont., vient di 

nommé magistrat junior 

district numéro 12, 

nant les comtés de St 

Glengarry, Prescottet 

Le Magistrat Bergeron 

benjamin des magistrat* i 

province, n'étant âgé q«* 

27 ans. 

• ♦ • 

M. Charles Bruyère, j< 
liste au "Droit" a été 
vice-président du Club 
Journalistes d'Ottawa. 






lire, que chacun y ap- 

un peu dé lui-même, et 

alors que nous nous 

aérons, débordants de vie 

[confiants dans l'avenir. • 

tagiiste Vincent 

[Suite de la page 340 



tivement au contrat de la com- 1 rnumour et les traits a esprit. : vous n'êtes pas de votre temps 
pagnie de chemin de fer Reid Rempli de vie, il possède par- et vous n'examinez pas atten- 
de Terre-Neuve et forma le j faitement une note jeune et tivement ce qui se passe a cô- 
parti libéral indépendant dont , étudiante. té de vous. 

il fut le chef jusqu'en 1900, | QUFENS JOURNAL cet article nous fait aomi- | i B prochaine réunion à l'année 



à l'arrière des buts du Loyo- 
la. Le triomphe final rappela 
l'enivrement de ceux (1er an- 
ciens jours. 

L'heure du souper nous réu- 
nit de nouveau au réfectoire 
des Pères où les R. P. Econo- 
me nous avait servi un co- 
pieux repas des mieux apprê- 
tés. Et puis, les forces étant 
refaites, sous l'oeil bienveil- 
lant du R. P. Alphonse Pelle- 
tier, notre président honoraire, 
on procéda à la lecture des 
Chs- 1 messages envoyés par ceux qui 
Lau-l n'avaient pu assister; mais qui 
néanmoins s'unissaient inti- 
mement à la fête. Tout natu- 
rellement on eut une bonne 
pensée pour les disparus: les 
Pères Guertin et Lajeunesse. 
les camarades Paul Desmarais 
et Angers Yiau. Sur proposi- 
tion de M. Gaston Vincent 
appuyé par Ernest Beuglet, il 
fut décidé que cinq messes de 
Requiem seraient offertes pour 
le repos de l'âme de nos chers 
défunts. Afin de parer, à l'ave- 
nir, à tout retard en cette ma- 
tière, sur propostion de l'abbé 
Lefaivre appuyé par le Père 
Racan, il fut accepté, qu'adve- 
nant un décès, chaque con- 
frère dira ou fera dire une 
messe pour le repos de l'âme 
du défunt. 

Après avoir fixé la date de 



\ 



inée où il fit patfie du cabi-l A l'occasion de la réouver- ' rer davantage le spendide 
net de M. Bond, plus tard Sir, ture des cours à l'Université travail social accompli par 



1£40, on procéda à l'élection 
des Placiers. Le scrutin révé- 



J essaie d éteindre ce travalli but premier de notre « — , „»,•« «^w— » w - .. „ ,„« «-- . .„«.«■ *-^~. 

obscur, menu, banal dont se! faisons de l'acquisition deV de membres mactus pour „ ' Qg M Mor . Q Uee n's M. W.-H. Fyfe, prin- toutes nos jeunes filles dans la i es noms suivants: 

iéWiî— " '" retard; mais, au nywi\, du ■ , ,1,^^ rinni rt vire-chancelier. ' i*„ r »vanri rôle d'aoôtres. Pr*siri#»nf Idonel Cl 



ris devint premier ministre ; cipal et vice -chancelier, 
comme chef du parti du peuple s'adresse ainsi aux nouveaux 
et prit sa retraite en 1918. venus de toutes les 'acuités^ 
et vi »v o« WeJcome U» Qoecn**. I hop* y«« 

—=——================== | will préserve aU that U sonnd in 

îhr tradition* whfch hâve been 
toitt ap since our royal charter 
was reccived in 1841 and th*t a? 
yaar energv and inteUigence yoa 
will add to the famé of Qaeen's. 

Remember that you carry witta 
you, wherever you ro, the good 



tique les moeurs oratoires, et 
enfin à extérioriser vos pen- 
sées avec tact et convenance. 



leur grand rôle d'apôtres. 
'L'ASSOMPTION" 
Adieu les beaux jours 



de: 



PtésideriU. Lionel Chevrier, 
Vice-prèident honoraire. Er- 
nest Beuglet, 
Vice-président: Oscar Martin, 



vacances que vous avez passes gç^^,^. Rodolphe Gendron, 
avec la nature enchanteresse. 



C'est septembre! Chacun va 
dans un coin retiré de la mai- 
son chercher les livres aban- 
donnés il y a deux mois et 



1er conseiller: Paul Marchand, 
| 2e conseiller: Henri Goyette, 
î 3e conseiller: Arthur Renaud, 
1 4e conseiller: Gaston Vincent. 
Et la gaieté et l'entrain re- 



revient à la "maison qui aimei prIrent }euI droit . Le lende- 
se, qui l'entoure, qv : | in> avant de se disperser, on 

se réunit au pieu de l'autel où 



La Société est formatrice en 
r ce qu'elle nous habitue à étu- 
Comment dans nos' dier des questions à fond. Né- nm ^/! ^ ei j s n, s ^ ssent aus . I la jeunesse, qui 
j modernes, à une époque cessairement, celui qui veut ^^^ étudiants de le soigne, qui la forme. 

avide de discours que la! faire son débat d'une façon "■"JJL d'Ottawa Souve- Voici le mot vainqueur que. raW)é Lauzon offrit le Saint 
,1'étudiantpeut-ilse dis-' consciencieuse et intelllgrente, , * ^ ^ J plus tard> dans le R. P. Engelbert Devincq j 9^^ RUX intentions de 

r d'acquérir la faculté de doit se documenter sur la , nous nous on p , p r0 fesseur de Bel les- Lettres et. tQUS 

e? Vous, Messieurs, qui question. L'étude approfondie , » .vie Q J ■ le directeur de "L'Assomption A Un 

.l'ambition d'exercer des d'un sujet développe le Juge-,™"* g université sui- ! rtôAt aux élèves au commence- \ main 

Aions élevées et de deve- ment e\ habitue à discerner le,^ ^^ propre nQm Avons . 
chefs, devez dès main- pour et le contre. i n()us sQnge au j 0Urd 'hui sim- 

demain 






des 

wt jeter les bases qui vous 

iront a atteindre cet idéal. 

tard, peu importe le mi- 

00. vous vivrez, peu im- 

la profession que vous 

erez, si vous voulez pren- 

ice parmi l'élite, il vous 

parler en public. Or. 

i, aux réunions de notre 

que vous acquerrez 

m initiative et cette facilité 

! Parole. C'est ici que ceux-là 

aspirent à la carrière po- 

apprendront à maltri- 

foules, a soutenir une 

tentation, enfin à par- 

û'une façon éloquente et 

ttalncante, qualités requi- 

jpour réussir en politique. 

pouvez savoir les 
toes, l'histoire et les matheV 
tfiques, 



Enfin, la Société est forma- 1 pies étudiants, que 
trice parce qu'elle nous initie 'nous devons être l'honneur et 
aux grands problèmes qui se lia gloire de ceux qui se sont 
posent dans notre pays. Au- dépensés poarnous? 
£urd'hui plus que jamais, le L'HEBDO LAVAL 

eunesse doit être au courant Sous le titre "Jeunesse fé- 
des événements qui peuvent 1 minine" l'Hebdo Laval publie 
a v i r quelqu'influence sur ' un billet qui trace un portrait j 
notre civilisation moderne. de jeune fille qu on pourrait 

appeler type idéal. Nous en 
Ainsi, Messieurs, tous ces reproduisons une partie 
avantages ne doivent pas VOUS I A v i ngt ans. non aeulement être 
laisser indifférents; ils de- haBe, eWtaja^ela^aelaJaea^ 
vraient plutôt vous stimuler. U —g. IJ^lAEi 
Et par la loi de solidarité, vos | JJJ J J toBette et des mi u e e t 

one oceapatlons bonne» et a»a41- 
vées de la Jeane «Be moderne, 
placer l'occupation qui lui procure- 
ra le plus de joie» et 4e consen- 
tions véritables: être apôtre. 

A vingt ans, quand on est vrai- 
ment jeune, quand au bout de no- 
tre idéal et de notre ferveur pous- 
sent des ailes, . lorsque *«*«.*•" 
rents catholiques on a conserve •« 
, M coeur et en son âme ces ar- 
dentes flammes d'un catholicisme 



redit aux élèves au commence 
ment de l'année scolaire: 

Dans vos études, soyev. dea aan- 
Mtiesn ; déuirea co n qu ér ir une beMc 
place, cenvoites les succès, c'est 
à ce prix %»« l' on «"^c dans 
la vie. L'ambition est an défaut 
quand elle cherche à monter pour 
écraser les autres, pour les domi- 
ner, pour esercer sur eux un aou- 
Toar despotique; elle eat un dé- 
faut quand pour monter elle em- 
ploie les movens mêmes défen- 
due; elle est un défaut quand elle 
veut monter pour arracher Tad- 
miiatroa. les a 



Une dernière poignée de 
main où se mêlent tous les 
meilleurs sentiments, et les 
seize compagnons repartent, 
chacun dans sa direction, à la 
"conquête" pour Dieu. Patrie 
et Aima Mater. 



succès personnels rejailliront 
sur notre belle Société. 



Un jeune soldat qui ne sor- 
tait pas souvent, s'était payé 
, vous serez obligés ' i e théâtre; mais, comme la 
garder tout cela pour vous' pièce ne l'intéressait pas outre 
"J si vous êtes dans l'inca- mesure ;il s'assoupit dès le 
*é de vous présenter ei premier acte. Il se réveillait 

valoir vos connaissances? a u bout d'une heure, lorsque ra | Sonn é, qu'on n'est na» devenu 

lMctrlce en scène S'écria: [sceptique mon* e< .vaseux, alors en 

{soi-même Ion sent ce pressant be- 

— Sans nouvelle et il y a s ^ Jn ^ falre in hirn , de vouloir 

trois jours que j'attends ! ! ! d. bien aux autres, de procurer j 

-Ah! bigre. ^rle-l.U en £S^*«jtfS*S 
*iè sont des classes de se sauvant à toutes jambes, me uère fc tolre eammonior à tous 
«que pratique; c'est ici voici dans de beaux draps moi ^ paituw^etttjee^ajt- 

Tow apprendrez à donner qui n'avais qu'une permission a% e iaee » w » Jft _•* 

™*o\*rs, à mettre en pre- 1 de 24 heuresl '» *" f 



SOCRATE ET LA 
MUSIQUE 

Les Grecs connaissaient >e 
valeur éducationnelle de la 
JJSSSImmmZ] musique. Socrate, par exemple, 
ZS s~;révaTolr. STe est .ne ver- alla jusqu'à dire que la musi- 
tu. quand le but à atteindre est!q Ue était un don de Dieu^ait à 
lê«lUme, quand les moyens dont ' i» nomme| e t quelle n'avait ia- 
Z£ •^trT. 1 P ?Sf ff-t-icimais été créée, comme le sup- 
qu'un mojen pour exercer une ' posaient follement et irrévé- 
infirmcc salutaire. Qui dira que j re nc!eusement un grand îiom- 
les saints n'ont pas eu l'ambition j bre dç personlïtSi dans un seul 

££*h 55 ÏS-5ÏÏ £ but de plaisir oisif. Il montre 



pouvez connaître, vos 
Mpesde rhétorique mais à 
J profit si vous ne pouvez 
" les appliquer d'une -ma- 
^pratique? Les séances de 
**iété sont des classes de 



pour devenir quelqu'un 
dans le monde, pour se créer une 
position avantageuse, pour être à 
même de faire du bien, c'est une 
ambition que je souhaite a la 
jeuneaae a ûl mo nte . . . 
Voilà une bonne injection 
d'un sérum stimulant, une 
dose d'énergie pour ceux qui 
savent s'en servir. Où il n'y 
aï pas d'ambition, il n'y a au- 
cun effort et beaucoup, d'indif- 
férence. Qu'on se tienne-averti 
d'une chose: L'avenir fécond, 
fructueux, n'appartient qu'aux 



clairement la relation entre la 
musique dans* la vie et 1* anar- 
chie chez le peuple. L'entraî- 
nement musical est d'une va- 
leur sans égale, il pénétre 
; jusqu'aux plus lointains- re- 



coins de lame et s'y fixe d'une 
manière indélébile, faisant 
ressortir la beauté d'une 
bonne éducation et montrant 
la laideur de l'ignorance. 11 
loue son influence pour le bon, 
influence qui Tend noble et 
juste et fait avec raison bla,- 






âmes en qui réside 
d'ambition. — A. P. 



un peu mer le mal. 



<MU81 CANAIiA) 









u^^. 







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tiriêiM aftafe — Né ftafoJr 41 



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LA ROTONDE, If fTQVB M— JE IIS 



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PAGl SPORTIVE 



*= 



L'Université se venge du Loyol 



NOS GARS SONT ENFIN 
VICTORIEUX 



r- 






» 






v 



Nos savants recevaient la 
visite du Loyola de Montréal, 
le Jeudi, 24 octobre, jour d'Ac- 
tions de Grâces. Les Irlandais 
de la Métropole envahirent 
l'Ovale espérant une victoire 
facile puisqu'ils avaient réussi 
a mettre la main sur nos cou- 
leurs lors d'une première ren- 
contre à Montréal. Mais mal 
leur en pris, car nos rongeurs 
de bouquins ne l'entendaient 
pas de même oreille et vou- 
laient se venger d'une défaite 
cuisante. 

Privée des services de. son 
capitaine, James Courtrlght, 
de Laflcur et Labarge, notre 
troupe attaque ferme dès le 
début. Ils réussissent une tou- 
che dans le premier quart et la 
convertissent. Université 6, 
Loyola 0. 

Après cette touche sensa- 
tionnelle, l'entrain des deux 
équipes semble à la baisse. Il 
s'en suivit quelques minutes 
fécondes en erreurs. Verdic- 
chlo réussit une rouge pour 
laisser le Varsity en tête au 
mi-temps. Université G, Loyo- 
la 1. 

Au début du troisième para- 
graphe, nos joueurs paraissent 
un peu faibles. Loyola en pro- 
fite pour enfiler une touche 
et égaliser les chances. Univer- 
sité 6, Loyola 6. Les moments 
sont critiques. Brennan se ré- 
vèle et frappe deux bons 



pour compter une seconde 
touche qu'il convertit lui-mê- 
me. Université 14, Loyola 6. 
-Les Irlandais se livrent corps 
fet âme dans la mèléty mais 
sans résultat. Le signal an- 
nonce la fin des hostilités. 

Lorn Davis et Gen^r Go- 
bcille furent les héros du jour* 
Le premier en comptant 12 
des points enregistrés par Ot- 
tawa. Sur la défensive, 1 Go- 
beille était partout. Sweetnam, 
Suzor et Cadieux firent aussi 
du jeu de valeur. 



Courtright établit un recon 



Ligues 
Intermurales 

Chez les grands Seniors 



LES ALIGNEMENTS 
Ottawa Loyola 



Kealey 

Sweeney 
Davis 



Voltigeurs 



Demis 



McNally 



Mackay 



Brennan Thomas 

Quarts 
Suzor «, McGovern 

Centres 
Sweetnam 

Intérieurs 
Bellefeuille 
Phillips 

Milieux 

Shaughnessy 
Evans 
Extérieurs 

Labarr 

Moore 

d'Ottawa: Lussier, 

Corcoran, Gignac, 



Les*équlpes de rugby ne sont 
pas bien avancées dans» Heurs 
schédules. JMfTs elles doivent 
se mettre au travail, nous dit- 
on, et fournir des parties de 
calibre supérieur. Voici pour- 
tant un court rapport des par- 
ties jouées & date: 
. Bureau vs Bertrand: C'est la 
première partie de la saison et 
elle ne manque pas d'intérêt. 
De coté et d'autre, on joue, on 
lutte en gladiateurs. Le sort 
favorise Bureau et la joute se 
termine en sa faveur au poin- 
McKeown tage de 8 à 5. 

Picard vs Denys: Picard 
remporte une victoire facile 
sur Denys. Cela s'explique: les 
hommes de Denys sont pres- 
que tous novices dans l'art du 
rugby. Malgré l'avantage de 
Ploard dès le début, Denys et 
ses hommes luttent sans se 
décourager pour concéder la 



Gagné] 
Ryan 



Lorràtrr -palme: 21 à 0. 



Gobeille 
Kiefl 



Leriair 
Barré 

Subst. 
Clancy, 



O'Flaherty, Cadieux, Cunning- 
coups. Université 8, Loyola 6. hâm, Desjardins, Cowan. 



A la quatrième strophe, la 
victoire est encore en suspens 
Suzor, qui fait ses débuts com- 
me "quart" surprend la foule 
et les adversaires. Simulant 
une course, il passe brusque- 
ment à Davis qui fait un 
plongeon à travers Loyola 



• Subst. du Loyola: Sheridan, 
Murphy, W a 1 s h, Labelle, 
O'Brien, MacDonald, Morley, 
Dubee, Brennan, M e 1 v i n, 
Coughlin, Slattery.^Verdicchio. 
Hammond, Haynes, Kane, Ty- 
ler. 

Roland PIGEON 



Lozier vs Bertrand: Lozior 
est affaibli par l'absence de 
plusieurs de ses étoiles, ce qui 
permet à Bertrand de capturer 
une proie facile. Il serait juste 
cependant "de féliciter Lozier 
pour le bel esprit sportif que 
lui et ses joueurs ont mani- 
festé en combattant jusqu'au 
bout. Résultat: 22 à 0. 



McGill décroche cependant les honneurs du 
athlétique intercollégial. 

Jlmmy Courtright, as de j McCojrkle, de McGiU, a?*, 
l'Université d'Ottawa, e établi saut ée 10 pieds e pot* ^ 
un nouveau record intercollé- deuxième dans l'épreuie 1 
gial lorsqu'il lança le javelot disque, 
à une distance de 191 pieds Lille et Pearson, de 1 
et demi au tournoi athlétique gagnèrent chacun deux 
qui eut lieu vendredi au stade ves. 
Molson. Il battit Shapiro et 
Redewill, de McOill. 

.Courtright brilla d'ailleurs ( McGill et Ottawa dam >i 
d'un vif éclat au cours de la , la^s d'un n>ÏUe, en 4*57 2-5. 
Journée: il gagna en effet L'université McGill décr 
trois épreuves: celle du j a- les honneurs du concouru 
veiot, celle du disque, avec une ; un total de 66 points. Le i 
lancée de 107 pieds 2 pouces; 
celle du boulet, avec une lan- 
cée de 34 pieds 5 pouces 1-2. 

Hourigan, autre as d'Ottawa,: 
se classa deuxième dans le I 
saut à la perche que gagna. 



kcGILL L'EMPORTE 
Le collège militaire 



ge militaire arriva dei 
avec 47 points et le Vi 
d'Ottawa conclut en tr 
place avec 22 points. 

Courtright établit le 
nouveau record de la je 



R. Bellefeuille Fernand Laçasse 



'Suite de la page 340 

Procéder méthodiquement est 
sans contredit le secret du 
progrès. 

La Société des Débats Fran- 
çais, mes amis, ne doit pas 
être considérée comme une 



Suite de la page 240 



ment et leur capacité; 
importe de vous présenter] 
sieurs de ses fils qui, au} 
d'hul, lui font honneur, ttej 
compte maintenant daoi 
plus hautes sphères de la 
fin en soi. Sans doute, les dis- 1 clé té. Comme nous a?oni 
eussions auxquelles nous assis-' le voir 1 , nos aînés figurent 
terons tous les jeudis dolyent, honneur dans les 



DEUX — 
VICTOIRES 



Notre équipe défait la troupe 
hulloisr à deux reprises. 



^/ Apres un début de saison 
peu brillant, notre équipe de 
rugby a enfin réusi à secouer 
la guigne et à se réveiller pour 
remporter ses premières vic- 
toires. Le nouveau pilote a fi- 
nalement pris connaissance de 
chaque joueur et leur a trouva 
la position qui leur convient 
le mieux. 

Nos porte -couleurs réussi- 
rent une première victoire 
contre les Hull-Volants. Les 
amis de la ville transpontine 
envahissaient le terrain de l'O- 
vale le samedi 19 octobre. A 
les voir, on aurait dit qu'ils 
étaient sûrs de dompter nos 
équipiers, mais ils durent re- 
tourner avec une défaite. 

Après quelques minutes de 
jeu, les envahisseurs surent 
profiter d'une erreur pour 
compter une touche. Ici, il faut 
dire, les moments devinrent 
critiques pour nos gars. Au 
mi-temps, l'ennemi tenait le 
gros bout du manche:- 5 à 3. 

Las savants revinrent dé- 
terminés à gagner coûte que 



coûte. Ils firent alors une 
poussée irrésistible qui prit 
l'ennemi en défaut. Dans le 
dernier quart, Kealy~^alla 
échouer le ballon loin derrière 
la ligne de touche, et la partie 
prit fin. Nous avions gagné: 
8 à 5. 

• • • 

Désireux de se venger, les 
Hullois lancèrent un défi à 
une équipe moins puissante 
pour le lendemain au Parc 
Flora à Hull. Le Senior irrter- 
scolastique releva le gant et 
s'en fut dans la ville québé- 
coise dès dimanche, 20 octobre. 
Encore une déception atten- 
dait les vaincus de la veille: ils 
durent baisser pavillon devant 
!e jeu supérieur des fouilleurs 
de bibliothèques. Le gong fi- 
nal permit aux savants de re- 
venir avec la palme. Cette foi3 
le pointage était de 6 à 3. 
Roland PIGEON 



CLASSEMENT 








J G P 


N 


Pts 


Bureau 


110 





2 


Picard 


110 





2 


Bertrand 


2 1 1 





2 


Lozier . 


10 1 








Denys 


i a i 









JUNIORS 
Chez les Juniors, l'équipe de 
Laçasse mène le bal. La chan- 
ce le poursuit et il en profite. 
Viennent ensuite les équipes 
de Carter, Bigras, Marchand, 
et Pot vin. Le dernier mot n'est 
pas dit, et Laçasse n'a qu'à se 
bien tenir, car les adversaires 
sont déterminés à l'écraser. 



avoir un vif intérêt et pour ce- 
la il faut que nous y recon-' 
naissions l'application de l'ora- 
teur qui nous présente un tra- 
vail bien élaboré, mais ce n'est 
pas là. Messieurs, le point fi- 
nal. La Société des Débats 
Français doit plutôt nous ser- 
vir comme un moyen pour at- 
teindre le but qu'elle se pro- 



civiles, politiques et rel 
ses. Nous en avons vu W 
présenter & l'électorat 
dien, récemment. Nous ai 
vu des. patriotes ardente 
que Armand Lavergne 
nombre d'autres. 

C'est donc dire, Messie 
que notre Société a un 
lant passé qu'il faut 
Plus que jamais, nous dei 



CLASSEMENT 



J 
Laçasse 2 
Carter 2 

Bigras 2 

Marchand 2 
Potvin 1 



G 
2 

1 








p 




i_ 

1 





N 



1 



'ts 
4 
3 

.1 



Une étoile 

Le jeune Albert Dage- 
nais, membre de notre 
équipe junior dans la li- 
gue interscolastique, a été 
choisi par les magnats 
membre de la deuxième 
équipe d'étoiles. Nos fé- 
licitations. 



CHEZ LES PETITS 
Seniors 
Larivière a pris les devants, 
et 11 semble que Rouleau et La- 
das sont incapables de le re- 
joindre. Allons ! ! du courage, 
il n'est pas de troupe invin- 
cible. 



Juniors 
Kovalchuck et Potvin sont 
tous les deux sur le pinacle. 
Bertrand les suit de près, mais 
ce n'est pas assez, il faudrait 
qu'il les sépare et s'établisse à 
leur place. 



pose. 

Si à la fin d'un cours d'étude ' suivre la noble voie que 
la Société des Débats Fran- ont tracée nos directeur» 
ça is avait produit de vrais ora- nos aînés, en nous rapp 
teurs, laissez-moi vous dire,' sans cesse la devise: "PRW 
Messieurs, qu'elle aurait plus' RONS-NOUS". 

que satisfait à son devoir. Que 1 ♦ — 

ses membres apprennent à en- ! M Antonio Langaus, 
visager un auditoire, qu'ils sa- Professeur à 1 Université 
chent l'affronter sans gêne, *aJ. diplômé du Cours \ 
qu'ils aient développé chez mercial de 1 Université fl 
eux l'aisance des tribunes en tawa en 1901 - éta V S 
guérissant la paralysie de! la Société des Conférera* 

leurs mouvements et de leurs 
gestes, elle sera fière de ses 
premiers succès. 

En conséquence, ceux qui 
auront acquis ce premier stag. j 
de développement pourront 



dimanche 27 octobre. Il» i 
lé sur le sujet suivant: 
pays du Négus. 



M. l'abbé Oscar Martin, 
eaire à Técumseh, Ont, 
i l'aumônier du Cercle des 
sans Qu'il leur en coû te trop. .Xurs des Comtés de K«t 
avec le développement intel- 
lectuel qu'ils possèdent déjà, 
répondre au bon vouloir de 
leur Société . . . devenir des 
orateurs.. 



d'Essex. 



J.-J. Bertrand 

Suite de la page 240 



Midget 
Robillard a peur, son trône 
n'est pas solide; Harcc le se- 
coue fortement Taylor vient 
après poursuivi par Joyal et 
O'Leary. La course est belle. A 
qui Ira la palme? 

Fernand LAROUCHE 



les travaux que nous aurons à 
présenter ici, enfin, aider a 
l'organisation des soirées in- 
times et de la pièce annuelle. 

Ainsi, Messieurs, si nous joi- 
gnons nos efforts il nous sera 
plus facile de réaliser notre 
idéal, de vivre notre devise: 
Préparons-nous! 

Oui, préparons-nous, afin 
que demain lorsque sonnera 



M. Rosario Masse, u 
des écoles séparées, et 
Masse nous annoncent 1» 
sance d'une fille. 



Le Docteur Aimé Hanfl* 
de Montréal nous rem 
site dernièrement. 



Messieurs, dans un && 
posé, je viens de vous *J 
ce ^jue la Société des 
Français veut faire de 
Elle a sans doute de 
ambitions, et Je crois qj»' 
de notre devoir de lu» « 
honneur. En terminant. 



sieurs, et en votre nom Je 
l'heure de la bataille nous 'halte à notre Société les ' 
soyions là, à l'avant-poste, leurs succès et de notre 

pour agir par la parole afin nous lui assurons de répi 
de démasquer l'erreur et d'as- fidèlement aux exigence* « 
surer le triomphe de la vérité, devise "Préparons-n 



■» 



fttawa, Onl v 1* auembre lMf 





JOURNAL* ai -MENSUEL' PARAISSANT 
C>JL* 1ER ET LE IS DE CHAQUE MOis 
/ D'OCTOBRE AJUÎN 




SOC 



ORGANE OE LA 



» 3» . WWOANE OC LA 

iETÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 

DE L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Abonnement: 60 sous. 
Ottawa, par la poste: 75 sous. 



Directeur: Henri Prévost. 
Aviseur: Jean- Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef: Jacques Pelletier. 
Administration: Yvôri Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



Amitiés canado - françaises 

Le (.'auada et la France cousinent. Ce fait est trop évident 
pour qu'il puisse être mis en doute chez nous. - Au "dessus ds.ijft.t- 
lântique, il semble qu'une main française presse chaudement dans 
li sienne là main canadienne et que le drapeau qui avait repassé 
lag mers *' en fermant son aile blanche" déploie de nouveau ses 
trois couleurs entre les deux continents. Au temps où notre piété 
pour la France se bornait à^lui pardonner ses péchés, a succédé 
unr ère de fraternelles effusions. 

Mais, quels sont donc les ressorts qui,, à cette heure-ci de 
nofrV histoire, ont produit Un tel éveil de bon* sentiments*! C'est 

qu* nos deux âmes, française et canadienne, contenaient en elles en a qui ont les cheveux raides; 
les éléments de cette vivante affection: il leur a suffi de se revoir puis il y a les cheveux frisés; 
pour redevenir unies. Ainsi le voulaient les lois de l'affinité^ nos on remarque encore les cheveux 
origines françaises et ces liens du sang qui sont plus forts et plus' modestement ondulés. Les uns 
durables qu'une chaîne d'allégeance. L'abandon de la conquête, le ont la séparation sur la gauche; 
^nntuel oubli, long comme le sont deux siècles, semblaient avoir 
détruit en nous la réalité de notre filiatiou. Mais les serrements 
de coude dans les tranchées de 1914 et la rencontre sous les coups 
de feu ont fait se reconnaître deux peuples qui en étaient venus 
1 s'ignorer. Qu'après cela la croix de Gaspé, de ses deux bras 
d'amour, ait couvert et béni les Français de France et les Fran- 
çais du Canada, il n'ya en cela rien que de très naturel. Depuis 
eette croix-là, les amitiés canado-françaises sont scellées. 



Étude chevelue Temps actuel: Tueur d'idéal 



Quelqu'un vous demande de 
faire une chose qui vous est dé- 
sagréable; vous dites-, "'Quel 
cheveu sur la soupe!" 

Ce n'est pas de ces r h e veux -lu 
que je veux parler, mais simple- 
ment des cheveux tout court (ou 
tout long). 

Je parle aux hommes : 

Regardez autour de vous, il y 



La psychologie de l'individu se transpose: on la trouve aussi 
«be* les peuples. Serait-il donc impossible et superflu de recher- 
eher la nature du lien qui enVare Qnébeèet hr YlTrmt*T*,rr*lte le 
crois pas. 

Cette attache canado- française a toutes les nuances de l 'évo- 
lution d'une histoire, toute la force d'une même origine qui la 



les autres Vont sur la droite; 
d'autres encore Iq préfèrent au 
milieu. Moi, ;« l'aime mieux ab- 
sente. 

Existent aussi les cheveux en 
brosse ou semi-brosse (ça a l'air 
militaire). On en voit cependant 
-qui descendent jusqu'au cou. 
Certains vont même jusqu'à ac- 
crocher leurs cheveux derrière 
leurs oreilles pour ne pas les 
avoir dans un autre sens: l'oeil. 

Je parle aux. dames: 

Les femmes aussi frisent (na- 
turellement). Il y en a qui pre- 



uve, tout la réalité de deux âmes qui ont un même idéal, et toute gèrent les ondulations simples. 

Cette fraternité \ D'ailleurs, notre aimable tyran 



i orablc aux cheveux longs; les 
frisettes ne font donc plus in- 



l'espérance de la réalisation de ce même idéal 

entre St Malo et Québec, c'est cette conscience qu'ont deux na- "*• Mode" est maintenant fa- 
lions de leur parentage: titre d'alliance fondé sur les mêmes tra- 
ditions, le même génie, la même langue et la même culture. C'est 
«et échange de sentiments spontanés que quatre siècles n'ont pas' dis pensable s. 
brisé; c'est de savoir qu'on a une même âme dans deux poitrines:! J e ne parle pas pour les fem- 
ime pétrie des mêmes éléments. j m9g de * "tabula rasa" ou 

" sani-poils" car une telle cala- 

La France et le Canada québécois surtout ou un même m i xe ' nr g6 rencontre pas chez 

génie; mais le nôtre a cette particularité qu'il se développe dans e u es {heureusement), comme 

Hne ambiance exceptionnelle, au contact djun autre génie qui le e u e 8e rencontre chez nous 

.complète et sous une allégeance autre que celle du coeur. (malheureusement) . 

Voilà quel me semble le caractère de cette amitié. J'ai essayé. Les cheveur nous font voir 
décondenser cette définition, en étudiant les diverses manifesta- toutes les couleurs: Brun, roux, 
tions que l'on se prodigue depuis deux ans des bords de la France n oi r , jaune, platine, argent etc... 

.•ceux du Canada. Si la spontanéité livre fidèlement un état /^ ver t et le bleu seuls font dc- 
d'îne, et si les mots signifient encore quelque chose, il faut con-|^ aM f, (j/ 5 viendront peut-être). 
venir que cette amitié est toute de sentiment, mais d'un sentiment \frous remarquons que les cou- 

i-pwfond. En somme elle est la conséquence d'un caprice de i'h\B-\j fHrs changent avec l'âge (f). 

'toire, si. à tort, l'on veut appeler ainsi un fait providentiel. | . .Passons sous silence ceux et 

! "La vieille France salue le Canada , disait la légation fran- cdUs & onl 'W* 1 * 4 U *> ei 9 ne 
»J*we de Gaspé. Hier encore une voix canadienne allait dans tous 
s foyers français portex une réponse à ce Salut d'outre-mer^iUe. 
•ni» la voix des trois millions de Français du Canada, disait S. E. 
je Cardinal Villeneuve, O.M.I., en mon â\me et sur mes lèvres le 
Canada chante en ce moment "Vive la France''; Salut à toi 
France. 

.. Je pouvais donc dire qu'au-desaus de I Atlantique doux 
:**mH se croisent, la française et la canadienne. I 

J. TREMBLAY. 



Pourquoi j'ai appris le français 



J«i étudié le français pour j r ai apprécié l'utilité de cette 
te de» raisons: j'ai trouvé 

ru** ce *î e lan ^ ue tous les avan - 

[r** d «ne langue classique; 

■ nche littérature m'a présenté 

f PJoa beaux modèles de pen- 

e * d'expression, et des 

"»eg compétents nS'ont as- 

** Que le français exprime 

,x que toute autre langue 

«"«ignements de* la science. 

y»i trouvé en même temps les 

r *«tâK« 8 d', |ne langue vivante, 



étude. Dans l'Europe entière, 
par le français j'ai communi- 
qué avec toutes les personnes 
d'éducation et de goût. Dans 
l'Amérique du Nord, j'ai ren- 
contré de nombreuses popula- 
tions dont il est l'organe. Au 
Mexique et dans l'Amérique du 
Sud, on m'a demandé d'abord: 
"Parlez-vous espagnol (ou por- 
tugais) t" et immédiatement 
après: "Parle*- vous français t" 
Un Américain 



à la main ou dans les cheveux. 
La Bruyère en a assez parlé 
XCâract'ère* Chap. XIII). 

Il y en a qui votif toujours 
nu-tête ; le vent, parait-il, pro- 
duit un petit chatouillement 
agréable en passant dans les 
cheveux. 

Après l'observation des faits 
vient le raisonnement. Passons 
donc à la phychologie, ou, si 
vous préférez, à une étude de 
caractère s'accrochanf aux che- 
veux. 

Cheveux ébouriffés: Caractè- 
re froufrou, léger ou frondeur. 

Cheveux mal peignés-. Carac- 
tère indolent. 

. .Cheveux- toujours en ordre: 
Caractère calme, ami du déco- 
rum (peut-être exagéré). 

Somme toute, l'étude des 
coiffures est intéressante, capti- 
vante. Si vous avez V ambition 
de devenir détective amateur 
(et quelquefois ça paye), exa- 
minez les cheveux et juge:. 

J1PK. 



L'idéal, qu'est-ce f si ce n'est 
un but élevé, généreux ; la pour- 
suite active des sommets de la 
socié té, ja recherche ardente 
d'un piédestal pour pouvoir 
rayonner plus abondamment 
sur ses semblables, pour magni- 
fier son champ d'apostolat. Oui, 
je "8» bien, apostolat. Car qui 
dit idéal, dit désintéressement, 
générosité, dévouement C'est 
donc le contre-pied de l'égoïs- 
me comme 1 antipode de ta mé- 
diocrité 

Il est manifeste que l'ambi- 
tion crasse et intéressée, qui 
convoite les pinacles unique- 
quement pour y trouver du 
bien-être et une vaine satisfac- 
tion, est malvenue ici. L'idéal 
est la concrétisation d'instincts 
plus relevés, plus nobles. 
"L'homme est un dieu tombé..." 
et l'idéal tient du divin que 
nous avons en nous. De même 
qu'un noble déchu se distingue 
quand même de la voleta il le par 
la 'distinction de son port et de 
ses manières, l'homme bien né 
se différencie de la bête par des 
motifs d'agir plus spirituels, à 
savoir l'amour 'du bien et du 
beau. <« • 

Fruit de l'âme, ce noble but 
répond à toutes ses aspirations 
et en fait vibrer toutes les fi- 
bres. Rien de surprenant que 
toutes nos puissances tendent 
vers cet objectif, qu'il draine 
non seulement nos activités, 
mais encore les provoque, qu'il 
fouette nos énergies, car le rê- 
ve est si beau que nous mour- 
rons de le vivre. 

L'idéal c'est donc la fleur de 
l'humanité. C'est l'épanouisse- 
ment et l'exaltation de, l'être, 
l'amour et la joie de la vie, la 
force et la fécondité de l'hom- 
me. 

Malheureusement ce drap-au 
spirituel, qui fait l'unité, la 
personnalité, la fécondité, la 
beauté d'une vie est încessmn- 
t harcelé, chez tes- jeunes 
surtout, par la misère impitoya- 
ble des temps présents. Et alors 
ne traversent cette mêlée so- 
ciale sans entanicu sans dévia- 
tion et sans arrêt, les soldat a 
incomparablement vaillants et 
robustes. Les autres y déehi- 
renfleur étendard, voire 1«* pér- 
iment. 

' Et c'est ici qu'est la grand 
pitié" contemporaine. Que c'est 
douloureux, en effet, de voir de 
beaux adolescents sortir de 
leurs études la tête haute, le pas 
ferme^ la physionomie bai?<née 
de joie, de confiance et d'espoir, 
enfin de l'idéal plein l'âme; de 
voir tout ce qu'il y a de fraî- 
cheur et d'allant chez les jeunes 
s'anémier et s'altérer, sou ven- 
tes fois même se faner et se des- 
sécher, sous l'acide de lo ! Vive- 
té ou M'emplois famAlîqttes et 
/erre-à-terre. 

Les handicaps se multiplient. 



se pressent tellement sur leur 
route aujourd'hui que la plu- 
part des nouveaux venus déses- 
pèrent pouvoir matérialiser 
leurs espérances, et ce doute • 
douche d'importance l'enthousi- 
asme, puisque hésiter, c'es', sa- 
^vouer déjà vaincu. Sous ce 
toxique les énergies se minent, i 
et les moins faibles tolèrent le 
détrônement de leur but pre- 
mier pour un autre d'accession ' 
plus facile, tendis que d'aucuns 
a l'idéal plus déliquescent enco- 
re, s'abandonnent sans restric- 
tion aux ins'lnets de conserva- 
tion. 

Sans doute, les désenchante- 
ments et les naufrages de vùs- 
seaux d'or ù la Nelligan ont 
toujours existé; mais il faut re- 
connaître que ces désillusions --t 
ces tragédies se répètent au- 
jourd'hui plus fréquemment 
qu'autrefois. 







I 



Même la jeunesse estudiantine 
n'échappe que partiellement au 
virus du doute. Le spectacle 
du combat acharné et des nom- 
breux échecs chez son avent- 
garde l'émeuvent et l'éner- 
vent. Elle s 'interroge sur la 
réussite de sa vie. Et certains, 
les plus pessimistes, il va sans 
dire, lisent volontiers au fron- 
tispice de la vie lés terribles pa- 
roles du Dante: "Laissez toute 
espérance, vous qui entrez", 

De cet abaissement de pavil- 
lon devant la vie, qui en est res- 
ponsable? La poltronnerie des 
jeunes T Venez-y voir. Nulle 
génération aurait fait meilleure 
figure devant l'héroïsme géné- 
ral et continu que l'on exi^e de 
nous aujourd'hui. Non, n'allé* 
pas eroire que la jeunesse ac- 
tuelle est plus insignifiante que 
celle d'autrefois. Ne la quali- 
fiez pas trop vite d'amniphe, 
d'apathique et d'enkylosée. La 
force, l'énergie n'est pas à la 
baisse chez elle, c'est le fardeau 
qui est alourdi. 

Oui, si un grand nombre de 
jeunes rate, ce n'est pas surtout 
de leur faute. Car le moyen de 
monter dans la société lorsque 
les avenues sont fermées par 
l'encombrement des profes- 
sions, ou lorsque, casés après 
s'être morfondus devant mille 
portes, ils ne doivent et ne 
peuvent qu'aider les autres à. 
monter? On leur dcmanuY de 
l'héroïsme lorsque l'on est en 
droit d'exiger d'eux qu'un com- 
bat normal. 

D'ailleurs las blâmes san- 
glants contre les responsables 
de la crise, les virulentes at- 
taques contre les dirigeants iatx — 
puissants à leur faire une place 
au soleil, les amènes protesta- 
tions contre cette société ma- 
râtre qui les étouffe, attestent 
abondamment qu'ils ont du 
ooeur, qu'ils avaient rêvé quel- 
Suite à la paye 24f 





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ÉCOLE NOBMAIX 



UNE GRANDE 
EPREUVE 



"Les raison» de bonheur ne me 
manquent pas. J'ai un troisiè- 
me cours senior où se groupent 
une trentaine de garçons, tons 
studieux. Leur conduite est aus- 
si irréprochable que leur tra- 
vail. Il semblerait done que je. 
doive être au septième ciel. Je 
connais plus d'une compagne 
qui serait au comble de la joie 
de se trouver dans ma classe. 

i'Bt pourtant, je n* suis pas 
ureuse. Je le suis d'autant 
rins que mes élèves sont plus 
appliqués. Je m'explique. 

Mes élèves ne 'soignent pas 
leur français. Je plaide, je sup- 
plie, je menace, j'objurgue et je 
tonne. De progrès réels, point. 
t Bt je me dis : JSi avec des élèves 
aussi bien disposés je ne puis 
obtenir une amélioration sensi- 
ble du langage, que puis-je espé- 
rer de l'ensemble de nos petits 
canadiens T 

J'aime trop ma langue pour 
rester indifférente. L'on eût dû, 
à l'Ecole Normale, nous inspirer 
nn peu moins de fierté nationa- 
le ou nour donner un peu plus 
de moyens pratiques pour trans- 
rmer le parler de nos enfants. 
En classe, j'exige la correc- 
tion et je l'obtiens. Mais en ré- 
création où, dissimulée, je les 
observe ; sur la rue, quand j ap- 
proche inaperçue, leur langage 
fait pitié. Ils pourraient s'ils le 
voulaient, remplacer par un 
mot français l'anglicisme dont 
ils se servent. Ce n'est pas, non 
plus, qu'ils ignorent, la nécessité 
d'articuler. Mais l'habitude, le 
respect humain, le désir de pa- 
raître "gars". . . 

Je sais fort bien qu'il faudra 
pour remédier complètement à 
cet état de choses la collabora- 
tion des parents. J'admets vo- 
lontiers qu'une vigilance cons- 
tante dès les premières années 
d'école, avant que l'habitude ne 
se fortifie, serait d'un puissant 
secours. Mais" en attendant que 
faire? Que cet état déplorable 
ne soit pas une conséquence de 
l'enseignement bilingue; qu'il 
résulte de l'inévitable .milieu 



que fréquentent les élèves avant 
et pendant leur stage «éclaire, 
et d'une mauvaise formation 
unilingue, je Je wix bien. Tout 
de môme, il faut que la réaetion 
s'effectue à l'école. 

En toute loyauté, je dois 
avouer qu'il y a e» depuis quel- 
ques années un changement. Im- 
pulsive par tempérament, je le 
trouve lent. Moins fière, j'en 
souffrirais moins. Qui donc 
peut me suggérer un procédé, 
pratique pour amener rapide- 
ment mes élèves, par ailleurs si 
parfaite, à soigner, en récréa- 
tion et sur la rue tout comme 



À l'honneur 



Ce n'est pas sans un senti- 
ment de joie profonde que nous 
avons lu, dans le dernier numé- 
ro de "La Feuille d'Erable , 
vaiUant journal hebdomadaire 
bilingue des tomtéa de Kent et 
d'Essex, le commentaire sui- 
vant: (Il s'agit d'un français 
pitoyable qu'on enseigne dans 
certaines écoles d'Essex) "XI 
arrive très rarement que les pé- 
chés d'ignorance — et* de com- 
plaisance dans cette ignorance 



- dont nous avons le droit de 
en classe, leur parler françaiat iroug p i a i n dre, soient commis 
• «r I. M. "34. ___._. )oe «nrtipnnps tfraduéea de 



(N.D.L.R. ' — Une habitude 
ne se détruit que par l'acquisi- 
tion d'une autre habitude. 
Pourquoi ne pas faire une liste 
des fautes les plus habituelles 
des élèves puis, au moyen de 
fréquents exercices de répéti- 
tions, créer l'habitude de bien 
parler t II ne suffit pas de 
savoir ce qui est bien et mal. Il 



par les anciennes graduées de 
l'Ecole Normale de l'Université 
d'Ottawa. Ces institutrices, re- 
ligieuses aussi bien que laïques, 
font preuve, au contraire, d'une 
intelligence et d'un dévouement 
qui les honorent grandement 
elles-mêmes autant qu'ils hono- 
rent leurs anciens professeurs. 
De fait, nous nous demandons 
souvent, en. présence de l'énor- 
me différence dans le .niveau 



NOUS SOMMES TROIS 



Nous somme» troia! Remplies 
d'illusions et d'enthousiasme, 
nous arpentons le corridor ani* 
mé d'une école de pratique. Çui 
vient làt Quelles transes! En- 
trera-t-"il" avec nous! Trois 
heures î Enfin la porte B'ouvre; 
trente cerveaux attendent nos 
lumièreé. Nous franchissons le 
seuil, jetant -un dernier regard 
en arrière pour nous rassurer de 
l'absence d'un personnage re- 
douté. La porte se ferme. Respi- 
rons à l'aise: au moins pas de 



va, vient, se démène. Neuf ^ 
nutea, et la matière lancée || 
fond de train tombe épuisée, 
.Nous sommes -"une". .J'ai 
èe à pas comptés, plus 
qu'à l'heure lugubre des 
Éléments de terre. Seule m^l 
obéissance aveugle aux coukM 
de notre professeur d'histoij 
me laisse quelque espoir, j'jj] 
entassé sur un bout de ]» a p» 
de quatre pouces tous les héi 
ïsmes d'un demi-siècle. J'y ^1 
garde sans rien voir. .1 ai él 
ré à grand 'peine, au 
ûoir, une carte. Les élèves, 






faut- dire bien plus souvent que 

mal. Ces répétitions pourraient d'efficacité qui distingue les an- 

s 'organiser sous forme de jeux, ciennes de 1 Ecole Normale de 



de concours, etc. Que chaque 
élève ait sa liste d'expressions 
à surveiller-dans .un calepin et 
qu'il la revoie souvent. L'on 
pourrait même consacrer n cette 
revision quelques minutes d3 
l'horaire. A la longue, la bonne 
expression se présentera la pre- 
mière à la mémoire de l'élève. 
C'est alors que l'habitude sera 
prise. ) 



UNE BLANCHE VAUT DEUX 
NOIRES 

Le peintre David. et ie com- 
positeur Grétry étaient tous 
les deux membres de l'Insti- 
tut,' section des Beaux- Arts. Bs 
étaient même voisins aux sé- 
ances. 

Un jour qu'il s'ennuyait, Da- 
vid se mit à crayonner le por- 
trait d'une négresse qui était 
dans la salle. 

Orétry prit alors le papier 



celles qui ne sont jamais allées 
à Ottawa — sauf quelques très 
respectables exceptions — pour- 
quoi nos commissaires ne sont 
pas plus exigents dans le choix 
des maîtresses auxquelles sont 
confiés nos petits enfants ca- 
nadiens-français." 

Que nos anciennes du Sud de 
la Province soient félicitées 
chaleureusement Leur attitude 
est d'autant plus louable qu'el- 
les ont dû faire un effort très 
méritoire pour y , atteindre. 
Nous de l 'Ecole Normale, sa- 
vons mieux que quiconque les 
déficiences déplorables qui exis- 
taient, parfois, lors de leur arri- 
vée parmi nous, et le travail qui 
s'imposait pour y remédier. Il 
nous a été donné de constater 
un progrès consolant en fran- 
çais et une évolution non moins 
consolante dans les dispositions. 
Ces paroles de "La Feuille d'E- 
rable" nous apportent la preu- 
l ve que ces améliorations loin 
d'être éphémères se continuent 



professeur. 

Nous sommes trois. La premi- 
ère débutante entre en" scène, semblent pas y reconnaîtra fo 
avec un sourire assez rempli i Nouvelle- France. J 
d'assurance, le livre à couvert Nous sommes trois! Quat 
bleu à la main. A peine vient- 
elle de mentionner la page que 
la porte*** ouvre comme d'elle- 
mcmfe. Six yeux se braquent 
sur ... le plus petit de la tri- 
nité des moins grands. Nous 
étions ses élues du jour! Il est 
assis, imperturbable, (l'oreille 
au guet), bien qu'il ne fasse 
pas mine d'écouter. Le sourire 
de nia compagne se fige sur ses 
lèvres devenues bleues de crain- 



te et d'énervement La leçon 
s'ébranle. "What is the mean- 
ing of this word ? ' ' Tantôt avec 
hésitation, tantôt avec plus 
d'assurance, les "What is the 
meaning of?" s'enchevêtrent 
pendant 20 minutés. Rouge, en- 
core tremblante, émue, mon 
amie s'arrête. Elle a bientôt re- 
joint l 'arrière-garde. * 4 Heureu- 
sement que mon livre était bien 
annoté, j'ai demandé toutes les 



heures! La critique 1 Dans 
première leçon, l'explication _ 
mots n'a-t-elle pas eu la priorii 
sur l'éveil des sentiments? 
L'activité mentale était file 
diapason de l'activité pliysit 
dans la leçon de grsmmiîiïd 
L'une ne dispense 'pourtant pal 
de l'autre. — que penser de' fi] 
carte pour la leçon d'hUtoirel] 
On eût dit que vous l'a vjéi riU 
quée dans un manuel. (C'est sa 
que j'avais fait. Moins <-harit*{ 
ble, il m'eût dit d'apporter 
télescope la prochaine 
Et vos images T — Bien rangeai 
tout en ordre sur mon pupitre 4] 
l'Ecole Normale 1 

Nous sommes trois. Notre 
çon est un échec mais, nos pfr-l 
ceptions se dirigent sur la pu 
rôle du professeur : Vous met] 
des aptitudes pour l'enseij 
ment. Cîest pour nous et 



questions sans en oublier Truelles gftrs qui nous re«s«aj 



seule." 

Nous sommes deux: L'autre 
enseigne la grammaire. "Vite, 
donnez la règle. Suivante!" Les 
élèves, actives d'habitude, de- 
meurent, impassibles en dépit 
des gestes de ma collègue qui 



et écrivit: 

"Une blanche vaut deux! une , *>» de retour - 
noires" ' Lheres anciennes de la- bas, je 

vous ai dit, lors" de votre stage 



à Ottawa, que sur vous reposait 
la survivance de la culture fran- 
çaise dans Kent et Essex. VousJ 
y travaillez avec intelligence et 
courage. Continuez. Vos progrès 
sont notre orgueil et notre joie. 

R. L., O.M.I. 



que l'Ecole Normale m 
Non*» serons trois! 



FAITES ATTENTION 

— Ertllà-bas! dit l'auteur i 
la comédie musicale. 

—Qu'est-ce qu'il y a? 
manda le régisseur. 

—Hier soir, vous avez 
mencé la représentation parsj 
dernier acte. Probablemei' 
que personne ne s'en e^st ape 
çu; mais cela témoigne d'aï 
manque d'ordre. Que ça ni] 
vous arrive plus! 



CHRONIQUE 



Combien variable est l'âme 
humaine! Un instant, la joie; 
celui d'après, la tristesse. Ainsi, 
l'on nous annonce la» moyenne 
totale des leçons pour la premiè- 
re semaine d'enseignement pra- 
tique: 54.4. L'âme normalienne 
s'abîme dans une profonde dé- 
ception, 60 étant la note requise. 
A peine a-t-elle atteint le fond 
de sa misère que l'espérance re- 
naît à la nouvelle que l'an der- 
nier, pour leur premier essai, les 
élèves n'avaient obtenu que 
53.6. Notre joie naissante venait 
tout juste d'éclore quand nous 
parvint le désastreux résultat 
de la deuxième semaine : 54.3.' 
Malgré tous nos efforts une 
baisse!-- De savoir que l'an der- 
nier, l'on avait obtenu un pro- 
grès de 2.2 en pareille occuren- 
ce, n r était pas précisément de 
nature à colorer de rose notre 
horizon". Nous attendons avec un 
mélange de' crainte et " d 'espé- 
rance de nouvelles moyennes. 
• • • 

Nos devancières n'ont tou- 
jours bien pas eu de tremble- 
ment de terre, me disait une 
compagne au lendemain de l'é- 
vénement. Imagine-toi, ma chè- 
re, assister comme acteur à un 
tremblement de terre 1 Une ex- 
périence directe vraie ! -N y a-t- 



il pas là de quoi faire des ja- 
loux? Me vois-tu Tan prochain, 
en classe narrant à mes élèves 
ébahies le sourd mugissement de 
la terre, le tremblement de la 
maison, la danse des cadres et 
le balancement rythmique des 
statues sur le chiffonnier... et 
moi calme, intrépide au milieu 
de tout cela!. Cette seule satis- 
faction me vaut toutes les 
épreuves de l'année à l'Ecole 
Normale. — H paraîtrait qu'il y 
en eut de moins braves, et que 
certaines, d'ordinaire impassi- 
bles, blindées contre tout éner- 
vement, connurent ce soir-là, 
pour la première fois, un senti- 
ment de peur. 



savions pas si attachés à la élèves de poser des questions à 



Science d'Education. Nous espé- 
rons que son voyage a été aussi 
profitable à nos Frères acadiens 
qu'il nous a été pénible. 

• • m 

L'un de nos professeurs — et 
pas le moindre — énonçait un 
drôle de principe d'esthétique 
l'autre jour: Pour que le rouge 
soit beau sur une physionomie 
il ne faut pas qu'on s'aperçoive 
qu'il y en a*. Alors, pourquoi en 
mettre? Je me le demande. 



Quelques-uns — j'emploie le 



la dernière minute et d'ainsi re 
tarder le départ du professeur. 
D'autres insinuent que le chan- 
gement s'est effectué afin de 
permettre aux natures rêveuses 
de revenir en classe au moins 
pour les dernier* instants du 
cours. 



Le. R. P. I*araoureux nous a 
quittés pour quelques jours. Il 
devait se rendre, paraît-il, à Ed- 
mùnston, N.-B., pour une con- 
vention d'instituteurs: Son "«»• 



qu a quel point il rem.pl 
cole Normale de sa présence. 
Nous sommes si habitués à le 
voir à son bureau matin, midi 
et soir, quelque soit l'heure de 
notre arrivée ou de notre dé- 
part, les jours de congé comme 
les jours de classe, que de ne l'y 
point trouver change l'atmos- 
phère de l'Ecole. Nous ne nous 



Mlle Parent a fait le tour des 
classes avec des billets verts, 
pour la première fois l'autre 
jour. Plus d une s'en est ré- 
jouis. Et pour cause.. Malgré nos 

retards à remplir nos formules 
masculin parce qu .1 est un gen- et ks multiples embarras que 



re compréhensif — auraient un 



cela peut lui causer, la sympa- 



peu de difficulté, paraît-il, à ac- thi secrétaire de ,'. Bcole Nor . 
cepter de bonne grâce les obser- 
vations faites à la suite de leurs 



leçons dans les écoles de prati- 
que. Nous hésitons à: croire que 
d'aucuns prétendent déjà avoir 
atteint les sommets de la perfec- 
tion! Comme l'on peut s'illu- 
sionner! L'on nous a dit, un 
jour en classe, que la première 
sence nous fit comprendre ius*l C ondition de tout progrès intel- 
qu'à quel point il remplit rE~ lectuel était de reconnaître «on 



lectuel était de reconnaître son 
ignorance. Ceux qui reçoivent 
mal les critiques ne sont pas en- 
core rendus la. 

• • • 

Depuis quelques jours la clo- 
che sonne un avertissement de 
deux minutes avant la fin de 
chaque période. Il paraîtrait 



maie nous distribue, avec sa 
bonne humeur perpétuelle, les 
largesses dont ejle est la dépo- 
sitaire. 



Désagréments de l'Ecole Nor- 
male: la descente à l'Ecole Gui- 
gues quand la cloche ne sonne 
qu'à 2 h. 45 ; pérégriner aux 
écoles- de pratique les jours de 
pluie soudaine; une leçon de 
chose pour laquelle le matériel 
concret est introuvable ; la dic- 
tée, du vendredi matin à la pre- 
mière période; une belle image 
sur laquelle l'on comptait. .'. et 
qui disparaît; un casier au bout 
du troisième quand Ton arrive 



que c'est pour empêcher les dix secondes avant la prière; un 



professeur qui ne nous question- 
ne qu'aux jours d 'ignoran«}j 
l'incertitude au sujet de l'« 
seignement pratique. Tout 
même, il y a de pires tra<*a«q 

ries dan*; la vie. 

I. 

• • • 

(est vraiment extraortliai 
ce que les normaliennes ont 
parent é en ville. Des tante» 
des oncles dont l'on ne soupî 
nait même pas l'existence se 
couvrent quelques semamjj 
après la rentrée .des classes. « 
les cou'irrs-rlmrerH ! G-'est dœ*' 
mage que nos occupations nol 
breuses ne nous permettent \ 
d'entretenir avec tous ces ro« 
bres de la famille des reiatio 
plus intimés. Il est vrai qw 
degrés de parenté ne sont £»' 
être pas très rapprochés. CM 
nous aurait, sans doute, des J 
cherches -compliquées à •• ' 
pour retrouver la fil'*"*' 
C'est pour cela que nous ne M" 
en parlons point... 

• • • 

Les élections des présidenl 
et présidents de classe ont 
né le résultat suivant : CM* 
Mlle Eva Chevrier; Classe 
MUe Louise Filion; CI»** 
Mlle Georgette Nault; "* 

D, MUe Vina Rathwell;^ 

E, M. Dieudonné Bcugie; t 
se F, M. Roger Beaulnc- 




tt LE FILS DE GANÈLON" 



DfWBCTION 



r: — Henri Prévost 
>v: ^Oe»n-Jacques TremWay 
^py — w P. Henri Mortweau. 
# OJi.I- 

REFACTION 

'•jH (* chef:— Jacques Pelletier 
Ojrf»U:— omer Chartinnd 

Jean-Charles Aubin 

n-étaire:— P*« Lorrain 

Ittoctev»:— Lionel DesGroeelllere 
Roger Bellefeuine 
Jean- Louis Ducheeneau 
André Angers 
Marcel Lacourcièr* 

Aurcle Poirier 
m^dllste:— Léonard Roussel 

fnfM Art.:— Jean-Ch. Tassé 
^p. Ma».:— Léandre Prévost 
Cto*ni*a*un:— Auguste Vincent 
Alcide Paquette 
pM. Sportif:— Roland Pigeon 

ADMINISTRATION 
Atatototrateur:— Yvon Beaulne 
Autant:— Jean -Jacques Bertrand 
Secrétaire:— Raphaël Pilon 
CirraUtlon: — Emile Patry 

Charles-Auguste Provost 



On prépaie un sucées à la 
Société- <Tes Débats avec la pièce 
intitulée: "Le fils de Ganelon" 
drame en quatre actes et en vers 
par le vicomte Henri de Bor- 
nier. Ce succès on n'en doute 

pas lorsqu'on repasse les succès 
antécédents. Il y a tout près en- 
core, la magistrale interpréta- 
tion de l'Avare. Les interprètes 
qui ont assuré son succès Tan 



dernier seront tous pour' la plu- 
part dans le succès que rempor- 
tera le Fils de Ganeîon. Henri 
de Bornier a contribué grande- 
ment à la renaissance du drame 
en vers. Le drame est d'une 
grande puissance. Les acteurs 
de la Société sont décidés a ne 
rien ménager pour faire applau- 
dir la pièce de Bornier par le 
grsnd public. Nous en reparle- 
rons. 



LES DEBATS 

FRANÇAIS 

Le jeudi, 31 octobre, la Socié- 
té des Débats français tenait sa 
[première séance régulière. Si 
-gsas en jugeons par la valeur 
des discours, nous pouvons con- 
clure que les directives données 
au préalable par les membres de 
l'exécutif partent déjà leurs 
fruits. 

Malgré le peu de temps que 
les orateurs ont eu à leur dispo- 
sition pour se préparer à la lut- 
te, leur joute -oratoire revêt les 
qualités dune diaejiflrâlL. lon- 
guement mûrie et soignée. Il va 
suis dire aussi que le sujet du 
débat: "Avons-nous une litté- 
rature canadienne-française!" 
y était our quelque chose. 

Les orateurs, quatre rhétori- 
ciens "en acte", déploient tour 
à tour la verve et l 'éloquence. 
Bu côté de l'affirmative, nous 
avons MM. Charles-Henri Bé- 
langer et Reynald Boult, tandis 
que ATM. Roland Carrier et Au- 
rèle Poirier défendent la néga- 
tive. M. Lionel DesG rose illier s 
préside le débat. 

M. Bélanger ouvre la discus- 
sion. Pas de préambule inutile, 
il va. droit au but : Nous avons 
nne littérature canadienne- 
française parce qu'il faut qu'el- 
le existe et elle existe en réalité. 
La conquête du Canada par lès 
Anglais, les luttes que nous eû- 
mes à subir sous le nouveau ré- 
prae, nous donnent une âme, 
des sentiments, enfin un carac- 
tère propres qui se reflètent 
dans nos oeuvres littéraires et 
l«s rendent cHnarliennes-fran- 
ejiges. 

M. Carrier trouve les oeuvres 
canadiennes trop élémentaires., 
Pour faire oeuvre littéraire, il 
s'agit pas seulement de pen- 
ser, mais encore faut-il mouler 
wtte pensée dans une forme 
Parfaite. Une littérature exige 
donc des chef s-d 'oeuvre. En 
avons.nous? Au moyen d'argu- 
ments d'autorité, il prouve que 
nous n 'en avons pas. 

Cette -théorie, M. Boult la ré- 
Jute en établissant l'existence 
de notre littérature par l'étude 
* la somme littéraire que nous 
Pwsédons, en nous montrant 
1 influence de nc4 littérateurs et 
de leurs oeuvres à l'étranger. 

M. Poirier vient seconder l'ef- 
I ™*«e son collègue en nous 
jJJtoAnt les causes pratiques qui 
«tournent notre peuple des let- 
;•*** Le manque de ressources 
wuniaires, la paresse intellec- 
toell* i\ i a THCi , f orïi b«taele 



"La Sainte-Cécile" 

Vendredi prochain, le 22, 
nous ramène la fête de Sainte 
Cécile, patronne des musiciens. 
Ce jour passe peut-être, ici, trop 
inaperçu de la massé des étu- 
diants. Heureusement, il se 
trouve parmi nous quelques mu- 
siciens, peu nombreux hélas! 
Mais qui aiment la musique et 
qui, par le fai£ même, aiment 
Sainte Cécile. Aussi lui ren- 
dront-ils, le jour de sa fête, un 
hommage particulier et lui de- 
mandront-ils, dans une fervente 
prière, de leur conserver le feu 
sacré et de multiplier le nombre 
de ses disciples en infusant 
dans plus de coeurs l'amour . . . 
de la musique. 

"Ré-nri Do-ré . 



sus carrières littéraires, et par 
le fait même, à la littérature. 

M. Léonard Roussel commen- 
te le débat au point de vue de la 
persuasion. Après délibération, 
le président du jury, M. Pilon, 
donne la palme à l'affirmative 
et proclame M. Boult le meilleur 
orateur. 

SEANCE DU 7 NOVEMBRE 

Durant les temps anormaux 
que nous traversons, les écono- 
mistes ont dû se demander dans 



Concert 
symphonique 

Il y a déjà, deux semaines, 
les portes de la salle académi- 
que s'ouvraient toutes grandes 
pour accueillir une foule consi- 
dérable, attirée sens doute par 
l'appât d'un régal artistique 
comme on en voit rarement. 

L'orchestre Symphonique de 
l'Université, sous le bâton du R. 
P. Arthur Paquette, O.M.I. 
inaugurait brillamment une sai- 
son musicale qui sera, nous -l'es- 
pérons, des mieux remplies. 

Pas n'est besoin de dire que 
tout le crédit de cette heureuse 
initiative est dû non seulement 
à l'inlassable dévouement du 
directeur, mais aussi à. l'abné- 
gation remarquable des musi- 
eiens, et c'est à cette marque 
qui l'on reconnaît les véritables 
artistes. 

Héla*!— est il besoin de le 
dire — jamais la société ne s'est 
tant appliqi^ à la fabrication 
des artistes et jamais, peut- 
être, les véritables artistes n'ont 
tant manqué ! 

Mais passons au menu . . . 

Après que les dernières-mesu- 
res de "0 Canada" eurent per- 
mis aux auditeurs de reprendre 
leurs sièges, l'orchestre attaque 



quelle n-we engagera tent-iH les vrj éa -£ £ "p BT \^ <ï e Koîeldieu, 
ïorces financières du pays pour snivi d'extraits du "Çoi d'Y- 
en tirer le plus grand rendr- 
aient possible. Il semble que cet 



te voie est encore à déterminer. 
Les orateurs du 7 novembre, 
apportennuic solution au pro- 
blême. Sous la présidence de M. 
Lionel Croteau, MM. E. Patry 
et W. Major affirment, malgré 
les dires de leurs adversaires 
que "-Le progrès du Canada ré- 
side plus dans l'exploitation mi- 
nière que dans l'agriculture'. 
La négative est soutenue par 
M. G. Ménard et R. Martel. 

M. Patry a tôt fait d'allumer 
le feu. Homme de science, il 
garde encore quelques vestiges 
de sensibilité au fond de son 
coeur. 11 s'émeut devant l'igno- 
rance de notre peuple qui mé- 
connaît nos sources de vie et de 
progrès: la richesse et l'étendu 
de nos terrains miniers. , 

M. Gérard Ménard voit les 
choses sous un autre aspect. Il 
parle le langage de la statistique 
et prouve que "* l'agriculture a 
rapporté plus au Canada que 
n'importe quelle autre 
trie. 

M. YYili'rid MajpjC vivut com- 
plétef la thès«> de sou collègue 
eu montrant les désavantages dc 
l'agrienlture. Dans son plai- 
doyer, M. Major se montre 
homme pratique. Si hier l'agri- 
culture contribuait au progrès 
du pays, les exigence* du temps 
commandent un changement ; le 
gouvernement doit diriger nos 
forces vers' l'exploitation des 
mines. 

Lé deuxième orateur de la né- 
gative réserve une surprise à 
ses adversaires. Dans un exposé 
clair et éloquent, M. Martel fait 
ressortir des principes d'ordre 
supérieur qui doivent nous atta- 
cher à la terre de nos aïeux et 
faire du Canada un pays agri- 
coler~L 'agriculture, c'est le 
moven dont Dieu se sert pour 
procurer la subsistance à 1 hu- 
manité; alors, po» r <i« 01 ** 



MU VI 

vetot", opéra d'A. Adam,, et 
de u Dante aux Enfers", ouver- 
ture dramatique de C Urbain, 
trois pièces remarquables par 
la puissance des sentiments 
qu'elles expriment. Enfin, c'est 
le "Pizzicato" de Johann 
Strauss, dont le rythme léger 
uo manque pas de charme et 
l'originalité,, 

Ainsi se termine la première 
de ce .programmée. Le rideau 
tombe, les musiciens se dis- 
persent. On dirait une grève. 
Biais oui, J c'est bien cela, car 
notre jeune ami Victor Jobin 
s'apprête à nous réciter, avee 
toute la chaleur qu'il sait y 
mettre, "La Grève de_s forge- 
rons"., de -François Copiée. 

Au début de la deuxième par- 
tie, l'orchestre exécute le pre- 
mier mouvement de la "Sym- 
phonie Inachevée" de Franz 
Schubert, dont les accords vi- 
br ints ne manquent pas de pous 
rappeler, chaque fois que nous 
l'entendons, les malheureux a- 
c uiours du compositeur. 

L'"' Invitation à la danse", de 
Wéber, vient en second lieu. 

Enfin, l'on-hestre termine ce 
magnifique programme par 
l'ouverture "Jeanfr d'Arc" de 
Giuseppe Verdi. 

Le R. Père Recteur saisit 
l'occasion pour remercier, au 
nom de l'Université et des audi- 



Débat Interuniversitaire 



anglais 



i>cmx criMttonts de l'ouest nous visitent. 







I 



>.4 



MAIIRICÈ-A. WESTERN JOHN R QOULD 

HENRY WARD HERVE MARC01X 

Deux universitaires de l'ouest, M. John-K. Gonld de l'Un!- 

versité de la Colombie Artglai.se et M. Maurice- A. Western de 
l'Université de^a Saskatchevran viendront lundi prochain, le 18 
novembre, discuter avec nos étudiants. Il s 'agis de savoir si le 
Canada doit .continuer „de faire partie de la Liguejles .Nations. ; _ 

Ce débat sa fait sous les auspices de La Fédération Nationale 
des Etudiants des Universités Canadiennes. 

A ce temps-ci de l'année, des orateurs de huit Universités ca- 
nadiennes, partagés en quatre équipes différentes, font des tour- 
nées oratoires au Canada et aux Etats-Unis. Toronto et McGill 
visitent l'Ouest canadien, Bishop's et Western vont dans les Ma- 
ritimes, Dalhousie et Nouveau Brunswick envahissent les Etats- 
Unis, enfin la Colombie Anglaise et la Saskatchewan se transpor- 
tent dans f'Ontario et le Québec. II y a quelques années, au juste 
en 1932, un étudiant de l'Université d'Ottawa a visité ainsi la 
province de Québec et leà provinces Maritimes. L'année prochaine 
peut-être nous reprendrons ces voyages à notre tour. _;" 



Condoléances 



Ca- 



nada ne s'engagerait-il pas dans 
rette noble industrie? L'agricul- 
ture amène un progrès moral 
chez un peuple; et c'est sa mo- 
ralité qui fait sa force." 

La récitation de M. Jean 
Côté: "Le chartier embourbé", 
a su grandement nous intéres- 
ser. 

Le jury décerna la palme à la 
négative et déclara M. Patry le 
meilleur orateur. 

Auguste Vincent, 
Secrétaire. 



A M. Charles Jjeelerc, secré- 
taire de l'Association des An- 
ciens de langue française, les é- 
tudiants actuels présentent 
leurs vives sympathies à l'occa- 
sion du décès de sa petite Juliet- 
te. Ils veulent aussi exprimer 
leUrs condoléances à Madame 
Leclerc, à leur ancien confrère 
Georges et aux camarades actu- 
els Hector et Roland. 
■ • • 

Nous offrons nos profondes 
sympathies au confrère Picard 
Morissette dont le père est dé- 
cédé le 24 du mois dernier à 
Kirkland Lake. Ont. 



Nos sympathies aussi à nos 
anciens Arthur et Valori tiesner 
à l'occasion de la mort de leur 
père, le Docteur J. E. Besuer de 
Maniwaki, P. Q. 



LES DEBATS 

ANGLAIS 



Assemblée de la Ligue inter- 



universitaire tenue à Ottawa. 



W 



teurs, le directeur de l'orcrestre 
et les musiciens qui le compo- 
sent. 

Puis, le rideau retombe; peu 
a peu, la salle se vide; les feux 
s'éteignent ... De e^ite agréa- 
ble soirée, il ne nous reste pins 
que le souvenir . . . 



Hervé Marcoux est élu président 

Au cours de rassemblée an- 
nuelle qui fut tenue à Ottawa 
samedi dernier, Hervé Marcoux 
de l'Université d. Ottawa fut 
élu président de la Société des 
Débats Inter-Universitaire. Les 
membres de cette société sont 
l'Université MaeMaster, le col- 
lège Loyola, l'Université Bi- 
shop, le Collège St-Michael's et 
l'Université d'Ottawa. Les pré- 
sidents de la société de chaque 
université sont élus à" tour 6* 
rôle à la présidence de la société 
inter-universitaire. 

L'équipe en visite est tou- 
jours celle qui soutient l'affir- 
mative. La section de l'est com- 
prend Qttawa, Loyola et 
Bishop's tandis que. la section 
de l'ouest comprend tontes les 
autres. Les gagnants de chaque 
section prennent seuls. part au 
débat final. Ce dernier débat 
aura lieu le 28 février prochain. 
Le sujet du débat sera: "Re- 
solved that the use of approxi- 
mately the présent proportion 
of American capital now eaa- 
ployed in the developpment of 
the naturel resonrees of ibis 
country m in the best interest cf 
Canada.' 



L I 



wK^r^fm' 




'7?t$m 












»• ~ 







2*e 



LA EOTONPtt. U NOVEMBRE" 1»& 



Qttatrièane année — No gtofcM: 4f 









jfe~ 



- 



Les Cadets de Kingston 
Remportent le championnat 
Intercollégial - intermédiaire 






Grâce à ses quatre victoire* 
consécutive* sur l'Université de 
Queens et l'Université d'Otta- 
wa, le Collège Militaire de 
Kingston s'est assuré le cham- 
pionnat intercollégial-intermé- 
diaire, pour la saison 1935. 

Bien que sûrs d'obtenir ce 
championnat, les Cadets durent 
envahir l'Ovale, le samedi 9 no- 
vembre, pour* clore leur saison 
régulière contre l'Université 
d'Ottawa. Leur jeu supérieur, 
déjà affirmé alors qu'ils rece- 
vaient notre équipe à Kingston, 
a de nouveau tenu en échec la 
science de notre clan. Du com- 
mencement à la fin, ils menè- 
rent le bal, profitant de toutes 
nos erreurs. 

Devant les poussées de ees gé- 
ants militaires, nos gars surent 
se défendre jusqu'à la fin, sans 
découragement; à certains mo- 
ments même, nos protégés réus- 
sirent des trouées quasi merveil- 
leuses. Ce qui montre que tous 
ont lutté ferme, c'est leur tou- 
che sensationnelle, comptée par 
Corcoran, et la magnifique bot- 
tée de Courtright qui réussit un 
'rouge". . 

Cependant, les Càdef S "étaient 
encouragés dès le début par un 
vent favorable et ils conservè- 
rent l'esprit offensif qui leur 
est connu jiisqu'àj|jfln de la 
randonnée. C'est ^Tirquoi les 
visiteurs retournèrent avee une 
nouvelle victoire : 26 à 6. 

Tous nos Joueurs se firent va- 
loir à leur position respective, et 
leurs partisans apprécièrent 
hautement le jeu de Davis, Su- 
zor, Iieclaire, Cadieux, Corco- 
ran» Courtright et Gobeille. 

Parce, que le championnat 
nous a encore échappé cette an- 



née, il ne faut pas dire que nous 



avions un club faible. En effet 
tous nos joueurs furent dés 
"étoiles" sur toute la ligne et, 
de plus, nou* avions un pilote 
expérimenté, un entraîneur et 
un directeur dévoués. Ce qui 
prouve la valeur des Bavants de 
notre capitale, c'est la brillante 
victoire remportée sur le Collè- 
ge Loyola de Montréal. 
^ Tous espèrent que la guigne 
qui ne nous a pas quittés, depuis 
les débuts de l'année scolaire, 
rebroussera chemin pour la sai- 
son de ballon au panier et de 
gouret. 

Voici l'allignement des clubs 
de samedi : — 

Positions 

Cadets U. d'Ottawa 

Voltigeur 

jTarrington Sweeney 

Demis • 

Whitaker Courtright 

Royland Kealey 

Stephenson .Davis 



Osier Suwjr 

Centre 

Ward Sweetnam 

Intérieur* 
McKibbon ..... Desjardins 
Anderson .*.... Bellefeuille 

Milieux 
MacKenzie ..... MeAndrew 

Drury . . ' Gobeille 

Extérieursu _.. , . 

Wilson Barre 

Fee Cadieux 

Subst. des Cadets : Chubb, 
Moore, Charon, Bradford, Bur- 
lon, Palmer, Johnson Stroud. 

Substituts d'Ottawa— Lus- 
sier, Claney, Corcoran, O 'Fla- 
herty, Leclaire, Cunningham, 
Cowan, Brennan, Kiefl. 

Arbitres: Joë Tubman, Joë 

Miller, et Frank McMithnn ' 

Roland PIGEON. 



Examinateur 
en chef 




Victoire Interscolastique 

Rog«r OueHerte «st l'artisan 4% lo victoire. -J 
demi du Vorsify intercepte une poste et i 
possible le touche qui donne à nos gars leur 
mière victoire de lo toison scolottique. 
et Beauchemin se dévouent. 



Ottawa, Ooi., 1er ê éw mk t t 11 



M. ROBERT GAUTHIER, ci- 
devant d'Ottawa, inspecteur 
d'écoles de Windsor, nommé 
par le ministère de l'Instruc- 
tion Publique, examinateur 
en chef des candidats spécia- 
listes en français qui fréquen- 
tent actuellement l'Ontario 
Collège of Education de To- 
ronto. Les examens ont eu 
lieu les 8 et 9 novembre. 

Nomination 



Temps actuel. .. 

Suite de la page 245 



que chose de grand et pouvaient 
1 accomplir en temps normal. 

Et cette révolte est légitime. 
L'idéal, ce n'est pas du super- 
flu, de la fantaisie, une quan- 
tité négligeable; c'est un fruit 
de la nature, une partie de nous- 
mêrae, un appoint nécessaire à 
la personalité. C'est une moda- 
lité de la tendance universelle 
à la perfection. Grâce à lui nous 
avons du ressort, de l'allant, la 
volonté de faire atteindre à 
notre être son plus complet 
épanouissement. Aussi, bâillon- 
ner cette force dynamique, ra- 
vir ce principe de vie active 
en le laissant s'atrophier, c'est 
fruster l'être d'un de ses plus 
nobles ornements. Et une ré- 
volte contre cette amputation, 
c'est une révolte de la nature. 
Son çri est aussi tragique que 
celui de l'affamé; il a droit 
d'être entendu; il a droit d'être 
■satisfait. 

Accorder In vie )iutégrale, 
c'est se faire justice, ear. l'in- 
térêt de la société est engagée 
dans cette erise psychologique. 
L'avenir d'une société s»» me- 
sure à la pureté et à la hardiesse 
de l'idéal des jeunes. Que la 
jeunesse soit altruiste, qu'elle 
place son étoile bien haut dans 
le firmament et qu'elle travaille 
lerme à l'afl< iudre, la société 
sera heureuse et forte. Au con- 
traire, que les individus ne s'é- 
lèvent pas audela des instincts 
de conservation où de la rapa- 
cité des millionnaires, la socié- 
té sera formée que de para- 
sites qui sucent sa vie, la ren- 
dent malade et anémiée, désé- 
quilibrée et décharnée- 

Si la société actuelle avait 
Mua <!»» clairvoyance. ell«» ne 



tolérerait pas chez sa jeunesse 
des chômeurs ou des valets. On 
glose beaucoup sur' le génie de 
nos dirigeants, on ne le fera ja- 
mais trop. Dans la crise actuelle 
ils n'ont pu trouver qu'un pal- 
liatif: ces insipides secours di- 
rects appliqués d'une manière 
plus insipide encore. Ne serait- 
il pas mieux d'abaisser l'âge 
requis pour les pensions et d'af- 
fecter aux pensionnés lea fonds 
consacrés aux secours directs. 
Cette mesure, tout en ayant les 
mêmes effets thérapeutiques 
permettrait à la société d'absor- 
ber la montée des jeunes, de 
leur assumer un champ d'activi- 
té à la mesure de leurs talents, 
et par contre-coup corroborerait 
l'idéal. C'est dans ee sens, il 
me semble, que les jeunes de- 
vraient orienter leurs réclama- 
tions. 

Pour être parfaitement objec- 
tif et pour contrebalancer la 
note, pessimiste de ces élubra- 
tionsf un article subséquent 
nous révélera le beau côté de 
notre temps. Nous verrons que 
eelt.i qui conserve son idéal non 
pas comme* la cendre, le feu; 
mais comme le grain de blé, 
la vie ; que celui qui ne capitule 
pas devant les remous de la 
montée, celui-là ne boudera 
pas son temps, parce qu'il lui 
offre le plus merveilleux champ 
d'action que jeunesse n'a ja- 
mais eu devant elle. 

O. H. CHARTRAN D, E.Ph. 

X— Hier, J'ai dit à ma 
femme Qu'elle avait besoin 
d'un chapeau. % 

Y— Tu lui a dit ceja, mal- 
heureux! Et qu'a-t-elle ré- 
pondu? 

X— Elle m'a dit: "Assieds- 
toi doucement sur le fauteuil, 
chéri, pendant que je vais de- 
mander le médecin. 




Me RAOUL MERCIER, avocat 
bien connu d'Ottawa, nommé 
adjoint du substitut du pro- 
cureur à Ottawa. 



Chant canadien 



REFRAIN 

Us ne l'aaront Jamais, Jamais, 
L'âme de la Nouvelle France; 
Reôàions ce cri de vaillance: 
II* ne l'aaront Jamais, jamak. 



Us ont dit dans leur foi orgueil: 
Noos te prendrons, é raee fière, 
Et ta lartfoe et ton âme altière; 
En pats non* r foncions ton cercueil. 



Il 



Tant e,ae nos fleuves couleront. 
Tant que là-bus la Citadelle 

An riens roc restera fidèle, 
Que les érables verdiront. 



III 






Tant que la croix de nos clochers 
Se heurtera dans les étoiles; 
Tant «ne chrétiens jusqu'aux 

moelles 
Nom resterons de fiers rochers. 

IV 

Tant que forts seront les vouloirs. 
Que prêts à tontes les bataille. 
Nous saurons redresser nos taifies 
A la hauteur des f rands devoirs. 



Le -Vatstofr «-a pas été heu- 
reux cette année dans les cer- 
cles scolastiqucs de la Capitale, 
mais il faut admettra qu'il a 
lutté courageusement et sans 
répit. f 

Voici donc que mercredi le 
Mines a enfin consenti à cou- 
ronner ses efforts, car de tels 
efforts méritaient bien une ré- 
compense. 

L'Université démarrait contre 
l'Ecole supérieure de Nepean. 
C'était le dernier combat de la 
saison régulière. 

Nepean comptait bien mar- 
cher sur les carcasses de nos 
gars. Et pourquoi vas! Tous les 
autres clubs, Nepean inclus, ne 
l 'avaient-ils pas fait? 

Mal lui en prit «ependant. Le 
Varsity resta maître de la si- 
tuation et, quand les équipes se 
retirèrent au moment où la nuit 
tombait, il tenait le gros bout 
d'un pointage de 6 à 2. , 

Beau résultat et nouvelle 
preuve qu'un troupeau ne peut 
pas toujours être victime des 
loups du voisinage. 

OUELLETTE BRILLE 

Et c'est Roger Ouellette qui 
fut l'âme de ; la victoire, ce même 
Ouellette qui eompta, il y a 
quelque temps une touche con- 
tre le collégiate Olebe. 

Smith avait frappé pour Ne- 
pean une rouge dans la pre- 



mière période et le d 
paragrapre n'avait produit,. 
point. 

Vint la troisième strop 
lutte se continuait acha«^F 

Soudain, Messirc Oue^H 
tercepta une passe du Nepet,] 
courut 26 verges. Il en g* 
ensuite cinq antres, puis A 
lin porta le jeu à cinq v« 
du but ennemi. 
-* Beauchemin n'eut ( , u 'à fo 
chir la ligne vour faire 
touche que Ouellette eonvt 

Cgétait le triomphe. 

Ije Nepean lutta àl 
ment dans la période 
mais dut se contenter 
rouge qui .suivit le coup 
Sweet. 

LES ALIGNEMENTS 

U. D'OTTAWA: — Vi 
geur, Giroux; demis, Bars 
Ouellette et Asselin; 
Beauchemin .centre, Lozier ; mj3 
lieux, Pinard et Thomas;; êity 
.rieurs, Roy et Marion; Snbl 
Boucher, Bourdon, RooMmj 
Hâves et Gagnier. 

NEPEAN: — Voltigeur, Ni 
bitt ; demis, Smith, Richard* 
et Sweet ; quart, Peart ; centré^ 
Benson ; intérieurs, Viens et ly 
ving; milieux Hasty etM< 
extérieurs, îrobbs, et € 
Subt., Hay, Coldrey, Muligiàl 
MacDiarmid Anderson A rmila-f 
tage et Ages. 



T 



Aménagement d'une nouvelle! 
r "salle de gymnastique 



Qui n'a pas admiré l'esprit 
sportif qui anime le R. P. She- 
venell, depuis le mois de sep- 
tembre, ne l'a pas connu. Une 
preuve de cet esprit etTcfeTTntè^ 
rêt qu'il porte à notre forma- 
tion : ces innovations récen 
tes qui animeront, sans aucun 
doute, l'intérêt que doit avoir 
un jeune étudiant pour sa for- 
mation physique. 

Le Père Shevenell connaît 
l'importance d'un bon physique 
chez l'étudiant. Voilà pourquoi 
il a su faire d'une partie de 
notre salle de récréation, partie 
plutôt tranquille, un centre 
d'activités. Après avoir retrou- 
vé tous les appareils d'exercice, 
il a su les installer de nouveau. 
C'est donc qu'après quelques 
années d'une certaine négligen- 
ce sur ce point, les athlètes au- 
ront des moyens efficaces pour 
faire d'eux des "as" en gym- 
nastique et en acrobatie. 



Depuis quelques semai 
déjà, les élèves s'entraînent 
gulièrement, tout en faim 
montre de leurs capacité 
culaires. 

L'échelle horizontale, la bar 
fixe, les barres parallèles, 
tremplin et le "cheval «11 
mand ' ' sont déjà installé*, emj 
attendant l'apparition de ne 
breux autres appareils naj 
moins pratiques pour la forai- j 
tion physique. 

Les acrobates se révèlent dij 
jour en jour et nous pourra» j 
certainement rivaliser ivuti 
longtemps avec plusieurs autwij 
collèges renommés comme pu*-] 
sants sur ce point. 

Au nom de tous les élèves, \m 
rédacteurs de la page sportmj 
remercient le R. Père SheveneHj 
de ses beaux projets qu'il • •] 
mettre à exécution. 

R.P. 



Tant «ut notre antlfie Méal: 
Une jennease militante 
Et farte parée sur croyant* 
Sanra roner un eoenr féal. 

Tant f«e briller* le soleil 
Sur nos champs et sur nés man- 

tag-nes. 
Tant a«e les fils de **s eamparnes 
Prieront »■■ heure* in réveil. 



M. l'aaaê GROCJLX. 



Ballon au panier 
et gouret 

Les autorités sont en train 
d'organiser les équipes de bal- 
lon au panier. Les joueurs ne 
sont pas tous choisis, mais on 
s'entraîne tout de même depuis 
quelques jours. 

Sous l'habile direction du R. 
P. Caron, nous aurons l'avanta- 
ge de voir nos gars se débattre 
dans la ligue de la cité majeure 
et intermédiaire et dans la ligue 
interscolastiqxie senior e* junior. 
Le prochain numéro publiera la 
liste complète de chaque équipe. 

Les activités du gouret ne 
sont pas encore- commencées, 
mais les équipes sont à se for- 
mer. Contrairement à l'année 
passée, nous verrons un premier 
club se défendre dans la ligue 
intercollégiaîe. 

Comme toujours il y aura un 



club senior et junior interwo-j 
lastique. •*' 

Encore ici. uous eapéronlj 
pouvoir donner la liste compo- 
te des joueurs de chaque équipa 
dans le prochain numéro m 
"La^Botonde*'. 

R. PltfEOS. 



1 *¥-?* 

UNE FAUSSE NOTE 

Rameau, rendant visite I 
une dame, se lève tout à coup 
de dessus sa chaise, prend «J 
petit chien que la maltresse ■ 
maison tenait sur ses genouij 
et le lance subitement p**' 
fenêtre, d'un troisième étage- ! 

—Eh! que faites-vous, H 

sieur? récrié Ta dame, 
vantée. 

—U aboie faux! dit Rametl 



en sç promenant avec 



l'indi- 



gnation d'un homme dont fl 
rellle avait été déchirée 



\± 






• T *J5£ 












1 





JOURNAL* »! -MENSUEL' PARAISSANT 

\jLK Ut ET LE 11 DE CHAQUE MOiS 

D'OCTOBRE A JUIN 




I 



•jk><Mtefo 



î- : ORGANE DE LA 
SOC i ÉTÉ Ml DÉBATS FRANÇAlf 
^ DE L'UNlVERSlTé D'OTTAWA 



= 



z 



Abonnement: 50 sous. 
.Ottawa, par la poste: 75 sous. 



Directeur: Henri Prévost. 
Avlseur: Jean -Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef : Jacques Pelletier. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



LE CANADA FRANÇAIS, 
SON AVENIR 






J. E. C. pourquoi? 



Voilà plus d'un an que la 
J. E. C. est installée à l'Uni- 
versité; elle progresse lente- 
ment mais sûrement, très sû- 



Le Canada est jeune; les aberrations de l'ancien monde 
se sont imprimées sur lui comme le fer chaud sur la cire; mais 
comme elle, le. Canada prendra bien vite une autre marque ! r ement; e t l'accueil que l'on 
et, grâce à la Jeunesse de son sang et à sa vigueur, il chassera ' fait aujourd'hui à son Jour- 
ce poison qui le tuerait peut-être. Nous ne pouvons trop ad- [ nal "JEC" (au delà de 175 nu- 
•mirer notre pays, mais il faut tout y craindre. . % méros vendus à nT nivenri té en 

- Les Jmfs, les protestants et les francs-maçons, sont quel- novembre) montre bien la 
quefois promoteurs de menées dangereuses: les protestants, ^ ■ ^ 



très conciliants, paraissent peu redoutables et le sont proba- 
blement; les Juifs, toujours caressants, ont, dans les fausses 
démarches, cette absence de pudeur qui leur permet de tout 
oser; les francs-maçons, assez bas d'esprit, se prêtent aux 
plus misérables attentats. Le pire, pour le Canada catholique, 
"n'est pas, qu'il soit attaqué, mais qu'il ne songe pas à se dé- 
fendre. Nous commettons là une grande et très dangereuse 
erreur. • 

Le calme n'est plus de nos jours. Il n'y a nulle part de si- 
tuation établie et qui puisse compter sur la paix. Notre plus j téresse trop souvent de sa vie 
pressant devoir est de nous former une mentalité combat- j religieuse, de ses attitudes de 
. tante. Voilà ce qu'il nous faut à tout prix. Nous possédons ' chrétien, qu'en un mot il mè- 
des forces, mais par une absurde lâcheté, nous les laissons sans ne deux vies, l'une presque na- 
tmpioL Ah! ... ce "laisser-aller", ce "lalssêr-faire",' qu'il en turaliste, l'autre chrétienne 
"a fait du mal! . . .Les populations canadiennes-françaises sont intermittente et routinière. 



de notre vie étirdtante. 

Nous voulons aujourd'hui, 

dire à nos "amis le pourquoi de 
la JEC. au coeur même de 
notre Université. 

Nous avons constaté que l'é- 
tudiant ne nos jours se désin- 



appelées sous les armes et elles doivent combattre ^coura- 
geusement. Tqus à la bataille! Telle devra être notre con- 
signe afin de ne pas couler dans l'abîme et nous laisser cor- 
îompre. Notre mot d'ordre d'avenir sera: "ErTavant.!" 

.L'avenir est le secret de Dieu.' Mais l'avenir d'un peuple, 
Vest-ce pas son idéal? Des esprits élevés, Tardivel, Casgrain | répondre à l'appel du Pape 
Mgr Laflèche, placent très haut cet avenir du peuple canadien | Nqus voulons nous les jeu . 



Cet état de choses dans le con- 
cret, nous l'avons précisé, par 
l'observation personnelle et 
c'est cet état de choses que 
nous voulons améliorer, pour 



LE COIN DU POÈTE 



CHANTE! 




Toi, tu es si heureux, chante donc à ton tour. 

Chante ! 
Livre ton âme gale et sème la clarté ! 
Toi qui rêves si grand et de tant de beauté 
Donne-nous donc un peu de cette joie si pure* 
Où la peine s*ej%dort comme une créature. 

Chante ! ; * 

Chante donc! Les beaux soirs de l'automne sont courte 
Et le froid va glacer, bientôt, tous ces atours' 
Qui taquinent ta lyre; et ces voix "de sirènes 
Que fait le vent qui passe sur la harpe des chèney 

Chante ! 
Chante ton vieux pays! la terre et le clocher 
Qui ont formé ton âme; chante le verbe aimer 
Et nos jeunes vingt ans; écojJte la romance 
Et vois ce couple uni, entraîné dans la danse. 
s Chante! 






» 



Peuple dernier-né au soleil de l'histoire, Benjamin des na 



nés, apprendre à vivre notre 



tions création de là. Providence provoquant 'attention de ,. ^ --^ nQn pa& d . une 



— Devant cette Beauté mon rire serait faux. 
Comment chanter encor quand on a tant de maux? 
La lèvre peut sourire, hypocrite et volage, 
Quand 1er coeur se débat, parfolSr dans un orage. — 

Chante ! 
Verse un peu de ta joie au limpide cristal 
Où l'on veut s'abreuver pour tricher notre mal. 
Jette-nous de ton âme où s'éternise un rire 
Pour qu'il soit à ton frère un peu moins dur de vivre. 

Chanté ! 

RIME AILLEUR 
N.D.L.R. — A la fin de l'année, nous donnerons un prix à l'au- 
teur de la meilleure poésie parue dans le COIN. 



• 



tous les penseurs, il a une vocation que Dieu Proportionne |iè ' stvl*» sain- ' t ' ■ " ï 

•mi plan divin de son gouvernement temporel de l'humanité ■ £ ^u^ T F TVftI : 1 VF ATT ROTTIN I 

X'appel tardif du peuple canadien à l'existence doit corres- 1 te '£™_ c ™' Tt crâner?e avec 1 ^^ 0*W ▼ l^AU DU 1 1 lil 

pondre dans la suite des siècles aux desseins qu'il a sur tel™ "52 V~ , ~ X' *ï J i™ * 



joie surtout. La J. E. C. nous; **" 

a montré comment nous pou- 1 La nouvelle édition du culte des Arts, aux Ecoles spé- 
vons vivre en véritables chré-; bottin de l'Université, pour 1 claies et au Cours d'Immatri- 

l 'année 1935-36, vient de pa- ' culation. Nous voyons encor* 



tiens délivrés de cette idée de 



raltre. Devant les immenses t l'organisation des différente* 
services que le bottin a ren- \ sociétés de l'Université: Dé» 
dus l'an dernier-, le -Service de bats français. Débats anglais 



monde. Le dessein de Dieu, c'est de régir l'humanité par son 
Eglise et de faire entrer tous les peuples au seiri de l'Eglise, 
assurant le maintien de la religion pour en tirer la prospérité 

des peuples. -■- qi ' contrainte que trop de jeunes 

D'après ces principes, notre mission serait de Jouer au danfi { yie chretienne 

troisième millénaire de l'Eglise, le rôle du rJeuple Juit dans les ^ ne voulons pas d . un ca _ 

temps anciens, le rôle du peuple franc dans les temps mo- tnollcisme fade dém0 dé. ser- publicité de l'Université à jugé^ Association athlétique, "Uf 
cernes. Il consiste à professer fidèlement et intégralement a moneur , ; bon de le publier de nouveauj Rotonde". Fédération Natio- 

vérité catholique, à la progager, à la défendre, à mettre la | ceUe année *i na i e des Etudiants des Univer- 

force au service du droit et la puissance de la nation au ser-. Ce catholicisme décidé que, ^^^ doU étre ] sités canadiennes. "Washing- 

v.ce de la Chaire apostolique. - nous réclamons, c'est la J.E.C. incroyable vo- i ton Club", Société des Anciens 

Ce concept est très élevé. Est-il bien une réalité? Pas en- qui nous le donne, c'est à sa , ggga ** c ™ force gestes de Iangue fran * aise ' Société 
core. Cependant, Dieu a tout fait pour en poser les bases. C'est, source que nous puisons tou- , tramant) i des Anciens (Bilingue). So- 

sur le tronc franc qu'il a pris la greffe canadienne: c'est au tes nos "énergies rédemptri- '' F yy Jciété des Conférences. ,4 Socie- 

"Xvriième siècle qu'il l'a transplantée; c'est sous un rude cli-, C es" pour continuer DANS LA ; ,_ M ^^l e ±J^^ !,""; ..«" 'tas Sancti Thomae", Orchestre 
mat et dans un vaste territoire qu'il l'a établie, comme 
arbre devant couvrir la terre de son ombre. En. plaçant 
colons français au nord de l'Amérique, Dieu, les obligeait 
conquérir leur pays comme les Israélites avaient eux-méme^ dre catholique" de demain, mine °^ e " w "f au ^- ; a, ; n " | n'est pas tout: on nous donne 
conquis la terre promise. Dés apôtres, des martyrs, des con- Nous rebâtirons la cité en ûrier. teiepnones imporiams, augsi {e programme des séan- 






vierees ont pendant trois siècles et demi, con- puisant nos matériaux dans tels que l'hôpital les pompiers. 
ge S et formée moral canadien; des défn-, ■Evangile, carrière, pour ain- 1 a police etc règ emen s re- 
fnoMrs dpJToldaUs français on créé et défend»' sl dire, du granit le plus soll- ! l«Uf« _à la chapelle de l'Uni- 



lesseurs et des 

vertl les sauvages 

cheurs, des trappeurs, des soldats français 

son patrimoine. 



de. 



verslté, au parloir, au bureau 



ces des Débats français, sec- 
tions senior et junior, des Dé- 
bats anglais et de la Société 



1 trml ~ ,i KMiutkA des Conférences. Ajoutons 
de l'Econome, aux bbiliothe-^ ,,„,„„ „„„«„„„«. *^«. ..*».«• 



Quand la France aurait pu pervertir le Canada, Dieu lai c . egt pourquoi noU s voulons ques; les officiers du person- Weljfues annonce 5 très utiles 
détaché de la France et laissé le Franco-canadien à la merci | montrer prochainement dans nel aes Facultés, le conseil f mailan A t A ç * et . à c f s ,P agc ? 
dune domination hérétique. C'était le moyen de le mainte- , manlfesta tion publique, la d'administration de l'Unlver- , ? un [ n té ™ t <mptlvaa r!^ >> ? 
nirsousla direction exclusive de s« ëvèques, de ses prêtres, l fQrce qui nous so tiiève et la 
• et de le conserver dans la ligne de sa vocation. Notre race, ; . Qie du Cnr j st que nos âmes 
d'abord une simple poignée d'hommes, est devenue, par sa yeû.errt refléter. 



site; les membres du Sénat. 

les bureaux de direction des 

simple poignée d'hommes, est devenue, pai «J»! veulent refléter. ! Facultés de Théologie, de Droit 

Mtissance de natalité, une race qui promet de devenir . lw%%f4t ^ e Annt . tiMW ' Canonique, de Philosophie, des 

à notre fo:.| Nous vous invitons ^^J^^ Âli ^ ^ àtt ^j^ v ^: 

de 1 Université, t ..' *- „ nr ^. „„,„,„,„ AAL . 



ti-ès nombreuse. L'écueil serait de manquer 
__Anos moeurs, pour devenir un peuple charnel et matéria- élèvw jet amis de 1 Un ^ s \ te p ; tlon^ des Ecoles Normale, des 
l*te. La religion seule peut nous sauver, -cl^TEgise seule à notre P^ miè ^ ra a ^ mW ^i Gardes -Malades, de Musique 
«arde la grande chartre de son avenir. Aittsi. fidèles â lem puhlique qu ^ Heu mui de Déclamation , enfin> ^ 

uussion, les Canadiens-français, seront avant «ffrg» '^t^^^^^t ^ la discipline. Suit la Aiste com- 
P^upie premler-né de la France catholique et de l'Eglise ro- ' manche 13 décembre â 8 h. 30 ^^ ^ m?mbres ^ corps 
iuaine. • j PM professoral, des élèves aux Fa- [, 



Jacques PBLLBTBBR R.E.O. 



y *v 



La JEC. 



nous aurons une vue d'ensem- 
ble parfaite de ce qu'est le 
nouveau Bottin. 

Enfin. Mesdames et Mes- 
sieurs, considérez que vous 
pouvez vous procurer ce guide 
universitaire pour la modique 
somme de dix sous. Vraiment, 
c'est donné! Comme le Bottin 
de l'ah dernier se vendait 



*| 



cultes Ecclésiastiques, à la Fa 



a 



suit*- i i* p«* m 

■n i " 



SÏÏ 



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ECOLE NWIHAEE 



CHRONIQUE 

La semaine dernière, MM. , sais pas al Ion a rlaqué d'abord 
Bénéteau et Karr nous ont îles plus braves, mais les an- 
rendu visite. Si l'on peut in- dennes, les timides surtout, 
terpréter la bonne humeur accueilleront sans doute, avec 



comme, un signe de satisfac- 
tion, ils sont partis contents 
de tout ce qu'ils ont vu et en- 
tendu. D'ailleurs, nous rece- 
vons depuis si longtemps leur 
inspection annuelle — depuis 
sept ans qu'ils me suivent 



un petit sourire sceptique, la 
nouvelle que pas une feuille 
n'a tremblé lors de la séance 
d'ouverture. Je ne dis pas qu'il 
en sera ainsi toute l'année. Si 
les miracles sont possibles, il 
ne faut tout de même pas être 



UN EXEMPLE 



CONGRES DES 



que nous trouvons très nor- ! présomptueux. Le fait vaut, 
mal d'exhiber devant eux no- cependant, qu'on le signale. 

tre savoir ... et notre igtfp- »•- Z • • ! «*«„« 

Notre pauvre vieux piano 

iquiy malgré son vieil âge et 

lies maux inhérents à la vieil- 

!P«gSf»Mî2fe|!i"» •*««*»» encore de 

nous égayer, a été mis à son 



rance. 



sent. Ils ont fini de se rendre 



au Musée, dans la «aile sombre iL^ Nous' l'avons transpor- 
et mal ventilée des 'chô- 



meurs", pour leur classe de 
-culture physique. Désormais, 
ils auront leur jour, dans le 
gymnase tout à fait moderne 
de l'Université. Les cinquante 
à la fois, pourront pratiquer 
leurs évolutions. L'on nous dit 
qu'ils ont adopté comme de- 



té à l'Ecole St-Pierre, où il 
pourra encore, dans un local 
plus exigu, récréer, de sa 
voix un peu éteinte et che- 
vrotante, des auditrices moin 
exigeantes parce que plus 
Jeunes. En d'autres circons- 
tances nous eussions vu partir 
ce vieux serviteur avec un 



Je veux aujourd'hui vous 
citer un extrait d'une lettre 
que m'écrivait, il y a quelque 
temps déjà, Mlle Corilda Bé- 
langer '34. J'eapére qu'elle me 
pardonnera mon indiscrétion. 

"J'enseigne a Thornloe. J'ai 
trente-trois élèves dont deux 
au 5e cours deuxième année, 
quatre au 4e Sr., six au 3e Sr, 
dix au deuxième cours et onze 
débutants. Le travail abonde. 

Mon école est officiellement 
une école séparée, mais il n'y 
avait pas même de crucifix. 
Cette détresse m'a émue. J'ai 
organisé une partie de cartes 
suivie d'un concert. La popu- 
lation ne m'a pas ménagé ses 
encouragements, car J'ai réus- 
si à faire un profit de $80.97. 

D manquait une croix sur 
l'école; j'en ai fait poser 'une. 
>Ma classe était dénudée; elle 
^s'est enrichie de quelques jolies 
statues. Quand Monsieur le 
Curé venait dire la messe à 
l'école, il ne trouvait pas même 



la vie est si charmante e« 

imême temps qu'utile?" se al* 

INSTITUTEURS l salent Pleurs a la suite dt. 



vise depuis que ce change.- serrement de ooeu r; mais nous 
"g** frg ■?i t *«»gfr «*» connaissons si bien le person- 
nel enseignant et enseigné de 
St-Pierre que rioûs n'avons pas 



courte sentence: Sourire tou- 
jours! 



DE SUDBURY 



Les 10 et 11 octobre se tenait 
le congrès des instituteurs de 
la- région de Sudbury. L'ou- 
verture se fit à la salle Wesley, 
à une assemblée conjointe des 
instituteurs de langue anglaise 
et des instituteurs bilingues. 

Le révérend Père L. Mail- 
hot, S.J., recteur du Collège 
du Sacré-Cœur de Sudbury, fit 
la prière d'usage à laquelle il 
ajouta à notre adresse un fer- 
vent "Je vous salue, Marie", 
en français. Puis dans une 
courte allocution -en français, 
il fit ressortir l'importance de 
l'enseignement religieux dans 
nos écoles. Un ministre pro- 
testant, M. Rintoul, dans une 
gracieuse allégorie, démontra 
que la formation morale des 
élèves est de beaucoup supé- 
rieure à la simple formation 
intellectuelle sans plus. Le 
Maire Cullën souhaita ensuite 



de pierre d'autel; à l'avenir la Di€nve nue la plus cordiale 



Le test du jeudi qui coincir 
dait, pour plus d'une, avec 'une 
leçon à préparer pour le même 
jour offrait bien des inconvé- 
nients. A l'avenir, nous le su- 
birons le vendredi. Nous pour- 
rons ainsi lui consacrer, 
comme préparation immédiate 
au moins la veillée du jeudi. 
Et la dictée du vendredi? Sup- 
primée? Hélas, non! Devancée 
au jeudi. Tout de même, pour 
partielle qu'elle soit, c'est une 
amélioration! 

'• • • 

Comme au début des années 
précédentes quelques norma- 
liennes très charitables "ré- 
servaient", pour des compa- 
gnes plus affairées ou plus 
lentes, des sièges qui permet- 
taient de mieux suivre les le- 
çons modèles du lundi et du 
mercredi, dans la Salle des R* j 
unions. Le R. P. Lamoureux 
vient de condamner- cette pra- 
tique comme opposée aux 
principes "de liberté" qui doi- 
lité, et de fraternité" qui doi- 
vent régner parmi nous. Cette 
condamnation est en voie de 
devenir une tradition. 



la moindre inquiétude sur son 
sort. Nous savons de quelle vé- 
nération et de quelle sympa- 
thie il sera entouré. 

• • • 
C'est un "Heintsman" qui le 

remplace. Venu en camion de 
Sandwich il a fallu dès son ar- 
rivée lui prodiguer des soins. 
Nous l'avons entendu se plain- 
dre tout un après-midi sous les 
doigts pourtant agiles et dé- 
licats d'un accordeur. Remis 
maintenant de ses fatigues, il 
chante d'une voix juste et so- 
nore. L'autre soir, je l'ai en- 
tendu me dire très distincte- 
ment: Que vos musiciens et 
vos . lauréates sortent leurs 
plus beaux morceaux! Je me 
sens tout rajeuni depuis mon 
arrivée parmi vous. Chacune 
de mes cordes a envie de chan- 
ter. On with the play! (Il ré- 
vélait, par cette dernière phra- 
se, son origine torontonienne) . 

• • • 

Un problème. Quelque nor- 
malienne pourrait peut-être 
m'aider à déterminer si la dé- 
mangeaison de parler — si 
commune, dit-on, ...à l'Ecole 
Normale et au Rideau dans 
îles temps de silence — est 
En toute loyauté, il nous 'une tendai.ce instinctive, ou 
faut reconnaître que toute ! une tendance habituelle, ou 
proposition raisonnable faite à ! l'une et l'autre à la fois? L'on 
notre Principal reçoit bon ac-j pourrait baser ses recherches 
cueil. Il va même jusqu'à nous sur l'incontestable fait que la 
inviter à proposer les change- moindre stimulation amène à 
ments dont nous pourrions bé- l'instant, sans un soupçon de 
néficier. Devant s'absenter ré- délai, une réaction spontanée. 
cemment pour un voyage, il \ Peut-être MM. les normaliens, 
nous a demandé comme de- ' en raison de leur expérience 
voir, en remplacement de sa] en la matière, seraient-ils au- 
période d'enseignement, une: tant en mesure de trouver la 
composition intitulée: Ce que 'réponse que nous. — Ce qui 
je n'aime pas à l'Ecole Nor- pourrait compliquer le pro- 
male. A son retour, après avoir j blême, c'est que cette ten- 



11 n'aura plus à apporter la 
sienne. Mes élèves, à ma gran- 
de inquiétude, buvaient dans 
une grande chaudière rouillée: 
une fontaine hygiénique a 
dissipé mes craintes d'infec- 
tion. Enfin, j'utilise la plus 
grande partie de mes recettes 
pour l 'achat de livres qui cons- 
titueront un commencement 
de bibliothèque-. Ce n'esta pas 
une sinécure<"tant d'élèves et 
de si multiples divisions sans 
bibliothèque. Si le courage 
chancelé parfois, il ne tombe 
jamais". . 

Voilà un exemple très re- 
commandable d'initiative. Ce 
que Mlle Bélanger a fait pour 
son école, plus d'un parmi vous 
pourrait le faire pour la 
sienne. A parler franc, Je n'ai 
pas toujours une sympathie 
exubérante pour les institu- 
trices et les instituteurs dont 
l'école est dans un dénûment 
absolu. H est très souvent pos- 
sible d'en sortir avec un peu 
de travail et d'initiative. 



aux congressistes; puis les ins- 
tituteurs bilingues se rendirent 
à l'école St-Louis-de-Gonza- 
gue où se tinrent les séances 
de la section bilingue. 

La première séance, sous 
la présidence de M. R. Groulx, 
débuta par une causerie sur 
l'arithmétique donnée par la 
directrice générale des écoles 
bilingues de Sudbury, Soeur 
Joseph-Eugène. Dans son in- 
téressant travail, elle indiqua 
des moyens pratiques et à la 
portée de" tous, que lui suggé 
rftient ses nombreuses années 
d'enseignement dans nos éco- 



Vlnt ensuite une série dt 
quatre conférences, travail col- 
lectif des membres du Cercle 
Jacques-Cartier des écoles bi- 
lingues de Sudbury, que com- 
plétait un petit opuscule, dis- 
tribué aux congressistes, et 
qui suggérait du travail per- 
sonnel a donner aux élèves 
dans les différentes matière* 
traitées, à savoir: 1. La géo- 
graphie, par M. Roland' Groulx 
de l'école St-Louis-de-Gonza- 
gue; 2. L'enseignement de 
l'anglais, par MUe Sylvie Au- 
bin, de l'école Nolin; 3. L his- 
toire du Canada, par Mlle Co- 
rinne Adam, de l'école Sainte- 
Marie; 4. L'enseignement du 
français, par M. Paul Paquette, 
de l'école rurale Me Kim. 

Ces causeries furent entre- 
coupées par "La feuille d'é- 
rable", et "Le fil brisé", chan- 
tés avec goût et avec âme 
par un groupe de fillettes des 
troisièmes cours de l'école St- 
Louis-de-Gonzague, sous la di- 
rection de Mlles Mariette Na- 
tion et Lucile Masse, toutes 
deux de l'école St*-Louis-de- 
Gonzague. 

La causerie de M. Paquette 
fut suivie d'une déclamation, 
"La dernière dent", du Père 
Delaporte, S, J., par Mlle Ca- 
tien, de l'école Nolin, ' dont le 
talent de-fine diseuse fut par- 1 
ticulièrement goûté et applau- 
di. 

L'élection de l'Exécutif pour 
l'année 1936, clôtura notre 
congrès qui fut déclaré à l'u- 
nanimité aussi intéressant 
qu'instructif. Puissent hoi 
Congrès non seulement ne pas 



les primaires, pour développer déyier d€ ^^ bonne vo| ^1 
la précision chez l'élève, et | wa « c „ morAh „ a nac ** oaant. 
cultiver chez' lui, par l'arith- 



pris connaissance de nos cri- 
tiques constructives — faites 
en toute franchise, puisque 
l'on nous y invitait — il a 
immédiatement opéré certai- 
nes "réformes". C'est un ex- 
cellent moyen de nous faire 
comprendre que l'organisation 
parfaite de l'Ecole Normale dé- 
pend, pour une part, de notre 

collaboration. 
**» . • » • 

Nous avons inauguré nos 
séances Mtteralres du vendre- 
di après-midi. EKceHent dé- 
part, nous a-t-on dit. SI les 
géanue — c éman e Kon dett s'y 
attendre — - vent de mieux 
en mit—, vous i*e* leén. Je jm 



dance semble ne plus exister 
des que la Société littéraire 

est au programme. 

• • ■ • 

Lundi dernier, fête de la 
Sainte -Catherine, lès élèves de 
l'Université avaient congé. 
Quelques-unes d'entre nous, 
qui lui ont* voué, et depuis de 
longues années déjà, un culte 
fidèle, sont encore à se deman- 
der pourquoi elles n'ont pas eu 
congé. Leur seule consolation 
de la journée — à part celle 
dé venir en classe, bien enten- 
du — a été une leçon à enset - 
gner . . . devant pro fes s e ur, 
uar-ée — u s le marché. 



C'est Louis Veuillot, je crois, 
qui disait: Les peuples ont gé- 
néralement le gouvernement 
qu'ils méritent. Ne serait-il pas 
également vrai, pour une bon- 
ne part, que vous avez l'école 
que vous méritez, en ce sens 
qu'elle est ce que vous la faites. 
Se contenter de ce que l'on a 
est une excellente pratique, 
quand toute autre issue est 
fermée. Mais appliquée à la vie 
d'une façofc absolue et en 
toute occurrence, cette pra- 
tique mettrait fin à tout pro- 
grès. H n'y a que les mécon- 
tents qui améliorent leur si- 
tuation. 

Votre école quelle qu'elle 
soit n'offre pas encore à vos 
élèves des conditions maté- 
rielles idéales. De grâce, ne 
vous contentez pas de ce que 
vous avez trouvé à votre arri- 
vée. Il faut qu'après votre dé- 
part il reste autre chose pour 
signaler votre passage que 
votre nom dans les registres. 
S'il m'était permis de faire 
une suggestion, je dirais: 
Pourquoi ne pas vous ingénier 
a trouver le moyen d'aug- 
menter de quelques volumes 
la bibliothèque scolaire? Vous 
savez l'importance de cette 
oeuvre. Après votre enseigne- 
ment, il n'en est pas qui im- 
porte plus pour la formation 
de nos petits enfants., 



JLL. O. M. L 



métique mentale bien com- 
prise, un esprit ouvert aux 
méthodes logiques, courtes et 
rapides, aussi bien que l'ini- 
tiative personnelle dans la so- 
lution des problèmes. 

Nous eûmes ensuite le plaisir 
d'entendre M. l'inspecteur A. 
Gascon dans une courte allo- 
cution. Après avoir donné 
quelques conseils très au point 
sur la tenue des registres et 
sur la précision des rapports 
officiels à être envoyés an- 
nuellement, M. l'inspecteur fé- 
licita les instituteurs sur le 
bon travail accompli pendant 
l'année écoulée, et termina par 
un pressant appel en faveur 



mais y marcher à pas de géant. 

L. B. '21 



COURAGE 



Qui ne se croirait dans une , 
de nos écoles à lire ces lignes 
extraites de "Titote" par Mau- 
rice Morel et que cite J. Cal- 
vet dans son livre "L Enfanta 
dans la littérature française". 
Il s'agit du père de "Titote", 
M. TrimaiUe qui, de très bonne 
heure, sait que sa fille a du 
génie et n'en finit pas de s'ex- 
tasier sur son premier cahier 
où l'on sent trembler la di- 
vine infirmité du premier âge. 
Lignes que l'on dirait écri- 



de l'Amicale de l'Ecole Nor- tes par un ange en ribotte 
male I tohu-bohu de lettres et de 

Vendredi matin, la deuxième | chiffres, pareil, au rêve d^un 
séance s'ouvrait à neuf heures 



précises par un duo de piano 
exécutée par Mlle Jeannette 
Miron, de l'école St-Thomas, 
et M. R. Groulx, de l'école St- 
Louis-de-Gonzague. Sœur Ma- 
rie-Bulalié, supérieure à l'Hô- 
pital St- Joseph, ancienne ins- 
titutrice de longue et fruc- 
tueuse expérience, donna en- 
suite une conférence, fort do- 
cumentée, sur Louis Riel. Elle 
[nous montra cette figure sous 
un tout autre jour que nous le 
présente ordinairement les 



académicien tombé en enfan- 
ce! Dès que coiffent des ac- 
cents circonflexes pointus "« 
comme un chapeau chinois; 
des files de 2 qui se suivent en 
boitant comme des canardSr 
des / boursouflés; des / qui se 
raidissent au port d'arme ; des 
m qui ressemblent à de mi- 
nuscules éléphants en marche, 
et dont le premier jambage 
pend jusqu'à terre comme une 
trompe. Cà et là des dessins*. 
un chat avec des oreilles de 
loup, une vache gonflée comme 



manuels d'histoire du Canada. «ne baudruche, des »g 
et nous communiqua son ad- *>nt les cheminées s incli 



miration émue pour ce héros 
trop méconnu et défiguré. 

M. Maurice Gravelle, de l'é- 
cole St - Louis - de-Gonaague 
nous transmit ensuite d'une 
manière à la fois intéressante 
et personnelle ses 'impressions 
d'un cours d'agriculture suivi 
à Kemptvttle l'été dernier 
«Puisque cours d'été 11 faut, 
pourquoi pas à Kemptvttle ou 



tel un gibus sur une tète dl- 
vrogne. Parfois, de la H*™ 
commencée bien droite, bien 
prudemment, la plume se* 
évadée et, petite étourdie, est 
allée se noyer dans la ligne in- 
férieure; en marge, la mai- 
tresse a fouetté cela d'un mu 
énergique qui f*H l'effet d un 
coup de baguette app»i<|U*e 



fcuite à la Pwe H? 






aA VOTOlirM. le» 



tf»5 



R 




NDE 



DinacTMW 

r: -Henri Prévoat 
j*_je«n -Jacques Tremblay 
•„— R, P- Henri Morisseau. 
O.M.I 

REDACTION 

chef: — Jacques Pelletier 

i:— orner Chârtrnnd 

j «in -Charles Aubin 

>:— Paul Lorrain 
»:— Lionel DeaOroeeillerB 

Roger Bellefeuille 
Jean-Louis Duchesneau 
André Angers 
Marcel Lacourtlère 
Aurète Poirier 
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Art.:— Jean-Ch. Tassé 
Ma».:— Ltandre Prévost 
(Uortn:— Auguste Vincent 
Alcide Paquette 
Sportif — Roland Pigeon 
ADMINISTRATION 

iteur:— Yvon Beaulne 
il:— Jean -Jacques Bertrand 
t.— Raphaël Pilon 
i— Emile Patry 
Charles- Auguste Provost 



Où ftont-clk* ? 



Qui de Vous ne se demande 
pas aujourd'hui: '«Que sont 
devenues les anciennes?" A 
quelle source puisent-elles le» 
éléments de leur vie nouvelle? 
La multiplicité des rôles rend 
plus vire la curiosité sympa- 
thique et bien conpréhensible 
des anciennes compagnes et 
. . . compagnons. 

Mlle Imelda Charon, B.Sc.. 
est au service de la VON. et 
exerce ses fonctions n Monc 
ton, N.B. Situation superbe, 
résultat d'honnêtes efforts. 

Mlle Yvette Grant, C.N£>., 
est restée des nôtres et étudie 



LE Dr J.-A. 

COUILLARD 



Ottawa gagne le débat 
interuniversitaïre 




Lors de l'assemblée annuel- 
le, tenue en Juin a Toronto, le 
Dr J.-A. Couillard, B.A.. 
M.D.C M., s'est retiré de la pré- 
sidence et le Dr R.-G. Fergu- 
son lui a succédé. 

Les deux termes durant les- j slté a gagné le débat interunl- 
quels le Dr Couillard a occupé versitaire «nu avait lieu à la 
son poste ont été marqués sa,le académique de llJnrver- 
par de réels progrès dans iesl sité sur le ««J** suivant: Le 
travaux de l'Asociation. Son ! Canada doit-il se retirer de la 
ofuvre éducatrice a été main- • Société des Nations? Deux étu- 
tenue. Les rapports sur les| diant8 de l'Université d'Otta- 
ventes des timbres de Noèl i wa » ^^ H - Marcoux et H. 

au Ward, un étudiant de l*Unl- 



Le sujet du débet M formulait oinai: Le Cortoda 
doit-il m retirer de lo Société é— Motîo»»? 



lesquelles avaient décliné «.« 

1*2? ? mi i.*" 8 ^ ! alle - cours des premières années de' versité de lû Colombie, M. M.- 

mand et 1 Italien. Ccst le cas dépression, furent marqués en A - Western, et un étudiant de 

fj a* ta-V,5 bilin ^ l5me I»* PW une rapide augmen- 1 ' 
^ftîngSriaAJ?!*^ 3 attei, irent près-,- 



Le novembre, l'Univer- O'Donnell. professeur, prési- 

dait le débat. Le public nom- 
breux écouta avec attention 
les orateurs et les applaudit à 
maintes reprises. A la fin du 
débat, M. O'Donnell lui de- 
manda de rendre son verdict 
et le public accorda la palme 
aux représentants de l'Uni- 
versité d'Ottawa. Le R. P. 
Gilles Marchand O.M.I. , rec- 
teur de l'Université, occupait 
Université de la Saskatche- lia place d'honneur.. 
wan, M. J. Gould y prenaient! Le débat avait lieu sous 



dra-t-il 



quadvien- q UC j e ^tal pour 1931 Dans part Les deux derniers sou- les auspices, de l'Association 
toutes ]m nrnvinr»« a nn'.!™» tenaient l'affirmative et les nationale des Etudiants des 



toutes les provinces, on signa- 



premiers, la négative. M. Neil I Universités du Canada. 



BRAVO! 



En plein parlement, sir Louis- 



DEBATS 
FRANÇAIS 






INCE DU 14 NOVEMBRE 



Concours de diction 
Société des Débats en- 
je encore, cette année. 
[diction. A sa séance du 14 



zanne Aubry, C. B. 

Remplie d'ambition, Mlle 
Jeannine Bélanger, C.B., non 
satisfaite d'avoir "décroché" 
avec honneur son "bachot", 
vise à la Maîtrise des Arts. Bon 
succès et 



"L'honorable membre qu'on 
nous a si souvent représenté 



nisé dans Québec une Société 
antituberculeuse provinciale. 

Le service de diagnostic Qui comme ami de la population 
fonctionne par l'intermédiai- ' française, a-t-il oublié que 
re des Unités sanitaires a" j'appartiens à cette origine 3i 
augmenté ses travaux, et des j horriblement maltraitée par 
bon courage, dispositions sont prises pour'l^acte d'union?. Si c'était le 
Ua construction d'un nouveau | cas, Je le regretterais beau- 



tt 



Origines du 
God Save the King 



» 



n M t J 7 Williamson, CN i a d e s pr ogres dans le mouve- 
?"'iJ n~ 2L2ÏÏ commercial ment antituberculeux. Les 
mi? aSïaftff Tt N ? tre ; Da -! Provinces maritimes procurent 
me, après les Arts, le Corn- lc traitement à plus de pa- 

merce ' tlents tuberculeux que jamais. 

Une autre bachelière, digne ! Pendant les deux années der- 
enfant de la Capitale, ambl- nières,* il s'est produit dans le ! Hi PPOlyte Lafontaine répon- 
tionne une nosition ajjX Corn- [ taux de mortalité un affaisse- da * 1 au dé P ut * Dunn qui lui 

munes, dansne» Ministère de la j ment plus considérable que Ja- demanaait dc parler en an- [une note intéressante sur les 
Justice, j'ai nommé Mlle Su- mais auparavant. On a orga-! 8lais ' 



En furetant dans les jour- 
naur, l'autre Jour, j'ai trouvé 



Jeannine ! 

Mlle Gabrielle Bourque, C. I sanatorium à Hull. Le pro- 1 coup. Il me demande de pro- 
B., fervente d'Orphée, s'adon- gramme antituberculeux dans noncer dans une autre langue 
ne à l'étude de l'orgue et du l'Ontario a été organisé sous 'que ma langue maternelle, le 
aibre, elle tenait le pre- ; piano. Nos sincères félicita- ! un directeur en tuberculose, et ' premier discours que J'ai à 
des trois concours éli-^ions à notre artiste. 'un nouveau sanatorium de prononcer dans cette cham- 

toires de déclamation que | M n es j U H e tte Durocher, ' cent lits a été construit à Fort- bre ! Je me défie de Tnes forces 
rte le programme de ses ; Madeleine Comtois et Fernan j William afin de procurer les ! à parler la langue anglaise, 
ités régulières. I^e Pilon, non convaincues du 'facilités de traitement aux Mai» Je dois informer l'hono- 

à tour, les huit concur- 1 -Roic oe j a femme dans la gens qui habitent à la tête des' rable membre, les autres nor 
Milice éveillent en nous société", se sont lancées dans lacs. Le programme dans les norables membres et le pi£ 
sentiments divers; galté. ; les «professions libérales. Tou- trois provinces des Prairies 1 bric au sentiment de Justice 
esse, amour, compassion.^ trois étudient la médecine continue de progresser. Dans ' duquel je ne crains pas d'en 
chaleur que chacun sait y à njmversité McOill. la Colombie-Britannique il y! appeler, que quand même la 

provoque de chaleureux ' 

îraents. 
meilleurs diseurs de la 
sont, par ordre de mé- 
Messieurs C.-H. Bélan- 
\, R. Garrier et H. Laçasse. 
[ces trois vainqueurs, nous 



Mlle Florence Quesnell a eu réorganisation sous un | connaissance de la langue an- 
(Green Valley), d'inoubliable ! directeur en tuberculose. Deux j glai«e nie serait aussi familière 
mémoire, commencera brave -diagnosticiens additionnels <iue celle de la langue fran- 
ment en janvier un cours de ont été nommés pour s:6ccu- Çaise, je n'en ferais pas moins 
pédagogie au Collège d'Educa- per des patients de l'île de mon premier discours dans la 
tion de Toronto. Nous avons Vancouver et du territoire ! langue de 
appris que dans le moment voisin du sanatorium à Kam- 
tons beaucoup de succès mie Quesne i est "au repos 1 loops. On a terminé des arran- 

I dans son village natal. gements pour la construction 

d'une nouvelle unité à Van- 



Jury se composait de trois 
lisseurs dans les person- 
nes RR. PP. Morvan et Ra- 
t, et de notre directeur ar- 
gue Monsieur Léonard 
lne. Nous les remercions 

lement et apprécions; Un jour l'impayable député 
locoup l'intérêt qu'ils por- Marchildon s'était endormi suv 
K à la Société, car leur con- son siège, lorsqu'une discus- 



Bonne chance à toutes. 

GABY. 

♦— 

COQ-D'INDE 



canadiens-français, ne fût-ce 
que pour protester solennelle- 
ment contre cette cruelle in- 
justice de cette partie de l'acte 



nous est précieux. 



sion animée l'éveille. Comme , sidence, le Dr Couillard con- 



couver, laquelle deviendra les d'union, qui :tend là proscrire la 
quartiers généraux de l'orga- | Jangue materne le dune _mo- 

nisation provinciale. On est à * ** la ^S^^JÏÏET 
mettre fin à la coordination fa Je le dois à mes compa- 

de toutes les activités antitu- i triot * s - * e le dois à m ol - mème 
berculeuses dans la province. ' -= ^ 

Bien qu'il se retire de la pré- 



cès la terre canadienne. Ma- 
dame Hébert fut la première 






mais mourut la même année 
avec son mari sans laisser 
d'enfants. C'est en 1621 que 



origines de l'hymne national 
anglais "God Save the King". 
Ce court article est pris dans 
le "Times" du 20 août 1834. 
J'en donne la traduction tex- 
tuelle: , 

-On écrit rf-Edliibwrfh. «dit le 
"Cabinet de Lectare de Paria), qae 
"le. manuscrit de» n W iaw ir ea de la 
"dachesse de Pcrth » été vendu 
"récemment à Londres pour la 
"somme de 3000 Uvrea sterling;. 
"Dans ces mémoires, an trouve 
"des détails intéressant» sur la 
"cour de Louis XIV ainsi que sur 
"celle de Jacques II. durant le sé- 
"joor du roi et de la reine d'An- 
gleterre .à Saint- <iermain-en- 
"Laye. En pariant de l'établisse- 
ment de Saint-C yr. la duchesse 
-atteste un fait que la France 
• n'ignore pas absolument, mais 
"qui. Jusqu'ici, s'appuyait unique- 
"ment rur le témoigna re des an- 
"ciennes reHsfauses de linstltu- 
•tion. U s'agit" du fait que les pa- 
"roles et la musique du "God Save 
"the Kins" «ont d'origine fran- 
çaise. La duc h e ss e s'exprime ain- 
H si: 'Chaque fois que le roi très 
"chrétien entrait dans la cha- 
"pclle. le choeur tout entier dea 
"jeunes fuies nobles mentionnées 
"plus haut entonnait les vers ssri- 
"vaate. sur une mélodie des phss 
•déucates du Sieur de Sully :- 

Grand Dieu, sauves le Roy! 

Grand Dieu, vengez le Roy! 
Vive le Roy! 

Que teujourr» glorieux, 

Louis victorieux. 

Voye ses ennemis 

Toujours soumis! 

Grand Dieu, lauvcs le Roy! 

Grand Dieu, vengea le Roy! 
Vive le Roy! 
"Selon la tradition à Saint-Cyr. 
"continue la duchesse, le compo* 
"•slteur Ilandel. lors d'une visite 
"à la Supérieure de cette insti- 
tution royale, obtint la permis- 
"sion.de copier la musique et les 
"mot» de l'hymne qu il présent* 
"à Georges 1er comme étant sa 
"■«•©pre composition.'' 

L. P. 




■ 



i ' 



- 






une courte allocution, ! cette discussion se faisait en , tinuera de faire partie du con- , femme blanche qui débarqua 
[*\ P. Morvan nous donne , anglais et que Marchildon ne sell d'administration à titre sur le sol du Canada. Leur 
"lues principes fondamen- ! comprenait pas un mot de cet- j de membre actif dont 1 expé- iule aînée se maria en 
de bonne diction et nous ' te langue, il demanda à son rience, au cours des deux an- 
connaltre la décision du voisin ce dont il s'agissait. On j nées dernières, ainsi que ses 

! v*mt faire nasser un bill, dit connaissances approfondies 
président de la séance 1 celui-ci, un loustic, poui- qu'il des conditions qui existent fut célébré ^M^maxUgi 
ieur j,j. Tremblay, in-'n'y ait plus qu'un seut coq dans sa propre province se- ! au Canada, lorsque Oktfftgt- 
ensuite Monsieur Bpaul- hL* ™r naroisse- le cou ront très précieuses. <*u'il ait te, seconde fille de Louis Hé- 
\.X^SZ^^l^ 1«mZ V accomplir Untjle ehc^joert, l^**^^ mer Lafond 

frère Paul, élève en 4C, à l'oc- 
casion de la mort de Madame 
Le Dr Couillard possède à Lafond. Le T. R. P. Marchand, 



a- *' 



d'habitude, notre di- j a ces mots. Marchildon bon- ' n'a rien de surprenant de i* lard en Présence 
artistique n'a que dest d it sur ses pieds: ^ d'un homme dont la fa- piain et de son er 

d'encouragement des-l — Monsieur l'Orateur, 



CONDOLEANCES , 

Monsieur le docteur Lo- 
et à notre con- 






part d'un homme dont la ia- ; i i entourage. 

•»é-' mille a joué un rôle de pre- 

• nous guider vers un! crie-t-il, c'est encore une af-j»™« t P lan p f^^£S!w^SL un haut degré l'esprit d'initia- ] Q M L Recteur, et le R. P. 

toujours plus glorieux faire pour aumolister les Ca- méat du Canada .son ^uk» tWe de ses ancèt res, et.il l , a; a€ndrt)Ili o. M. I.. représen- 

ancètre Louis Hébert, tua a un démontré en ^ constituant ! t ^ t rUni versité aux funé- 
apothicaire au service de ^,1'un des premiers ouvriers de 
reine Catherine de Médicis. j sanatorium d ans le Québec, 
vint pour la première fois au| C ' e st beaucoup à son génie 
Canada avec Champlain et il j personne i que i» on doit les pro- 



l'art de la parole. B ap- nayens, cela. Je prétends que 
fortement sur l'impor- non 'seulement chaque habi- 
te nos concours de dé -j tant ait le droit d'avoir son 
Won et encourage les j coq d'Inde à" lui, mais encore 

que chaque paroisse ait le 
droit d'avoir autant de coqs 
d'Inde qu'elle pourra en con- 
tenir, si ça fait son af faire ! 
Louis FRECHETTE 
a 



tores de la Société à y 
5 part en plus grand 

Auguste VINCENT. 

Sec.-arch. 



>AME: — Pourquoi 

^-vous pas allumé le 

? 

SERVANTE:— Parce qu'il 
*JJ*t Plus de caarbon. 

«ï>AMe Pouquoi ne l'a- 

J2« Pas dit plus tôt? 

■IV ANTE:— Parce «n'U 
•▼ak encore. 



TROP SENSIBLE 
C'est l'hiver; un peintre, au 

mHieu des bois, dessine et 

plewre abondamment. 
Le passant intrigué: 
Mais, qu'aves-vous. Men- 



accompagnait ce dernier en 
Acadie. tant à l'Ile Ste-Croix 
qu'à Port-Royal. Lorsque 
Champlain vint * Québec en 
1817, il amena de, nouveau avec 
lui Louis Hébert, cette fois 
avec sa femme et ses enfants 
Hébert fut le premier médecin 
et ehlmrgien qni mit le pied à 
Québec, H fut le premier colon 
du Canada, un botaniste aver- 
ti, un horticulteur renseigné 
.qui, avec ses descendants, fut 



railles. 

A Monsieur Philippe-T. Syl- 
vain, unjincien qui vient de 
, perdre soir épouse. Le R. P. 
grès des travaux antitubercu- Henri ^.Denis, O.M.I., cousin 



sieur? H 

—La peine me gagne en pré- . 
sence 0*^* nature morte. 4e premier à cultiver avec snc-( 



leux. A son assemblée annuel- 
le, l'Association Canadienne] 
Antituberculeuse a consigné 
son appréciation des activités 
du Dr Couillard au cotrrs de 
son terme d'office, et a expri- 
mé l'espoir qu'il continue pen- 
dant longtemps d'aider à la 
réussite des oeuvres de l'Asso- 
ciation comme, membre du 
Conseil d'administration. 



teomimuaimié.) 



de la défunte, a chanté le ser- 
vice. 

A Madame Albert-©. Rocque 
et à nos camarades Galibert, 
en première phuosophie f .;,efc 
Louis, en 1B. à l'occasion du. 
décès de M. Alibert-O. Rocque, 
un ancien de l'Université. Le* 
RR. PP. Hébert, O.M.I.. et Gen- 
dren, O.M.I., ainsi que plu- 
sieurs confrères de classes as- 
sistaient au« Junéfaine*. 







S6S 



LA ROTONDE, 1er MG»«W M** 



LA CLASSIQUE ANNUELLE 

Les Gradués remportent la victoire. 



1 
I 






■ 





ifiotre équipe intercollégialej 
A Joué ses derniers atouts, le 
samedi 23 novembre, contre 
d'anciennes étoiles graduées. 
La partie, devenue une classi- 
que annuelle, suscita un vif 
intérêt chez les Joueurs et chez 
les spectateurs. Les deux clans 
voulaient vaincre à tout prix, 
l'un pour soutenir son titre 
d'ancien champion, l'autre 
pour montrer aux visiteurs 
que le rugby est toujours le 
sport favori au collège. Les 
spectateurs de leur côté - ve- 
naient voir évoluer d'anciens 
amis qui, on le sait, égayent la 
vie collégiale par ce flot de 
Joie qu'ils laissent paraître 
toutes les fols qu'ils revien- 
nent. 

Dès les débuts des hostilités. - 
les gradués se lancèrent corps 
et âme à l'attaque et réussi- 
rent une ruée qui leur permit 
une touche. Nos étudiants, 
quelque peu déconcertés, ne se 
continrent plus devant une 
telle humiliation et se per- 
mirent une magnifique' passe 
à Leclaire qui porta "le chou 
Bans cérémonie dans le but en- 
nemi. Le pointage est main- 
tenant 6 à 6. 



Dans les dernières minutes 
de Jeu; nos gars faiblirent . # Les 
"vieux" en profitèrent pour 
enfiler une autre touche et ga- 
gner la partie. 

L'ALIGNEMENT 
"GRADS" UNIVERSITE 

Voltigeur 

Arseneault Sweeney 

Demiy- 

Lussier 



UNE FABLE 
POUR FINIR 



Des livres sur les sports 



Gilmour 

Nixon 

Perley 

Richard 



Quart 
Cé*ntre 



Davis 
Courtrlght 



Marchand 

- .* Intérieurs 

Milieux 
Egan „, 

Monette 

Extérieurs 
Castonguay . 
Strang 

Substituts 
Mantha 
Ahern ^ r 



Suzor 



Corcoran 



Clancy 
Kelfl 

Gobeille 
Brennan 

Leclaire 
Cadieux 



Farley 

Grant 

Malcolm 

St-Germain 

Angrignon 



O'Flaherty 

DesJardlns 

Driscoli 

Gignac 



LUTTE DE TITANS 



a. 






Les étoiles intermurales défont le 
interscolastique. 



senior 



Le senior interscolastique 
qui, il faut le dire, n'a pas 
réussi une saison brillante 
malgré l'habileté de plusieurs 
de ses Joueurs et le bon esprit 
qui l'animait, tient à se ven- 
ger en Jouant des parties-ex- 
hibitions 

. Le mercredi 13 novembre, il 
s'attaquait à un groupe d'é- 
toiles de la ligue intermurale. 
L'entrain ne manquait pas 
durant la partie; les deux 
équipes étalent résolues de 
tenir le bon bout et de défen- 
dre leurs titres. 

Les chances semblaient a 
peu près égales Jusqu'au m'.- 
temps. quand le pointage était 
de 1 à pour les gars de La- 



n'avait pas encore fait montre 



de toutes ses capacités: après 
un "kick" de Barsalou, Le tel • 
lier réussit à s'emparer du bal- 
lon qu'il alla déposer sur le 
terrain ennemi, après une 
course de 35 verges. Le poin- 
tage final, 7 à 2, obligeait le 
senior interscolastique à se re- 
tirer, laissant les honneurs de 
la victoire aux "chômeurs de 
1% grande cour". 

L'équipe des "As" tient à 
sympathiser avec les # vaincus 
qui, parait-il, ont Joué de mal- 
heur toute la saison. 

Sous le commandement de 
Beauchemin, le senior nous ré- 
serve de grandes surprises 
dans les prochaines parties-, 
exhibitions qu'il se promet de 



Je veux parler du fameux 
Marchildon, un bon patriote. 
un homme bien Intentionné, 
Tdoué d'une verve peu commu- 
ne, mais chez qui l'instruction 
et l'esprit de progrès laissaient 
déplorablement à désirer. 

On l'avait invité dans une 
certaine paroisse du Comté 
de Champlaln. à donner son 
opinion sur les questions pu- 
bliques du Jour. Tout son dis- 
cours serait à reproduire, mais 
Je n'ai retenu que la pérorai- 
son: 

"Pour terminer en finissant, 
s'écriait-il, Je ne vous dirai 
qu'un mot en deux paroles, ti- 
rées d'une petite fable de M. 
LaFontaine .Ecoutez bien! Un 
chien-et-un coq voyageaient- 
z-ensemble. La nuit-z-arrivée. 
le coq se Jousque d'enne bran- 
che, et Pataud se gratte un 
petite réservoir dans les raci- 
nes de l'âbre; Passe un renard, 
aperçoit le coq. 

— Bonsoir, l'ami! Bonsoir ! 
Ça va bien ? 

—Pas trop mal. et vous ? 
ça doit être bien ennuyant 
tout fin seul sus c'te branche. 
—Vous aimeriez pas venir 
faire un petit tour au clair de 
la lune ? 
— J'suis pas sorteux. 
— Ça serait-y rien que pour 
fumer une pipe. 
— Je fume pas. 
— Vous fumez pas ? Vous 
prisez peut-être. 

— Je prise pas non plus, mais 
J'ai un associé, là, en bas. qui 
chique quelquefois, réveillez- 
le donc. 

Comme de faite, le renard 
réveille le chien; Pataud sau- 
te sus le renard et lui fait son 
biscuit en deux tours de gueu- 
le. Morale: Le coq ce sont les 
Canadiens. Le renard ce sont 
les Anglais. Le chien ce sont 
moi! Je sauterai sur les An- 
glais et Je les mettrai-z-en 
pièces. 

Louis FRECHETTE. 



Monsieur Henri Saint-Jac- 
ques, président de la bibliothè- 
que municipale d'Ottawa (Ot- 
tawa Carnegie Public Library) 
est heureux de faire part aux 
Jeunes sportifs de l'Universi- 
té que cette bibliothèque' pas - 
sède maintenant un rayon 
complet de livres français sur 
tous les sports, l'Education 
physique et les sujets con- 
nexes. On y trouvera des vo- 
lumes sur: — 

(1) Le cyclisme, la course, 
le saut en hauteur, le tMlt en 
longueur, le saut à la perche, 
la natation, le canotage ou l'a- 
viron, le water-polo, les sports 
nautiques, le tennis, le ballon 
association, le rugby, la mar- 
che- athlétique, le- camping, le 
scoutisme, la pêche\ la chasse, 
l'alpinisme, l'équitatidn, le ski, 
le patin, l'escrime, la* boxe, la 
lutte, le Jiu-Jitsu, le medecine- 
ball, la balle au panier, le vol - 
ley-ball, le croquet, la danse, 
les jeux de cartes. 

(2) Un grand nombre d'ou- 
vrages .sur la gymnastique et 
la culture physique, entre au- 
tres: — Le docteur Ruffler: 
Soyons fort, l'Education phy- 
sique—Georges Hébert: l'Edu- 
cation physique d'après la mé- 



thode naturelle— Boige»- 
miel scientifique d'Etui 
physique— Bellln du 
L'Education physique- 
ny: Education et haï 
aés mouvements — 
Comment on devient 
fort— Tisalé: LTBducattoiT 
sique, etc. 

(3) Divers ouvrages *i 
portant aux Jeux et aux at 
tes, entre autres : Mi 
E.-Z.: Athlètes cai 
français; Mortane: Les îu] 
sport — Anet: Suzanne 
glen — Dumont: Manutf] 
Jeux d'adresse et d'agilité] 
Havard: Les fêtes de nos 
— Vùlllërmet: Les Jeunes^ 
et les sports — Jusseraud: 
Jeux et les sports de l'ane 
France — Vuillerain: Col) 
scolaires 

Nous avons aussi detii 
vues sportives: Sport et 
et Le Chasseur Français ej] 
vie en plein air. 

Le comité d 'Administrai] 
invite tous nos Jeunes amii] 
se documenter en français] 
ces sujets. Nous leur oui 
toutes grandes nos portes, 
bibliothèque est ouverte 
qu'à 9 heures du soir. 



RUGBY 



■ 






. 



GOURET 



fleur. Mais le club des "AsZJouer avant l'aparition des 



BALLON AU 
PANIER 



LIGUE DE LA CITE 



premières neiges. 



LIGUES INTERMURALES 

Grande cour: — Depuis les 
débuts d'octobre, nous avions 
l'avantage de voir h chaque 
congé des Joutes très contes- 
tées a l'Ovale. 

Dans le groupe senior, tour 
à tour, les équipes Bureau, Pi- 
card, Bertrand, Denys et Lo- 
zier se sont livré d'intéressants 
combats. Le club de Bureau est 
actuellement en première po- 
sition suivi de près par Ber- 
trand et Picard. La lutte pour 
le championnat suscitait de 
l'enthousiasme non seulement 
chez les Joueurs mais aussi 
chez les spectateurs. Cepen- 
dant, par un malentendu dont 
on ignore tes causes, les acti- 
vités de la division senior sont 
suspendues. L'équipe "cham- 
pion" ne sera donc pas connue 
cette saison. 

Chez les Juniors, tout .a très i 
bfen fonctionné, de sorte que 
les détails ont eu lieu et que 



Les équipes de ballon au pa- 
nier feront bientôt leurs pre- 
mières sorties. En attendant 
l'ouverture— de la saison, les 
prétendants se font valoir tous I l'équipe de Laçasse a rernpor- 



Le jeux chez les petits 



LF RUGBY 

La belle saison du rugby 
est. complètement terminée et 
les championnats sont décidée. 
Chez les Seniors le club de Ro - 
ger Larivlère n'a pas connu 
de défaite dans toute la saison. 
Freddy Kovalchuck, chez les 
Juniors, a rencontré un ad- 
versaire puissant dans le club 

d'Armand Potvin qui lui a dis- 
puté la victoire Jusqu'à la der- 
nière goutte de sa . . . sueur; 
mais "Freddy" est sorti vain- 



j parties qu'ils ont jouées deux 
! victoires éclatantes, une partie 
| nulle (était-elle nulle? !) et 
l'autre . . . négligée. C'est qu'ils 
étaient de fran.es petits 
Joueurs nos Jeunes, et discipli- 
nés ... à la militaire. Sous la 
houlette autoritaire et autori- 
sée du camarade Roger Picard, 
notre équipe n'a jamais eu de 
doute d'elle-même. Optimisme. 



les jours dans le gymnase. 

Le pilote du Senior efc de 
l'Intermédiaire de la Ligue de 
la Cité, "Don 



té le championnat. 

Petite cour: — -Dans la pe- 
tite cour, la saison régulière 

Woods, prend j est terminée. Chez les seniors. 

les différents ; le club de Larivlère est cham- 



LIGUES EXTRAMU! 

Dans l'attente des pren 
res glaces, le R. P. D. 
est à s'occuper de la format 
des. équipes de gouret, pou 
saison qui s'annonce. 

Contrairement à l'a 
passée, nous aurons l'i 
tage de voir nos gars « 
mener' dans la ligue inter 
giale-intermédiaire. Leste 
sitions . s'annoncent toi 
les Jours et on attend avec I 
patience la liste de l'é 
complète. Sont déjà sur 
rangs: Maurice Power», 
Clenne étoile de l'Unii 
McGlll dans les buts et 
vient s'inscrire pour la 
trise es Arts, George Kiéfl,] 
Roland Gagné, John 
et quelques autres très 
nus dans les environs et 
populaires. A n'en pas 
tout marchera pour le 
avec un tel club 

Comme dans tous les 
le Rév. Père D. Caron, 
à voir l'Université reprisa 
dans les ligues inter-i 
ques de gouret. 

Voici la liste des joueurs i 
se rendent aux exercices. 
■Senior interscolastique. 
Driscoli, Ménard. Bars 



contact avec *v. 

joueurs afin de former des ' pion, après avoir gagné deux | ? u f lrk ' Beauchemin. Cai 

équipes de réelle valeur. parties sur trois-. Le club de ! Lal 

Nous aurons l'opportunité, : Kovalchuck a obtenu les hon- 
dans le prochain numéro, de ( neurs chez les Juniors. De son 
donner la liste complète de côté. Robillard a condui. son 

équipe au championnat, chez 

les "Midgets". 



l'équipe senior. 

Ont de grandes chances de 
se faire* valoir dans 'l'Intermé- 
diaire: Côté, Chalycoff, Bon- 
neau, McDonald, Lussier. Mit- 
chel. Crâne, Picard. Tittley, 



confiance stratégie II y a Corcoran Swee tiey et Rochon 

heu de féliciter nos Jeunes qui. T TriTT1P twttocpat iCTimn 



LE NOUVEAU 

8utte de la page 249 



ont su, par leur modeste mais 
beau jeu, faire inscrire quel- 



ques victoires dans les annales j . b < un j 0r 



LIGUE INTERSCOLASTIQUE 
La ligue* interscolastique au- 
ra encore un club senior et un 



queur après" de généreux ef- ! sportives universitaires de cet pj^tlr w Sweetnan, les 
forts. H y avait de l'entrain | automne (joueurs du senior sont pratl- 



•chez "Petits" aussi, et Rocque 
Robillard n'a pas conquis la 
palme sans épreuves et sans 
luttes: le "Ti-Jean" Joyal était 
puissant dans sa petitesse. En- 
\ fin la saison est close et elle 
' fut magnifique à tous les 
points de vue. 

NOTRE PREMIER CLUB 

Et notre Premier Club donc! 
Ils étaient des "BamWns" oui, 
mais quels "Bambins"! On les 
Juge à leurs actes: sur quatre 



LE BALLON AU PANIER 
Les ligues intermurales sont 



quement choisis: Léveillé, La- 
frenière, Beauchamp, Lozier 
L., Anderson. Ivanski, Driscol. 



formées et notre magnifique Boucher. Gauthier et Rochè- 
gymnase est achalandé. L'an ! ieaù. 



dernier nous avions deux clubs' 
dans la ligue interscolastique. 
Il est peu probable que nous 
en ayons cette année. Nous 
aurons toutefois une toute pe- 
tite équipe que nous lancerons 
dans une ligue indépendante 



Courtrlght. qui pilote le ju- 
nior, compte sur le bon tra- 
vail d'O'Grady E., Ménard J.- 
P., Keliher, Brunette, Laçasse 
H . Vienneau, ; Dagenals. Mar- 
chand, La tour, Rochon, Whytc 
8.. Toupin, Bourbonnais. Roy- 



vingt sous, vous pourrez donc, 
si le coeur vous en dit, acheter 
deux exemplaires de la nou- 
velle édition pour le même 
prix. 

Un dernier mot à Messieurs 
les Etudiants: Trouvez le 
moyen de prouver aux annon- 
ceurs qu'une réclame dans 
votre Bottin leur est profita- 
ble. 

USTAZADE 






et quand ces petits de- J. et Convey. 



viendront grands . . . 



club fasse bonne figure dans 
les nombreuses parties qu'il 
aura à Jouer. Tous espèrent 
voir les efforts des pilotes 
Woods. Sweetnam et Court - 



Il est à espérer que chaftuej-right couronnés de suecès. 



blay B.; Hurtubise, LarM 
Roy, Francoeur. Labarge. 

! liamson. Legault, Girard. 

! clerc. Doherty. Dui 
Turgeon. Bourque G., 
Glroux. 

I Junior interscolastique: 
Carter, Asselin, Bélec. 
bic. Brunette. Whyte'a, 
londe. Migneault, de Gr 

! Dorion. \ Dagenais. U* 
Brisebois, Greene. Bon 
nais, Petley, Bélanger, 
neau. Joyal. Ch&mj 
Gouin. Madon. Toupin, 

COURAGE. 

Butte de laj>agejM 

sur le dos d'un lapio 
fensif". 

Puisse ce tableau prou» 
plus d'une institutrice q*j 
commençants ne sont p»fj 
cessairement des arriér 
fait qu'ils tardent à att 
dès le début, les sorom» 
la perfection calllgrapwj 




— : - — — . -» - - 



LA ROTONDE, 15 DECEMBRE 1935 



25* 



,i ■ 



Dpf 



14 P/M.I i m i OKI \ll mm a xwem 



-— . 











Tçmps actuel: 
' générateur d'idéal 



billet 



w i i<i<<it 



Le désir d'être des serviteurs 
votre temps: une contradiction incarnée. Sur'le plan éfift- i uiile8 ty Dieu et de la patrie 
doue: la destruction délibérée de pléthoriques produits doit antmpv tous les jeunes. 



m. 

Lés souhaits du T. R. P. Recteur 



pian wvic**. — m , ~~ «*.. 

?olcan. Sur le plan politique: urr-essor inoui de l'instruc- 

et des huîtres devant le problème de notre temps. 

Même la situation des jeunes n'échappe pas au contraste. 
Utnt eux, un champ d'action magnifique, immense, mer- 
Eieux; mais pour y pénétrer, iljfaut que leurs chameaux 

ent par le chas de l'aiguille, expérience qui ne réussit pas 
[tous, il s'en faut. Aussi, un. grand nombre est réduit comme 
ET'à la contemplation amére et impuissante de la terre 

Terre promise? Certes, Mais que les épris du farniente 

Lllent pas songer aux gondoles et aux clalr-de-lune, ils ne 

puveraient pas leur compte, au contraire. Les gélatineux 

Lnsidéreront toujours la vie actuelle comme une galère. 

L'opu 



de dire en quelques mots ce 
que doit être l'étudiant qui 
prévoit l'heure où il sera un 
citoyen utile, et qui se pré- 
pare en conséquence. 

Que faut 'il entendre par un 
serviteur utile de Dieu et de 
le. patrie? C est un honme qui 
a au cœur un véritable idéal, 



r.znic et qui trouve écho et 
correspe rdence dans l'âme. 
L'idéal, ce n'est donc pas la 



Il me" lait plaisir encore cotte année de profiter de Ja Ro- 
tonde pour offrir à la grande famille universitaire les sou- 
haits d'heureuse et sainte année. 

A tous les anciens d'abord l'assuçance qu'à l'Université 
on cultive la fidélité du souvenir, on ccuserve l'intérêt au sort 

e que la nouvelle année apporte à tous 
des projets qu'ils ont formés au temps de 

la vie collégiale. 

En retour, nous, sera-t-il permis de leur demander de 
s'intéresser à l'oeuvre qu'ils ont aimée, de la faire connaître, 
de la défendre au besoin et surtout de la soutenir dans les 
efforts qu'elle fait pour réaliser de nombreux progrès. 

Pour les étudiants actuels, nos voeux ne sont ni moins 

ardents ni moins sincères, persuadés comme nous le sommes 

que leur avenir ne saurait être ni honorable, ni fécond, s'il ne 

repose pas sur la fifcy&ité à la pratique religieuse, la force de 

i caractère, la saine ^culture et la véritable compétence, nous 

une pensée qui devient domi- j leur dcmandons amre attachés aux traditions de la maison. 

Qu'ils mettent à profit toutes lès occasions de discipliner leurs 
énergies, d'acquérir de fortes habitudes, d'emmagasiner de 
vastes et profondes connaissances, de se prémunir contre le 



iéreront toujours la vie actuene comme une gaiere. ~\T.vT ', . ' 'J .; ■ — ' vu m — et piuiuhuw w ■■■».■■» t »~ — »*• 

imisme ne sera le lot que des épris de vie, de gloire et de c-uptdîté, le désir d amasser de laisser-aller, la dissipation et l'extravagance. 
,uuo d'argent. Les richesses ne doi-\ to,i c ,n n » i*q cnnhnit* mie nous leur offi 



l'argent. Les richesses ne doi- 
vent pas être" considérées com- ' 
met un 'fin, mais comme un 
moyen de répandre le bien. 

L'idéal, ce n'est pas le plat- | 
sir, le déstr de goûter ù tout 

Ce qui passe, le besoin de sa- 
Lise, haineuse, anamee des nenesses monu- ti8faire toute$ ses passions . | 

beat* possidentes. C'est. un déchaînement Lmalt ce n'est pas la soif 
'apoétis on ne peut plus général et sans vergogne. \ des honneurs; ils ne durent' 

, Comme pour la souque à la corde, la victoire d'u»e-de ces QU . un temps ^ mémoire est: 
«es brutales /sera absolue. Pas de -solution mitoyenne, le L^ si courte et la recon 

toqueur entraine à soi le vaincu. naissance humaine si instable i cst rendue a son cm <l uantiem 

• Et le résultat de cette gigantomachie que nous apporta- j ,., les triomphateurs du ma- \ nu J 

sont lez oubliés du soir. 



ûdeur. 

"Les hommes, fait remarquer Gilson, sont incapables 
poser une antinomie sans en adorer les termes". C'est 
utquoi voyons-nous une obhgarchie financière aussi puis- 
!f\ aussi tyrannique,_aussl accapareuse que l'aristocratie 
i la révolution fut la_rochc Tarpéienne, aux prises avec 
ne populace jalouse, haineuse, affamée des richesses monu- 
mentales de ces 



Tels sont les souhaits que nous leur offrons pour l'année 
uui va bientôt s'ouvrir. Que le Saint Enfant de Noël, la Vierge 
Immaculée et nos Saints Patrons nous fassent' tous croître 
dans la charité et nous donnent la paix, le succès et le bon- 
heur. ' 



LE CINQUANTIÈME 



Ehi 



oui, "La Rotonde" 



41? Rien. Si les passions prolétaires viennent à prédominer, 
ous tombons de Charybde en Scylla: la concupiscence suii- 
kntant la concupiscence, le désordre se substituant au dé- 
irdrc lorsque nous réclamons l'ordre et le rationnel, l'esprit 

Ile spirituel. 

Dans cette situation, le rùle de badaud ne peut être le 
. que des ignorants ou des lâches. Le bonheur de l'humani- 
Jfoture et le nôtre se Jouant, nous ne pouvons pas demeurer 
afférents au drame actuel. Et puisque les doctrines en con- 



lit n'apportent pas. -à notre sens, la-véritaWe solution, il faut nos gofits n n - esf pas de pro-]™ ™™!* c * 
Btrcrèn lice-pouv trouver et faire triompher notre solution, fession nui SO it incompatible^™ f °!j u ^ 



[bonne; elle existe. 

U méthode de Pascal est encore la meilleure. Une vue 

tperieure concilie des contradictoires qui n'ont d mcom- 

itibles que les apparences. C'est le cas ici. Le regard, serein 

[libre du chrétien découvre de la vérité dans les deux camps, 

k la vérité étant une, un point de rencontre et de solution 



Qu'ils ont fait couler de . . . 
sueurs, ces cinquante numéros! 
Quel travail représente cha- 
que page, chaque colonne, cha- 
que ligne, chaque mot ! A ce 
travail, combien de crânes se 
sont vus dégarnir de leur vé- 
gétation capillaire, combien 
d'yeux se sont usés, combien 
(dures-mères, 
pies-mères) se 
sont . . . fatiguées ! Oh! je sais, 
vous pouvez à peine le croire. 

•civ.. l'avocat, lin- c ?™ bl ™™T*'JL ??'^ !le» co 



tin 

I5i même, si la gloire humaine 
Cirait, à quoi servirait- elle si 
le ciel était perdu? 

L'idéal, c'est de travailler à 
la gloire de Dieu et au bien- 
être de la société. Imbibons 
notre vie de christianisme, 
- chacun selon nos aptitudes et 



en i cheveux ! Est-ce pour aider 
les idées à voir le jour ? Peut- 
être* En tous cas, il me sem- 
ble qu'ils ont moins de raisons 
Ce se déplumer la boite cra- 
nfenuû que les malheur eu:: ù. 
qui incombe la tâche ingrate 
de recueillir les articles à la 
date fixée. 



■ 1 






avec la vie chrétienne. Le prê- 
tre par sa vocation est un 
semeur de 
mais le médecin 



. . et de transes comporte la pu- 
genieur doivent *^*£™\timHm de chaque numéro. 
dans sa sphère, faire régner 



Pour une raison ou pour une 
autre, il y a toujours des «re • 
tr.rdataires, qui, soit dit sans 
malice, s'esquivent prestement 
dès qu'iL; aperçoivent la binet • 
te de celui à qui ils doivent re- 
;! mettre leur article. Heureuse- 
"-"- nt t en" se cachant' derrière 
colonnes, les poteaux, les 






a vérité étant une, un point de rencontre et ue wiumu» rta „ s sa S pnere, jaire règne, résolu de vous en iC " » 111CIU u " *»"»• v 

.oossible. Entre l'affirmation de.la liberté et sa négation. le christ autour de soL C e n'est ^ { " ^'^We ldér^ur ^ lent à récôlter toute la 
Va la liberté mitigée. Entre le capitalisme et le commu- pas vivrc qui imp0 rte, c'est de^™"^^ ' 

ïsme, il y a l'économie dirigée, et pourquoi pas le corpo- oicn vivre , de laisser sa ££[' r ratitude (!) envers ceux 
tome? . ...... na que sur son passage, c est d et re ^ dQnné qu donnent 

II est plausible que le règne de l'esprit chez 1 élite na- utne a i a société et d étaler 
■maie ajouté à l'acalmie sociale mouileront automatique- sa V { e en exemple à ses com- 
bat la dynamite internationale, soulageant par le fait même patriotes. 
lumanité du cauchemar obsédant de la guerre. ; Voilà la vie que nous devons 

Voilà le chamn d'action exceptionnel que notre temps ious ambitionner, la vie a la- 

k nffrp vmil l'oeuvre de redressement que l'on attend aueUe no us devons nous pre- tion du numéro. Les membre.* teurs, en m a ne nés ae chemise, 
Ltreieunesse c'est à nous d'imprimer, la cire humaine. A V arer. Se prèpare-t-il à cette ' a u département de la direction un gros crayon rouge* U 
rdlnfoXM'a^enir pour employer le mot de Maritain. vie v étudiant paresseux qui ne et le rédacteur-en-chef sont main, le visage en feu. Fervït 

se soucie pas de développer son 
intelligence, qui ne piéparc 
ses classes que rarement et 
toujours à la hâte, qui n'étu- 
die pas à l'avance l'importan- 



nous de réaliser cette révolution conciliatrice. 

Et c'est cette perspective mouvementée que j'appelle une 

frre promise pour les jeunes. 

Ouest-ce qu'un jeune? Un cheval fringant, diront les uns. 

bien. Un cheval fringant, aux approches dune CQiiise 

ni entraînera une dépense inouïe d'énergie, ne s abat pas. 

hi contraire tout son être frémit et caracole, son ardeur ne 

*ZZ i a peme Le jeune rn ^mU B, pas vibrer de la aif^tés «n^f^ft 
■ne à la pensée qu'il lui est possible, à lui si bouillant et prèparc-t-il a cette 



actuellement le meilleur de 
leur vie ( ! ! ) pour votre agré - 
ment. 

C'est d'abord la prépara- 



réunis dans les bureaux (!) de 
"La Rotonde ". Le front creusé 
de rides proîondes, les sour 
cils froncés, la tête dans les 
mains, 



arbres, ou sous les escaliers et 
en arrière des portes, on par- 
ma- 
tière; mais, comme vous le 
voyez, c'est au prix de mille 
efforts. 

Et la correction des épreuves, 
parlons-en ! C'est le cauche- 
mar de tous les journalistes. 
Quelle fièvre, mes chers ! 
Voici attablés les (?) correc- 



opus ! Une rature ici. un ren- 
voi là; ailleurs, l'ordre des li- 
gnes à rétablir; plus loin, un 
mot défiguré a raccomoder 



les dirigeants cher- Ça n'en finit plus, ou plutôt, ça 
te question de sa vocation, qui chent ... Il s'agit de trouver ■ unit, mais après une ou deux 
n'essaye pas de surmonter le* j des sujets d'articles. Oh! me; heures -d'un travail de béné- 

amis, quelle corvée! De long i die tin ! Avis à ceux qui vou- 
moments s'écoulent, angois- draient entrer dans l'ordre du 

grand saint Benoit: là correc- 
tion des épreuves est une ex- 
cellente école d'aprenttssage. 
Cependant, la phase la plus 
articotante, la p'.rîs crispante,- 



îiiusements. 

La vraie préparation réside 
dans la formation de nos puis- 
sances d'action: intelligence, 
volonté, forces physiques. 



dia'nt jouisseur pour qui Je sants; les mégots s'accumulent 

idées 

pro- 

mais aussi le plaisir posées et rejetées tour à tour-. 

■permit La vie n'est pas un; pendant près de deux -heures. 

jev une perpétuelle série da-ec manège se répète continu- la plus exaspérante de tout le 

1 ellement. A la fin, on en vient travail es^sans contredit la 
à une entente et on réussit A mi s é en. pages. C'est au milieu 
déterminer la matière de la du tintamarre infernal de 
prochaine •'Rotonde". Tout l'imprimerie que s.e déroute le 
est consommé quand le choix drame. Le, cliquetis des lino- 
notre intelligence . des rédacteurs est arrêté . . . types, le grondement des ores- 
par l'étude sérieuse et appro- 1 et ce n'est pas une sinécure, ses, le ronronnement du Tour 
fondic non seulement de noz croyez-moi. Aussi* supposons- à clichés et toutes sortes dau- 
lecons ma^s aussi des questions nous que chacun de ces cher- .très bruits se donnent le mot 
d'actualité des questions so- ! cheurs, rendu à son domicile, pour assourdir le pauvre tra- 
ciales et 'd'intérêt nationalise plonge les pieds dans un ( vaUleur qui n'en peut mais. 
Affermissons notre volonté bassin d'eau chaude et se met Et c'est dans de telles condi- 
- «i eieve et pww. . fQirp i par l'acquisition des vertus.^ sac de glace sur la 4ête. étions qu'il faut se ivrer à la 

Nous sommes dans un temps où il s'agit de vouloii fa lie t ardente, une foi ■ Et c'est ici que commence besogne! . . . Faire la mise en 

iquechoTpour trouver quelque chose à faire, ^utes^*^^^ 
-aVaUonl dTve intense trouveront des «fitoJJjJ^S baltes envers nos compagnes, travail tellement ardu, ,1a ^«gQ^g 
** Pour s'assouvrir; le besoin de s'Occuper ne s'atrophiera ^ rendoni la tâche parfols , que certains d'entre et aUssi claire que 



^namique, de trouver un ^ 0l ^f/^ pj^ir 'estlout. qui n'endigue \ dans "le" cendrier. Les 

mancie qu'à s'extérioriser; qu 11 ^^P^^^^^^ Ç s non seulement le plaisir les plus disparates sont 

icomiance et d'espoir, si engoue du nouveau et - 1 ieiracia défendu mni» aussi le vlaisir Dosées et rejetées toui à i 

i conformisme, de réaliser ses rêves les plus hardis et de 

solutionner à satiét?; qu'il lui est possible, à lui si génjreux 

sensible, de secourir et de guérir 

- C'est l'absence de toutes ces possibilités, vu la stagnation 
. son temps, qui faisait constater amèrement à Péff.uv qu n 
M né dans une période et non dans une époque, nous 
fous sommes nés dans une époque. Nous sommes dans I ang e 

un des tournants les plus solennels et les plus graves de 
histoire, et nous nbus attristerions, nous bouderions notre 

nnps? Non, c'est inconcevable chez les coeurs jeunes. 

L'aigle se plaît dans les hauteurs, le jeune homme se plaU 

** l'avenir, dans le rêve, dans l'idéal. Or le temps pré- 
M nous fait rêver. U insipre des conquêtes, des épopées ae, 
poisades, puisqu'il y a quelque chose à faire et que ce quelque 

^05e est élevé et généreux. 






luel 



vuqu' 



s'assouvrir; le besoin oe sottuiivi ^ -« - - gnojis, ne renao 
il faut aménager la société à nouvea^fajrejmr^ 



(wtte i la P*** 1 î» » 



tSultc à la page 260) 



eux s'arrachent, de temps à 
autre, une ou deux touffes de 



- 



«Suit* à 1* PM« »•> 



* 






. 




























P»flpïi^*. 






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256 



LA ROTONDE, 15 DECEMBRE 1935 



LA ROTONDE, 15 DECEMBRE 1935 



2OT 



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.l.-. . 



* • 



jmJBimK» PROPOS ARTIVIUMIES EBHl 



■ • ■» 



FRISSON D'HIVER 



CINEMA 






. 



- 



à 






■ 



La poésie ne peut «e définir 
ni par un mot ni par mille. 

i Lamartine) 







Il n'est guère de groupe ethnique qui n'ait eu ses poètes 
pour chanter ses sentiments: la poésie, tout comme la musi- 
Se. reflète l'âme inspirée. La philosophie du sentiment -M. . Yves Mirande peut , faire 



poétique chez nous serait donc l'exposé de ce mystérieux émoi 

de notre ame nationale. 

En un pays comme le nôtre, où les cadres naturels élèvent 
l'âme dans ses plus hautes aspirations, il est tout logique 
Que ces mêmes décors servent de thèmes inspirateurs à la 
grande partie de notre éveil poétique. Et nous voyons- que 
plusieurs de nos poètes ont parfaitement répondu à cet appel 
de la nature. 

Notre Canada, c'est le pays aux hivers beaux, sinistres, 
majestueux, hideux, joyeux et lugubres. Telle est la synthèse 
de notre poésie sur l'hiver, où, comme le dit Hermas Bastien: 
"les crépuscules abondent, où les arbres, le soir, ont le frisson, 
où l'haleine clés cheminées est rythmée par la bise, où le jour 
mourant met des reflets de porcelaine sur les toits neigeux". 

Louis Fréchette, dans une inspiration légère, prête à l'hi- 
ver une allégorie pittoresque: 

"Le bonhomme hiver a mis ses parures, 
"Souples mocassins et bonnet bien clos. 
"Et tout habillé de chaudes fourrures. 
'Au loin fait somter salement ses grelots. 

Dans son "Paysage Blanc", Edouard Chauvin dénonce 
fine attitude à peu près identique. Le sujet est léger et 



Le film du jour: 

' "Quel le drôle 

de Gosse t 9 



LE COIN DU POÈTE 




Le titre du dernier film de 



momie: 



L 



X 



croire aux personnes non pré- 
venues qu'il s'agit d'un vaude- 
ville médiocre, n n'en est rien. 
"Quelle drôle de Gosse" est 
une comédie pleine de finesse 
et da grâce. -_— — 

Le sujet n'est pas neuf, mais 
M. Mirande et son metteur en 
scène, M. Léo Joannon, l'ont 
renouvelé par mille trouvailles 
cocasses, et. avec le concours 
de Mlle Danielle Rarrieux, 
magnifique interprète, ils ont 
réussi une oeuvre d'une fraî- 
cheur, d'une fantaisie et d'une 
gaieté charmantes. Lucie, la 
petite dactylo, aime en silen- 
ce son patron. Celui-ci a envers 
elle le même sentiment, et il 
se décide à lui demander sa 
main; mais, comme il ne con- 
vient pas de le faire tant 
qu'elle a un emploi dans ses 
établissements, il résout de la 
congédier tout d'abord. 

La jeune fille croit avoir per- 
du tout d'un coup sa situation 



NOËL 

Grand Dieu! <jue voyons-nous? Quel astre nous éclaire'" 
Quel miracle soudain illumine les cieux? 
La frayeur nous saisit; fuyons, fuyons ces lieux ! . . . 
Bergers, ne craignez point, chante une voix légère. 

"Gloire à. Dieu dans le ciel! Paix aux hommes sur terre!" 
—Voyez, voyez là-bas ces anges radieux! 
Silence! . . . Qu'ils sont doux ces chants harmonieux, 
Qui charment nos vallons d'amour et de mystère ! 



"Bergers, votre malheur est enfin terminé: 
Cette nuit, près de 'vous, un Sauveur vous est né; 
Allez a Bethléem saluer votre Maître. 

"Cherchez un pauvre enfant habillé de lambeaux, 
Coucha dans une crèche, entre deux animaux 
A genoux! Adorez l'Amour qui vient de naître. 






Eugène MARCOTTE. 



" . , v Le froid cerne la porte. 

• EL la GrandOurse. au firmament, 
•Là-haut, a cent mille lieues, , 
"Se gèle le bout de- la' queue 
"Snns grogner . . . éternellement. 

La jieige ramène la joie dans le coeur chaud et sensible jet celui qu'elle aime: sa dou 

'd'Albert Lozeau. Avec une naïveté tout enfantine, le poète Jieùr est si grande qu'en proie 

jubMe: ;à un vertige, elle se Jette à 

• C'est le plus beau pays du monde l'eau. Survient uh jeune 

" Qu ï\ d ? a ° e * 8 * pn * "ïïîi PayS H ™ ô™ v* homme qui l'en retire. Honteu- 

L hiver grandit jusqu'au merveilleux dans son ame ré- * . . devient 

veuse. Tout entier à la contemplation mystique, il s'exclame: * ' ™. elle ' iflle son sau- 
■„ -o Rttee oc biancîiuu-s. si fragile et si doucel" agressive eue gime son sau 

Le bonheur des autres, c'est le bonheur propre de notre veteur et lui promet de ic- 
Àvec délicatesse, Lozeau confesse sa communauté commencer. Craignant qu eu 



Concert Symphpnigue 

Le mardi, 10 décembre, à la ; Beethoven. Exécutée pour H 

première fois en 1813, cette! 
symphonie, si caracté*isî'Qud 
du Maître, n'a pas rallié tout] 
les suffrages du temps; et ce] 
n'est que le noble et' cviçàj 
allegretto qui gagna la synh 
pathie de tous. Beethoyes 
nous dévoile dans cette pièce] 



poète. 

dame avec les enfants que la neige réjouit: 
"Quand tt-neige-fitiv -met). -paya, 



lie tienne parole, il l'emmène 
de force chez lui et la eonn< 
à ses serviteurs, en leur don- 
nant l'ordre de ne point la re- 
mettre en liberté âtfànrqu'eîic 



alors la résolution de se ren- 
dre insupportable: elle ameute 
le quartier parles hurlements, 
elle casse tout ce qui lui tom- 



On voit s'ébattre dans les mes 
"Les petits enfants réjouis . * „ 

"Par tant de spfandftura rtyàarues. 

Garneau, Nelligan et Rainier contrastent dans la note ;~*^ *reve'nuë"à" de^meilleurs 
pessimiste avec Lozeau. L'hiver n'évoque plus la joie ineffable, sentim ents. La rescapée preni 
eiie invoque une mélancolie pathétique. Garneau s'abandon- 
ne au lyrisme asservi: 

• Sonne lyre fidèle, à mon âme isolée 
Chante le deuil de nos climats.^ 

'La réaction est plus intense chez Nelligan et prête au si- 
nistre symbolisme du désespoir. L'hiver, c'est la trêve d'és- .!** -Sous la < main elle assomme 
pérancé: à moîtlé ^ valet de chambre 

"Ah ! comme la neige a neigé ! 

• Ma vitre est un jardin de givre. 
"Ah ! comme la neige a neigé ! 
"Qu'est-ce que le spasme de vivre 

• A la douleur que j'ai, que j'ai ! 
i "Tous les étangs gisent gelés. 

Mon àme est noire: où vis- je 5 où vais-, 
"Tous ses espoirs gisent gelés. 
"Je suis la Nouvelle Norvège 
"D'où les blonds ciels s'en sont allés. 
"Pleurez, oiseaux de février, 
"Au sinistre frisson des choses; 
"Pleurez, oiseaux de février. 
"Pleurez mes pleurs, pleurez mes rose 
'Aux branches du genévrier. 
La tristesse atteint un paroxysme chez Rainier et se ma- 
nifeste en mépris et en indignation. Le sommet est atteint, 
cependant, et l'espoir reparait en perspective avec le prin- 
temps : 

Feutrant tes pas d'argent île vallprls en vallons. 
"Tu caches un coeur dur .souecedehors candide. 
Et. test pourquoi, malgré ton allure a^lendide, 



"La suite de Ballet*' de Gr 
Iry-Motti, comportant 
Tambourin, un Menuet et 
Gigue ( à thème bien énonc 
nous rappelle la figure int*-| 
restante de Grétry qi 



et elle chasse les invités de 
son hôte. 

Ce monsieur subit le cata- 
clysme avec une humeur ad- 
mirable; il prend même la dé- 
cision de connaître le motif 

Ipour lequel la petite mégère a 
voulu se tuer et d'arrangei 

| les choses. Ayant arraché à 
Lucie son histoire, il se rend 
chez l'ex-patron de celle-ci, 
qui lui fait part de son amour 

'pour elle. La jeune fille ac- 
cueille ia nouvelle avec une 
joie non dissimulée, et elle 

i s'emgtesse v de rejoindre son 

- 'amant. Coup de théâtre: le 

iécit de son suicide manqué 

Lae_dâcônteiiaiice pas l'indue - 



"Le chevalier Printemps te chassera, félon! ( ' l, et Lucie SÇ demande COlïl 

René Chopin est plus impassible. La neige lui apparaît me nt elle a pu aimer un 
Avec plus de candeur; et le poète excelle dans la peinture des'i lomm e aussi froid. Elle s'es- 



t f f ets, tant inattendus que fantastiques, du gel : 
"Urnes liliacées, 
"Pins éventails, étuis glacés. 
La vitre bien gelée 
"Obéit à «es doigts nacrés. 
Mais tout. aspect d-'htver est éphémère. Alonzo Cinq-Mars 
rtous arrache de l'illusion pour nous ramener, par la force des 
choses, à la décevante réalité: . 

"Mais déjà le soleil perce le brouillard dense 

"Et le pourchafise au loin de ses dards triomphants. 



"Du givre goutté à goutte il fond les diamants. 
"Le jardin a repris son ancienne apparence. 
La neige peut devenir tragique. L'allégorie sincère 



quive et retourne à l'hôtel de 
son sauveteur, dit à celui-ci 
que c'est lui qu'elle aime, et 
cet homme, toujours obligeant, 
accepte de l'épouser. 

Mlle Darrleux, dans le roi? 
de Lucie, mène l'aventure avec 
une verve endiablée. C'est là 
je crois, une des meilleures 



et 



forte d'Albert Dreux en témoigne. Le "Mauvais Passant", ivre, 
chante:., - 

"Les homme." me laissent seul, moi, qui leur apporte 
"L'idéal dans mes yeux et dans mes mains l'espoir 
"Qui rend* plus beaux les jours et plus tendres., les soirs" 

"Et pourtant la terr.ipête 

"Pendant qu'il chante 

"Le secoue et l'abat, , 

"O celui-là! 

"La neige triomphante 

"S'acharne sur son corps. 



^—- 



>^V 



$ 



<«utte à 1» page 260) 

. ' 
- 



I 



'créations, qu'ait faites cette 
jeune artiste. MM. Prejeani 
Baroux et Roanne; Mme. Su- 
zanne Despré et Mlle Jeanne 
Helbiing lui donne une répli- 
que savoureuse. 

JLè succès que remporte 
"Quelle drôle de Gossé" ré- 
clame contre la foule des films 
vaudevillesques et vulgaires, 
concessions irraisonnées au 
prétendu mauvais goût du 
public. Jean-Charles TASSE. 



salle Notre-Dame de Hull, 
l'orchestre symphonique de 
1 Université d'Ottawa, sous la 
direction de R. P. Arthur Pa- 
quettè, O.M.I.. donnait une 
l udition. 

Nos musiciens furent ac- 
cueillis par un auditoire nom- 

\ breux et distingué, qui prodi-j une âme inquiète, sensible ao: 

[gua ses -' ; > mérita u ! tragiques épisodes de sa vie 

maintes reprises. 

Le programme soigneuse- 
ment élaboré nous présentait 

! un éclectisme d'oeuvres qui 
eût satisfait le phis exigeant 

: des dilettantes. Pour qui cher- 

- — — - — ■ - — ■— • ■*- 1 ■- ■ HWWH VC UC U1VU.V UUU1 

che a Weur les Ouvertu- ^stement surnommé le * 

| semblent bien choisies. Bse- • • * 

j thoven- nous communique un, Boçcherini n'a connu qu'u 
irrésistible émoi, tandis que gloire passagère. Son célëto 
Schubert révèle, dans un aile- . Menuet conserve, par sa dou 
gr© passionné, une âme sensi- ceur et son élégance, la sym 

; ble à l'amour. D'un caractère pathie des auditoires. L'or 
plus léger, la musique de Gré- j 

, tiy, de Bocci.ini et de.La- 
tann, sait charmer par un 

t heureux contraste,- Enfin, 

; l'Ouverture "Raymond'' de 

; Thomas, toute de grandeur et 

. de profondeur, s'adapte à 

i tous les goV 

i Un f i vo< !, composa 

i de MM. Edgar Malette et 

. Jean-Paul Labelle, de Mlles 

i Louise Bray et Hélène Keyaes, 
a rendu avec chaleur et sou- 
plesse une pièce de Wekerlin: 
"Minuit sonne", et. en rappel, 
le célèbre quatuor de "Rigo- 
let.to" de Verdi. 

Notons que l'exécution des 
pièces obtint un vif succès. Le 
R. P. Paquette maîtrise cha- 
cune des partitions et l'unité 

; orchestre le demeure toujours 
intacte. Mplgré l'absence de 

.quelque!, instruments sym ni o- 

( )iqucs qui auraient l'y.ciJilv 
rJnlerpièl'PÏion technique des 

; pièces, l'ensemble a toujours 

i intégré la chaleur et la r£- 

fChes3p-*.ynipbonique. Enfin, les . 

îcuifres. maintinrent iTh équi^?*™ ÔOn . mo *?« au ^ - 

: libre très satisfaisant avec les I cla * * ?**&***, noua m 

! cordes et l'on n'eut pas à dé- ! {* lle ^. la ^ la P oés ^ 

! plorer le fatal accroc des cui- | La^^ine et l'ampleur m* 

jvres qui brise l'harmonie de ^ ?SL?T!l«ifP-i 

I l'ensemble. L'auditoire a manifesté une 

! Après les dernières notes du B ' a "? e satisfaction et a w 
I "O Canada", l'orchestre débit- gouté cette audition sympW 

té par une ouverture de C. I nique . si captivante. 

Bîfige, "IC Fteiric Cru lomne", Reynald BOl'tT 

où s'entremêlent les exprès- ( 

sions les plus variées: gran- j 

deur, plaintes douloureuses. ! S'opponer à ren-< •'!-'"' '""'' 



chestre nous l'a présenté ave 
beaucoup de délicatesse d ex-| 
pression. 

"La Syniphonle i n à cherie"| 

en si mineur, de Franz Schu- 

! bert, reflète, dans une par-J 

j faite intégrité, : I 

! poète. 

! Verdi s'inspire de r héroïne] 

française, et compose son Ou- 

, t ci turc 'Jeanne e. ' C'c-sl 

une œuvre cid | " Lf 

: dialogue eptre le hautbois rt 

i la clarinette a été rendu avec] 

art. 

D'un genre tout différent, lai 
gavotte "Pizzicatto", de U-| 
tann, charme l'auditoire 
demande un rappel 
On n'e*t pu et ,r 
| tel programme de façon plu»| 

adéquate que par l'Ouvertt 
j "Raymond" d'Ambrolse Tho-I 
I mas. Une profonde sensibi 
| té. ûTi brio martial, ûfl ai 
1 tino pathétique, où s'élève unej 
! chanson sentimentale de reli- 
gieuse grandeur, et -enfin, un 



,t 



douloureuses, ' 
allure martiale, apaisement et ' en iratu^is <lans un p»>« l " 1 ";' 
finale grandiose. 

L'ensemble interprète en- 
suite l'admirable "allegretto" 
; de la ISton* Svmphonle de 



gu(\ c'est la quintes^™ 
'absurditt'. 

Hugh Kerr, de Toronto^ 

• I *■ 





momtr» ■ ■ 



DIRKCTIOUjf 

Direoiem:— Henri Prévost 
Avisevr: — Jean- Jacques Tremblay 
CeMcw:— R. P. Henri Monsteau. 

« O.M.I 

REDACTION 

Béd. en chef: — Jacques Pelletier 
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Administrateur: — Yvon Beaulne 

Assistant: — Jean- Jacques Bertrand 

Secrétaire:— Raphaël PUon ,. 

Circulation:— Emile Patry 

Charles-Auguste Provost 



LES SOUHAITS DU 
PRÉSIDENT 

A tous les membres de la Société des Débats 
français,, a nos dévoués directeurs, à tous les amis , 
qui suivent nos activités* et nous encouragent, nom.' 
souhaitons une joyeuse fête de Noël. 

A tous, aussi, que Vannée 13?6 rapporte que 
paix, bonheur et succès. 

Jean- Jacques TREMBLAY. 




utopie, incapable par consé- 
quent d'amener au pays un 
progrès raisonnable. "D'après 



Crédit social remédiera au 
marasme actuel. 
Le premier orateur de la! 



SOIRÉE INTIME 



l Voccaêion de la fuie patronale de l'Université d'Ottaicd 
L'IMMACULEE CONCEPTION 
Salle académique, 7 décembre 1935, à 8 heures 15 
PROGRAMME 
Allocution -...*.. J.-J. Tremblay, président 

Extase, Rêverie L..Ganne 

> Par le "TRIO U.O." 

Violon: Henri Prévost 
Violoncelle: Léandre Prévost 
> "" <K '' PteiïO": Charles -Auguste Provost 

Récitation Charles-Henri Bélanger . 

Chant: "L'heure brève'' Dorot-hy Lee 

{ Gérard MOrice 

ViolonceJlo obligatb: L. Prévost t 

Piano: Ch.-Aug. Provost 
. ;i. "Le Communisme" JeAn-Charles Aubin 

! C. "La Cigale et la Fourmi" W. Moieau 



les économistes modernes, négative, M. Gérard Michaud, i 
notre pays ne peut avoir une I ne voit dans le système qu'une [ 7 
politique libre-échangiste. — absurdité. C'est une utopie, ' 

Les nations qui se sont atta- sortie ._ d'un esprit arriviste, 



IV bnti frqnrnin 



SEANCE DU 21 NOVEMBRE 



Quatre philosophes, aussi 
éminents que distingués, pre- 
nJlInt part, le jeudi 21 no- 
vembre, à une discussion ora- 
toire sur le sujet suivant: "Une 
politique de protection est es- 
sentielle à la prospérité eom- 
— m^isiale- du pays^, 

L? sujet lui-même, toujours 
d'actualité, nous laisse enten- 
dre que la séance ne manqua 
par, d'intérêt. "Plaire", "char- 
mer", "toucher", sont les trois 



ohées au protectionisme sont 
prospères; les pays libre- 
échangistes ont des myriades 
de chômeurs." Telles sont les 
idées que l'orateur a dévelop- 
pées magistralement. 

Non pas le moindre, mais le 
dernier orateur, M» Jean Poi- 
rier, s'avance fièrement à la 
tribuiïe"" pour nous prouver que 
li Canada, en général, doit être 
un p^ys libre-échangiste. Il 
Opine que la réciprocité, sous 
des aspects ^particuliers, est 
une saine politique. Il ajoute 
pour conclure ''quelques com- 
mentaires sur la relation in- 
time qui existe entre la paix, 
la fraternité, le progrès des 
nation^ et le système de réci- 
procité." 

M\ Poirier fit tant et si bien 



qui considère le travail: l'éco- 
nomie . et l'honnêteté comme 
des moyens trop lents pouf , 
arriver à l'opulence. Le Cré- 0. 
dit social, pas plus que n'im- 
porte quel autre système éco- 
nomique ne fera disparaître la 
pauvreté. Bien plus, la depré- 



Par la Chorale de l'Université 

Directeur : R. P. Jules Martel, O.M.I. - 

"Deuxième valse de Godard" — piano 

Jean-Paul Méthot 

.e CharlatanL'^- tiré de Molière. . 4 

Le charlatan Normand Denys 

Le père du malade Roland Carrier 

Le paysan Fernând Laçasse. 
"Sérénade" 



tffij 



ciation de la monnaie que pré- 
conise Douglass nous plongera 
dans une nouvelle phase de 
la crise. 



, ' 1 



Le "TRIO U.O." 
O CANADA 



Charles-M. Widoi 



i - 



> 



auditoire. L'orateur expose 
une thèse élaborée dans la- 
quelle il justifie 'un antj-sé- 
misme d'Etat et un anti-sé- 



misme individuel. L'Etat doit 



1 Débats français 

SECTION JUNIOR , 

La Section junior de la So- 

' idété des Débats français 1 te- 
Dans un plaidoyer bien , voir à ce que la mmorité juive |nu c réimions d is fe 

équilibré. M. Gérard Maurice agisse en conformité avec ; nyQis d » octob1 - e 
dénonce les fausses concep- Iidéal C0 ™""J n - Et nous ci- . Le 28 octobre, les officies de 
tions qu'ont les Antl-crédii-^oyens chrétiens et surtout 3a sectkm se sont p résen t^ aux 
socialistes au sujet de cette I °* >liques, allons-nous 
écoie. Le crédit social est -il 
applicable? Eh bien! Le con- 
traire' l'est -il? Cette considé- 



mots oui résument le débat. En ft'une manière appropriée et | Les promesses 



ration amène l'orateur à 
pr'^d"n" n t. ""d li j ury M |ilQUs brosser urt vigoureux 
Jean Bouvrette, tou,t en accor- ; portrait de la situati- 
dant la palme à l'affirmative, Quelle, pour ensuite 



laisser nous cingler la face 
sans rien dire? Nous devons 
lutter contre ceux qui se mon- 
trent hostiles à notre religion. 



membres, et chacun y est al- 
lé de son petit discours. Ces 
officiers sont Fernand Bour- 
bonnais, président, - Roland 
Drolet, vice -président, Armand 



g e PgH d . a -^' Monsieur jPubé . j Vi o nn o au .— ^ fi^ uiiH, r^ n iy 

on ac- premier orateur de la négati- Harbic et Jean Leduc, conseil- 

nous jve, ne les trouve rr- 3] 1 •: ' ' : w, J lers> L es RR. PP. Morisscau et 

Je proclama le meilleur ora- ! P r <™ ver qu'en pratique le sys- , ces pauvres Juifs. Les accu- Quindon. directeurs, nor-s ont 

». „^ i tème remédierait à cet étatisations que l'on porte contre . pr0 digué encouragement et 



teur. 

M. 



Jean - Paul "SaUDurin, de choses. 



eux sont 
alléchantes préjugés. 



souvent l'effet de conseils. 

Au moyen d'argu- Le 18 novembre avait lieu 



plaisante commenta le dé- du Crédit social n'attirent pas ., ments solides, 11 nie que les ( le prem i e r clébat de l'c.nnée. 
bat sous le point de vue sui- j M - Marcel Lacourcière. Son: Juifs sèment l'anarchie dans Les orateurs ont répondu à la 
vant- Les orateurs ont réussi I Jugement juste et son tempe- ; l'Etat et sapent la base de no- [Question suivante: "La Tran- 
dans le confirmation de leur rament bilieux en font un • tre religion. Si par malheur ce nous r-t-elle abandonnés 
discours I scrutateur avisé. Sous l'amor- , quelques' individus juifs vont 

Une jolie déclamation agré- : ce des théories crédit-socialis r 
menta la séance: "Le Cid", de ' tes, il voit se disimuler des 
Georges Fouret. M. Luc Cou- j théories fausses et dangereu- 
ture dit cette pièce avec une ses à cause de leurs tendances 



e et une subtilité ! socialistes. L'Etat n'a pas le] rite chrétienne et àJ&justice remporté la victoire, et Mon- 
' droit de s'emparer de la sur- sociale. ! sieur Lamarche fut d îclaré 



îemarquable. 



R. PILON, 
Sec. ad hoc 



Séance du 28 novembre 

A la séance régulière du 28 
novembre, on discutait une 



production des entreprises in- 
dividuelles pour la distribuer 
aux citoyens. 



effet, tant chez les orateurs de 
l'affirmative, MM. Jean-Louis 
Duchesneau et Auguste Vin- 
cent, que chez ceux de la né- 
gative, MM. Lionel Croteau et 
Jean Poirier, on remarqua des 
plaidoyers construits a\ec une 
hi.bileté de maître dans l'ai 
de l'éloquence; et cela, agencé 
de façon à faire ressortir 
moult principes thomistes et 
aristotéliciens. 

Invité par le président du 
débat. M. Patrick Lozier, (dont 
le tact, la convenance et l'à- 
propos sont reconnus de tous), 
M Jean-Louis Duchesneau ou- 
vre la discussion en nous fai- 
sant la synthèse du protec- i d'actualité: Le crédit social. ! Auguste 
tlonisme. Montrant comment I Les quatre orateurs de la gnait. 
-notre industrie -canadienne et.! soirée. Messieurs Roland Pâte- , Les juges accordent la vic- 
notre agriculture ont besoin de j naude, Gérard Maurice, pour 
.protection, il nous prouve, avec l'affirmative, Gérard Mi- 
syllogisme à l'appui, qu'un pro- chaud, Marcel Lacourcière, 
tectionis'me mitigé peut seul pour la négative, nous donnè- 
_ê.tre appliqué Xavorabiemr-n*; Irent le pour eWle contre du, 
pour le progrès du commerce système Douglass en répon- j 

dant à la question suivante: 



|en 1760?" Rodolphe Lavigne 
à rencontre de l'idéal de la ct Maurice Laçasse soute- 
société, 11 ne faut pas pour na ient l'affirmative, et Lionel 
cela punir toute la race, ce Toupin et Raoul Lamarche, la 
qui serait contraire à la cha- , négative. Ces -derniers ont 



sieur 

Le deuxième orateur de c "meilleur orateur. 

l'affirmative, Monsieur Clé-, Le deuxième débat eu-i- lieu 

me>i>, vien-: : ■: la ' -. ,1e 2 décembre. Cette fois, il 

Durant l'intermission, nous ] de son collègue. Dans un plai- '.s'agissait do savoir si "Kicl et 

avons eu le plaisir d'entendre doyer qui ne manque pas de les Métis étaient justifiables 

un solo de violoncelle par M. verve et de conviction, l'ora- dans* leur révolte." Guy de 



question toute palpitante Léandre Prévost. M. Charles- teur nous montre la perfidie Blois et Roland Drolet les 

Provost l'accompa- du peuple juif. Ce peuple, dé- ; justifiaient, tandis que Jean 



toire à l'affirmative, et décla- 
rent M. Maurice le meilleur 
orateur. 

Séance du 5 décembre 



moralisateur de la foi et de 
l'idéal, père du communisme, 
rabaisseur avéré de tout ce 
qui a de la moralité, allons - 
nous le laisser s'élever en 
'dcle au ci. .'■.• :/./f; t 



Huot et Raymond B3no:t les 
condamnaient. Les Juges se 
ont prononcés pour la con- 
damnation. Monsieur Ray- 
mond Benoit s'est révélS le 



canadien. 

Mais M. Lionel Croteau, dé- 
fenseur de la négative, ne se 
tient pas pour battu. Il établit 
d'abord une distinction très 
claire entre le protectionisme 
et le libre-échange, puis nous 
prouve d'une façon simple et 
précise, que le Canada, jeune 
pays, doit mettre tout son es- 
poir dans une politique mitigée 
de libre-échange, politique qui, 
jusqu'ici, a fait prospérer notre 
pays. 

. Pour briser l'équilibre qui 
existe, en cet .endroit de la 
dlscution, M. Auguste Vincent, 
(J'allais dire par humilité, Dé- 
mosthènjetil^péfute la doctrine 
de ses adversaires en affirmant 
Q* M JA libre-échange est une 



meilleur orateur de la joute. 

'La campagne anti-sémite nous avons de plus sacré, no- - La séance du 9 décembre 

au Canada est justifiable, et tre fol et notre patrie? consistait dans un concours 

devrait être encouragée." Tel Monsieur Normand pe*nys éliminatoire de diction. Ce 

Le Crédit social est-il appli- i était le sujet de la discussion j n'a cependant pas encore dit'xût un grand succès. Quinze 



cable au Canada?" 
A l'invitation de 



du 5 décembre. 



le dernier mot. Sa petite per- ( concurrents y prirent part: 

M. Léo | Une heure durant, les ora- sonne renferme un grand Jean Ledilc.'Jean Joya). Ber- 

BiVué qui »>'çupait le siège ; teurs tantôt exaltent, "tantôt coeur. C'est un homme d'une 1 hard Mignxault, Guy Go:*.ard, 

'dénigrent le malheureux peu- j générosité invraisemblable, [jean-Paul Méthot. Richard 
pie juif. La logique qu'ils dé- ( car il concède tous les argu- jst-Denis J3enoit Tnerric;i. An- 
ploient dans leurs thèses, les menj,s de ses adversaires. Ce ^ré Quindon, Irenée' Gagné, 



présidentiel, M_. Roland Pâte- 
naude ouvre j la discussion. 
L'orateur fait l'exposé de la 
théorie du Crédit social, et 
conclue que c'est une pana- 
cée à la crise du monde éco- 
nomique. Si, au rml-'wu de 
l'abondance, une grande par- 



principes d'ordre supérieur | geste retient Immédiatement 

qu'ils évoquent, leurs justifl- l'attention de l'auditoj/ie, car 

cations ou leurs condamna- ! sur quoi l'orateur fondera-t- 

tions, fondées sur des bases j il son plaidoyer? A l'insu de '| Benoit. Les juges ont choisi les 

inébranlables, nous révèlent ; tous, il prouve que la campa- 



Yvon Bertrand, Guy Beaulne, 
Wilfrid Laurin, Conrad Le- 
gauit, Roland Drolet, Raymond 



! l'abondance, une granoe par- "«cui«..««« M , """1,, r \ \ ZT'" Zu^Zlu \ * *V«« 

tie de la population manque en eux de vrais philosophes, gne anti-sémite est injustifia- 

i du nécessaire c'est dû à notre 'De fait, les orateurs sont tous ' ble parce qu'elle est mal con- 
nrésente organisation finan- ' membres de l'Institut de Phi- . duite et, par conséquent, ne 
cière qui restreint la circula- losophie. peut produire que de mauvais ; rieuse. 



adulte à' la page 260) 



tion de l'argent. En augmen- 
tant notre pouvoir d'achat au 
moyen d'un dividende men- 
suel payé à chaque citoyen, le 



L'affirmative envoie à l'at- 
taque M. Qmer Chartrand. 
Hornme posé, il inspire un 



effets. 

Monsieur Denys mérita le 
.prix du meilleur orateur, mais 



senwment de grandeur à son l'affirmative demeura vlcto- 



Le débat était présidé paf . 
Monsieur Roland Pigeon. 

Auguste VINCENT, 
Sec.-arch» 



-»~j- 









1 



•V' 



mm. 




m- 











V 




'■V 









■H^MHM^'^'^^ 




LA ROTONDE, 15 PECE»WRE 1935 




VARIÉTÉ* SB 



_ 



La Sfe-Catherine 






Washington club 

étudiants > 



C'est toujours avec plaisir Plus de trente 
que noua voyons surgir un américains se réunissaient à 
congé au milieu de l'intermi- î l'Hôtel Alexandra, le 28 'no-. 
nable filée des Jours de ctosse. j vembre dernier, pour le ban- 
Mai» celui en l'honneur de Quet annuel du "Thanksgivuas 
sainte Catherine noua ,cstjDay'. La réunion avait été 
cher, car en plus d'avoir une \ préparée par les officiers du , <jg w 
saveur inoubliable de banquet Club: Kevin Shea, Henry 
et de tire, il commémore le | Sweetnam, Francis Crâne, 
souvenir d'un geste héroïque Sylvester Mitchell, Lionel Lo- 

zier et John Corcoran. 
M. Francis Crâne, le maître- 



SPHINX 

Chers amis: 

A notre dernier voyage en 
Afrique, alors on y lançait 



et bien français. 
Depuis deux ans, nous celé- 



*— torons sans faste, ^mmr brvût. de -cérémonies, s'acquitta; de 
la Sainte-Catherine Lors- [*■ fonctions avec son aisance 
nue la dépression aura cessé i coutumière. A son invitation, 
Sous reprendrons une longue ; JeT. » P Recteur, les RR. PP. 

. . tradition qui a fléchi sans se ^f^**^™:* 1 *^ 
rompre. Une Sainte-Catherine , bé Rfan MM. Michael HouW- 
sans banquet, sans discours, , £». &»£* Long Henry 



Première neige 

Les philosophes n'ont pas de 
temps à perdre eh sentimen- 
talité. Entre leurs of, donc, 
»sl, ainsi, c'est à peine s'ils 
moins de bombes, nous avons [ trouvent le temps de digérer 
pa admirer a loisir plusieurs ; une V érité ontologique. Mais 
merveilles, entre autres, le i tout de même, le lendemain 
Iphlnx". V du Jour où nous avons vu les 

Ce monument égyptien en | cieux s 'entr'ouvrir pour laisser 
plein roc, détérioré par les , tomber sur nous en flocons la 
temps, regarde fixement à première neige, Je n'ai pu 



l'horizon comme si'ijire sa hau- 
teur il dominait le monde en- 



mempêcher de laisser errer 
mon regard par la fenêtre. Et 



ticr-et étartt le; témoin de tout jj e ne j e regrette pas, car de- 
cé qui s'y passait. -puis, J'aime ma fenêtre. 

De tous les renseignements La pauvre neige blanche que 
puisés ches ce monstre mysté- j j'avais vu tomber toute la 
rieux nous avons constitué des , journée précédente, était là, 
archh es que nous avons cru } au DaSi dans la rue, noire et 
bon -mettre au service de l'é- ] sa iie, piétinée par les pas 



and attltsâe replaces the tltubç 
trwfs of juvehltity. And at Ute 
smm tinr? ctHMc* aa undcntandtnt 
•t Hfe and thimf Ikat lead to the 
(Miawn-vjnK rtaUnthm that work 
«« a fran« neeoafttj and pUy » 
nind nccetsttr — 

Après nq^études nous arri- 
verons dans un monde où u 
'nous faudra marcher seuls. 
L'expérience acquise par notre 
participation aux différentes 
{ organisations universitaire* 
'nous rendra de précieux sèr- 
i vices. Plus en mesure de venir 
'en contact, avec le monde, 
'nous nous évitions pltoirniti 
! ennuis causés par l'épreuve 
pérsonnene. C'est un avantage 
qui passe* et ne revient plus ! 
Combien savent en profiter ? 

— 



Wnrrt t>t Tohn Rnvle nronon- non -meure au aeifiw ^ ^ saue, pieiuicc y** *-~ t~-~ 
pour nous, étudiants, ce n'est ; ]7™ et ™" ^srmirs Le tudiant par la voix de cette sants . Pourquoi? Parce qu'elle 
plus qu'une demie Sainte- 
Catherine. 



L'ALMA MATER' 



"Quatuor Américain", com- 



V 



< 



^ ^^ïï£ av^ent . Su,or et Thomas Kenef ici, 
Nous devions 1 ** nt entendre dans plu- 



été préparées. 

aussi avoir des discours 



sieurs pièces, entr'autre dans 

£tt££r rtïïTSS vous •£» Spangieji Banner' 

^ M ' * .,. ir£lû „ Hnns l'hymne national 
en souvenez, soir u élections. 

Soudain, une pétarade éclate 

grâce aux sacs ,qui renfer- 



colonne; nous voulons direj ava it eu le malheur d'y tom- 
que nous répondrons à toute | Der Et dans mon âme, je son- 
question qu'on voudra Menj geais à ces pauvres enfants, 
nous adresser à nos bureaux êtres innocents qui, sans au- 



cune faute à eux, naissent 
dans ces milieux qui les cor- 
rompent et les souillent; et 
mon coeur faisait mal. 
Mais j'élevai mon regard et 



de 1» "Rotonde" 

Avez- vous* des difficultés 
Consultez "Sphinx" 
américain. [ x x x 

En célébrant ainsi les f ête.î Cner "Sphinx , 
américaines, les étudiants^- Je possède un complet dont que vis-Je? ****** *f 

grâce «ua oa W .m« - l Université d'Ottawa venus la laine vient d'Australie, elle toits blancs des maisons, j a- 

maient la précieuse tire et, au d . outre fronUeres continueIlU jut vendue à une fabrique perçu. Ù '«*»£"£ f*M 
milieu de ce beau tapage, voilà ; tradition plus que semi- écossaise . jgar;;** marchands ( talline. ^e nombre d^shabi- 

qu'on réclame à grands, cris intéressant anglais, tissés eirSa*^^*im^^ti»ns~*umaines multipliai il 

de lire dons le vieux "Owl" les ! fectionnée à Berlin. Ne le les beautés de la neige .du ciel 
comte-rendus des anciens, où , trouvez-vous pas- merveilleux Le soleil s y 'arrêtai y 'brillait 



qu'on réclame a grands 
M. Normand Denys. Sous une 
avalanche d'applaudissements, 
d'un geste noble autant que 
digne, il grimpe sur sa chaise 



l'on rencontre les noms 



aignc « siuiipe *u« *• t...»»* pe rsonnage s en vue, aujour- 
pour aider à sa taille et mieux ^ ^^ dang 1& y - e reH _ 



dominer la foule ieuse t publique des Etats . 

• Dans une envolée oratoire ^ nj5 

digne d'un Démosihène, il at- ; _ _ ^ 

taque M. Bigué, le somme de -uod^lVIir.1 T17 

défendre ses idées, le défie de LHKUINIOlJfîi 
-ieajuotifier. Pour qui connaît 
M. Bigué, — mesurant ses six 



Le dimanche, premier dé- 
pieds et pôssedanrùn physique cambre, -à la salle académique, 
qui peut à volonté, passer du conférence par le R. P. Gus- 
doux au terrible, — c'était, tave Sauvé," O.M.I.: "La per- 
avouons-le, un peu osé. « sécutioîi mexicaine." 
Bans se départir d'un calme x x x 
qui lui fait honneur, celui-ci Le 4 décembre, cours d'Ac- 
riposle froidement: "Rira bi- Lion Catholique par le R. P. 
en qui rira le dernier." Mis en André Guay, O.M.L: "L'Action 



de , et rie grand prix. 
Cher ami, 

Ce que je trouve de mer- 
veilleux et d'extraordinaire 
c'est que tant de* gens aient 
pu gagner leur vie à même un 
complet qui n'est pas payé. 

XXX 

Cher "Sphinx", 



en mille autres soleils plus pe- 
tits. -' " 

Plus haut encore, tout là- 
bas, les montagnes, habituelle- 
ment grises, vertes ou bleues, 
étaient devenues toutes blan- 
ches, semblables à ces vieilles 
qui* avant de n'être plus, re- 
[çoivent d'en haut les cheveux 
blancs, promettenrsr d'dne 



goût de proverbes, Monsieur Catholique et la collaboration 

Jhiranceau object? qu'il "ne . chrétienne." lie 11 décembre. 

faut pas vendre la peau de "L'Action Catholique sur le 

Fours avant de lavoir tué." A terrain scolaire". 

.ce moment-là, l'assemblée in- x x x 

rite "le philosophe" â diro A la Société des conférences 

quelques mots. de l'Université, le dimanche 8 ] x x 

, En vrai disciple d'Aristotc ' décembre, le conservateur de Cner "Sphinx", 

et de Platon, il va, déda:gnan u la biliothèque du parlement. j. ai emprunté de l'argent à 



J'aimerais à vous connaître . ~«. — . 
personnellement, ne pour-" f douce mort, 
rions-nous pas avdjr une en- L'azur illuminé, de l'horizon 
trevue BLANdHE. et de partout; faisait resplen- 

Chère amie dir à mes Jteux étonnés toutes 

"pour vous, je serais prêt ïV ces merveilles. Alors, de mon 
tout faire, même à me jeter | être entier, s'échappa vers 
à l'eau. Nous pourrions nous 'Dieu un hymne de reconnals- 
rencontrer dimanche si vous : sance etdc joie, qu'il ait vou- 
le désirez . . . s'il ne pleut pas. ! lu que je vive pour être té- 
Pour vous montrer que je suis ' moin de toutes ces grandeurs 
un ami, je quitterai ma famille et pour m'en rassasier 



Nous recevons pour la pre- 
mière fois "L'ALMA MATcS". 
publication du Séminaire de 
Chictmtimi et organe de l'Aa- 
sociation des anciens élèves 
du Séminaire. 

Ce journal porte bien son 
nom car la note qui domine est 
celle du souvenir; souvenir 
touchant de la chère maison 
d'enseignement laissée avec 
tant de regret, maison où on 
a passé les plus beaux jours 
de sa vie. Un souffle poéti- 
que se dégage dei ses feuilles 
et nous rencontrons de pro- 
fondes réflexions que nous ai- 
mons à relire. 

C'est une page gentille et 
fraîche où il y a un peu de 
tout:' littérature, action ca- 
tholique, histoire régionale 
et . . . beaucoup de bonheur 
^cnëf rr aux jeunes devenus 
vieux". 



Grâce à "L'Aima Mater'. 
nous pourrons nous joindre 
aux élèves actuels et anciens 
du Séminaire de Chicoutiml. 
partager leur bonheur et ap- 
plaudir à leurs succès. 



"LE QUARTIER LATIN'' 



atteinte d'une maladie conta- C'est ainsi qu'il ne faut ja- 



vous. 



"Flash II" nous fait part 
gieuse, pour aller dîner avec "^ „ ff ? a T rd , e I ^^Jl™" d'un désir légitime dé la clas- 
se étudiahtlne, celui que la 
jeune fille prenne part elle 
aussi au relèvement de la jeu- 
ne génération. Voici com- 
ment: 



près de sol. Laissons-là les tris- 
tesses, les laideurs et le? humi- 
liations de la vfe ! Levons la 
tête et les yeux pour regarder 



neuf pour cent. Dois-je con 

fondeur qui étonne toujours. Bibliothèques". ! sul ter un avocat ? HARPAGON 

JJ fut, comme bien l'on pense, x x x cher ami, 

l'objet d'une ovation formi- Le 2 décembre, à la la salle ( Votre créancier e st dans 

dabl:\ Tous les regards braqua académique, conférence Inti- lsQn ^ €in drolt Six et la ^j. 

sur lui semblaient le clouer sur tulee: "The Value of Litera- Ué de six qui est trois cela 

sa chaise; cepefitlant, le "mai- ture" donnée par M. Buxton, ' t bipn neuf 

*re" daigna se rendre à notre professeur d'anglais au cours | ——=—=— 

désir M. Sylvio Magoiu se lève c * es a,ts ' - " 

lentement et promène son rc- x x x La mise $n pages terminée. 



Jacques PELLETIER. 



Nos échanges 

McGILL DAILY 

Devons-nous nous tenir à 
r*écart des organisations uni- 



A i^a mise ajn pages «îiiiuncf. • ... . N rAnonriu 

gard sur l'assemblée devenue Au "LltUe Théâtre" samedi „ nc reste plus grand' chose à un ^Jjj dç - .. R ^J e \ 

uet.e; enfin, il parle. Ce qu'il le 11 décembre, 1 Ecole de Mu- faire: le pliage de "La Roton- irtflnç m QrtiMn „ Qrn f . A ^ m _ 



muet-e; enfin, il parie, uequ u »i. « ^«.««v, 4*«v»v »«. -t.- i«.iic. ic h"^ ^ **» * wwv **- j d article naru réeem 

/5itn, fu, pas compris de tous, c t ue et de Dec amaclon de de ", aussitôt quelle arrive, £™ u £™^ 

V mois ayant peine ^ ^^J?^^^ ^ SS S ^ I iffl"g£ fl^P Ct * ^^^^Z^^- 
pesés, condensés, sciutés et : grand ^^^f^ locale ' tement la réponse dT notre 

moule, qu'ils étaient par le feu marne ^ff;^™ n ^ a Pj! Voilà une idée très superfi- collaborateur: 
de la pensée intérieure. Mais t nverspar e ^lani i poeic du ^^ ^ ^ ^ , e ^ ^ d u a 

t hésitante et douce fut mantique, Alfied ae Vigny. La - e , t t } personne i beUer «nderstandinR of bomau 

pièce était sous la direction de ' e _n»t«re sociaUv. md th PV »r*. m m 



sa voi 

un berume pour nos nerfs sur- 
excités. 

, L'esorit un peu calmé, nous 
passâmes le reste de la soirée 
à la radio où, tou« en grillant 



Mme Laurette Auger. 
» 

Le cinquantième, 

• suite de la page 255; 



^natwe sccially, and they arc just a 

de "La Rotonde la publica^ much a pMt of thc cducatiou of th . 



tion d'un seul numéro. 

Avec la présente édition, 
c'est la cinquantième 
ces transes se répèteri 



individuel whese life te made np of 

a balaneed outlook, as any cnrricnlar 

I | work — provided of course that such 

j^ . extra- cu.Ticular aclivity is nol car- 



une cigarette, nous entendîmes tQufc en rempî [ ssant i es moin- Rotonde" n'en est pas moins i^m t»e of that mijhty para-ron 
les récultats de l'élection que - drps coins sans toute- ! pleine de vigueur et de santé, | of sophistication and comprehensive 



bécoine. De temps en temps. 



dres ^« i ».^, wv...^ .,- 

DCfU!.,c. x-rc «wuy» v». *"" i fois dépasser les cadres des ' tout comme une gentille ado- | awuty (and wc are in part tmÊmm m 

une croquette de tire venait quatre ou huit pages du numé .| lesC eiite aux b0U cles blondes, ^SSTSm ïTato LEéTï 
nous rappeler la fête de la r0 celui qui, au bout de deux aux yeux bleus et aux joues ro- 



grande sainte Catherine et of- ! heures, parvient à s'échapper rses. Unissons-nous donc pour 
frir une piètre consolation auxlçje cet enfer en miniature, est lui présenter nos homrrages 
nombreux désabusés de la po- auss i heureux que l'étudiant en et lui spuhalter une jeur.esse 
litique. j vacances, ce qui n'est pas peu sans fin. 

Jean-Louis DUCHESNKAU dire. I HACHEPtf?. 



Junior. Collège hashy the lime tlv 
third year te rcached had the effeet 
of rivinç him or her a aucieus oi 
hijher intelligence plus a smooth- 
Ing away of any of the hey-hey ten- 
dencios ao prévalent in the earller 
years. A certain sobriety of thought 



Chères amies, pourquoi ne 
vous intéresseriez-vous pas 
plus que vous ne le faites à 
cette classe de là population 

I dont l'avenir dépend ? Pre- 
nez donc à coeur cette classe 
trop ignorée, ou détestée sans 
raison. Servez-vous de votre 
influence de petite soeur, de 
votre grand coeur pour éviter 
que cet étudiant soit con- 
traint de ^se Salir pour se dis- 
traire. Réunissez, autant que 
se peu, la génération mon- 
tante qui, demain, devra di- 
riger; en usant de vos pou- 
voirs inappréciables et uni- 
ques, faites oeuvre de bonne 
camaraderie; relevez le moral 
abattu de nos carabins pessl- 

; mistes, ou dirigez par votre 
heureux prestige les impul- 
sions souvent hardies des op- 
timisées extrêmes . 

Pour toutes "nos petites 
compagnes"" bien pensantes, 
voilà une invitation à faire 
1 loyalement un examen de 
| conscience et voir si elles ont 
donné vraiment l'effort total 
j qu'elles devaient et pouvaient 
' donner sous ce rapport. 

[ a. r. 



LA ROTONDE. 15 DECEMBRE IMS 




:0t 



PA«.I IMS ANCIENS 



Conventura de 1936 Jubilé d'or d'un 



jue les Anciens se préparent! 

Qu'ils se préparent à venir au prochain grand conven- 
tion des Anciens élèves de langue française, lequel aura^ieu 
a l'Université, au printemps de 1936. 

Le dernier conventum a eu lieu le 11 mars 1934. Cela fera 
bientôt deux ans. Le temps passe vite. 

A ce conventum de mars 1934, il y «vait des centaines 
d'anciens élèves de toutes les professions et de toutes les 
carrières, venu* de toutes les parties du Canada et des Etats- 
Unis. 

Il faudrait que le convemtum de 1936 surpassât toutes les 
réunions antérieures qui ont eu lieu en 1924, 1925, 1926, 1930 
et 1934...* 1 

prouvons que la Société des Anciens élèyes de langue fran- ] 
çaise de l'Université d Ottawa est J)ien s yl vante. Prouvons que 
ceux qui la composent ont gardé un souvenir vivace de leur 
Aima Mater. Prouvons que nous voulons montrer notre recon- 
naissance a l'Université. ,. jL. , 

L'exécutif de la Société des Anciens organisera ,1e con- 
\entum dans quelques semaines. Les Anciens connaîtront les 
détails par "La Rotonde". 

L'Executif actuel est pomposé comme suit: 
Président d'honneur: Rev. Père Gilles .Marchand, recteur. 

Auréiien BélangerV Député, Ottawa. 

W. Smith. Montréal. 

Dr.. R. E. Senécal, New Bedford. 

Ern. Lambert, Ottawa. 

Chs. Leclèrc, Ottawa. 

M. L'abbé Rodrigue Glaude. Gatineau. 

Rev. Père H. Morisseau, O.M.L - 

A. T. Charron, Ottawa. 

Henri St-Jacques, Ottawa. 

Art. Pinard, Echevin, Otawa. 

Ls. Côté, Sénateur, Ottawa. 

Romulus Beauparlant, Hull. 

Léon Couture, Hull. 

Ed. Jeannotte, Montréal. 

Ls. Coderre, Montréal. 

Dr Hurteau. Corn wa 11 

Ern. Beuglet, Windsor. 

Dr Geo. Racine. Québec 

Garon Pratt, Québec. 

S . Plou ffe. Sudbu ry. 

Rosario Masse. North Bay. 




Président: 

1er Vice-Président: 

îe Vive -président: 

Trésorier: 

Secrétaire : 

Aumônier : 

Animateur: 

Directeurs^ 

.- Il 



M. l'abbé ANTHIME CON3» 
TANTINEAU, de Varehevéché 
d'Ottawa, compte 50 années de 
prêtrise. 



Les confidences 
d'un Egyptien 

Nous raconter où et com- 
ment je l'ai connu serait beau- 
coup trop long. Qu'il me suffi- 
se de vous dire son nom: Pol- 
taire InfAm Poète. (C'est le 
plus exactement possible que 
je vous le donne; je ne sa& 
s'il est correctement écrit.) 
Je dojai cependant vous tracer 
en quelques lignes un portrait 
physique et moral de Pol-' 
taire pour ne pas nuire à l'in- 
telligibilité du récit: 

Il possédait une haute sta- 
ture. Ses muscles étaient d'a- 
cier et son corps parfaitement 
proportionné. Un visage re* 
marquable, oui, très remar- 
quable; probablement beau 
dans sa jeunesse, 1^ peau en 
était devenue basanée et si 
ridée qu'on aurait pu dire avec 
justesse que sa figure n'était 
plus qu'une ride. Une pomme 

re. quoi! Les yeux ehfon- 
br illaient dans leurs ar- 
bitres. Son âge? A peu près 
2000 ans. Vous riez? Moi aus- 
si j'ai ri quand il m'a dit ça; 



LICENCIE 




Charies LECLERC. Secrétaire. 



Il y avait le 13 décembre, 
juste cinquante ans que M. 
l'abbé Anthime Constantineau 
recevait l'onction sacerdotale 
des mains de Mgr Duhamel. 1 c'est pourtant.ee rire gouail- 
Le jubilaire a voulu célébrer leur qui m'a valu le récit de 
cet anniversaire dans le silen- ses confidences (quil m'auto- 



ee et la prière suivant les 
exercices d'une retraite fer- 
mée de huit jours. Ce détail 
mérite d'être noté maTs il ne 
saurait nous empêcher de si- 



rtee aujourd'hui à livrer au 
publie). 

Passons au moral. U avait 
une k grande science et con- 
naissait toutes les langues: 



gnaler cette date mémorable égyptienne, latine, grecque, 
dans la vie d'un ancien. Nous russe, allemande, française, 
le faison avec d'autant plus anglaise, etc . . . Mais le pau- 
de bonheur que le vénérable vre homme avait tellement vé- 
doyen d'âge du clergé 'séculier eu, qu'il avait une tendance, 
d'Ottawa a toujours manifes- jquelqueiois comique, à contre- 
té à l'Université le plus vif faire les noms et à mélanger 



| RErîE JL.tEWARD, iils de M. 
et Mme J.-Eugène Ménard 
, d'Ottawa, obtenait il y a quel- 
que temps le titre de licen- 
|Cié en Sciences Sociales Eco- 
nomiques et Politiques de l'U- 
, niversité de Montréal, où il 
poursuit également ses études 
de Droit. »^ 

René ast un fondateur de 
î "La Rotonde". U en fut le pre- 
mier rédacteur en chef. F^UV 
crtations spéciales du Bu- 
jreau de la i^édaction. 

[ . . • === 

peu près cent ans. Ce n'était 

pas que le petit bonhomme que 
ce Caméléon, n était né Cor- 
set, c'est-à-dire dans 111e de 

j Corse, de parents pauvres; 

l mais ça n'a pas pris de temps, 
je te le dis, pour qu'il se fasse 

\ élire, premier sage, de affJL 






rerr»: 



Noël à 
l'Université 




Comme les années pré- 
cédentes, il y aura messe 
de minuit à la chapelle 
I de l'Université pour les 
r élèves anciens et actuels 
et pour leurs parents. 
La chorale des Petits 
Chanteurs Céciflens fera 
le chant. 

Pour éviter les incon- 
vénients des années pas- 
t sées, ne seront admis que 
a les porteurs de cartes. 



D'une Rotonde 
àFâtitre ~ 



Entendue une 



intérêt et sa bienfaisante sym- ;les dates, 
pathie. Des différents postes Vous vous demandez peut- 
qu'il a occupés dans le diocèse ■ âfee comment il se fait que 
iil s'est appliqué à diriger des cet Egyptien ait pu vivre si 
étudiants vers nous et pour longtemps? Voici l'explication 
perpétuer sa bienfaisance il j qu'il m'en donna: De son 
définition s est ' ait le donateur d'une temps, c'est-à-dire des siècles 



mme 



celle-ci: La philoso- 



bourse d'étudiants. Une pein- 'avant notre ère, l'Egypte pos- 
ture r^ l'huile du donateur sus- sédait un haut degré de scïen- 



Sympathies 



pas dû l'acheter? 
Ustazade: Non, Monsieur Hen- 
ri. Pourquoi me demandez- 
vous cela? 
Monsieur Henri: Il faut que tu 
l'achètes, Ustazade, c'est dix 
Sous, 
versité! 
Ustazade: J'ai celui-là de l'an- 

j née passée ! ! ! 

Au R. P. Adrien Lepailleur, j x x x 

O.M.I., professeur à l'Univer- 
sité, qui fut appelé d'urgence porte avec des confrères: 
à Montréal lors de la mort de Le poète: 
*>n oncle, Mgr Lepailleur, eu- j Ce st beau de la neige! 
|* de la paroisse de la Nativl- hes confrères: 
té, Hochelaga. j ^h ! oui, c'est beau ! 

x x x !Le poète: 

"La Rotonde" prend une) -C'est bien *p»u! 

part très vive au deuil qui Les confrères: 



fr appe trois anciens, MM. Jes 



avocats Osias et Joachim Sau-i. Le poète: 
v é et M. lé docteur Noël Sau- 



nhie 

1 Dlus fortes pendue dans le corridor de la 'ce. Ses savants étudiaient spé- 

p xxx rotonde rappelle ce geste de oialement les sciences occultes. 

Au beau milieu de la rotonde: | notre bienfaiteur. Qu'il re- JDe nos jours les lois et les se- 
Monsieur Henri- As-tu vu le coive à l'occasion de son cin- 1 crets de l'hypnotisme nous 
nouveau bottln Ustazade? jquantenaire d'ordination sa- ' échappent. Mais les sages é- 
Ustazade: (tombant des nues) cedotale la nouvelle exprès- gyptiens en avaient pénétré 
Mon Monsieur Henri sion de notre vive gratitude tous les mystères. Lui, Pol- 

xinnctrZri Aloi-s tu n'as ^ nos voeux d'une paisible et' taire, avait été hypnotisé dans 

'heureuse vieillesse. ! C e temps-là par le plus fa- 

q* PiBRTTOF meux hypnotiseur, avec l'ordre 

sa tAKKuatt formel de se réveiller pour as- 

Lé jubilaire est né à Saint- slster à chaque grand événe- 
Philippe, comté d'Argenteuil, 'ment de l'histoire. Et de fait, 
le 8 janvier 18$9, de Louis 'c'est ce qui arriva. 
Puis tu es de l'Uni- fConstantineau, cultivateur, et Pour me prouver qu'il di- 

de Lucie Koucault. U fit ses sait vrai, il me raconta quel- 
lettres au petit séminaire de]ques-uns des grands cataclys- 
Sainte-Thérèse, sa pholosophie mes dont nous lisons le récit 
et sa théologie à l'Université dans nos livres d'histoire et 
• le seuil de la d'Ottawa, et fut ordonné à auxquels il avait assisté en té - 
Saint-André-Avellin par Mgr | moin oculaire. J'ai déjà at- 
Duhamel, le 13 décembre 1885. tiré votre attention sur ce trait 
M. l'abbé Constantineau fut 1 du caractère de Poîtàlre qui 
vicaire à Thurso et à la Pointe- !ayait une tendance à méian- 
' Gatineau du 25 décembre ger dates et noms. Il faudra 
1885 au 29 septembre 1886. | donc lui pardonner quelques 
Curé-fondateur de la paroisse petites erreurs, 
de Bourget, Ont., il y demeura j j e vais te raconter, me dit- 
du 29 septembre 1886 à QC-|ii à notre première rencon- 



C'est beau! 



v «- Nous prions et nous de- ,En choeur: 
mandons à toute la famille 
universitaire de prier pour le 
re Pos de l'âme du père de ces 
anciens. 



Afc! ouij 



tre, comment la bataille de 
Waterloo fut perdue par un 
certain Caméléon, il y a à 



Oui! 



Ui«m 
„ np sp ni a i iioumx* q 
**»*, et que' rmeensibiliié fui 
H _ jamais incapable, «oi1 <I«* lui 
! IOmi <:r.Ja lumière, wil «l< 
inspira, } a V eHn. 

eor/laire. 



HHp| 







m 



tobre 1890. Il y bâtit une égli- 
se èh 1888. Il fut ensuite curé 
de Metcalfe d'octobre 1890 à 

octobre 1895. . 

M. l'abbé Constantineau fit]' 

ensuite un long séjour aux Papineauville pendant six ans, 

i i î,.,, nu on nous fait sans lEtats-Uaus, dans le diocèse | aumônier des Servantes de Jé- 

.... Se nous toûcTe moins qu'un d'Ogdensburg. Il fut curé de jsus-Marie, à Hull, pour un Ur- 

Tupper Lake, N.Y., d'octobre j me, et du Monastère des 
1895 à août 1904. Il a construit 'soeurs du Précieux Sang d'Ot- 
un couvent en 1903 et le pies- tawa pendant six ans. Depuis 
bytère. Du 1er août 1904 à quelques années, M. l'abbé 
1911, il fut cure de Lafargc- Constantineau .jest retiré à 
ville, dans le même état. Etant! l'archevêché et il remplit les 
revenu dans le diocèse d'Ot- ! fonction de chapelain de l'Ins- 
tawa en 1011. il fut curé de 'titut Jeanne d'Arc 



bienfait exceptionnel: on son- 
feu « voulu q n>ucuu bieu ; ?«• peu k admirer le soleil, par- 
' p fit h L'homme qu'en l'ai «<• qn'oii \c voit tons les jouiv. 

(E. Laboulaye.) 



Heaure «lix. fois, mais ne cou- 
)»«• qu'une. 

Proverbe nwsf. 



royaume. J'en viens donc à la 
| bataille. 

Lui, avait 7,500 hommes et 
.ses ennemis, plus du double. 
Ca peut paraître peu quand, 
de nos jours, Musc Olini en a 
|un million; mais dans ce 
I temps-là ça en faisait tout de 
:méme une bonne poignée. 

Toujours-est-il que vers 11 
I heures du matin (les- soldats 
,aycnt fait la grasse matinée) 
la bataille s'engagea. Au bout 
d'une couple d'heures l'armée 
du Caméléon commence à se 
! faire tapper dessus; ce que 
voyant, il lance un coup de tè- 
, léphonc à son Nez. (Maré- 
chal de confiance) pour qu'il 
vienne y mettre ordre au plus 
tôt. Malheureusement, les len- 
teurs de l'échange téléphoni- 
que retardèrent l'exécution du 
commandement. Trop tard 
peut-être, Nez, au moyen de 
.la radio, ordonne une c'iarge 
générale de tous ses chars 
blindés pour qu'ils enfoncent 
l'armée en glaise qui leur fait 
face. Pas moyen. Les miUail- 
ileuses et le Bertha font un 
■ LDnnerre- d'enfçr_ tandis que 
le grondement continuel des 
aéroplanes est assourdissant. 
Bombes et grenades font ex- 
plosion d p toutes parts avec un 
bruit terrible. 

Le soir tombe à six heures 
(heure solaire). Tout de même 
Caméléon tient Butter en 
échec pour donner à Grud- 
gy le temps d'arriver. Pas 
moyen encore: On l'en em- 
pêche. 

Et c'est ainsi que tomba 

Waterloo. 

JÎPE 

(Si quelqu'un a rencontré 
'poltaire Infâm Poëte et que 
celui-ci lui ait fait une autre 
Confidence, il pourra la ra- 
conter ici; qu'il le fasse savoir 
'à M/ Jacques "Pelletier, R.'F 

le.) 



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La rotonde. 1« DECEMBRE 1*35 



II 

Ah*' 




ÉLaMOBiaH P AGE SPORTIVE MC 



L'Université dans la ligue Juvénile de la Cité 



■ 



Ballon au panier 

NOTRE PREMIER CLUB DE- 
BUTE PAR DES VICTOIRES 
Plus heureux qu'au rugby,, 
notre premier club de ballon 
au panier a Inauguré sa sai- 
son par deux victoires sensa- 
tionnelles, victoires qu'il a 
remportées sur le Y; M. H. A. 
et l'Ottawa Boys Club .. de la 
ligue intermédiaire de la Cité. 
Pilotée par Woods et forts 
des services d'anciennes étoi- 
les toiles que Sweetnam, Mc- 
Moran. 'courtright, Marcoux. 



i 



FAX "ROMAN A 



LÉ GOURET 

Les différentes équipes **] Il y a déjà unU.» que nos ."c'est le rôle ^ ^^ ou ^ j cÏÏéT La 75 "soV promet d'être" 

'le ^Ç^^^V. uv î SïiîîJ.r» I belle ' car nous avons pour en- 



Cette année encore, l'Uni* 
versité a ses porte-couleurs 
dans la Ligue Juvénile de la 



Pax Romana établi à Fribourg, 



composent la ligue intermurate I étudiants avaient adhéré au 

au gouret attendent avec im -, mouvement d . unlon lancé ^^ZZ'Zt' ^T^t 

5SH? ^ \3££?£ 5Î3? ter ,es ' échanges d ' idées * te 

e Dans°la" division des Arts, î Ce mouvement a eu ses pre- 
' es Philosophes seniors se sont 1 mières origines SOU8 le pon- 
attaqués anx savants de Uns* ' tificat de Léon XIII mais c'est 
titut de Philosophie. Avec leur 'seulement après la -grande 
équipe de constellations, les [guerre qu'il fut organisé dé- 



finissants sortirent vainqueur,; j nnitivement. Il répond -à la 



relations entre les différente: 
fédérations nationales d'étu- 
diants catholiques. C'est cette 
fédération canadienne des 
étudiants catholiques qui a 
été organisé à Québec mardi 
dernier alors que les repr C'- 



en infligeant un 

de 4 à à leurs amis de la rue ! 



MnnehtssaKe préoccupation profonde de l'E- sentants des trois' universités 
''«lise: l'établissement dans t s catholiques de Québec, Mont- 



corps mystique dujréal et Ottawa se sont réunis. enHueer oar le 

sant les fidèles de et ont jeté les bases ^^^^^L^ 



Wilbrod. Cette première- par- i^o^ du 

intérêt : Christ unissant 

'tous les pays dans la même J gan'sme qui devra effectue; 



Côté. Crâne et Tittley, l'é- 
quipe intermédiaire recevait la j lie suscitait un vif 

visite du Y. M. H. A.. Uyadeux P^^JM^ «ne ££! i communauté de foi et de cha- pour 
semâmes. Dès le début des» voulaient débute? pai une vie- ■ . n'imniiau* «-«» 

hostmt*, les savants prirent ; taire pour se créer un crédit, jnté^ Çett^umté n^pliqu, 

tières ni un nivellement génô- 



une avance de plusieurs" points' Aussi, fallait-il voir Leclaire, ' ni la suppression 



grâce aux lancers quasi mer- Labonne et Bourcier, au comp- 
veilleux de Sweetnam et au [te des finissants, se jouer dei 
beau jeu déiensif de Court- ' adversaires, tandis que Char- 
right et de McMoran. Au mi- aand. Bégin et Clément évo- 
temos, nos gars étaient con , luaienX scientifiquement et 
fiant j dans la victoire, dépa~- j même "philosophiquement" j 



tion nécessaire entre les étu- 
diants catholiques. Le secré- 
tariat a été établi à Montréal. 
Pour commencer le conseil 
central se composera de trois 
délégués de chaque univers! - 




rai. Elle demande* cependant 
la compréhension des pro- 
blèmes suscités . partout par 

les-relations multiples et dans i té qui se réuniront au. moins 

tous les domaines établis entre j une. f dis l'an et prendront le3 

, les hâtions. Il importe, alors i mesures nécessaires pour pro- 

sant les représentants juifs , pour 1 Institut. ^ intellectuels catholi - 1 mouvoir les fins de la îédé- 

par vingt points. Les "Israéli- Prochainement nous yer- J pui3sent comprendre ces' ration. Cette dernière a re- 

tes" curent beau 

oeuvre toute leur sci 



» wi-ui- s w-„««w. V v»v, «™ - ques puissent comprendre ces ration. Cette dernière a re- 
mettre en rons une troupe de G.adues, problèmes et essaient de les 'eu un sympathique accueil de 
science, ils pilotée par .1 avocat Jean Ri- , résourdrc par ia ppii C ation cfeila presse canadienne et elle a 



■durcnL s'en retourner penauds chard. livret bataille à leu 
avec une défaite de 47 à 12. 

No:: porte -couleurs ne s'en 
tinren ; : pas là. Le mercredi 11 j ces anciens qiu' ont remporté 
décembre, ils faisaient une plus d'une victoire autrefois 
première sortie pour visiter 'au compte de l'Université. 



la philosophie chrétienne.! été saluée avec joie par Son 
successeurs sur les bancs de; Doù J& nécessilé d - un C entvo ' Éminence le Cardinal Arche- 

— , *« formation. ] véque de Québec^ _ 



international de 



UN IÎEROS 



pondant â l'appel narrivèreni 

que pour reconduire les parti - 

1 Ottawa Boys Club. Là encore.] Dans la division des Imma- j NOTRE CAMARADE EMILE < ci P ants du drame chacun chez 

leur -jeu supérieur mit *en triculés, les clubs sont nom- i p^TRY PARTICIPE A UN' soi ' EsP* 1 ' 0118 Que bientôt une jeu d'adresse des suivants: 
•éehee-4es ruées 4u ektk JoeaU or eux . A m e s ure que l es p ar^l m.wm^np —r mé d a ille bril le ra e u r -la poitri- | Burke porta d'abord la ronde»* 



seigner à nos joueurs l'art de 
pousser la rondelle ct de la 
porter dans le clan adverse, 
un homme r*. qui la scienc? du 
gouret n'eët pas inconnue, M. 
Gartand. 

**La Rotonde" lui souhaite 
tout le succès possible. 

Monsieur Garland aura pour 
faciliter sa tâche des joueurs 
qui sont tous désireux de sui- 
vre sa voix expérimentée. S'il 

jeu de 
que nos 
représentants ont montré 
-dans la première partie, nou» 
pouvons augurer une saison 
de gouret qui ne manquera 
pas de victoires. 

PREMIERE JOUTE 

Le nieiC:\:ai BOtV il décem- 
bre, l'Université d'Ottawa ren- 
contrait l'équipe de Saint-Ma-" 
lachie. La partie fut fort in- 
téressante. De côté et d'au- 
tre, on suait et on luttait pour 
obtenir ia victoire. La pre- 
mière période et une partie de 
la deuxième nous fournirent 
du jeu ; ftgk»'.\ Ver;; !a 

fin de la deuxième, le pointa- 
ge était de" 2 à 1 en faveur de 
notre équipe. Ces deux points 
furent enregistrés grâce au 



AUV fi TA O B. 



pour leur donner une fessée de jties se joueront, l'intérêt aug- j 

48 à 33. Cette victoire place j mente! a. car tous veulent être Le 1 1 décembre dernier, deux' 

nos gars au sommet de la ligue. ■ inscrits sur le tableau d'hon- enfants de l'école York s'aven- 



ne de notre héros. 



■ 



Si une victoire en amène un 
autre nous pouvons être assu- 
rée de voir ces premiers ex- 
ploit :; ze répéjter dans l'avenir 
pour conduire^au championnat 
les Grenats et Gris. 
SENIOR 
INTERSCOLASTIQU E 

Comme Tes, années passées, 
le céiiior interscolastique doit 



J)ébals Français 

( suite de la i»«e :iô7> 



neur. j titraient sur la glace encore 

Cette belle activité sera sus— trop mince sur la rivière Ot- 
pendue durant les vacances tawa, près du pont Minto. 
de Noël, mais ce. repos ne nui- rTous les deux enfoncèrent, suivants: Raymond Benoit et 
ra en rien à l'ardeur qui ani- 1 Entendant les cris de dé tressé, Guy Beaulne. ex aequo, pre- 
ment présentement les gladia- (quelques passants se portent à ,miers, Roland Drolet. deuxiè- 
teur.s. '" 'là rescourse. Un des premier.» ; me, André Cxuindon, troisième. 

.sur la scène fut notre jeune Guy Godard, quatrième. Les 

cette année des représentants ' ami, Emile Patry, élève en. ';RR. PP. Morisseau ct Norman- 



de mérite dans la ligue junior, ■rhétorique. Après bien des ef-jdln agissaient comme juges, 
faire face à la puissante équi- Ifla ont déjà deux victoires a! forts, et après avoir exposé sa] Jusqu'à date, les séances on1 
pe du Collégiale Glèbe, déten- leur crédit. L'Ecole Technique j propre vie, Emile eut la*satls* 
teur du championnat intersco- | e t Lisgar sont tombés tour à faction de voir les deux bam- 



lastiquc 

Dan: une première rencon- 
tre, il fallait s'attendre à voir 
les champions remporter la 
palr>\e. En effet, malgré tous 



tour devant les courses et l'a- joins sur la rive. Jusqu'ici notre 



gilité des hommes de Court- 
right. 

LIGUE INTERMURALE 



camarade n'a eu comme ré- 
compense de son acte qu'un 
"tour" de voiture dans le ca • 



été très intéressantes. Espé- 
rons que les orateurs qui vont 
suivre auront à coeur de sou- 
tenir l'intérêt en se préparant 



porta 

le dans le filet ennemi; peu 
de temps après, sur une passe 
de notre ami Leclaire, Hart 
pousse le disque dans le but 
des adversaire:. 

Vt . ' : avec 

une rapidité verligineqse, une 
nouvelle -recrue, heureuse de 
montrer à l'entraîneur son 
habileté, descendit toute la 
patinoire, déjouant successi- 
vement les adversaires, pour 
loger le caoutchouc dans la 
cage du Saint-Malachie. Cet- 
te étoile se nomme Cosgrove. 

Encore quelques minutes de 
jeu et la partie se termine: 



Dans la grande cour, les mion des pompiers qui, en ré- 



aussi bien que ceux qui sont nous remportons la victoire, 
léjà passés sur la scène. j Pointage: 3 à i. 
Armand VIENNE AU 



leur.: efforts, nos gars subis- parties se succèdent avec ra- | 
saient une défaite de 43 à 26. pidlté. Actuellement Laçasse 
II:: ne sont pas découragée mène le bal. Gendron, Godard 
pour autant, et quand vien- [ e t Reardon sont sur un pied 
droni le Collège St-Patrice, le . d'égalité, tandis que Bourdon' 



Temps actuel: 

loUitc de la page 255» 



IvV 



fsuile de la page :\àb> 



Lisgar. le Nepean et l'Ecole 
Technique, les protégés cl- 
Svectnam nous promettent 
des victoires. 

JUNIOR 
INTERSCOLASTIQUE 
Le; jeunes de la grand-- 
cour oui sont les plus enthou- 
siastes dans les sports, ont' 



joue de malheur. 



mue-ménage dan.s tous les coins du pays, et cela en s- butant ; de nos maîtres plus ardue et 
.sur l'esprit stagnant et l'esprit révolutionnaire au sens péjo- : plus difficile qu'elle ne l'est dé- 
ratff du terrée. ,à. soyons toujours et en 

Cette impossibilité de tomber dan^ le majores pennas nido toutes choses juste? et non- 
ne contribuerait-elle pas à amplifier les aspirations du jeune | nètes. Gardons la tempérance 



FRISSON D'HIVER 

• (suite cie la page'Sôff) 



( L Mn- l'PUS <llli" sOlll Mil- la 1iT 

iv y rr>'(Mil : que ceux qui 1 "ont 

nhftwltmitfi y rHioHinont ! \a\ homme? La possibilité de réaliser de grandes choses, puisque en étant sobres et chastes. tf« 

solution <i«' noire pvohliw • plus obscure est la nuit, et plus l'étoile y brille", ne provoquer 

f;,. * . ._ I iait-elle pas une élévation de l'idéal? L'expérience nous 

prouve que l'espoir engendre et que le désespoir tue. Pa: 
exemple, le fait de posséder un billet d'une loterie ne con tri - 
bue-t-il pas pour beaucoup à aiguillonner nos désirs de ri- 
chesse? Sans aucun doute. On se souvient de rêves occasion- 
nés par cet espoir du gain. L'exaltation était telle que 



l/lion. J.-K. Perrault. VXY.',. 



■ 



"Et d9» r is le hrlo clair 

"Ec clignotant des réverbères. 
'Pour ce -prêtre de In Chimère. 
"Crie au vonl de renfiler plus fort. 
"Ce n'est .plus qu'une formé stténuée; 
VLa nrific. vivant? nné-.-. 
'Xe c mi r: de- -es brooeiles, 
"P ':% dans la claire poudrerie. 
"EJb s'envole crystalline, 
"La neige coyeusc, fine 



négligeons pas le développe-, 
inent de notre corps. F a* sons 
partie des organisations spor- 
tives, mais en prenant bien 
garde d'en exagérer l'impor- 
tance. Si nous voulons fournir 
un travail intellectuel cons-. 



l'jmmagination prévoyait des dépenses au-delà même de la tant\, il faut une grande en- 
;abuleuse et problématique somme. Mais une fols la course I tiurft'jice physique. 
perdue, une, fois l'esnoir frustré, le romanesque et voluptueux Ainsi, le jeune homme qui 
être de raison réintégrait la potentialité cérébrale, l'imagina- se prépare durant sa jeunesse 



sera au sortir de ses étude? 
un caractère trempé, un vrai 



■ 



tion revenait un peu penaude à sa simplicité. 

Le monde est dans le trouble et la misère. Lui ..porter de 
ta lumière et du bonheur, du soleil et du beau temps, n'est-ce- [chef; il aura trouvé le sens d* 
\ v>s se donner la raison de vivre la plus exaltante, qui soit? sa me. 
N'est-ce pas se payer le luxe de ressentir en permanence la 
plus pure des joies: la satisfaction intérieure que l'on ressent 



L'hiver grandiose et morne a fait, vibrer rame de nos poè- j ™ faisant l'aumône? 
Tes dans toute la' gamme des sentiments. La neige est un décor j Temps présent: tueur d'idéal. Temps présent: générateur 

essentiellement national et. comme Tel, il convient de con- j d'ioV-al. Y aurait-il contradiction? Elle n'est qu'apparente. 
dure qu'à la plus profonde inspiration poétique, nos poètes , Il s'agit de pouvoir casser la noix pour avoir l'amende. Nous 
ont zm allier la plus .haute Inspiration nationale. verrons ultérieurement qui peut y réussir. 

Reynald BOI7LT. 




O. H. CHARTPvAND. 



Quelle est belle la vie de ce 
jeune homme! Ses jours d'en- 
traînement sont des jours de 
bonheur. Cette vie parle à son 
coeur, elle l'entraîne, elle W 
promet un avenir brillant et 
utile. ■ 

Antoine LEGFifl 



' 



Q^trWsee année — No fioMl: Il 



Ottawa, Ont., 1er février ltti 




JOURNAL 1 » Bi -MENSUEL PARAISSANT 
\LC Ut BY.UE 19 DE CHAQUE ; MOiS 
^ D'OCTOBRE A JUIN 



ORGANE DE LA , 

SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNlVERSITe OOTUWA 



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Abonnement: 50 sous. 
Ottawa, par la poste: 75 sous. 



Directeur Henri Prévost: 
Aviseur: Jean- Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef: Jacques Pelletier. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 




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res 



étudiants Deuil profond dans l'Empire 

■ ' — ^ - * — : / \ • 

1 



ta fédération Nationale des Etudiants des Universités Canadien- 
nes tient ses assises à Kingston, Ont. — M. Jeon-Chorle*^ 
Aubin représente l'Université d'Ottawa. 



LE ROI DÉFUNT LE ROI RÉGNANT 



Notre camarade, Jean-Charles Aubin, président du Conseil des Etu- 
diants de l'Université d'Ottawa, a bien voulu faire pour "La Rotonde ", un 
rapport complet dut*mgrès de Kingston. Nous laissons ia parole à M. Aubin. 

La conférence biennale du Conseil exécutif de la Fédération Nationale 
des Etudiants des Universités Canadiennes eut lieu à l'Université Queen s 
Kingston Ont., les 26, 2>«t 28 décembre, 1935. En ma qualité de président 
du Conseil des Etudiants de l'Université d'Ottawa, j'eus l'insigne honneur 
d'y représenter officiellement mes camarades. 

•H-y avait des représentants des Universités suivantes: Colombie Bri- 
tannique Alberta, Saskatçhewan, Manitoba, Toronto.-Bishpp's Collège, Mc- 
Oill, Collège MacDonald, Montréal, Western Ontairo, Mount Allison, Aca- 
dia, Dalhousie, Nouveau-Brunswick et Ottawa. 

M. K. Kenny. B.A., de Toronto, président du Conseil, occupait le tau 

teuil présidentiel. 

Les séances eure'nt lieu, dans la.saUe des ^^^^^^^^ 
Queen's. Dès la première session; M. Kenny déclarait en termes péremptoi 
res que les langues française et anglaise étaient officielles. 

Les questions dont la conférence eut à- s'occuper furent aisées e&Jtrt* 
groupes principaux et examinés par les comités chargés d m'fUtvnpprt- 
Ces comités étudièrent l'avancement des intérêts généraux des étudiants^ 
l'administration des ïinances et les débats interuniversltaires. Je faisais 
partie de ce dernier comité. 

La question la plus intéressante pour les étudiants, à mon humble avis 
est celle de l'échange des étudiants. Ce système d'échange, qu fonctionne 
admirablement dep'uis sept ans. permet à des étudiants d l'assis er du ant 
un an aux cours d'une université autre que la leur, et cela aux frais de 
l'université qui les reçoit. 

Le congrès a constaté avec satisfaction le dé vetoppemento^e prennent 
les débats interuniversitaires. C'est une organisation g£j£2j*Jgg? 
les étudiants du Canada en une grande ^^^f^^^^^^TL 
ger des idées. Le président dû congrès attendait beaucoup <Ur co^té des 

débats. Ce comité, dont je fis partie, Mfc*nf£!2T JSJSSSS 193? 
équipe de deux étudiants canadiens. Il fut ^«^^XSalS 
une équipe bilingue, composé d'un étudiant de université de Montrent 
d'un autre de l'Université d'Ottawa, visiterait les ^^^^^ 
et l'Université Fordham, aux Etats-Unis, pour y faire des débats français. 

Une vive discussion s'engagea sur un P[°J et * oum ^ Llon^des 
Manitoba. Ce projet demandait la publication d »»e rejui ^ tcon- 
étudiants. Le temps n'ayant pas permis d'en ^ire 1 étude vou ^ e con u 
près confia la question à une commission qui soumettra un rapport au 
prochain congrès. • 

A la séance de clôture eut lieu l'élection des ^^ s -JL^^i^. 
Toronto, garda la présidence, MM. D. Ross et G. Joncas »^*J«^. 
nitoba et le second de Montréal, furent élus premier et second vice près» 
dent. M. Percy G. Davies fut nommé secrétaire-trésorier. 

La prochaine réunion de la Fédération aura lieu en 1937. probablement 

à Toronto. 

Jean-Charles AUBIN. 







. 



Il aura contribué largement à nous 
faire voir la Majesté Royale sous les 
couleurs brillantes des plus grands 
jours de la Monarchie. 



Il monte sur le trône après TOn 
des plus beaux règnes de la couronne 
d'Angleterre. Tout lui promet la 
?loire; nous aurons pour lui la vé- 
nération et l'affection de loyaux 
sujets. 



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Débats i nterunivers itaires 

LES ETUDIANTS DE LAVAL. DE MONTREAL ET D OTTAWA SE 
RENCONTRENT LE MARDI 4 FEVRIER. 



Pour la cinquième fois, les étudiants des universités Laval, Montiéai 
«t Ottawa se rencontreront sur la tribune dans un débat public. 

t p même soir mardi 4 février, la même question est discutée dans les 

S qu'esuon! et les deux qui voyagent soutiennent la négative. 
La question de cette année est posée comme suit: 




\\ 



LE FILS DE GANELON 



La pièce annuelle de la Soclét f *^^^^^ 
Little Théâtre, en matinée et en soirée, ****** nG s ami. Inscrivez 

Nous lançons un appel aux anc ens et *»£*£*£fa Thea- 
sur votre carnet: "Le 29 février, la pièce de 1 Universne »« 
tre. J'y serai." 

NOUS en reparlerons. 




«L'avenir se montre-t-il favorable à nos diplômés?* 
A QUEBEC 

Pour 1-aif innative: MM. J.-L. Doucet et René **™?> j^™ 1 },.^^ 
Pour la négative: MM. André Forget et Marcel Lafontaine. (Montréal). 

A MONTREAL 

Pour 1 affirmative: MM. J.-P. Cholette et Guy Ouimet fl*£**« V 
Pour la négative: MM. Jean Poirier et J.-J. Tremblay. (Ottawa). 

A OTTAWA 

Pour l'affirmative: MM. Léonard Roussel et Roger Bellefeuille. (Ottàwai 

Pour la négative: MM. Marcel Crète et Armand Nadeau, (Laval). 

D'aorès les règlements de la ligue, les orateurs sont strictement limi- 
tés à vmgt mmuUs. Après le quatrième discours, tous ont cinq minutes de 
réplique. 

La décision est donnée par un jury composé de trois membres. 

L'enjeu du débat est le trophée Villeneuve, don de Son Excellence le 
cardinalVilleneuve, O.M.I, archevêque de Québec. 











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ss.s.sisi^sesis». 




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LA ROTONDE, 1er FEVKIKB 1*36 



LA ROTONDE, 1er FEVRIER lts« 



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Chronique 

SI normaliennes et normaliens ne 
font pas une excellente année, ce 
n'est pas à la brièveté des vacances 
de Noël qu'ils pourront s'en prendre. 
Jamais de mémoire d'instituteur- 
élève ces Jours de congé n'ont été 
aussi prolongés. Encore un peu et 
nous oubliions tout ce que nous 
avions si laborieusement conquis de- 
puis septembre . . . même en Science 
de l'Education. Vous n'avez pas d'i- 
dée jusqu'à quelle profondeur il nous 
a fallu descendre pour exhumer ces 
principes! Il était temps de réinté- 
grer nos salles de classe. 



La quiétude et la sérénité qui im- 
prégnaient chaque physionomie, au 
retour des vacances, manifestaient 
avec quelle fidélité scrupuleuse cha- 
cun avait suivi le dernier mot du 
Principal, le 20 décembre: Les va- 
cances sont un temps de repos; il ne 
faudrait pas l'oublier. Quels re- 
gards reposants à la rentrée! Les 
tests, les dictées, les travaux des 
séances littéraires et les leçons à 
donner*nous avaient, et depuis long- 
temps, déshabitués à contempler des 
traits aussi paisibles et épanouis. 
Espérons qu'ils ne se contracteront 
pas de sitôt! 



Le Comité de Rédaction de l'an- 
nuaire s'est déjà mis à l'oeuvre. Les 
articles, paralt-il, sont déjà distri- 
bués. L'on entend chuchoter qu'il y 
aura du hèuf cette année. Quelques- 
uns ont suggéré qu'il serait plus pru- 
dent de ne pas trop retarder les por- 
traits du groupe. Si d'ici Pâques, par 
suite d'occupations intenses, les phy- 
sionomies perdaient leur fraîcheur! 
Tous s'entendent pour affirmer qu'à 
moins d'une collaboration étroite et 
d'un travail ardu, nous courons 
grand risque de ne pas nous hisser 
jusqu'au niveau de nos prédéces- 
seurs. Certes, nous n'avons pas la 
prétention de surpasser de si par- 
faits modèles; mais nous avons l'am- 
bition de ne pas déchoir. Noblesse 
oblige! 



Notre équipe de gouret a* joué sa 
première partie. Vaincus par l'é- 
quipe Interscolastique de l'Universi- 
té, nos joueurs ont tout de même fait 
du bon travail. Avec un peu d'en- 
traînement ils feront bonne figure 
dans la ligue intra-murale de l'Uni- 
versité. Nos porte-couleurs ont pu 
constater jusqu'à quel point ils ont 
l'appui moral des élèves de l'école. Il 
en faut de la solidarité pour braver 
un froid rigoureux pendant plus d'u^ 
ne he^ire. Et pourtant des constitu- 
tions très frêles l'ont fait. 



L'on me dit que l'an dernier le 
Principal annonçait chaque vendre- 
di, à la fin de la séance littéraire/ies 
tests de la semaine suivante. Cette 
année, c'est la liste toute entière qui 
nous a été remise. Incontestable- 
ment, cette dernière méthode a ses 
avantages. Pourtant certaines na- 
tures, bien trempées sans doute, opi- 
nent qu'une si longue liste déprime. 
Pourquoi apprendre dès aujourd'hui 
ce qui ne devrait nous inquiéter que 
demain? Peut-être n'ont-elles pas 
absolument tort. 



Notre professeur de Science de 
l'Education soutient qu'il faudrait 
moins enseigner et plus assigner de 
leçons. Habitué à pratiquer ce qu'il 
prêche il nous oblige, depuis quelque 
temps, à un travail personel intense. 
Rien ne pouvait mieux nous faire 
saisir Jusqu'à quel point 11 est profi- 
table de déchiffrer un texte par soi- 
même, sans autre secours qu'un pro- 
blème bien posé dont il faut chercher 
la solution. Tout de même c'était 
plus agréable, autrefois, d'écouter un 
exposé limpide. Pourquoi faut-il 
donc que les racines de la science 
soient amères? 



ÉCOLE NORMALE jusquesàquand? f% , a Fataité LES DÉBATS FRANÇAIS les étudiants 



VOEUX 

Si J'ai attendu la publication de ce 
premier numéro de la "Rotonde" 
pour vous exprimer mes voeux de 
bonne année, il ae** faudrait pas 
"croire que j'ai aussi retardé de les 
formuler. Mes vacances de Noël, 
passées dans la solitude et la tran- 
quillité de Maniwaki, m'ont fourni 
les loisirs et partant l'occasion de 
penser à mes anciens élèves. Plus 
l'une fois nous avons déambulé en- 
semble sur les routes et par les 
•hamps. C'est donc dès le début de 
la nouvelle année que mes souhaits 
pour vous sont montés vers Celui 

qui seul peut les exaucer. 

» 

Bientôt un millier d'élèves seront 
passés par l'école normale. J'ai con- 
servé de chacun et de chacune un 
souvenir personnel. Rien de ce qui 
vous intéresse ne saurait m'être 
étranger. Toute une année de col- 
laboration intime à une oeuvre com- 
mune a créé des liens durables. Je 
vous suis dans vos travaux et c'est 
avec plaisir que je reçois des échos 
3e votre enseignement. Vos succès 
me réjouissent et Je partage vos 
épreuves et vos peines. 

Il serait donc incompréhensible 
que je ne vous veuille pas de bien. 
Ne pas implorer sur vous, sur les 
vôtres et sur tous vos travaux les bé- 
nédictions de Dieu eut été de ma 
part, non seulement un oubli incom- 
préhensible, mais une quasi -ingrati- 
tude. Que l'année vous soit bonne 
avec tout ce que cela comporte dans 
le sens le plus compréhensif du mot. 

R. L., O.M.I. 



L'on a affiché, l'autre jour, l'ho- 
raire des examens semestriels. Déjà! 
Victor Hugo parle quelque part — 
dans la Saison des Semailles, si j'ai 
bonne mémoire — d'un veillard qui 
croit "à la fuite utile des jours". Les 
norma|iens y croient aussi. Mais ils 
n'aiment guère l'approche de l'exa- 
men, "ce moment ^crépusculaire" où 
leurs conaissances* "de nuit bai- 
gnées" semblent se perdre "dans la 
plaine immense" de l'oubli. Ce qui 
les fortifie c'est la pensée qu'ils peu- 
vent compter sur "le geste auguste" 
de l'examinateur. (J'espère que mon 
professeur de littérature française 
ne verra jamais cette parodie d'un si 
beau poème! Il n'aime guère ces 
choses. Et je crois qu'il a raison. 
Mais que voulez-vous! dans ma pau- 
vreté, je prends mon bien là où je le 
trouve.) 



J'ai souvent entendu les anciens 
me dire que de leur temps les cho- 
ses allaient mieux q\ie de nos jours. 
Avant de venir à l'école normale, je 
prenais, à mon tour, tout à fait In- 
consciemment, la même attitude à 
l'endroit de mes cadets. A constater 
tout ce que savent les enfants de nos 
écoles de pratique* je me suis remé- 
morer la profondeur de mon igno- 
rance à leur âge. Que de fois, de- 
puis quelques jours, j'ai regretté n'a- 
voir pas sous la main des copies d'é- 
lèves de dix ans passés afin de pou- 
voir établir une comparaison équi- 
table entre le savoir d'alors et celui 
d'aujourd'hui! 



Me serait-il permis, dans ce pre- 
mier numéro q> la "Rotonde" de 
l'année 1936,"d*offrir à nos aînés, an- 
ciennes et anciens de l'école normale 
nos meileurs voeux? Sans les con- 
naître, nous leur voulons déjà du 
bien! Sans nous connaître, déjà elles 
nous ont fait du bien. Nos voeux 
sont aussi vastes que leurs désirs. 
Nous leur souhaitons tout, depuis 
une bonne école Jusqu'au "paradis à 
la fin de leurs Jours". 



Nouveau Directeur 

de renseignement professionnel „* 

Au mois de décembre, le Dr Karr 
tuf nommé directeur de toutes les 
écoles normales de la Province, en 
remplacement de M> Duncan Wal- 
ker qui prenait sa retraite. Cette no- 
mination n'a surpris personne. Nul 
n'était mieux qualifié pour cette 
fonction. Professeur d'école norma- 
le pendant de longues années; par- 
faitement au courant des besoins 
des écoles primaires de la Province 
qu'il parcourt en tou^ sens depuis 
une dizaine d'années, le nouveau di-> 
recteur aura la confiance de tous 
ceux qui s'occupent de la formation 
des instituteurs et des institutrices 
dans la Province. »«-*-.., * 

Au moment où il quitte le poste de 
directeur des études anglaises dans 
les écoles bilingues il convient de lui 
exprimer ndtre gratitude pour son 
dévouement, ses initiatives intelli- 
gentes, sa collaboration étroite avec 
nos inspecteurs et nos instituteurs. 
L'histoire reconnaîtra en lui l'un des 
ouvriers qui a le plus largement con- 
tribué à réorganiser les bases péda- 
gogiques sur lesquelles reposent nos 
écoles aujourd'hui. , 

Nous lui souhaitons dans ses nou- 
velles fonctions de longues et fruc- 
tueuses années pour sa propre con- 
solation et pour l'avantage de nos 
écoles d'entraînement. 

Ancien. 



UNE EXPÉRIENCE 

J'ai cru que le fait suivant cueilli 
dans la "Revue Suisse d'Education" 
vous intéresserait. Ce n'est pas que 
je préconise un tel système. Je le cite 
tout uniment à titre de curiosité pé- 
dagogique- — ^ — 



"L'anglais et l'afrikaans, les deux 
langues de l'Union, étant sur un pied 
d'absolue égalité, tout enfant doit 
être instruit dans celle des deux lan- 
gues qui, de par le milieu familial où 
il grandit, est la sienne. Qu'il s'en- 
suive pratiquement de très grosses 
difficultés pratiques, on le conçoit 
sans peine: écoles anglaises et écoles 
afrikaans côte à côte, écoles avec 
classes parallèles en anglais et en 
afrikaans, écoles .géminées même où 
un maître bilingue (et ils le sont 
tous, comme tous les fonctionnaires 
de l'Etat) donne, dans la même clas- 
se à des élèves dont les uns sont de 
famille anglaise, les autres de famille 
afrikaans, un double enseignement 
dans les deux langues, — tout a été 
mis en oeuvre pour satisfaire à la 
lettre de la loi et à son esprit. 

Un directeur d'école de la colonie 
du Cap, M. E. T. Logie a, très excep- 
tionnellement, obtenu la permis- 
sion d'enfreindre la lettre de la loi 
sud-africaine et de donner dans son 
école à des enfants en partie an- 
glais, en partie afrikaans, un ensei- 
gnement eifectivement bilingue: la 
même leçon était, par exemple, don- 
née en afrikaans, puis récitée en an- 
glais ou vice-versa; les enfants an- 
glais répondaient mieux le jour où 
les questions étaient posées en an- 
glais, mais les petits Afrikaans 
avaient leur revanche la fois suivan- 
te L'expérience s'est poursuivie 
pendant quatre années. Elle a 
donné lieu ensuite à" un con- 
trôle mathématique fait avec tou- 
tes les ressources et toutes les 
précautions de la pédagogie expéri- 
mentale. On a mesuré le rendement 
des élèves dans leur langue mater- 
nelle, dans la seconde langue, en 
arithmétique (cette branche étant 
choisie comme épreuve d'intelligen- 
ce logique) et en géographie (pour 
voir ce que donnait une branche for- 
melle). Des écoles unilingues, anglai- 
ses ou afrikaans, ont servi de point 
de comparaison. Le résultat a été 
entièrement favorable* à la tentative 



J'ai fait mon école modèle en 192e 
A peine avais-Je fais une année d'en- 
seignement que parut une circulaire 
obligeant les détenteurs de breveU 
de 3e classe de subir deux examens 
annuels, sans quoi les certificats ne 
seraient pas renouvelés. Depuis lors 
Je n'ai connu de repos ni hiver m 
été. 

De 1928 à 1933 inclusivement, j'ai 
suivi le cours d'été. En 1933, je quit- 
tai l'enseignement pour mon stage 
d'école normale: une année (à mes 
frais). Munie de mon brevet de 2e 
je croyais pouvoir respirer un peu 
Illusion! J En 1935 parait un règle- . 
ment qui m'oblige, si Je veux obtenir 
mon permanent, de faire mon "Up- 
per School" et deux cours d'été sup- 
plémentaires. Il va donc falloir d'ici 
"à six ans — et cela à condition que 
je ne manque pas un seul examen, 
sans quoi il faudra sept ans et plus-^ 
que je passe mes vacances sur les 
bancs de l'école. Inutile, avec le 
travail accablant que J'ai, de songer 
à préparer ces matières au cours de 
l'année. 

Puis, si un Jour ou l'autre l'ambi- 
tion me prend ou la compétition 
m'oblige d'aspirer au brevet perma- 
nent de 1ère classe, c'est une année 
d'études universitaires plus un cours 
d'été en éducation qui s'imposeront. 

Tout compte fait j'aurai dû, pour 
garder ma position, faire une dizai- 
ne de cours d'été et une année d'éco- 
le normale: Suivre le cours d'été si- 
gnifie quitter mes élèves le 29 juin, 
commencer mes études le 3 juillet, 
terminer mes examens vers la mi- 
août et reprendre l'enseignement dès 
le début de septembre. 

Je ne. proteste pas. Je comprend! 
quejaos écoles s'amélfoxent.-Mais Je 
voudrais au moins que l'on sache le 
prix de quels sacrifices. Ce n'est pas 
trop demander, ce me semble, quand - 
l'on admire le progrès vraiment ex- 
traordinaire accompli depuis huit 
ans dans nos écoles bilingues, de 
songer un peu à tout ce que cela a 
coûté aux anciennes de 3e classa "* 

E. B. 

. (Noté. — La navrante vérité de cet 
*> article trouvera, j'en suis certain, un 
écho sympathique chez tous les lec- 
teurs de la "Rotonde". Plus que tout 
autre peut-être, en ma double fonc- 
tion de principal de l'école normale 
et de directeur du cours d'été, j'ai pu 
constater le mérite de ces "ancien- 
nes aux certificats ou aux permis 
périmés ". Qu'on me permette au- 
jourd'hui de leur dire toute mon ad- 
miration. Lej|r parfaite docilité aux 
moindres usages et coutumes de l'é- 
cole normale m'a toujours profondé- 
ment ému. Rien dans leur attitude. 
soit à l'endroit de leurs professeur* '* 
soit à l'endroit des autres élèves, ne 
révélait la supériorité que leur don- 
naient leurs années d'expérience 
dans l'enseignement. Elles se con- 
tentaient de la manifester dans les 
services rendus à leurs cadettes. Leur 
collaboration, à tous égards, ne pou- 
vait être ni plus entière ni plus loya- 
le. Si l'école normale a mérité, à 
maintes reprises, des lpuanges très 
sincères, c'est à la présence, parmi 
ses élèves, d'un si grand nombre 
d'anciennes institutrices, qu'elle les 
doit pour une bonne part. Je suis 
très heureux de pouvoir, aujourd'hui 
leur en rendre un témoignage public. 
— R. L.). 



' ' - 



originale et hardie de M. Logie: sur 
aucun point ses élèves ne se sont 
trouvés inférieurs à leurs camarades 
instruits de la façon usuelle, et pour 
la seconde langue ils ont eu sur tous 
les autres une avance considérable." 

JLa Glaneuse. 



par Scribe Xy ^ 

nu sot et du fat on doit préférer 
L ptmier, car à la sottise le second 
Lnt la prétention. 

I Tel, que les sots peuvent estimer, 
\^m seulement croit savoir. beaucoup, 
mis voit savoir tout, et infaillible- 
Lfnr, Sciences, histoire, littérature, 
mUS ique, rien n'est au-delà de ses 
{connaissances: il se prononce sur 
Utf Si vous lui parlez de certaine 
Uuestion en litige, jamais il ne vous 
lipouero: "Je regrette, monsieur, 
\**is je ne puis me prononcer, car 
U chose ne m'est pas suffisamment 
\mnue"; plutôt, vous le verrez fron- 
\cer un peu les sourcils et se pronon- 
\0 solennellement sur un sujet dont 
U connaît à peine le premier mot. 

H ne vous -demande pas votre, opi- 
\nion; tout-à-fait persuadé de sa su-~ 
{fériorité, il parle abondamment et 
\tssez haut pour que tous ceux de 
happartement l'entendent. Souvent 
U vous citera triomphalement du la- 
iton ou même du grec, affreusement 
[estropiés, ou bien il jettera un mot 
Utsprit dont U rira le premier et le 

Mus fort. 

Il a le ton dogmatique: l'incer- 
.ain, le peut-être n'existent pas pour 
\'lvi;'il juge tout et tous sans s'ima- 
\finer qu'il puisse se tromper. 

Il croit toujours devoir vous ren- 
\ieigner sur quelque sujet; il sait si 
{peu qu'il lui faut communiquer ce 
\iont ont vient de l'informer. Vous 
M apprenez quelque chose, il vous 
\iiclare qu'il connaissait l'affaire de- 
mis longtemps, ou bien la dédaigne 
I comme étant de très peu d'importa/i- 
E Discute-t-bn près de lui, it s'a- 
\vance, s'introduit au milieu du grou- 
\pe, élève la voix, tranche la question 
[avec un grand air d'autorité, et s'é- 
\loigne très satisfait de lui-même. 

Si vous lui demandez sur quoi il 
\k fonde pour avancer tel jugement, 

vous. jxwJieuLLJHh bien*J3Qitetu+ 
[non ami, moi j'ai lu UN livre il n'y 
h pas très longtemps . . ." Il a lu UN 
mre, alors il sait tout, il connaît la 
Utuationdans toutes ses causes, dans 
[tous ses détails. Et il continue un 
peu plus bas, mais ayant toujours 
\bten soin que tous l'entendent: "Et 
\leiond de l'affaire, le voici . . ." Alors, 
\sivous lui demandez quel est ce fa- 
Jjwtix livre, vous restez tout surpris 
U'apprendre que c'est tel ouvrage de 
[peu de valeur ou rempli de préjugés, 
hue tout le monde connaît. Plus 
\mvent — car il lit peu, si ce n'est 
m journaux — il vous citera à l'ap- 
\m de ses affirmations, soit les dires 
\ie personnes bien peu dignes de foi 
\enla matière, soit une autorité assez 
viable mais dont il n'aura pu com- 
wendre la. pensée. Des opinions per- 
lionnelles, à lui, il n'en a pas: autant 
U veut imposer celles dont U fait 
[montre, autant il accepte celtes de 
vous ceux chez qui sa sottise voit de 
[to compétence. 

Son ignorance flagrante est la 
[mie chose qu'il^ignore; il est fat. 
Personne n'osera^le lui dire, il ne le 
aura jamais. 

[CHRONIQUE 

Le dimanche 15 décembre 1935, la 
Jeunesse Etudiante Catholique de 
[l'Université a tenu sa première réu- 
Inion publique devant plusieurs 
ambres du clergé et une assistance 
pombreuse. Divers membres de la 
E- C sont, venus expliquer au pu- 
fc le développement et le but des 
euvres catholiques de jeunesse. Il y 
M remise d'insigne. Les discours et 
[allocutions furent entremêlés de 
[chants jécistes. 

XXX 

Le mercredi 15 janvier, la Société 
*J Conférences de l'Université a 
[tenu sa soirée de gala annuelle," pré- 
Née par M. Séraphin Marion. Ma- 
Fme Pierre Casgrain, présentée par 
!°° n - Fernand Rinfret et remerciée 
M. Louvigny de Montigny a pro- 
»ncé à cette occasion une causerie 
tulée: "Leurs droits et nos de- 



La 'séance du 12 décembre 

Le Jeudi, 12 décembre, quatre hu- 
manistes, MM. Jean-Paul Barsalou 
et André Racine, tenants de Taffir- 
matlve, et MM. Richard Berthiaume 
et Roger Larivière, défenseurs de la 
négative, discutent le sujet suivant: 
"On devrait accorder le suffrage fé- 
minin dans la province de Québec." 
M. Fernand Laçasse occupe le siège 
présidentiel. 

Le premier orateur, M. Barsalou, 
fait ressortir le droit §fle devoir 
qu'à la femme de participer à la no- 
mination des chefs de l'Etat. Le 
droit de citoyen' accordé aux deux 
sexes, la forme démocratique du 
gouvernement sont deux facteurs 
qui exigent le suffrage féminin. 

M. Berthiaume, de la négative, af- 
firme que l'homme n'a jamais voulu 
exclure la femme de la politique^ Si, 
aujourd'hui, dans la province de Qué- 
bec, on n'a pas le suffrage féminin, 
c'est que la femme, en général, et la 
québécoise, en particulier, ne se pré- 
Dccupe guère de la chose publique. 

L'affirmative, avec M. Racine, 
complète sa thèse en disant qu'on ne 
peut pas refuser le droit de vote à la 
femme sous prétexte d'inaptitude à 
remplir un scrutin, car, au point de 
vue intellectuel et au point de vue 
moral, la femme est aussi bien douée 
que l'homme. 

Le dernier tenant de la gauche, 
M. Larivière, concède à la femme, 
l'aptitude à exercer le droit de suf- 
frage. Mais est-là un but? Le bien 
commun et l'accomplissement de la 
mission assignée à chacun procla- 
ment que le rôle de la femme n'est 
pas dans la chose publique. 

Les juges accordent la victoire à 
l'affirmative et déclarent M. Racine 
le meilleur orateur: 

La séance du 19 décembre 

Comme dernière séance de l'année 
1935, la Société des Débats tient son 
deuxième concours Uê diction. Dix 



concurrents captent tour à tour l'at- 
tention de l'auditoire, et sont l'objet 
de chaleureux applaudissements. 

M. Victor Jobin, aveç^'Le Naufra- 
gé", M. Charles Auguste Provost, 
avec "Les Imprécations de Barrabas" 
et M. Jean-Louis Pratte, avec "La 
discrétion", sont classés dans l'ordre 
donné Ici. - 

Les juges étaient les RR. PP. Mo- 
risseau, Normandin et M. l'abbé , 
Côté. 

La séance du 16 Janvier 

La séance du 16 janvier, sous la 
présidence de M. Roland Carrier, 
marque la réouverture des activités 
de la Société des Débats français 
pour 1936. 

La .question en litige est la suivan- 
te: "Le Sénat canadien doit être , 
nommé par l'électorat." Pour ajou- 
ter à l'intérêt, les orateurs, quatre 
rhétoriciens, déploient beaucoup de 
verve, et apportent des arguments 
solides. 

Les avocats de l'affirmative, MM. 
Jean Bordeleau et Yvon Beaulne, 
soutiennent vigoureusement que no- 
tre Sénat, sous le présent système de 
nomination, n'est autre chose qu'un 
refuge pour les politiciens usés ou 
pour ceux qui ont servi le parti. Et 
quand même il y aurait au Sénat des 
hommes de valeur, ils ne donnent 
pas autant que s'ils devaient passer 
au crible de l'électorat. 

En face de telles critiques, les te- 
nants de la négative, MM. Jean Tit- ' 
tiey et Antoine Legris, ripostent avec 
ardeur. Qui de nous n'a pas cons- 
cience de "L'esprit de parti" et de 
ses. effets funeste»? L'électorat en 
est la cause. Soumettre le Sénat à 
l'électorat, c'est donc exiger en dou- 
ble les vices politiques qui nous ac- 
cablent et menacent le pays de la 
ruine. 

La victoire reste à la négative, tan- 
dis que M. Yvon Beaulne est procla- 
mé le meilleur orateur. 



FRANÇAIS 



Les débats à la Radio, 
vendredi 31 janvier 

Les trots universités franco-catholiques y participeront. — - 
Trois sujets différents. 



La série des débats interuniversi- 
taires français à la TSF, commence- 
ra le vendredi 31 janvier. C'est ce 
qui a été convenu à une réunion des 
organisateurs de ces débats, à l'U- 
niversité de Montréal. 

Etaient présents: M. Olivier Mau- 
rault, p.s.s ., recteur^ M. Edouard * 
Montpetit. secrétaire général et M. 
l'abbé Georges Deniger, aumônier 
des étudiants de l'Université de 
Montréal; M. l'abbé Aimé Labrie, de 
l'Université Laval, de Québec; le R. 
P. Henri Morisseau, o.m.i., directeur 
de la Société des Débats Français de 
lUniversité d'Ottawa, et M. Léopold 
Houle, de Radio-Canada. 

Le premier débat se fera entre les 
équipes des universités Laval de Qué- 
bec et de Montréal, le vendredi 31 
janvier. Le sujet de la discussion est 
le suivant: "FAUT-IL MAINTENIR 
LE SECOURS DIRECT?" Les ora- 
teurs de l'université Laval soutien- 
dront l'affirmative et ceux de Mont- 
réal, la négative. ^^^^ 



Le deuxième débat aura lieu entre 
les universités de Montréal et d'Ot- 
tawa sur le sujet suivant: "L'ITA- 
LIE A- T- ELLE RAISON DE FAIRE 
LA GUERRE A L'ETHIOPIE?" Mont- 
réal occupera alors pour l'affirmati- 
ve et Ottawa pour la négative. Ce 
débat aura lieu le vendredi 7 février. 

Le troisième et dernier débat aura 
lieu le vendredi 14 février, entre Ot- 
tawa et LavaL sur le sujet suivant: 
"FAUT-IL DONNER PLUS DE POU- 
VOIRS AUX GOUVERNEMENTS 
PROVINCIAUX?" Ottawa défendra 
l'affirmative et Laval la négative. 

Les juges seront choisis dans les 
villes des Trois-Rivières. de Joliette 
et Sherbrooke. 

Les orateurs qui représenteront 
l'Université d'Ottawa seront les sui- 
vants: contre l'Université de Mont- 
réal, le 7 février, MM. Orner Char- 
trand et Gérard i Maurice; contre 
l'Université Laval, le 14 février, MM. 
Jean-Jacques Tremblay et Léonard 
Roussel. 



COMMUNIQUÉ 

Nous recevoitfrfle la "Société des 
Etudiants suissles", un article très 
significatif sur la persécution reli- 
gieuse en Allemagne. Nous voudrions 
le reproduire en entier, mais l'espa- 
ce manque. Pourtant nous applau- 
dissons au geste des confrères suis- 
ses et nous faisons nôtre le voeu 
qu'ils formulent dans le passage 

suivant: 

La "Société des Etudiants suisses 
exprime le voeu que l'Allemagne re- 
connaisse son erreur avant qu'il soit 
trop tard. Car, tôt ou tard, tout 
combat contre la religion mène à la 



ruine de l'agresseur. Le développe- 
ment moral et social d'un pays ne 
peut pas être assuré en suivant la 
mauvaise voie. Le monde chrétien 
désire que toute action politique, 
privée ou officielle, dirigée contre le 
christianisme et le catholicisme ces- 
se. La" protection de la famille, la li- 
berté de conscience, la liberté de 
s'organiser dans des associations re- 
ligieuses et professionnelles consti- 
tuent le fondement de tout État civi- 
sé et surtout d'un Etat qui est deve- 
nu grand et puissant grâce aux va- 
leurs intellectuelles et morales et 
aux forcés constnictives du chris- 
tianisme. 



r«r ROBERT MENARD / 

A 1a fin du 19èmt siècle 

Fils de laboureur ou de petit jour- 
nalier, l'étudiant dès son adolescen- 
ce, partait pour Paris, Ville lumière. 
Toutes les petites économies et les 
surplus d'argent allaient au cher- 
cheur de savoir. 

Que faisait l'étudiant de cet ar- 
gent chèrement et honnêtement ga- 
gné par ses parents? La majeure 
partie était consacrée à défrayer les 
coûts de l'enseignement. L'autre par- 
tie, et qui était considérable encore, 
servait à satisfaire les plaisirs du 
jeune homme. H dépensait pour son 
plaisir^ strictement personnel, car il . 
se préoccupait peu dffe convenances 
sociales. W' 

Client assidu de la chope de bière 
au cabaret du coin, courreur des 
faubourgs jusqu'aux petites heures 
du matin, ami sincère de la nature 
au temps des lilas, sif fleurs de tragé- 
dies à l'Odéon, l'étudiant était aussi 
un élève consciencieux. Il assistait 
fidèlement aux cours. 

Il savait aussi pâlir sous la lampe, 
et donnait le meilleur de lui-même 
afin de découvrir les mystères ca- 
chés dans ces deux fruits si convoi- 
tés: science et art. 

Il aimait d'un brûlant amour le 
métier? C'était plus que cela, c'é- 
tait le don de tout son être que fai- 
sait l'étudiant à l'étude. 

Il n'y avait pas de place pour le» 
lâches et les paresseux. C'était l'éli- 
te, tout ce. que la France avait de 
meilleur en fait d'intelligence et de 
grands coeurs qui se donnait rendez- 
vous au Quartier Latin. 

Figurez- vous quelles âmes arden- 
tes durent se former là; quels beaux 
talents s'épanouirent, et surtout 
quelle belle moisson de jeunesse la 
France put récolter. 

Lorsque l'appel de la patrie son- 
nait pour renverser quelque tyran- 
nie, l'étudiant était toujours le fcrë"*- 
mier à s'élancer contre l'oppresseur, 
sanglant, sublime dans son héroïsme, 
appelant la mort et chantant les 
strophes d'airain de la Marseillaise. 

Napoléon aurait vaincu le monde 
avec tant d'héroïsme. 

De nos jours 

Un siècle s'est écoulé. TTn autre 
jeunesse existe. Des étudiants d'au- 
jourd'hui que pouvons- nous dire ? 

L'ambition jamais satisfaite possè- 
de leurs coeurs et les ronge parfois. 
Mais un idéal non moins noble les 
obsède. Ils visent à des victoires in- 
tellectuelles, scientifiques et tech- 
niques de plus en plus glorieuses. Ils 
rêvent de faire régner le Christ sur 
toutes les âmes, et se donnent d'a- 
bord à lui sans compter dans la foi 
. et la pureté. 

Une^discipline adaptée au siècle et 
«Cu milieu où ils vivent, faite de li- 
berté, d'initiative et de sérieux, leur 
est proposé par des maîtres savants 
et vertueux. 

Une vie bien réglée remplace la 
vie de bohème qui était celle de l'é- 
tudiant au 19ème siècle. 

Quelles victoires- l'avenir réserve- 
t-il à des âmes aussi ardentes, aussi 
désireuses de science et de vertu? 
Il s'agit de renouveler un peuple, de 
le rendre conscient de sa dignité 
chrétienne, de ses destinées glorieu- 
ses. Les étudiants d'aujourd'hui se- 
• ront les chefs d'un peuple enymâ*£he 
vers le Christ s'ils gardenfau coe%r 
trois amours: celui du Christ, de lu 
science et de la.. patrie. 

Chers amis, ces pensées animent^ 
elles chacun de nous ? La vie- es- 
tudiantine, la concevons-nous com- 
me une préparation au grand rôle de 
chef? 

. Si non . . . Excelsipr ♦ 
, .' ' i . " # 

FELICITATIONS 

A Messieurs les avocats Rodolphe 
Danis et William Unger, nommés 
conseillers;4u Roi 



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~^a. 
















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. V. 






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•84 



LA ROTONDE, lftf FEVRffiKlW 



— — 



Quatrième année 



?■ 



L'UNIVERSITÉ INVINCIBLE 

L'équipe junior gagna ta septième victoire 
dans la Ligua de la Cité 



NOCES D'OR 



I 

!•■■■ 



■r.;- 

„■: 




L équipe junior de l'Université 
l'Ottawa est en train de devenir 
Tune des plus célèbres au Canada. 

Dans la section de la ligue junior 
jui joue ses parties à l'Auditorium, 
le Varsity enregistrait hier soir 
sa septième victoire en autant de 
parties. Hier soir, les victimes 
étaient les braves jeunes gens de St- 
Malachie. Le pointage de 7-1 lncty-' 
que la supériorité des Jeunes Savants 
sur les Ecoliers. *> 

Le Grenat et Gris consolide ainsi 

5a position en tête de la ligue, .trois 

ooints en avant des Bourgeois. 

•* 
Tenue en échec dans la première 

Dériode, l'Université compte cinq 
ooints dans la deuxième grâce à 
Burke, Gratton, Leclerc, Lorrain, 
Mlan, Pantalone et' Leclerc. Dans 
a troisième, Pantalone compta sur 
ine passe de Gratton. Kilrea comp- 
ta le premier point et Evoy le seul 
des perdants, dans la manche ini- 
tiale. 

Voici les alignements et "sommai- 
res de la joute: 

Univ. d'Ottawa: Buts, Garceau: 
âéfenses, tfantalone et Larocoue; 
centre, Leclçrc; ailes, Kilréa et Bur- 
ke; subst: Gratton, Allan et Lorrain. 

St-Malachie: Buts, Blouin; défen- 
ses, Marshall et Armstrong; centre, 
McCaffrey; àites, Mullins et Butler; 
subst: Norton, Draper, Evoy. Bald- 
Win et Boyd. 

Arbitre, H. Dagenais. 



13'21" 
15'30" 



Première Période 

St-Malachie, Evoy, 
(Armstrong) ... 

a. d'Ottawa, Kilrea 

Punition: Norton (2) 

Deuxième Période.. 
J. d'Ottawa, Kilrea . 

• (Pantalone) «'30" 

J. d'Ottawa, Lorrain 

(Gratton) UW 

J. d'Ottawa, Allan (Gratton), 12'12" 

J. d'Ottawa, Burke 14*32" 

J. d'Ottawa, Leclerc (Burke), 18'p5" 
Pas de punition. — ^, 
Troisième Période 
U. d'Ottawa, Pantalone 

(Gratton) 15*43" 

Tunitlon, Allan. 

La position des équipes 

J G P NPrCt Pts 
U. d'Ottawa '7 7 39 8-14 
Burgh ... 8- 4 1 3 27 12 11 

Rideau . . . 7 4 2 1 37 21 9 
Quakers 7 4 3 15 38 8 

Primrose 7 3 3 1 28 17 7 

3t-Malachie. 8 1 7 20 40 2 
Victoria 8 7 1 14 55 1 

Les compteurs 

Pts A. T. 
J. Leclerc, U. d'Ottawa 5 12 17 

W. Kilrea, U. d'Ottawa 11 4 15 
2. Gratton, U. d'Ottawa, 5 9 14 
G. Pranschke, Rideau 8 3 11 

B. Dick, Rideau ..TTt 3 8 11 

O. Bergin, Rideau 7 4, 11 

H. Duggan, Primrose ... . 7 4 tl 
F. Boucher, Burghs ....... 3 7 10 

-W. Jackson, Burghs 8 1 9 

Jï Lafoley. Qxiakers- 4 5 9 



LA VIE SPORTIVE 



LE GOULET — 







Le retour* des vacances a ranimé 
l'entrain dans les ligues de gouret. 
Tous lçs soirs, les parties se succè- 
dent plus intéressantes les unes-aue- 
les autres. 

La Ligue des Arts offre aux spec- 
tateurs des luttes vives et achar- 
nées. 

En effet, on se prend à trembler 
quand on voit des équipes comme 
celle de l'Ecole Normale, de la Cin- 
quième Fowne et de la Sixième For- 
me se disputer la victoire. Cette der- 
nière n'a pas encore perdu malgré 
la rude opposition que lui fit la. 
Cinquième Forme, samedi dernier. 
La Hutième Forme semble vouloir 
se venger des défaites de l'année der- 
nière. Elle gagne tous ses engage- 
ments, cette année. L'équipe de l'Ins- 
titut, qui avait tristement débuté, se 
réveille. La Septième Forme en sait 
quelque chose. Quant aux "Gradués' 
nous attendons encore leur appari- 
tion. 

La Ligue d'Immatriculation nous 
présente aussi de chaudes disputes. 
Cependant, vu le grand nombre des 
équipes, il est encore asez difficile de 
voir quelle sera celle qui se détache- 
ra du groupe avec la palme 

LE SKI 



Fortune, une troupe assez nombreuse 
d e 'skieu rs.- -M. James Courtright en 
tète, l'équipe organise, de temps à 
autre, des expéditions d'où l'on re- 
vient joyeux et dispos. 

LÉ BADMINTON 

Introduit depuis quelques semai- 
nes à l'Université, le badminton ne 
manque pas de partisans. Petits et 
grands y prennent part. 

M. Edwin Gendron, champion au 
tennis bien connu a été élu président 
de la ligue senior dont le R. P. She- 
venell est le directeur. Dans la li- 
gue junior, le R. P. Tremblay est di- 
recteur. L'une et l'autre section sont 
très actives à préparer des tournois 
qui feront époque dans la vie spor- 
tive à l'Université; ] 

LE BALLON AU PANIER 



Le R. P. * -X. Fafard, O.M.L 

Depuis le début de la nouvelle an- 
née, deux anciens ont célébré des 
noces d'or, le premier, d'ordination 
sacerdotale, l'autre, de profession re- 
ligieuse. 

Le R. P. F.-X. Fafard, O. M. I.. 
était ordonné prêtre en 1885. à Ot- 
tawa, par Mgr Duhamel, après avoir 
suivi les cours de théologies à l'Uni- 
versité d'Ottawa. Après son ordina- 
tion, le R. P. Fafard fut envoyé au 
Témlscamingue, qui s'ouvrait alors 
à la colonisation. Plus tard, 11 pous- 1 
sa plus loin, jusqu'aux bords de la 
Baie d'Hudson, et y fonda la résiden- 
ce de la Baie James, qui devint le 
berceau des florissantes missions in- 
diennes de la mer du nord. Quand lesr 
fatigues eurent raison de sa forte 
constitution, le R. p . Fafard revint 
dans la civilisation mais pour s'oc : 
cuper toujours de ses chers Indiens 
de la Réserve de Maniwaki. 

On se plaît à dire -que le vénéré 
missionnaire est de ceux qui ont le 
mieux compris l'âme des indiens, et 
le souvenir qu'il a laissé là-bas est 
impérissable. Encore aujourd'hui, les 
vieillards demandent aux jeunes 
missionnaires qui réviennent du pays 
des blancs, des nouvelles de "Sapier" 
— c'est leur manière de prononcer 
Xavier. 

• Le père Fafard est une autorité 
dans les langues Crise et Algonquine. 

Au vénérable jubilaire, les jeunes 
qui l'admirent lui disent: Ad multos 
et faustissimos annos. 

Le Frère Jos?ph Normand, O.M.L 

Le deuxième jubilaire n'est pas 
un ancien élève, mais qui lui dispu- 
tera son titre d'ancien de l'Univer- 
sité d'Ottawa ? C'est le frère Jo- 
seph Normand, mieux connu sous le 
nom de Frère Joe. Depuis 54 ans 
qu'il regarde défiler les générations 
jL'étudiants sur la Côte de £able à 
Ottawa. Sa' mémoire — prodigreuse 
garde toujours les noms de certains 
élèves que l'on voyait souvent autour 
-tle-ia boutique aux heures de la ré- 
création. 

Les services qu'il a rendus sont In- 
calculables. Il a bâti et rebâti les 
différentes parties du Collège après 
les incendies. Et c'est encore lui qui 
a surveillé la construction de l'édi- 
fice universitaire actuel. 

Dans les réunions d'anciens élèves, 
il en est plusieurs qui sont aussi heu- 
reux de revoir le Frère Joe que de 
saluer un ancien professeur. 

Nous souhaitons au Frère Joseph 
Normand encore de longs jours. 



SYMPATHIES 



Pendant qu'ainsi les gladiateurs 
font valoir leurs aptitudes sur les 
patins, nous voyons se diriger vers 
les côtes de Wrlghtvllle et de Camp- 



FÉLICITATIONS 



' Au Docteur R.-E. Valin, d'Ottawa, 
qui a été élu directeur de l'Associa- 
tion des Médecins de langue fran- 
çaise de l'Amérique du Nord. 

Aux Docteur Philippe Bélanger. 
Eugène Gaulin et Ernest Couture, 
élus respectivement aux charges de 
président, vice-président et de secré- 
taires-trésorier du personnel de l'Hô- 
pital Général d'Ottawa. Parmi les 
conseillers du même personnel, nous 
relevons les noms de quelques autres 
ancien*: les Docteurs Lorenao Lamy, 




Dans ce domaine, tout marche à 
souhait. Notre équipe est à se tail- 
ler une réputation enviable. Dans la 
ligue majeure de la Cité, l'Université 
est représentée par des joueurs dan- 
gereux. Les Rangers 1er, sont les 
seuls qui ont eu raison contre nous. 

Dans l'arène lnterscolastlque, les 
nôtres vont bien. Sweetnam et 
Courtright qui dirigent* nos équi- 
plers, sont satisfaits du travail de 
leurs hommes. D'ici à la fin de la 
saison, nous aurons de belles choses 
à raconter. 

Fernand LAROUCHE. 



J.-E. DeHaltre. Hector Lapointe, J.-L. 
Coupai. 

A Monsieur Léopold Richer, rédac- 
teur au "Droit", élu chef fédéral des 
Confrères-Artistes. 

A Monsieur ravocaj^François Le- 
mieux, élu président du barreau du 
district de Sudbury, Ont. 

A Monsieur l'avocat Aurèle Char- 
trand, nommé séquestre pour les 
Comtés de Carleton, Prescott et Rus- 
sell. 

A Monsieur Adélard Chartrand. 
élu président de la Commission des 
Ecoles Séparées de la. Ville d'Ottawa. 



Depuis la dernière livraison de 
"La Rotonde", on nous a annoncé 
plusieurs fois le décès d'un ancien 
ou d'un parent, d'une parente d'un 
ancien ou d'un étudiant actuel. Cha- 
, que fois, nous nous sommes fait un 
devoir d'en répandre la nouvelle et 
de solliciter autour de nous' des priè- 
res pour les disparus. "La Rotonde" 
veut bien aujourd'hui communiquer 
ces deuils à la grande famille uni- 
versitaire, et redire a ceux qui furent 
frappés que nous partageons leur 
peine et leur présentons nos plus vi- 
ves sympathies. 

Le R. P. Adolphe Fortier, O. M. I . 
ancien professeur et préfet de disci- 
pline, décédé à Egg Harbor, Mlch. 

La R. S. Marie-Jérôme, Religieuse 
de la Providence, soeur du R. P. Fu- 
sey, O. M. I. 

Madame Ernest Tremblay, la mè- 
je de. jiotre confrère Jean- Jacques. 

Madame Elle Quennevllle, la mère 
de M. l'abbé Quennevllle de Hailey- 
bury, Ont. 

Madame Mailloux, la mère de M. 
l'abbé Zotlque Mailloux, de Pain- 
courts, Ont. 

M. l'avocat Osias Sauvé, un ancien 
et le frère de M. l'avocat Joachlm 
Sauvé et du Docteur Noël Sauvé, tous 
deux anciens aussi. 



LE SPHINX 




"Cher Sphinx". — - Pouvez-vous 
prouvé que le carré de l'hypoténuse 
est égale à la somme des carrés des 
deux côtés d'un' triangle.— ARCRi. 
MEDE. 

Cher ami. — Nous n'avons pas || 
le prouver, nous l'admettons. 

"Cher Sphinx ". — - Vous avez été: 
en Afrique,, nous avez- vous dit) 
Avez- vous visité aussi Paris; Lon. 
dres et Berlin .L , 

Cher ami: — Réellement, je ^ 
puis vous le , dire, car c'est mon ami' 
qui arfatt 'l'achat des. J>Ulets;* 

"Cher Sphinx". — Quelquefois vow 
paraissez viril, et d'autres fois vota ! 
êtes efféminé. Comment expliquez- ' 
vous ce changement ? 
'—"J'OBSERVE" 

Cher ami. — Je suppose que c'est 
héréditaire. La moitié de mes an- 
cêtres étaient des hommes et l'au- 
tre moitié des femmes. 

"Cher Sphinx". — Vous qui ara., 
voyagé par tods les pays et avez su* | 
les courroux des climats étrangers,' 
pourriez-vous me donner un remède 
pour guérir mon rhume de cerveau?] 
— A-A-ATCHOU. 

Cher ami. — L'expérience que J'ai, 
acquise dans le cours des siècles pai 
ses me permet de vous dire que m 
vous avez le rhume de cerveau c'esii 
que votre cavité naso-pharyngienne 
est obstrué et que vous ne pouvez pas 
respirer par le liez. Aussi l'apophyse j 
ptérygoïde de votre os sphénoïde et] 
votre apophyse styloïde sont attirés] 
vers votre cloison nasale ce qui 
permet d'oublier votre interstice 
co- thyroïdien pour surveUler votre! 
ethmoïde, vos fosses nasales et le yo-j 
mer. Mais le sphinx i.i'a permis de] 
vous donner ce remède: 3 doui 
de cyro (p) cumulus ou cyro-stratw. 
Si vous n'aimez pas cela, prenez kj 
cyro-Chaldéèn. 



REVUE DE 
L'UNIVERSITÉ 

D'OTTAWA 

LIVRAISON DE JANVIER 

SOMMAIRE 

Les thomistes et. saint AuRUsth. 
par le R. P. Georges Slmard, O.M1 
de l'Académie canadienne Saint- 
Thomas d'Aquln. — L'apôtre *»| 
Micmacs (suite), par le R. P- A lbert 
David, C.S.Sp., de la Société histori- 
que d'Ottawa — Religion and Su- 
perstition, par le R. P. Eugène-A. 
Dooley, O.M.I. — Xa valeur écM* 
mique, par le R. P. Lucien Morand] 
O.M.I. — The value oï Uterature, 
M. George Buxton, Professor in 
Post-graduate Course of the FacuBj 
of Arts. — La théologie mystique * 
Saint Jean de la Croix, par M. l'a»] 
Anselme Longpré. — L'essence de 
perfection chrétienne selon tt» 
Thomas d'Aquin (suite), par k*J 
Anthime Desnoyers, O.M.L assir" 
général. — La présence de Diea 
l'âme, par le R. P. Henri M 
O.M.I., professeur a la Faculté ■ 
Théologie. — De Hylemorphismo n*] 
demonstrando (continuatlo), par 
R. P. Rodolphe Haln, O.M.I. 

REVUE DE L'ÙNVERSÏTE 
(OTTAWA 



D<OTTA 

rue triiTH 



$21 



Revue trimestrielle 

Edition partielle, 512 pages 
Edition complète (incluant la 
Section spéciale), 768 pages P 
Adresse: 

Le Secrétariat, 
Université d'Ottawa, 
Ottawa, Ont., CtnadM 



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Ottawa, Ont., 15 février lfM 



NDE 



JOURNAL* Ol- MENSUEL* PARAISSANT 
tjl 1» KT_U^1S_DE C^HAQaie. MOIS 



ORGANE DE LA 



■ 



D'OCTOBRE A JUIN 



. , i'u \ 



SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE LTUNlVERSfrÉ D'OTTAWA' 



■*-"— ■''-••i.^ , 



= 



Abonnement: 50 sous. - Directeur: Henri Prévost. 

Ottawa, par la poste:. 75 sous. Aviseur: Jean-Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chei: Jacques Pelletier. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



Débat interuniversitaire AUX ANCIENS 






Diner-Causerie, le 23 mai 1936 



L'AVENIR EST FAVORABLE A 
HOS .piPLOMES", telle fut la ques- 
tion discutée au cours du débat in- 
teruniversitaire du'4 février dernier * 
à la salle académique. Notre Uni- 
versité soutenait rafnrmativeVet l'U- 
niversité Laval de Québec laknéga- 
tive. >*c_ 

L'imposante assemblée était sous 
la présidence d'honneur de l'hono- 
rable Sénateur Louis Côté, un ancien 
élève, qui remplissait également la 
fonction de juge avec Mgr Hilaire 
Chartrand p.a., v.g. et M. Edmond 
Cloutier, gérant général du "Droit*. 

Me Raoul Mercier, un autre an- 
cien substitut du procureur géné- 
ral, président d'ornee de la soirée, 
présenta les orateurs. 



-~-TçrrE€TJnanr Rtmssef, -de l'Univer- 
sité, premier orateur de l'affirmative, 
manifesta le plus grand optimisme 
pour l'avenir du d iplôm é. Des posi- 
tions favorables l'attendent dit-il. 
parce que notre pays, jeune et très 
riche, peut lui donner du travail, du 
pain et du bonheur en abondance. 
L'étudiant ne doit nullement crain- 
dre, contlnue-t-il, de se lancer dans 
les professions libérales. Les statis- 
tiques et l'expérience prouvent que 
ces professions, loin d'être encom- 
brées, réservent encore une large 
place pour les compétences. L'amé- 
lioration des méthodes pédagogiques 
formera ces compétences, car nos 
diplômés seront mieux préparés au 
point de vue culturel et technique. 

M. Roussel nous a donné un dé- 
bit remarquable. Il possède un or- 
gane vocal puissant et agréable à 
entendre. Sa diction impeccable, son 
aisance, ont beaucoup plu à l'audi- 
toire. Un peu plus de chaleur ne lui 
aurait nullement nul. 

Le tableau "Ou premier orateur de 
la négative, M. Marcel Crète, quoi- 
qu'un peu sombre, contenait plu- 
sieurs vérités qu'il a énergiquement 
énoncées. Pour lui, un bien triste 
partage attend nos diplômés dans 
l'avenir. La grande concurrence qui 
existe dans le monde tue l'étudiant 
le plus ambitieux et l'accroissement 
. des diplômés est bien alarmante, 
nous en sommes les témoins.. Si nous 
prévoyons de meilleurs jours, c'est 
une évolution à longue échéance. Il 
y a donc absence d'ouverture pour 
le futur diplômé; l'encombrement 
des professions libérales en est une 
autre cause. 

M. Crète s'est vite attiré la sym- 
pathie du public. Il a tout d'un tri- 
bun, comme nous dit un de S^s con- 
frères dans l'Hebdo-Laval; une voix 
basse et mordante, un débit saccadé, 
un geste brusque et ... un sentiment 
<Ntal intense. ' 

M. Roger Bellefeullle, deuxième 



orateur de* la négative, continuant 
sur la même note d optimisme que 
son collègue, soutint que les voles 
commerciales et scientifiques sont 
attirantes pour nos diplômés. Après 
un court panégyrique de l'agricul- 
ture, il nous laisse entrevoir de belles 
positions pour les techniciens agri- 
coles. Les forêts et les mines ouvrent 
également des, perspectives illimitées 
aux futurs diplômés et un avenir 
brillant lej attend. . 

M. "Bellefeullle -a une voix grave 
et quelque peu sentencieuse. Il sut 
user de modération/ Son débit fut 
lent, comme s'il tenait à ce que rien 
de son discours n'échappât à l'audi- 
toire. 

M. Armand NaUeau, dernier ora- 
teur de la négative, concède un bril- 
l an t ■ a venir -a - certains privilégiés, 
(ceux qui seront sur les sommets 
... étroits) ; mais le plus grand nom- 
bre de nos diplômés .seront paralysés 
par la force du capital dont nous ne 
sommes pas les maîtres. On oublie 
trop, dit-il, que le développement 
industriel est arrêté et qu'il ne mar- 
chera plus. Le pays, couvert de tech- 
niciens, manque trop de gens capa- 
bles d'administrer nos biens. Si nous 
ne substituons pas par des change- 
ments radicaux, l'avenir de nos di- 
plômés est en danger. 



i 



• 




i 









4L IBI 



Comme nous dit encore un por- 
traitiste de l'Hebdo-Laval, Armand 
Nadeau eut sans doute pour maître 
l'honorable secrétaire provincial. Il 
a tout de lui: la voix qui* chante, le 
geste étudié, un tas d'expression 
comme: "ai- je besoin d'ajouter . . . 
j'ai senti le besoin ... me serait-il 
permis ..." M. Nadeau a également 
une verve puissante, et se sert adroi- 
tement de la finesse et de l'ironie. 

L'honora))le Sénateur Louis Côte 
rendit le verdict du jury et décerna 
la palme aux orateurs de l'Université 
Laval. 

Ce débat interuniversltaire a lais- 
sé une très vive impression sur nous, 
étudiants. Nous avons assisté à une 
description du monde qui attend le 
futur diplômé, description parfois 
asi$ez sombre, tellement, qu^à certains 
moments, il nous semblait que le 
ciel n'allait plus s'ouvrir au dessus 
de nous, Cependant, la circonstance 
le demandait et nous avons reconnu 
plusieurs tableaux, hélas, d'une réa- 
lité frappante! 

Aucun de ceux qui ont assisté à 
cette joute oratoire n'ont dû quitter 
ces lieux sans se rendre compte que 
"seul le travail conduit au succès 

- Notre jeune pianiste, M. Méthot, 
a exécuté quelques pièces de son 
• répertoire au cours de la soirée. 

- Alcide Paquette 



Il a été arrêté' par le Consell^exécutif de la Société des Anciens 
élèves de Langue française que le convehtum de 1936 adrait Heu les 23 et 

a À cette occasion, il y aura un dmer-causerie, le samedi soir, 23 mai. 
Et l'orateur de circonstance sera la personnalité la plus haute de tout le 
Canada franco-catholique, soi, Son Emlnence le Cardinal. Villeneuve, O.- 

MI ' fggdSSS bonté, Son Emlnence le Cardinal Villeneuve 
a daigné consentir à honorer le banquet des Anciens de sa présence, et a 
bien voulu accepter d'y porter la parole. 

Nous lui en exprimons nos remerciements et notre gratitude. 

Les Anciens tiendront à témoigner leur appréciation de cette insigne 
faveur, en assistant tous au dlner-causerle du 23 mai. Beau temps ou mau- 
vais temps, affaires ou pas d'affaires, exigences familiales ou autres, il n y 
a pas d'excuse qui tienne: tout le monde devra être a l'Université pour ap- 
plaudir notre distingué, savant, éloquent et aimé Prince de l'Eglise. 

LE SECRETAIRE. 






I 



LE FILS DE GANELON 



Drame en 4 actes par Henri de Bornier 
Représenté par 






La Société des Débats Français de l'Université d'Ottawa 

Au LITTLE THEATRE 

EN SOIREE 

LE SAMEDI, -29 FEVRIER 1936 

t- Prix d'admission: 

SlOO-ransées A à E; 75c-rangées F à M; 50c-rangjées N à W. 
Eh matinée: 50c. Les étudiants: 25c. Taxe incluse. 

Les billets »snt rendus par les é*ndi»nts. 









^PJRH 



- 



X: 






*.'. 













-j^dà { iii'f\] sTÉÏl'ÉtfIrï 








*66 



LA kOTONM, H RVmntB 1936 



Mise ou point 






M^sera-t-il permla, en ma qua- 
lité "d'ancienne de 3e classe", pas- 
sée par l'école normale, de commen- 
ter la "Note" dont le R. P. Lamou- 
reux faisait suivre l'article de Ë. B. 
dans le dernier numéro de la "Ro- 
tonde". 

Nous avons été très sensibles au 
témoignage d'admiration du Princi- 
pal de l'Ecole normale. (Je dis nous, 
car plusieurs de mes compagnes 
m'ont exprimé leurs sentiments.) 
Comme la flagornerie n'est pas dans 
ses habitudes, 11 faut bien que la 
louange ait été méritée. Avouons-le, 
en toute candeur et simplicité, nous 
la croyons fondée. 

Je commence par une confession. 
Nous" n'avons pas accueilli, avec 
; beaucoup d'enthousiasme la circu- 
laire, qui nous imposait une année 
d'école normale. Les cours d'été nous 
semblaient un fardeau déjà assez 
lourd. Franchement, nous craignions 
une année de redites. 

Quelques-unes en prirent tout de 
suite leur parti, firent leur acte de 
résignation e t s'a cheminèrent vers 
l'école normale. D'autres, d'année en 
année, obtenaient un renouvelle- 
ment de permis et retardaient d'au- 
tant le stage appréhendé. Je fus du 
dernier groupe. 



ÉCOLE NORMALE 



■ 

L'orthographe 



L'éloquence 



Regrets 




Les anciennes de 3e qui ne sont 
pas allées à l'école normale sont au- 
jourd'hui peu nombreuses. Je crois 
exprimer un jugement assez univer- 
sel c(uand j'affirme que loin de re- 
gretter notre séjour rué Wilbrod 
nous y avons trouvé profit et agré- 
ment. 

Au début, ce fut une déception. 
Nos devancières nous avaient dit 
que nous aimerions cela, et tout nous 
agaçait. Rester assise tranquille 
toute la journée, quand depuis des 
années l'on se démène en classe; 
avoir à répondre, quand on a l'ha- 
bitude de jni£5tipjâner^-s e tro u ver 
une mémoire rouillée, alors qu'il y 
a tant de choses à mémoriser; dé- 
tester les visites de l'inspecteur, et 
se faire observer, dans son ensei- 
gnement, par sept ou huit personnes, 
chaque semaine; tout cela n'était 
guère de nature à enflammer notre 
coeur d'amour pour l'école normale, 
Et cela 'dura jusqu'à Noël. 

Puis la répétition des actes a 
fini par engendrer l'habitude. Le 
Principal qui semblait deviner nos 



Les Français aiment les discours. 
IjtaraguraUfltts, banquets, réceptions, 
départs, promotions, récompenses, 
mutations, naissances, enterrements 
sont autant de prétextes à l'éloquen- 
ce. A de rares exceptions près, les 
épithètes qui leur conviennent vont 
du lamentable au piteux, parée que, 
parmi tous les orateurs occasionnels, 
les uns chevrotent, les autres bé- 
gaient, balbutient, psalmodient, 
anonnent, faute d'entraînement, et 
même, quand ce qu'ils veulent dire 
pourrait être intéressant, ils le disent 
si mal que personne n'écoute, ou né 
comprend. 

Qu'on en pense ce que l'on vou- 
dra, ce n'est pas demain que cela 
changera. Sans discours, un banquet 
n'est qu'un repas, des obsèques ne 
sont qu'un enterrement et la plus 
belle des cérémonies est ratée comme 
un 14 juillet sans leu d'artifice. 

C'est pourquoi je * vous r conseille 
d'apprendre & vos élèves non seule- 
ment à lire, mais encore à déclamer. 
Qu'ils prennent- l'habitude de par- 
ler comme s'ils comprenaient ce 
qu'ils disent. Ainsi cette initiation à 
r éloquence profitera à la lecture. 

Apprenez aussi à vos élèves it 
composer eux-mêmes les discours 
qu'ils prononceront plus tard. (Ça 
rendra service aux autres). Ici, c'est 
la composition française qui en 
profitera. m 

"L'ECOLE ET LA VIE". 

problèmes ne nous ménagea pas ses 
encouragements et sa sympathie. 
Les professeurs de l'école normale, 
les instituteurs et les institutrices 
des écoles de pratique furent, pour 
nous, d'une délicatesse et d'ifne 
prévenance qui dissipèrent bien des 
crainte*; Nos eaëettes avaient re- 
cours à notre expérience . . . pas au 
point de nous importuner, mais as- 
sez pour nous conserver nos illu- 
sions de supériorité. 

Dans un tel milieu, comment ne 
pas nous trouver bien? N'est-ce pas 
une loi de la psychologie que les at- 
titudes sont contagieuses. Les qua- 
lités que l'on nous attribue, c'est à 
l'école que nous les devons. 

A. D. 



A vous tous, normaliens et nor- 
maliennes qui, avec ardeur, énergie 
et vaillance, vous dévoues & la for- 
mation intellectuelle et morale de 
nos petits ontariens et qui parfois 
trouvez les heures longues, la tache 
difficile, je dis: Aimez-la quand 
même votre belle et noble profes- 
sion. 

Aimez-la pour ceux et celles qui, 
après avoir donné le meilleur d'eux- 
mêmes pendant plusieurs années, 
ont dû se résigner à y renoncer. Ce 
n'est pas sans tristesse qu'ils se sont 
vus forcés, par une santé, trop frêle 
ou des obligations inéluctables, à 
abandonner le champ des âmes pour 
se consacrer a un apostolat plus ob- 
scur et moins consolant. Ce n'est 
qu'en cette pénible extrémité qu'ils 
ont compris jusqu'à quel point ils 
étaient attachés à l'enseignement et 
combien grand était le sacrifice 
qu'ils s'imposaient en le quittant. 

Mais soyez assurés que les liens 
qui les attachaient à. leur école nor-* 
maie et au personnel enseignant des 
écoles bilingues ne sont pas, de ce 
fait, rompus. Ils continuent à être 
des "anciens", heureux des succès 
des gradués de leur Aima Mater, 
sympathiques à leurs peines, intéres- 
sés à la "Rotonde" dont ils seront les 
lecteurs assidus. 

(Note. — C'est en de telles cir- 
constances qu'ils trouvent bon de 
pouvoir "diriger leurs perceptions" 
et de comprendre que "le bonheur 
est un point de vue") 

R.G., '33 



Un mal qui répand la terreur 
Mal que le Ciel en sa fureur, 

Inventa pour punfr les crlma« 
des instituteurs: 

L'ortograptae puisqu'il faut rap- 
peler par son nom. 

Eri effet que de temps elle nous 
fait perdre! Que de soucis elle nous 
Inspire! 

Il me semble que trop de gens — 
parfois de.s éducateurs - atta- 
chent une Importance exagérée a 
cette matière. Elle est souvent le 
point de Vue exclusif où l'on se place 
pour juger du français d'un élève 
Comme si de faire l'analyse littéraire 
d'un morceau de poésie ou'-ûe prose 
et d'en goûter les fines nuances; de 
construire une phrase qui exprime 
une pensée avec vigu'tart^'ét clarté; 
d'aypjr une articulation et une~<tf€- 
tion cultivées, étaient des facteurs 
à négliger quand- il- s'agit de porter 
jugement sur la connaissance qu'un 
élève peut avoir de sa langue ma- 
ternelle. 



Pensées 



Le bien ne fait pas de bruit, et le 

bruit ne fa i t p as d e b i e n. . 

Card. Guibert. ©mi. 
Pleins de la foi de l'Eglise, glori- 
fions-nous de notre zèle pour Ma- 
rie, et comme Jésus-Christ lui-mê- 
me n'a pas dédaigné d'être son fils, 
tenons a honneur d'être du nombre 
de ses fidèles serviteurs. 

Bourdaloue. 
11 faut aimer les autres malgré 
leurs défauts, comme on s'aime soi- 
même, malgré les siens. 

Eugène Marbeau. 



N'y a-til pas danger à trop insis- 
ter sur l'importance de l'orthogra- 
phe, de ne pas appuyer suffisam- 
ment sur ce $ui importe encore 
plus? Car, si les autres facteurs pa- 
raissent moins aux yeux des parents 
et de ceux-qul s'érigent en juges des 
systèmes scolaires, en ônt-il pour 
cela une valeur culturelle moins 
grande ? 

Je ne prône pas le laxisme en ma- 
tière d'orthographe. L'on ne brave 
pas impunément l'opinion publique. 
Je m'élève tout simplement contre 
un fétichisme. Pour pratique qu'elle 
soit l'orthographe, en définitive, n'a 
qu'une valeur culturelle très rela- 
tive. 

Qui nous, donnera un jour une 
orthog r a p he simpli fi é e ! Al o rs l' on r 
pourra, en toute tranquilité, consa- ; 
crer aux matières qui cultivent réel- 
lement^ tout le temps qu'elles m«- 
ritenT^et réclament, sans crainte 
d'être voué aux gémonies parce que 
fies élèves font des fautes d'ortho- 
graphe. 

En attendant, de l'orthographe, 
puis encore de l'orthographe, et en- 
fin toujours de l'orthographe ! . 

ALCESTE. 




< ... 



Nous avons eu la bonne fortune 
de visiter, par groupes, sous la di- 
rection d'un cicérone aussi habile 
que M. St-Denis, la galerie des^pein- 
tures au Musée National. A écouter 
notre professeur de dessin disserter 
avec la science d'un connaisseur et 
l'enthousiasme a"un néophyte, nous 
nous sommes rendus compte qu'il 
nous manque, pour compléter notre 
formation, encore bien des connais- 
sances, des habitudes et des senti- 
ments. Tout de même ces visites 
auront au moins éveillé notre goût 
artistique. Pourvu qu'il ne se ren- 
dorme pas! 

Il nous a été donné d'assister à 
une représentation d'Andromaque 
donnée par les élèves du Couvent 
de la rue Rideau. ■ J'avais lu et 
même étudié cette tragédie de Ra- 
cine. Depuis la séance, j'ai repris 
mon volume et j'y trouve des beau- 
tés, j'y goûte des sentiments jus- 
qu'alors insoupçonnés. J'en dois des 
remerciements aux interprètes qui 
m'ont ouvert ces horizons. Voilà au 
moins une distraction profitable. 

Notre équipe de gouret va bien. 
Les victoires morales sont nombreu- 
ses. Les autres . . . moins. Il se brise 
plus de bâtons qu'il ne se fart de 
points. Mais grâce aux encourage- 
ments que les défaites successives 
n'ont pas affectés, le moral de la 
troupe se maintient. Les beaux dé- 
vouements ne manquent pas. II y 



Chronique de la quinzaine 



en -a qui se gèlent pour la bonr.e 
cause. 

Il est arrivé parfois, parait-il, 
que quelques-unes, parties du Ri- 
deau pour se rendre rue Wilbrod, ne 
sont pas parvenues à destination. 
Les gens charitables accusent la 
bise et le froid de les avoir fait chan- 
ger de route. D'autres, esprits soup- 
çonneux, pensent autre chose. 
Dame! quel attrait plus puissant 
pourrait-il y aubir pour une nor- 
malienne que de prêter son concours 
vocal aux preux chevaliers qui dé- 
fendent l'honneur de son école. Non, 
évidemment, elles n'ont point 
d'autre at.trait les soirs où leur 
équipe joue. Si elles s'égarent en che- 
min . . . c'est le vent! 

Ceux et celles qui prétendaient, 
avant Noël, que nous n'avons pas 
d'hiver à Ottawa trouvent mainte- 
nant que nous en avons trop. Comme 
les humains sont mal bâtis! Même 
la Providence avec ses infinies res- 
sources ne réussit pas à contenter 
tout le monde. Ces critiques ne me 
surprennent pas trop de la part Ces 
gens ordinaires. Mais que des nor- 
maliennes, et des normaliens, à qui 
l'on a enseigné, depuis septembre, à 
diriger leurs perceptions, en soient 
encore la. ça me scandalise. 

-Nous avons fini la première moi- 
tié de nos leçons. Normalement nous 
devrions être à la hauteur des 
terres. La mon^« est fini*. Il as 



nous reste plus qu'à descendre. Mais 
si vous croyez que les côtes se des- 
cendent facilement, venez vous dé- 
tromper à l'école normale. Le grand 
Corneille n'a jamais fréquenté une 
institution comme la nôtre. Autre- 
ment il n'eût pas écrit: "Et monté 
jusqu'au faite il aspire à descendre". 
Si nous tremblons moins qu'au dé- 
but, nous sommes loin d'être assurés 
de nos méthodes. 

Des événements dangereux pour 
ceux qui ont une maladie de coeur: 
Se faire questionner, en classe, au 
milieu d'une distraction qui dure de- 
puis cinq minutes. La visite d'un 
professeur le jour où, pour la .pre- 
mière fois, l'on n'a pas préparé sa 
leçon suffisamment. Rencontrer le 
Principal face à face, dans le corri- 
dor, quand l'on devrait être au gym- 
nase. Apprendre que l'on a obtenu 
90 pour sa leçon. Recevoir une in- 
vitation à visiter le Principal quand 
l'on a des motifs réels de craindre 
Assister à une joute de gouret et 
voir triompher les normaliens. 

Quelle année,.tout de même, nous 
passons à Ottawa! "Nous l'aurons 
dans la mémoire longtemps." Si nous 
nous plaigons, parfois, c'est pour ne 
pas briser une tradition écolière qui 
"se perd dans la nuit des temps" 
Mais au fond — et nous le recon- 
naissons volontiers en petit comité 



— nous n'avons jamais, depuis que 
nous fréquentons l'école, plus joui 
ni plus profité d'une année d'études. 
Et je connais plus d'une norma- 
lienne qui préférerait une seconde 
année d'école normale à la série 
presqu'interminable des cours d'été. 
"Les leçons omises ne se repren- 
dront plus. Cependant, elle compte- 
ront pour fixer la moyenne de l'en- 
seignement." Telle est la stupéfiante 
nouvelle que l'on nous communiqua 
l'autre jour. Quelle sévère mesure! 
Ne pas enseigner sa leçon au jour 
assigné, c'est tout comme si elle va- 
lait zéro point. Il n'est donc plus 
permis d'être malade ... les jours 
d'enseignement. Nous comprenons 
que de» tels règlements sont la con- 
séquence d'abus* qu'ils cherchent a 
réprimer. Aussi, nous en voulons 
moins à ceux qui les portent qu'à 
celles qui les provoquent. Com- 
prendre la nécessité d'une telle or- 
donnance peut en alléger un peu 
le fardeau; il ne le supprime pas. 



L'on m'a singulièrement embar- 
rassée, l'autre jour, en me deman- 
dant à laquelle de nos trois écoles 
d'enseignement * pratique allaient 
mes préférences. D'abord, je les es- 
time toutes trois également. Puis, 
même au cas où il y aurait des de- 
grés dans l'estime, je connais trop 
l'apport des "facteurs personnels 
dajjs nos jugements pour que j'ose 
jamais me prononcer publiquement 
sur un tel sujet. 

JA C. 



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LA. XOTBNDt, 15 FSTMBB 1934 



Mf 




Yivagations 



LES DÉBATS FRANÇAIS 



PAR P. C. N. 

yn me dëmundê. un article pour 
Rotonde". Que dis-je, on me 
jnde . . . Un de mes amis, hélas! 
qui occupe dans la rédaction de 
grand journal une place enviable 
qu'inconnue — s'en vient me 
tver, Vautre jour, et me dit, sur 
de dompteur de lion: "Il me 
rf un article pour "La Rotonde", 
le respect dû à la liberté hu- 
ie? Puisque, sans celle-ci, le vo- 
ire est détruit, (cf. Lortie, vo- 
lll), va donc, baillant lecteur, 
vt tes plaintes à qui de droit. 
De quoi donc .vais.- je vous pazlexZ- 
sujets ne manquent pas: causes 
notre défaite aux débats . . . ou 
la prolixité de nos parlementai- 
• raisons pour, lesquelles les 
inces naturelles — biologie y 
iprise — sont appelées fort perti- 
ment "petites sciences"; beau- 
mathématiques; inutilité de la 
sophie (t) . . . que sais-jel Pour 
re un choix judicieux, il faudrait 
tndre le temps: "Le temps qui 

tout est l'unique remède.'* 

Eum! c'est là une grosse affaire, 

tirez-vous. Non, c'est très simple 

vous suivez les idées de Monsieur 

tstein, ou plutôt de ses disciples. 

ris ceux-ci, vous- n'avez qu'à 

mouvoir à la vitesse de la lu- 

t: le pendule de votre montre 

\t immobile, le temps est sùs- 

I*. Vous vous enfuyez donc à 

l'éther, heureux lecteurs, 

mscurs d'une éternelle jeunesse. 

serez assez intelligents, j'en 

sûr, pour faire votre bond dans 

titè non pas durant ces mo- 

1 pénibles passés sur une chaise 

dentiste ou sur les bancs d'une 

sse insipide (!), mais pendant ces 

itants très doux qui m'enchantent: 

\Lorsqu'elle m'enlaçait, en ses ar- 

dentes ficvies .. ^ , " 

Vous vous enfuirez dans l'espace, 
nt devant les yeux l'image sta- 
nmire de notre pauvre planète, 
pourrez contempler à loisir ce 
eau charmant: ici, un magister 
se démène devant des disciples 
ioment ou qui rêvent; là, le por- 
presque semblable de nos bons» 
tés; des gens qui rient, des gens 
pleurent, des gens qui marchent, 
gens qui courent, etc., sans nulle 
iwe apparente: l'image, allant à la 
e vitesse que vous, vous suit pas 
s. 

t toujours, continuant votre 
te, vous arriverez bientôt "sur 
plages phosphorescentes de la 
lactée". Ces plages seront-elles 
ti intéressantes que celles* qui 
xrment notre imagination? Nul 
de que dans le lait de Vénus . . . 
t, à propos, j'Oubliais de vous le 
re, Mesdames et Mesdemoiselles, 
vous donnez tant de peine à sa- 
laire aux règles de l'esthétique 
terne; transportez-vous à la vi- 
de la lumière et vous devien- 
infiniment minces. Mais, ô 
ie du sort, toujours grâce au ra- 
de Monsieur de Lorentz, votre 
w, votre poids, cette misérable 
tété de la matière, deviendra 
animent grand. 

> se présente une complication: 

avons vu que d'après ce fameux 

Kcal, le balancier de votre montre 

pterait immobile; mais il en serait 

même pour tout le matériel qui 

meut avec vous: l'essence resterait 

*ns le réservoir, toutes les parties 

moteur resteraient inactives. Très 

me direz-vous; mais le mouve- 

M ne tendrait-il pas à demeurer 

Wil serait, la masse, considérée 

Wement comme fonction de la 

[^se, ne tendrait- elle pas à con- 

"" er cette propriété? Soit, mais 

il faudrait tout de même l'a- 

[w ce mouvement. Et encore, 

_*W ce radical de Lorentz? En 

VPosant fondé le raisonnement sur 

tl U est établi, il faudrait en- 

Prouver que la vitesse de la lu- 

lH est la vitesse limite> Or, d'a- 
f 



SEANCE DU 23 JANVDHl 
"Les temps actuels nécessitent 
une dictature et non le parlemen- 
tarisme" tel est le problème résolu 
par quatre philosophes avisés, lors 
de la séance régulière du 23 Jan- 
vier. 

Présidait le débat: M. Raphaël 
Pilon. Sur son invitation, l'affirma- 
tive envoie d'abord a l'attaque M. 
André Angers. Celui-ci met en évi- 
dence les qualités requises d'un 
gouvernement pour une saine ad- 
ministration: la constance^ l'ordre 
et l'intérêt. 

Or notre gouvernement consti- 
tutionnel possède- t-.il_ ces qualités? 
Le bouleversement parlementaire, 
les discussions trop* tumultueuses 
n'engendrent que des résultats mé- 
diocres. 

En face d'un tel plaidoyer, le 
premier tenant de la négative, M. 
René Préchette, défend avec ar- 
deur le régime actuel. Le devoir de 
l'Etat n'est-ce pas de pourvoir au 
bien-être du citoyen? La dictature 
est un renversement de l'ordre so- 
cial; le citoyen sert l'Etat au détri- 
ment d'une liberté chère. 



Le plaidoyer de M. Henri Prévost 
ajouta un chaînon très solide à la 
thèse de l'affirmative. D nous prouve 
que même les dictatures les plus aus- 
tères ont eu de bonnes répercussions 
sur l'Etat. Or quel bien ne pouvons- 
nous donc pas attendre d'une dicta- 
ture modérée? 

M. Alcide Paquette complète si 
bien la thèse de la négative, qu'il 
mérite, tant pour son éloquence que 
pour ses arguments, la palme du 
meilleur orateur. Il a su frapper le 
point vital de la question. Si l'on 
souffre faut-il mourir de la guéri- 
son? De même si notre présent ré- 



gime est fautif, il ne s'agit pas de 
l'abolir pour y remédier. H faut donc 
apporter les modifications nécessai- 
res» au lieu de recourir à, la dicta- 
ture qui conduira à la évolution, au 
désordre économique, et ^ la ruine 
financière. L'affirmative resté ce- 
pendant victorieuse. 

SEANCE DU 6 FEVRIER 

Les orateurs de la soirée discu- 
tent une question d'une importance 
capitale, puisqu'elle contient le 
maintien et le rehaussement du ni- 
veau de la société: "On doit encou- 
rager l'éducation supérieure de la 
femme". 

Messieurs Robert Lachapelle et 
Roland Pigeon, défenseurs de l'affir- 
mative, opinent que la femme, tant 
par ses droits rationnels que par la 
tâche qui lui incombe dans la socié- 
té, doit être encouragée a atteindre 
une haute culture intellectuelle. 
N'est-ce pas la mère qui doit orien- 
ter l'enfant? Si l'enfant reçoit une 
éducation solide, sa vie tout entière 
en sentira les heureux effets. 

Les avocats de la négative, Mes- 
sieurs Roger Picard et Gérard Bé- 
gin, prouvent que la vertu et une foi 
profonde, qualités nécessaires à la 
mère, ne sont, pas le fruit de l'édu- 
cation supérieure. Plus encore, une 
éducation supérieure est souvent né- 
faste au bonheur du foyer. La femme, 
se sentant l'égale de son mari, dé- 
laisse le foyer pour les cercles d'é- 
Judes et même les assemblées politi- 
ques. 

La négative sortit victorieuse du 
combat; et M. Gérard Bégin de l'Ins- 
titut de Philosophie fut proclamé le " 
meilleur orateur. - 

M. André Angers présidait le dé- 
bat. 

Auguste VINCENT 



Dans la Péninsule 



"La F euille- ^'Erable", le vaillant 



petit pournal, organe des nôtres 
dans les -Comtés de Kent et d'Essex, 
vient d'entrer dans sa sixième année 
d'existence. Nous la félicitons et 
nous lui souhaitons longue vie pour 
continuer son travail d'éclaireur. 

Chaque numéro de "La Feuille 
d'Erable" nous apporte quelques 
nouvelles de nos anciens. Ainsi, nous 
y lisions dernièrement que Raymond 
J. Emery, professeur de français au 
"Patterson Collegiate", avait donné 
une conférence à la réunion men- 
suelle de la Ligue des Retraitants 
au Collège de l'Assomption. C'est un 
autro ancien, Charles Quenneville 
qui le remercia, et ce sera encore un 
ancien, Robert Gauthier, qui sera le 
conférencier le mois prochain. 



Du Nord 

Le Docteur R. Dupont, dentiste, dé 
passage à Ottawa, est venu rendre 
visite à son Aima Mater. Depuis 
moins d'un an que le docteur Dupont 
exerce sa profession à Kapuskasing, 
Ont., et il se dit plus que satisfait 
du succès remporté jusqu'ici. 



Dans la famille 
universitaire 



La pièce annuelle 
des Débats Anglais 

La société des débats anglais de 
l'Université aura aa séance annuelle 
le samedi 15 février au Utile 
Théâtre. Les étudiants joueront 
"THE BELLS", drame en trois actes 
par Leopold Lewis. C'est avec cette 
pièce que le grand maître du théâtre 
anglais, Sir Henry Irving, est devenu 
célèbre. On se rappelle le succès des 
étudiants l'année dernière dans la 
grande pièce de Bulwer-Lytton, le 
"CARDINAL RICHELIEU". La plu- 
part des acteurs qui ont joué dans 
"RICHELIEU" ont des rôles dans 
"THE BELLS". C'est Gérard Go- 
be ille.nn franco-américain de 
Springfield, Mass., qui tiendra le 
rôle principal dans "The Bells". M. 
Gobeille était l'orateur anglais dans 
les débats à la radio, l'année der- 
nière, qui donnèrent le championnat 
à l'Université d'Ottawa. Dans le rôle 
de Mathias, M. Gobeille pourra faire 
valoir ses belles qualités dramati- 
ques. Les autres : 

Walter — Henry Ward, qui joua ît 
rôle de Frère Joseph dans Rir 
chelieu. 

Christian — James Courtright. 

Wilhelm — D. Macdonald. 

H ans — William Brennan. 

John Veale, John Boy le, Hervé 

Marcoux, Gerald Pogarty, Harry 

Rodney, Henry Creviei. 

Nouveau cette année: une secon- 
de pièce, un drame grec en un acte, 
"THE ARTTST'S DREAM" ou "MAR- 
BLE HEARTS". M. Hayes a présenté 
cette pièce en 1910 avec Monsieur 
F- L. C. Pereira, secrétaire du gou- 
verneur-général, a l'occasion d'un 
concours dramatique— au temps de 
Lord Minto. Dans cette pièce Mon- 
sieur H.-L. Hayes et Monsieur Pe- 
reira paraîtront de nouveau avec des 
acteurs bien connus: 

Eor&as Hofaee-Btttierr 



3 




* 



Nous sympathisons fraternellement 
avec: 
Le R. P. Aimé Jasmin, O.M.I., 
principal de l'Ecole Normale de 
Ville-Marie, Que., dont la mère vient 
de mourir à Ste-Géneviève, Que. 

XXX 



près les travaux.de Laplace, merveil- 
leusement confirmés par le grand 
Canadien qui fut Newcomb, la gra- 
vité se propagerait avec une vitesse 
7 millions de fois plus considérable 
que celle de la lumière, soit 2100 mil- 
liards de h,uomètres à la secondé. 
J'ai été mot-même surpris d'appren- 
dre que les idées propres d'Einstein 
reposaient en grande partie sur le 
principe de la simultanéité, c'est-à- 
dire, sur des données purement phi- 
losophiques. Le jeune Israélite a vOM- 
lu détruire nos idées séculaires sur 
ce point. "Le temps aura-t-il rqison 
d'Einstein, ou Einstein aura-t-il rai- 
son du temps?" Question passion- 
nante qui ne sera résolue que plus 
tard et qui serait longue à discuter. 

En tout cas, j'ai heureusement eu 
raison de mon article malgré 'le 
temps. Ouf! ! . . . Bonsoirl 



Les abbés Raoul et Roland Rou- 
leau et le docteur Bruno Rouleau 
qui pleurent la mort de leur mère, 
Mme £uolide Rouleau d'Alexandria. 
Ont. 

XXX 

M. Edgar Boulay dont le frère, 
François, ancien lui-même, vient q\€ 
mourir à Québec. 

XXX 

Joseph Ouellette. typographe au 
"Droit ", qui vient de perdre son 

père. 

XXX 

Nous nous réjouissons des succès: 
Du Docteur Hector Lapointe, qui 
a été nommé à la présidence de la 
commission municipale d'hygiène 
pour un quatrième terme. 

XXX 

De l'avocat Henri Proulx, qui a 
été nommé séquestre officiel pour les 
Comtés de Prescott et de Russell. Il 
succède à l'avocat C. W. A. Marion, 
démissionnaire. 



De l'avocat Jacques Thériault. 
admis récemment au Barreau, qui 
vient d'ouvrir ses bureaux au numé- 
ro 196 de la rue Principale, Hull, Que. 

XXX 

Du Major A. A. Pinard, échevin 
du quartier St-Georges, qui a été 
élu vice-président de l'Assistance pu- 
blique. 

XXX 

- De M. Thomas MonCîôn, nommé 
président, de l'Action catholique dio- 
césaine, il succède au juge A. Cons- 
tantineau. 



Alcibiades — Arthur Clare. 
Phidias — H.-L. HsyéS. ^ 

Diogenes — F.-L.-C. Pereira. 
Strabon — Antonio Ladas. 
Thea — Mlle Lorraine Bâte. 
hais — Mlle Isobel Slater 
Aspasiû — Marcelle Amyot. 
Phyre — Naida Baldwin. 

Jean-Marie Matte, Thomas Dr©- 
let, Henri Mayer, Henry Ward, Wil- 
liam Brennan, Claude Kealey, Ge- 
rald Fogarty,' Raoul Mercier, etc. 



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Le rôle du Canada 

Nous lisons dans le "Droit"" du jeudi f 
février dernier un entre-filet sur le rôle du 
Canada dans les affaires internationales, 
dû à la plume de Monsieur Léopold Ri- 
«her: 

D"une très belle étude de M. Léon May- 
rand du ministère des affaires extérieures, 
étude parue dans le dernier numéro d« 
1 Actualité Economique, cette, remarque sur 
le rôle que peut jouer le Canada dans le 
domaine international: "Le rôle du Cana- 
da en matière de politique étrangère, écrit 
M. Mayrand, peut être beaucoup "plus con- 
sidérable que ne semble le permettre la 
jeunesse de notre diplomatie et la fai- 
ble densité de notre population. Le Cana- 
da, comme le déclarait M. le sénateur 
Dandurand, le Canada n'est enchainé à 
aucun système embarrassant. Il n'a ni co- 
lonies ni protectorats à conserver, ni ambi- 
tions ni aspirations d'expansion, ni de près 
ni de loin. En d'autres termes, le micro- 
be impérialiste n'a pas envahi notre poli- 
tique. Le Canada a la perspective qui con- 
vient, des vues nettes. Les Canadiens jouis- 
sent de la liberté complète et ne compren- 
nent pas qu'on la re(use à d autres. Ils ab- 
horrent la guerre et demandent 1h solution 
de tous les linges internationaux par le seul 
moyen pacifique de 1 arbitrage '. Ajoutons, 
dit M. Mayrand, que notre parenté géo- 
graphique avec les Etats-Unis, ethnique, 
l'Angleterre, nous offrent une capacité de 
politique et intellectuelle avec la France et , 
contact, et par conséquent d influence in- 
ternationale, dont beaucoup d'étrangers 
ont. à diverses reprises, exprimé la valeur". 
Toute l'étude de M. Mayrand est à lire. 
Elle contient une riche documentation qui 
permet de suivre la conquête de ce droit 
et de comprendre par quelle voies s'opèrent 
nos communications avec l'étranger. A 
ceujf qui s'imaginent que nous sommes en- 
core à la remorque de l'Angleterre, la lec- 
ture de cette étude apprendra que noua 
exerçons aujourd'hui le droit de légatio* 
dans sa plénitude 



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LA ROTONDE; 15 FEVRIER 1W6 



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BILLET DE JEC. 



Oeil clair, 
coeur joyeux 

Attiré par l'hospitalité de "La 
Rotonde", Jec Inaugure aujourd'hui 
une série de billets ^ù il désire ex- 
primer en toute sincérité ses opi- 
nions et chanter son idéal de Jeune 
étudiant catholique. 

En tenant compte des problèmes 
qui se dressent devant les Jeunes au- 
jourd'hui, Jec veut édifier, lente- 
ment, cellule par cellule, l'étudiant 
qui 1 sera demain, selon la parole du 
Saint Père, un CHEF. 



POUtfTCelE il observera les jeunes 

d'aujourd'hui, proposera des modè- 
les, stimulera les "énergies rédemp- 
trices" (Jec y croit), lancera des ap- 
pels à ses frères d'armes pour l'édi- 
fication, en terre canadienne, de 
la Cité chrétienne. 

L'étudiant d'aujourd'hui, comme 
l'étudiant de toujours, cherche de 
quoi sera fait demain; sans se dou- 
ter que demain, c'est lui, qu'il sera 
ce qu'il le fera. Si notre jeunesse 
comprenait mieux, totalement cela, 
peut-être s'efforcerait -elle plus ef-, 
fectivement de pratiquer aujour- 
d'hui crqul demain devra être une 
habitude prise; peut-être croirait- 
elle à la nécessité, de son concours 
pour faire de demain ce qu'il DOIT 
être. Jec croit vraiment ceci; ''Si 
jeunesse -comprenait, jeunesse fe- 
rait". Et voilà pourquQi Jec écrit. 

Constructifs, voilà ce que veulent 
être ces billets; écrits pour faire pen- 
ser, ils espèrent éveiller des échos 
chez ceux qui les liront. A ceux-là 
qui auront compris, qui voudront 
être des édificateurs, à ceux-là Jec 
souhaite vaillance et persévérance. 

Mais pour réaliser* pleinement 
leur idéal, les jeunes ont besoin de 
ce que Jec a mis en tête de son ar- 
ticle: un oeil clair, un coeur joyeux: 
car l'enthousiasme et l'élan ne suf- 
fisent pas; il faut à tout prix un 
oeil pénétrant pour discerner le vrai 
du faux, .un oeil franc qui laisse voir 
la droiture d'intention dans toutes 
les entreprises, enfin un coeur vrai- 
ment fort, persévérant, droit avec 
lui-même et qui ne marchande pas 
son zèle. 

Jec s'excuse de la généralité de 
son premier billet: il fallait bien po- 
ser un programme. Nous le précise- 
rons de numéro en numéro. En avant 
donc! 

JEC. 



Des jeunes qui 
promettent 

Les classes 2BC se sont montrées 
supérieures aux classes 3BD dans 
une joute de gouret qui eut lieu le 
vendredi 31 janvier. Cette victoire, 
remportée au pointage de 11 à 1, est 
un nouveau pas vers le championnat. 
Les troisièmes formes comptaient 
bien gagner, mais leurs espérances 
furent vaines devant la supériorité 
de leurs adversaires. Ce ne fut pas 
une partie rude mais plutôt intéres- 
sante, malgré tous les points. Notre 
solide joueur de défense, Henri Roy. 
fit des montées sensationnelles. 



ALIGNEMENTS 




2BC 




3BD 


Oouin 


but 


Carter 


H. Roy 


défenses 


Toupin 


G. Angers 




Morel 


Giroux 


Centre 


Vienneau 


J. Godard 


ailes 


>> Anka 


G. Godard 




Green 


Emard 


substituts 




Tissot 


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" 


a Roy 


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Guy ANGSRft 



Ici et là dans 
le sport 



Gouret 



Nos couleurs continuent leur 
marche triomphale dans la ligue Ju- 
nior de la cité. Leur dixième victoire 
en autant de sorties fut remportée 
sur les Prifhrose, leurs plus puissants 
adversaires. Nos gars entreront donc 
dans les séries de détails en "favo- 
ris". Espérons que leur espoir de 
championnat de la Ville, d'Ontario, 
de l'Est, et puisque nous y sommes» 
du Canada, ne sera pas fruste. Bonne 
chance, les gars, nous vous suivons! 

Le premier club du Juniorat s'at- 
taquait aux étoiles du cours des Arts 
pour les blanchir par un pointage de 

4 a D. — - — ' ■ ■■ ■■ *■ ' ' — v-^- 

Le Juniorat II vint rendre visite 

au premier club de-la petite cour. La 

partie se termina en laissant les 

'deux équipes sur un pied d'égalité: 

2 à 2. 

L'équipe des Arts s'en vint au 
Petit Séminaire pour y subir une 
autre défaite 6 à 4. 

Enfin Ashbury Collège infligea 
une défaite à ces mêmes As des Arts : 

5 à 2. La partie eu*, lieu sur la glace 
de l'Auditorium. 

Dans la ligue des Artk les équipes 
se font une lutte acharneW Les Phi- 
losophes Seniors sont ep ptte, c'est 
bien la place qui leur convient, vu 
leur "science". 

Les Rhétoriciens. sont résolus à 
conserver leurs chevelures, et les Hu- 
manistes, pour être les plus jeunes. 
ne sont pas les moins à Craindre. 

Enfin, les Anciens cnt fait leur 
apparition. Bien qu'ils se soient fait 
battre, ils ont montré que la scienc 
du gouret ne s'oublie pas si tôt. 
Gare aux jeunes! 

Les représentants de l'Institut se 
réveillent. Leurs dernières victoires 
sur les Rhétoriciens et les Philo- 
sophes Juniors laissent voir qu'ils 
ont d'autres surprises au bout de 
leurs bâtons. 



Chronique 



LE SPHINX 



L'Ecole Normale n'a" .pas grand - 
succès. Pourtant ce n'est pas l'en- 
couragement qui manque! Et les 
normaliennes ne . sont pas les der- 
nières à . . . crier! .. * 
Ballon au panier. 

« La soirée organisée au profit de 
Bonenfant, le joueur des Rangers, 
blessé dans une partie antérieur, eut 
lieu au Gymnase de ^Université, le 
vendredi 7 février. A cette occasion, 
les Morrisburg Sailors eurent raison 
du Commerce, et les Rangers l'em- 
portèrent sur l'équipe de l'Université. 

Le lundi, 10 février, les savants se 
vengèrent sur les "Royal" pour se 
maintenir dans la course au cham- 
pionnat. 

Roland PIGEON 

Le Crédit Social 

La première édition de la bro- 
chure du R. P. Gustave Sauvé, O.M.I., 
sur "Le Crédit Social" est déjà épui- 
sée. La seconde édition est sous 
presse. C'est le cas de le dire* l'édi- 
tion entière a été enlevée comme des 
"petits pains chauds". Ori ne -sau- 
rait maintenant parler dé cette doc- 
trine nouvelle sans vouloir consul- 
ter la docte étude qu'en a faite le 
R. P. Sauvé. Voici ce qu'en disait 
M. Charles Gauthier dans "Le Droit": 

Le crédit social est toujours à l'ordre 
du jour. Dans tous les centres, des cer- 
cles ont été formés pour l'étudier et en 
hâter l'application. Il vaut donc la peine 
qu'on s'en occupe. Quels sont l'origine, 
les principes, le rouage de cette théorie 
économique? Que contient-elle de vrai et 
de faux, de bien et de mal? Respecte- t-elle 
la liberté individuelle ou ne tend-elle pas 
à un régime d'Inquisition, à une dicta- 
ture de l'EUt? Est-elle on remède sain et 
sûr à la concentration des richesses, à 
l'inéquitable répartition des biens terres- 
tres, à l'état de grande misère qui régne au 
milieu d'une grande abondance? Est-elle un 
pas vers la réforme sociale chrétienne on 
vers le socialisme? Comment fera -t -elle 
rouler l'argent, facilltera-t-elle le crédit, 
multipliera -t elle les affaires? Les dlvl- 
mem- ', qu'elle comporte, d'où 



Le dimanche 26 janvier, le colonel 
Clifford-B. Reilly a présenté à la 
Société des Conférences de l'Uni- 
versité une causerie intitulée: "Un 
épisode de l 'histoire irlandaise". M. 
Séraphin MaVion présidait la ré- 
union et M. C-A. Latour .a pré- 
senté le conférencier en une allocu- 
tion spirituelle. MUè Alice Bourni- 
val, planlste,"faisalt les, frais du pro- 
gramme musical. 

Le mercredi 29 janvier, avait lieu 
le huitième cours d'Action Catho- 
lique donné par le R. P. Lemieux. Il 
démontra que travailler au bien du 
Corps Mystique, c'*st faire de l'Ac- 
tion Catholique. H se basa sur la 
dénnitibh~à*ëTActioh Catholique par 
tt Pape Pie XI: L'extension pro- 
fonde du Corps Mystique sous l'im- 
pulsion de la hiérarchie 1 '. 

Le jeudi 30 janvier, les Petits 
Chanteurs Céciliens donnaient un 
autre concert, sous la direction de 
M. Joseph Beaulieu, à la salle aca- 
démique. A la fin du concert, le 
scout Gérard Jolicoeur fut l'heu- 
reux bénéficiaire de la coupe. Ann- 
strong, décernée chaque année au 
membre le plus" méritant de la 
38ième. 

Le dimanche 2 février, à la salle 
académique, conférence par le R. 
P. Gustave Sauvé, O.M.I., sur "Mus- 
solini et l'Ethiopie". Le cbnfériencier 
fit ressortir au cours de sa causerie 
les caractères particuliers de 
l'homme et de la doctrine du dic- 
tateur italien, caractères qui sont 
d'une importance vitale quant à la 
compréhension des événement ac- 
tuels italo-éthiopiens. 

Le dimanche 9 février, M. Esdras 
Minville a présenté à la salle aca- 
démique une magnifique conférence 
sur" l'Education Nationale". M. Min- 
ville était, l'invité de. la Société des 
Conférences de l'Université. M. Léo- 
pold Richer, rédacteur av "Droit", 
fit la présentation du conférencier. 
Les applaudissements prolongés de 
la foule furent une preuve tangible 
de l'appréciation d'une telle causerie. 

• 

Le vendredi 7 février dernier, 
l'Université de Montréal sortit vain- 
queur d'un débat interuniversitaire 
à la radio, sur la question suivante: 
"L'Italie a-t-elle raison de faire la 
guerre à l'Ethiopie?" Elle soutenait 
l'affirmative. Ses deux représentants 
étaient MM. Nantel David et Ray- 
mond Eudes, étudiants en* droit. Les 
deux orateurs de l'Université d'Ot- 
tawa, MM. Gérard Maurice et Orner 
Chartrand, malgré leurs arguments 
solides, ont dû rencontrer la défaite. 

. ' A. P. 

viendront -ils? Quelles seront leur source 
et leur carantie? Les actionnaires ne de- 
vront-ils pas remettre à l'Etat Mus forme 
de taxes ce qu'ils auront reçu en dividen- 
des? Ce plan est-il réalisable? Est-il. ac- 
ceptable au point de vue moral, politique 
et économique? Nos lecteurs trouveront la 
réponse à ces question dans une brochure 
(1) que vient de publier le R. P. Gustave 
Sauvé, O.M.I.. sur le Crédit Social. Le 
R. P. Sauvé, étudie cette doctrine à la 
lumière des enseifnements pontificaux, et 
il en fait un exposé aussi clair que le 
sujet le comporte. Cette étude est unique 
en son genre, car tout ce qui Jusqu'ici s'est 
publié en français sur les théories du ma- 
jor Douglas n'est en somme qu'une apo- 
logie du Crédit social. C'est la première 
fois, croyons-nous, que les théories du 
major Douglas et celles d'Aberhart, quel- 
que peu différentes les unes des autres, 
sont ainsi passées au crible de la critique 
catholique, Jugées dans cet esprit de l'E- 
glise qui sait accueillir, quand il le faut, 
nouveautés et systèmes, après les avoir 
dépouillés^ de leurs erreurs et les avoir 
placés dans le plan divin. 

...Ui— "Le Crédit Social", par le R. P. 
Gu&tave Sauvé. O.M.I. En vente au prix 
de dix sous l'exemplaire à l'Université 
d'Ottawa. 




S 



"Cher Sphinx": Pouvez -vous a*] 
dire quelle est la partie la p ^ 
dangereuse dans une automobile? 
FORD 

"Cher Ami": A mon humble ift] 
c'est le conducteur. 

"Cher Sphinx": J'appartiens il 
une association dans laquelle i« 
membres parlent beaucoup et ce-j 
pendant nous n'arrivons jamais t 
rien.-Un.consellL LOQUACE. - 

"Cher ami": La prochaine fo^ 
que vous vous réunirez, proposerai 
votre cercle que l'assemblée ait llea 
dans un "merry-go-round". ComnJ 
dans votre cercle, vous n'irez nulle-| 
part. 

"Cher Sphinx" : Au nom du chef 
de police de l'endroit, Je vous deman-J 
de si R. P., que vous connaissez fc. 
puis longtemps, n'a jamais rien fut! 
pour troubler la paix dans votre nfl-i 
lieu? 

"Cher ami": Durant son séjour 
parmi nous. R. P. appartenait àune| 
fanfare. 

"Cher Sphinx": *Pouvez-Tom 
éclaircir ce mystère? Je me demande i 
comment il se fait qu'un jaune 
homme ait étouffé une Jeune Me 1 
dans un icabaret bien éclairé et où] 
se trouvaient cent cinquante inrhl 
tés et que personne n'intervint! m\ 

"Cher ami": En effet personne] 
n'intervint, car on pensait qu'ils] 
dansaient. 

N.B. — Continuez à faire parvenir vwl 
questions à "Sphinx" aux soins | 
de "La Rotonde". 



LA POLITIQUE 

N'avez-vous jamais lu dans i»| 
revues ou les journaux une phrase] 
avec ce sens: "Soyez industriels, û>] 
venez riches, et notre force sera 
prépondérante dans le Dominion". 

Pour nous, Canadiens français, 
l'accès aux plus hautes fonctions | 
politiques nous est permis. Et, ij 
mon avis, notre réveil dans l'indu* 
tre se fera quand nous exerceroni 
une suprématie politique. 
— Plusieurs prétendent que nous m 
sommes pas préparés à prendre 1» | 
direction de la grande industrie. 
Mais que voyons-nous un peu par- 
tout ? Des Ingénieurs canadiens- 
français, des diplômés de nos Uni- 
versités, qui exercent leur proies-] 
sion au compte de compagnies an- 
glaises ou américaines, tout en res- 
tant dans l'ombre. 

Comment les Anglais sont-ils de- 
venus les rois de l'industrie? Ont-I 
ils plus d'habileté que nous en af- 
faires ? Je ne le crois pas. La poil] 
tique les a servis. 

Après la Conquête, les Anglais.-! 
qui avaient le gouvernement, mono-] 
polisèrent le commerce extérieur 
Papineau boycotta bien les mar-| 
chandises anglaises, mais le Qw-\ 
verneur et les siens firent encore HJ 
fortune de leurs compatriotes mar] 
chands. 

Aujourd'hui, toute la haute W 
dustrie se trouve dans des main* 
anglaises. Le bois, les mines, 1* 
banques et les chemins de fer font 
la fortune des Anglo-canadiens gr^ 
ce à, notre infériorité politique. 1 
nous, pouvions retenir toutes 1*1 
fonctions dans le Québec, notre fi** I 
teresse, et augmenter notre Influen- 
ce à Ottawa, notre essor vers le suc- 1 
ces industriel est assuré. 

Bernard OADBOIS- 

N.D.L.R.— Voilà un jeune qui as] 
pire au titre de député ou sénateur 
industriel. Vas-y, Bernard, et W"| 
succès. 






. 



•■ 




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•..;. 



Iriéait Minée — No f lobai 53 



Ottawa, Ont., 1er «in ltM 






MEMBRE OU SÇXRÉTAAIA. 
IMTCHMATIOMM. OC PRESSE 
UNIVERSITAIRE CATHOLIQUE 




JOURNAL Bl-MENSUEL PARAISSANT 

LE IIR ET LE 1S DE CHAQUE MOIS 

D'OCTOBRE A JUIN 




fcl 





ORGANE DE LA 
SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNiVERSiTE D'OTTAWA 



élément: 50 sous. 

*wa, par la poste: 75 sous. 



Directeur: Henri Prévost 
Aviseur: Jean- Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef: Jean-Charles Aubin. 
Administration: Y von Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



le Fils de Ganelon" 
{est applaudi au Little Théâtre 

L* acteurs de la Société des Débats Français, avec le concours 
de M. Auréle Séguin/ jouent la pièce annuelle 
arec grand succès. 

_ M. BEAULNE 



Le conflit Italo- Ethiopien 

Discours prononcé par Monsieur Gérard Maurice lors du débat 
interuniversitoirê du 7 février dernier, a la radio. 



Encore une lois, la Société des 
Débats Français vient de prouver 
qu'il ne lui ast pas impossible de 
l'attaquer au grand genre en jou- 
in t, samedi, au Little Théâtre, le 
drame en vers, d'Henri de Bornier, 
"Le Fils de Ganelon". Sans vouloir 
trop encenser ceux qui ont interpré- 
té la pièce de samedi, nous devons à 
leur succès le témoignage de tous 
ceux qui ont assisté a cet événe- 
ment annuel de la Société des Dé- 
bats. 

Les interprètes du "Fils de Ga- 
nelon" ont joué en véritables ama- 
teurs d'expérience n est vrai que 
plusieurs de nos comédiens n'en sont 
pu à leurs débuts. Depuis plusieurs 
années ils font bénéficier la Société 
de leurs réels talents dans le domai- 
ne artistique; nous savons, en plus. 
qu'ils n'ont rien ménagé de temps 
ni de patience pour mener notre- fes- 
tival artistique à bonne fin. Aussi 
le succès qu'ils ont remporté dans 
la matinée et la soirée de samedi 
n'est pas étonnant; il ne fait que 
confirmer un point déjà admis de- 
puis de longues années: c'est que la 
Société des Débats fait vraiment une 
oeuvre constructive dans le domaine 
théâtral. ' 

M. Léonard Beaulne a le mérite 
d'avoir conduit nos jeunes acteurs à 
la réussite. Notre directeur artisti- 
que reste toujours jeune. Sa longue 
expérience dans le théâtre ne le fait 
désespérer de rien et c'est toujours 
avec un nouvel enthousiasme qu'il 
annonce que nous aurons un beau 
succès. Cette année encore, il ne 
t'est point trompé ni ne nous a 
trompés. La Société des Débats of- 
fre à M. Beaulne toutes ses félici- 
tations et ses plus sincères mercis 
pour l'oeuvre artistique qu'il dirige 
chez nous. 

M. Aurèle Séguin, un ancien de 
l'Université, apportait son précieux 
concours au succès de samedi. Tous 
ont applaudi l'allure martiale du 
Sarrazin fier et invincible; sa hau- 
te stature avait quelque chose de 
chevalier. M. Séguin dit les vers 
avec un grand talent, on le sait; 
mais il a su donner aux vers puis- 
sants et vigoureux de Bornier un 
accent qui en dévoilait toute la 
beauté et la richesse. 

Le Comité qui s'est occupé de l'or- 
ganisation de cet événement doit 
être félicité avec raison: il a mené 
8* bien la représentation du "Fils 
de Ganelon" que l'on doit lui accor- 
der une part dans ce succès. L'as- 
•Utant-dlrecteur de ' la Société des 
Débats. l'Ame du comité d'organisa- 



tion, a contribué largement au pro- 
gramme; son dévouement dans 'set 
domaine comme dans la formation 
oratoire des membres de la Société 
est connu déjà; mais il convient bien 
d'associer son nom à tous ceux qui 
ont aidé à la dif ficile tâche de faire 
représenter "Le Fils de Ganelon". 

Il y aura probablement des cri- 
tiques moins indulgents qui porte- 
ront des jugements sur notre der- 
nière pièce; qu'il y ait eu des lacu- 
nes et que ce ne soient pas des pro- 
fessionnels qui aient joué, c'est une 
évidence. Juger des étudiants au 
même titre que des professionnels, 
ce serait bien mal comprendre ce 
qu'est un programme d'amateurs et 
surtout de jeunes gens, quasi-novi- 
ces dans ce* art si difficile du dra- 
me. SI l'on tient compte de cette 
particularité, le critique de la piè- 
ce doit admettre que les joueurs du 
Fils de Ganelon ont été vraiment 
à la hauteur de ce que l'on atten- 
dait d'eux. 

n serait difficile de passer à la 
critique tous ceux qui ont joué ou 
figuré dans la pièce. Les trente ac- 
teurs de samedi soir ont tous bien 
réussi. Les premiers rôles méritent 
surtout qu'on signale leur facilité à 
dire les vers et la compréhension 
qu'ils ont manifesté des sentiments 
si complexes et si divers de la pièce 
de Bornier. 

Pilon a soutenu le rôle du comte 
Amaury, le Ganelon repentant, avec 
un art quêtons attendions de son 
expérience. Pilon est probablement 
celui qui connaît le mieux tous les 
tours du métier et que îa scène ef- 
fraie le moins. Il suffit de men- 
tionner qu'il sera des nôtres dans la 
pièce pour qu'ausitôt nous soyons 
assurés d'un bon pilier- Raphaël a 
bien joué un bon rôle: on s'y at- 
tendait. 

Yvon Beaulne, dans le rôle de Gé- 
rald, avait sa dignité de toujours et 
sa distinction coutumière. Sa dic- 
tion parfaite, la fougue qu'il a su 
mettre en jouant le caractère du 
ieune nls de Ganelon, son jeu dé 
gagé, liabiS. ses gestes pleins de 
galanterie, tout chez lui sait plaire 
et attirer la sympathie. 

Le Gharlemagne qui a joué same- 
di est encore novice; mais il a su 
comprendre toute la majesté du rô- 
le qu'on demandait de lui: 1 empe- 
reur, vieillard qui cpnserve encore 
un coeur jeune et chevaleresque. 
Charles-Auguste Provost deviendra 
certainement un de nos meilleurs 



Mesdames, 
Messsieurs, 

Nous abordons ce soir un sujet 
d'une brûlante actualité par son re- 
tentissement universel. Ce conflit 
italo-éthiopien souligne d'un trait de 
sang l'acuité du problème des re- 
lations internationales dans le mon- 
de 'contemporain. Le remous intel- 
lectuel et sentimental provoqué par 
cette question a accentué la confu- 
sion dans les esprits. 



.Suite à la P«Se 276) 



Pour bien marquer les vrais carac- 
tères de cette guerre, il convient de 
les dégager des passions humaines 
et des intérêts mesquins. 

Nous soutenons que l'Italie n'a pas 
le droit de faire la guerre à l'Ethio- 
pie, parce que rien nç peut justifier 
une intervention militaire de cette 
envergure. Mon confrère, CM. .Chax- 
trand,) vous prouvera l'insuffisance 
du besoin d'expansion et l'inanité du 
motif civilisateur de l'Italie pour lé- 
gitimer une guerre en Ethiopie.,, 

Je me bornerai à démontrer que 
l'Italie a violé ses engagements les 
plus solennels en regard de la So- 
ciété des Nations, des grandes Puis- 
sances et de l'Ethiopie elle-même, et 
qu'elle poursuit une guerre agres- 
sive. 

Toute infraction au droit interna- 
tional ou à des traités constitue une 
offensive de la dernière gravité, 
puisque le fondement définitif d'un 
tel droit comme la valeur obliga- 
toire des traités reposent sur le Bien 
Commun de la société et non pas sur 
le prix qu'y attachent et le cas qu'en 
lont les chefs d'Etat. La chose de- 
viendrait par trop arbitraire et in- 
quiétante. 

. Contrairement à ceux qui préten- 
dent que la morale ne saurait inter- 
venir dans la vie internationale, 
nous soutenons qu'elle est insépara- 
ble de .la politique et en commande 
toutes les activités. Car on ne sau- 
rait la soustraire des actes humains 
tant individuels que collectifs. 

L'Italie jusqu'ici a audacleusement 
répudié et violé" ses engagements les 
plus sacrés, sans aucun motif sé- 
rieux 

On ne doit pas oublier que la So- 
ciété des Nations a été fondée pour 
prévenir la guerre, et que lltalie. 
un de ses membres co4ortclateurs. 
s'est liée solennellement par des pro- 
messes formelles, à mettre la guerre 
hors-la-loi et à ne plus régler ses 
différends à coups de canon. 

De plus, aux traités navals de Wa- 
shington en 1922 et de Londres en 
1930 elle prêche la limitation des 
armements pour prévenir toute 

guerre. 

En 1925, elle était partie contrac- 
tante au pacte de Locarno dont le 
but était de sauvegarder l'Intégri- 
té territoriale des pays contre tout 
agresseur. 



En 1928, par le pacte Kellogg, l'Ita- 
lie condamne le recours à la guerre 
en soi et comme instrument de po- 
litique nationale. Cette même année, 
elle signe un autre traité imposant» 
le règlement pacifique des disputes 
internationales. 

En 1933, elle signe le traité des 
grandes Puissances dans le but de 
garantir et de maintenir la paix me- 
nacée en Europe. 

A part ces engagements avec les 
grandes Puissances, l'Italie en a con- 
tractés d'autres non moins impor- 
tants avec l'Ethiopie. 

Au lendemain de l'humiliante dé- 
faite d'Adoua, en 1896, lltalie signe 
le traité d'Addis-Abéba, par lequel 
elle reconnaît et garantit l'indépen- 
dance de l'Ethiopie. En 1897 'et en 
190g. a»»- -enten te e n tre -les., deux 
pays fixe les frontières-sud à 180 
milles de la côte de l'Océan Indien, 
reconnaissant les titres de l'Ethio= 
pie sur Ual-Ual. L'accord franco-an- 
glo-italien de 1906 confirme l'indé* 
pendance de l'Ethiopie dont il- main* 
tient l'Intégrité teritoriale et le sla- 
tu quo politique. 

L'admission en 1923 de l'Ethiopie 
dans le sein de la Société des Na- 
tions, grâce à l'appui de l'Italie, 
complète la consécration de ses ga- 
ranties que M. Grandi, bras droit du 
Duce, réitérera en 1926, en promet- 
tant de s'abstenir "d'exercer une 
pression coercitive sur l'Ethiopie". 

En 1928, un important traité d'a- 
mitié engage mutuellement les deux 
pays à n'entreprendre sous aucun 
prétexte toute manoeuvre suscepti- 
ble de nuire à l'indépendance de 
l'autre. *— 

Cet exposé trop concis souligne en 
traits de feu le singulier contraste 
qui existe entre les obligations paci- 
fiques de l'Italie et sa présente croi- 
sade militaire. Il est évident aux 
yeux de tous que l'action guerrière 
entreprise par l'Italie contre l'E- 
thiopie ne peut trouver aucune jus- 
tification dans les textes- "Elle ne 
peut se développer qu'en marge et 
en violation des traités; toute chose 
condamnable. 

La gravité de cette agression res- 
sort encore de la faiblesse des motifs 
avoués comme de la supercherie des 
motifs cachés. 

Sans doute, la reconstitution de 
l'empire romain par la reprise de la 
politique coloniale de Crispi. la con- 
quête civilisatrice à coups de canon, 
la réhabilitation du blason italien 
souillé par l'humiliante défaite d'A- 
doua, flattent les ambitions italien- 
nes et la fierté nationale, mais ne 
légitiment aucunement une inva- 
sion provocatrice et meurtrière. 

La sécurité des postes frontières 
sans cesse exposés au pillage fournis 

(Suit* à la page 27S# N 



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LA ROTONDE, 1er MARS 1»3« 



LA ROTONDE, 1er MARS ltl« 



ÉCOLE NORMALE 



Réminiscence 




L'Assemblée générale des Prof es - 
seurs du district d'Inspection de M. 
Latour m'a rajeunie de trois ans. 
Au spectacle de M. Watson faisant 
la classe à un groupe de bambins de 
l'école Garneau, J'ai complètement 
oublié que J'assistais à un congrès 
pédagogique. Je me suis crue de 
nouveau à l'Ecole Normale, auditri- 
ce attentive d'une leçon de démons- 
tratiôh7 * 

Notre estimé professeur n'a guère 
changé. Peut-être a-t-il grisonné un 
peu. Je suis portée à croire que ses 
élèves d'aujourd'hui lui causent plus 
» de soucis que ceux d'autrefois. (Je 
dois à là vérité, cependant, dévouer 
que Je suis d'une sottfc. suffisance.) 
Mais sa démarche nerveuse, son 
bout de craie dont il enlève, d'un 
souffle rapide, les poussières micros- 
copiques, ses questions précise^ 1 et 
pressées, son regard interrogateur, 
tout y était. 

Alors, il m'est venu à l'idée une 
pensée que J'entretenais souvent à 
l'Ecole Normale et que nous parta- 
gions tous: Comme le P.iLamoureux 
a eu bon oeil quand il est allé cher- 
cher M. Watson dans le Sud de la 
Province où il enseignait, pour lui 
confier l'enseignement de l'Angais à 
l'Ecole Normale. Revenue de ma 
distraction, Je suis immédiatement 
retombée dans une autre. (Associa- 
tion de ressemblance, dirait notre 
professeur de Science d'Education.) 
La voici. 

Les petits enfants à qui M. Watson 
faisait la clajsse, sur l'estrade, en 
notre présence, répondaient avec une 
telle facilité et une telle assurance 
que Je ne pus chasser cette pensée 
dans laquelle, pourtant, Je trouvais 
_Jjna_prci?re_ç9ndarnnation: Si par» 
fois, nous éprouvons «de la difficul- 
té dans l'enseignement de l'anglais 
à nos mioches, la faute n'en retom- 
berait-elle pas sur notre oubli des 
méthodes et des procédés ré*çus à 
l'Ecole Normale. Notre éminent pro- 
fesseur, devant les mêmes obstacles, 
les surmonterait probablement sans 
beaucoup d'effort. 

J'§J quitté la séance avec des sen- 
timents (TaMiration et de recon- 
naissance pour un maître apprécié, 
et avec le désir de l'imiter dans ses 
leçons. 

A. S. 



Une allocution 



Un des membres de l'Association 
d'Education disait, dans une sympa- 
thique allocution, prononcée devant 
le corps professoral du district d'Ins- 
pection de M. Latour, le 21 février 
dernier, le regret qu'il éprouvait de 
constater, chez les instituteurs et les 
institutrices de la Province, un man- 
que, de "confiance et de cordialité" 
à l'endroit de l'Association. Me se- 
rait-il permis, à mon tour, de servir 
la oause de l'union, en signalant, 
dans une intention de rapproche- 
ment, ce qui, en ces dernières an- 
nées, a pu nous séparer. * 

La confiance. C'est un sentiment 
qui ne se commande pas. Pour naître 
et se fortifier, il a besoin de condi- 
tions favorables. C'est ainsi que mis 
en présence de certaines lacunes, il 
s'atrophie. Peut-être faudrait-il 
,, chercher là l'explication du phé- 
nomène que déplorait le représen- 
tant de l'Association. 

En effet, depuis la réorganisation 
de nos écoles bilingues, en 1927, l'As- 
sociation, à diverses reprises, a cri- 
tiqué les manuels, les méthodes et 
les personnes. C'était incontestable- 
ment son droit; Mais avant de por- 
ter Jugement, une enquête aussi ri- 
goureuse et systématique que possi- 
ble s'imposait. Omettre cette pré- 
, caution, c'était exposer son prestige. 
Car, mis en présence de certaines af- 
firmations mal étayées, il serait 
impossible, même aux amis de l'As- 
sociation, de ne pas constater les 
lacunes de l'enquête. Malheureuse- 
ment, c'est ce qui advint. La con- 
fiance dans les directives de l'Asso- 
ciation en souffrit. 

L'excellente allocution, dont le 
texte a paru dans le "Droit'' du 22 
février, en déterminant la part qui 
revient à ehacun dans nos écoles, 
fera disparaître- bien des occasions 
de mésentente. "Hors le cas extrê- 
me d'insoumission à une loi mani- 
festement injuste, l'Association y ga- 
gne en prestige en s'abstenant de 
toute action directe sur notre per- 
sonnel enseignant . . . et de s'immis- 
cer dans la régie interne ou externe 
de nos écoles." C'est dans l'ordre 
que nous recevions nos directives 
pédagogiques de nos professeurs et 
de nos inspecteurs dont le patrio- 
tisme, pas plus que la compétence, 
ne saurait être mis en doute. 

n n'en reste pas moins à l'Associa- 
tion son rôle à remplir de gardienne 



de nos droits. Si nos professeurs et 
nos inspecteurs sont plus en me- 
sure que quiconque de déterminer 
dans quelle mesure nos droits sco- 
laires sont compromis ou lésés, il ar- 
rivera des situations où ils ne pour- 
ront pas, seuls, y remédier. C'est 
alors qu'ils auront recours à l'Asso- 
ciation qui, forte des 300,000 franco- 
ontariens qu'elle représente, saura, 
comme elle l'a si bien fait dans le 
passé, obtenir un redressement à nos 
griefs. - L' Association est un orga- 
nisme dont personne ne doit ni ne 
peut usurper la fonction. Elle nous 
a trop rendu service dans le passé 
pour qu'il nous soit permis de nous 
désintéresser de sa survivance. 

La cordialités— Pour regrettable 
que cela soit, il faut reconnaître 
que son absence est un fait. Pour- 
tant, entre gens qui ont tous à coeur 
la même fin, les relations devraient 
être cordiales. Il y a, de part et 
cfautreTtant de bonne volonté qu'en 
indiquer la cause sera y porter re- 
mède. 

Qu'il me soit donc permis, très res- 
pectueusement et en toute franchise, 
d'exprimer l'opinion que si, dans le 
Jsassé, l'on nous avait considérés, 
nous les membres du personnel en- 
seignant, un peu plus comme des 
enfants de la famille, jaloux de 
ses intérêts, et un peu moins donné 
à entendre que nous étions des fonc- 
tionnaires et des serviteurs du Gou- 
vernement dont il importe de se mé- 
fier, nos relations eussent été plus 
intimes et plus cordiales. Peut-être 
avons-nous été trop susceptibles? 
n se peut que nous ayons exagéré 
certaines attitudes. H est possible 
aussi que le grief ait été fondé. Cette 
méfiance mutuelle disparue, la cor- 
dialité ne tardera pas à s'établir 

"Malgré ces heurts que nous déplo- 
rons tout aussi profondément que 
les officiers de l'Association, tf\n'en 
demeure pas moins vrai qu'il se 
trouve "sur tous les points de l?On- 
tario, un sentiment de gratitude et 
d'estime, à un degré assez prononcé, 
au coeur des maîtres et des élèves à 
l'endroit de l'Association et de ses 
officiers majeurs qui, depuis un 
quart de siècle, se dévouent sans 
compter pour assurer un status aus- 
si conforme que possible à nos lé- 
gitimes exigences religieuses et na- 
tionales." 



Une innovation 

Toutes les anciennes et to\n 
anciens savent que les minute* *_ 
précieuses à l'Ecole Normale. Bi2 
sont doublement à la veille des 
mens. Pour sacrifier en ces 
constances, deux Jours entiers' 
classe, il fallait une raison majeur 
Vous Jugerez vous-même, à la J1 
ture du programme qui suit, de n 
portunité de la concession:' 

Jeudi, 20 février, 10.00 — 1050 
vendredi, 21 février, 10.00 — 10.50 ^ 
"Commoner Physical Defeets Fou^ 
Among School Age Chijdren" — 
J. T. Phair, Chief Médical Offl 
of Health.^ 

Jeudi, 11.00 — 12.00 et venc 
11.00 — 12.00 — "CommunicaS! 
Dlsease and Its Côntrol" — Dr j 
L. McKay Ûirector, Division of Pr*j 
ventable Diseases. 

Jeudi, 130 — 2.20 et vendredi 9*] 
— 10.00 — "Sugestiona relative toi 
the Mental Health of Children""C| 
Dr. A. M. Doyle, Director, Mental 
Health Clinic, Kingston. 

- Vendredi, 1.30 — 2:20 — "Oral H>i 
giene" — Dr. W.^fi, ThOmpson 4 Di*l 
rector, Division of Dental Services,' 
Je ne prétendrai pas que nom 
avons, retenu dans son intégrité cha- 
cune des conférences. Mais il noas 
en reste, en plus de certains détails 
précis, l'Impression bien nette q«e 
c'est un sujet qui méritera, l'an pro- 
chajln, notre attention 

Quand Je m'arrête à toutes les 
précautions prises de nos Jours, pour 
assurer aux écoliers modernes une 
santé florissante, Je ne puis m'em- 
pécher de songer aux Jours pas si 
lointains, où dans l'école que 
fréquentais, nous buvions tous delf 
même tasse attachée à une longue 
chaîne et avions recours à une ser- 
viette commune pour nous débar- 
bouiller. La science a constaté uni 
baisse très considérable dans la 
mortalité infantile; elle a dû enre- 
gistrer une diminution semblablt 
dans les maladies contractées à l'é- 
cole. 

— 

LD. 



A. R. 



. La patience est un bouclier con- 
tre toutes les peines. 

S. Alphonse de Liguon 



J'éprouve une grande satisfaction 
à enregistrer dans .ma chronique les 
faits et gestes glorieux de notre 
équipe de gouret. Nos., gars ont fait 
partie nulle contre l'Institut de phi- 
losophie et contre les Frères (an- 
ciens normaliens pour la plupart). 
Ils ont triomphé du cours commer- 
cial de l'Université et de l'Ottawa 
Normal School. Pas une défaite dans 
cinq Joutes consécutives! L'élément 
sportif de l'Ecole Normale en est 
tout ému. A mesure que la saison 
avance, il devient de plus en plus 
manifeste que seul le manque d'en- 
traînement fut cause des premiers 
revers. Tout de même, La Fontaine 
aura eu encore une fols raison: 
"Rien ne sert de courir, il faut par- 
tir à point". 

x X . x 

Les tests nous arivent avec l'iné- 
luctable persistance d'une fatalité. 
Deux fois la semaine -- sans parler 
de la dictée — 11 nous faut exprimer 
sur une feuille blanche la profon- 
deur de notre savoir ... ou l'abîme 
de notre ignorance. N'était-ce la 
perspective constante de cet effort 
inévitable, la vie à l'Ecole Normale 
ne manquerait pas de charme. Com- 
me J'envie celles qui, au milieu de 
ces tracasseries, savent se donner 
un air de détachement qui semble 
«Ure: "Ç» m'est diamétralement 



Chronique de la quinzaine 



équilatéral", (pour citer un person- 
nage connu). 

XX x 

Les recommandations de février 
ont été affichées l'autre Jour. Com- 
me nous n'avions Jamais eu le moin- 
dre renseignement sur la valeur de 
nos tests, elles furent une révélation. 
L'on s'imagine facilement la Joie des 
élues et la douleur des réprouvées. 
Une fin de semaine de quatre Jours 
en plus de la certitude d'avoir réus- 
si, ce n'est pas à dédaigner! Placée 
non loin de la planchette aux affi- 
ches, J'observais les physionomies. 
Novice dans cet art si difficile d'In- 
terpréter la mobilité des traits en 
fonction du caractère, Je n'ai pas 
osé tirer de conclusions. Mais, que 
d'expressions J'ai vues! 

x X x 

Je serais bien curieuse de savoir 
ce qui se passe à certaines heures, 
dans la tète de notre Principal. Que 
ne donnerals-Je pas, par exemple, 
pour y pénétrer au moment où 11 
s'absorbe dans un registre monu- 
mental que les normaliennes ont 
baptisé "Doomsday Book"! Volume 
tragique! Là est inscrit le résultat 
de nos leçons, accompagné, Je pré- 



sume, de commentaires, r.otre Prin- 
cipal a parfois le front si ridé, en 
le parcourant, que J'ai l'intuition 
que tous les commen£aires^jie- sont 
pas élogieux! 

Les conférences de toutes sortes 
ne manquent pas à Ottawa. Bon 
nombre de normaliens et de norma- 
liennes en profitent. Cela nous per- 
met non seulement d'augmenter no- 
tre bagage Intellectuel, mais aussi 
d'accumuler tout un trésor de sou- 
venirs qui nous aideront l'an pro- 
chain, alors que, isolés dans quel- 
que coin reculé de la province, 11 
nous faudra chasser l'ennui. La ré- 
surrection de ces séances d'Ottawa* 
passées en la compagnie d'orateurs 
Intéressants, nous procurera de nou- 
veau, des heures agréables. 

SI & l'avenir la santé dans les éco- 
les ne s'améliore pas, Je serai la 
personne la plus surprise au monde 
Les renseignements ne feront certes 
pas défaut aux instituteurs et aux 
institutrices. Des spécialistes du Mi- 
nistère de l'Instruction publique 
nous donnèrent, les 20 et 21 février 
une série de sept conférences sur 
divers aspects de l'hygiène scolaire, 
ces cours nous seront profitable*. 



Cependant, tout en écoutant ces doc- 
tes leçons, il m'est venu à l'esprit, 
une fols, par manière de distraction, 
que nos maîtres-critiques trouve 
raient peut-être la matière excel- 
lente . . . mais la méthode moins 

Quelques bonnes pratiques pour le 
carême: arriver à temps le matin; 
ne pas oublier — à la maison proba- 
blement — les manuels de classe 
dont on a besoin ; préparer sans re- 
tard et sans, secours ses plans de 
leçon ; boire comme un déliciew 
nectar les critiques adverses; se con- 
tenter de gravir les escaliers une 
marche à la fois; ne s'inquiéter guère' 
de ce qui est insoluble; adoucir le 
rouge écarlate; . . .', ne pas faire de 
malice dans la chronique. 

La preuve que les normalienne* 
savent "diriger leurs perceptions" et 
chercher dans une conférence le 
point de vue important, Je la trouve 
dans cette remarque entendue à la 
suite d'un travail récent, donné à 
l'Ecole Normale, par une sommité 
médicale de la province: "Ne trou- 
ves-tu pas, ma chère, qu'il a l'air 
fin? — Moi, j'aime son expressjon". 
Et l'on prétendra que nos norma- 
liennes ne profitent pas des savanti 
discours qu'on leur présente! 

U.C.' 



















.. ".*«•. •' 






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I 4 PAGE EDI1 OKI4I I 







fiONFER KNCE DE MONSIEUR C.-A. SHAFFER 

éducation nationale et 
10s édu 



BILLET. 




PAR HENRI PREVOST. 



te 26 septembre 1935, Monsieur Charles-A. Shaffer, inspecteur 

I . s an cien élève de notre Université, donnait a l'école primaire supé- 

Le Plateau, a Montréal, une conférence intitulée "L'Education na- 

ifSe et nos éducateurs". — Cette question est d'un intérêt vital pour 

«Canadiens français; aussi avons-nous Jugé bon et utile de donner 

tttte causerie un résumé aussi complet et aussi élaboré que possible. 

Dans une courte Introduction, Monsieur Shaffer nous indique le but 
•u'noursuit' "... établir d'abord la situation nationale exacte des Ca- 
*>ns français ... et découvrir comment l'école devra contribuer a 
tinter notre nationalité au plan qui lui est dû en ce pays". Le confé- 
rer s'adresse au personnel enseignant et veut le convaincre "en 
pénétrant de la doctrine de l'éducation nationale". 

"j'insisterai donc sur les trois points suivants, continue-t-il: A) 
éducation nationale est-elle à faire chez nous? B) Doit-on la faire à 
école? — C) Comment la faire?" 

A la première question, Monsieur Shaffer répond affirmativement, 
lîfducation nationale est à faire chez nous car, "malgré la belle parade 
Lnuelle de la Saint-Jean-Baptiste, malgré les paroles optimistes des 
Couticlens malgré aussi notre force numérique, il y a ... une grande 
K chez nous: "Il y a une détresse francaise--comme dit Marie- 
Sire Daveluy". Et les causes de cette détresse, ce son* notee anglomanie 
(et notre manque de solidarité. 

L'anglomanie! Le conférencier cite quantité de faits qui montrent 
Lau'a ouel point nous sommes anglicisés. Ainsi, à Montréal, des 6,000 
fonciers industriels ou commerçants canadiens-français, 600 seulement. 
EaVlO rédigent en français leur rapport au ministère du revenu national, 
'un en est venu, semble^t-il, a considérer la langue française comme 
linutile nuisible même, .dans les relations d'affaires." - Que penser 
maintenant de ce Jeune avocat canadien- fiançais écrivant en anglais a 
C Société Saint-Jean-Baptiste, sous prétexte que sa sténographe était de 
Lue anglaise? - "L'an dernier, un montréalais canadien-français trè.s 
Syant fit donner à son fils nouveau-né, le nom de Walter parce 
oue dit-il ça pourra lui aider plus tard de {sic) porter un nom anglais 
-Monsieur Shaffer parle plus loin du programme des amateurs à la 
hidio "Vous avez entendu nos jeunes Canadiens français et leurs soeurs 
ter à deux mains le Jazz américain rythmé à la semelle de botte et chan- 
ter à plein gosier les chants hétéroclites yankee les plus récents . . . Sont- 
! ils donc si laids nos chants qu'il faille les ignorer?" 

L'orateur signale trois des désastreuses conséquences de cette anglo- 
manie jointe à l'insouciance et au manque d'aspirations n** ™***** Jf 
fierté ethnique L'Anglais est devenu maître sur notre propre domaine. 
'"dîdffî«rJlllnTllle nous le fait constater: "Nous ; avons ^cru 
que limitation servile nous ferait plus grands que nos modèles (les Anglaise 
elle n'a réussi hélas qu'à nous faire plus petits que nous-mêmes^ — &n 
second lieu T^nous no3s sommes relégués à l'arrière plan dans le «onction- 
nïïme ! en génial." Au fédéral, à Montréal ^ H ^„ 1 ^^£^ s 
les trois quarts de la population, dans le domaine des «tilités puWi ques 
dans le domaine industriel, commercial et économique, le» hautes *»c 
lions nous sont presque totalement inconnues: nous, les fi s ^s^decou 
neurs, des défricheurs et des colonisateurs du pays, nous sommes au 
service d'étrangers qui nous sont arrivés ''pauvres comme Job et que 
notre "encouragement aveugle et trop généreux a rendus puis-ai nts e 
dangereux". - Enfin, "nous avons altéré notre mentalité et notre , con 
science'. Et ici, Monsieur Shaffer rapporte les paroles de a p. le Carmna 
Villeneuve: L'anglicisation et l'américanisation nous rongent comme 
une vermine et vous laissez faire . . .Et nous croyons que de cet» n 
nous allons durer! Erreur, honte, Messieurs et Mesdames, honte, lâcheté. 



L'étudiant moderne 

(W. D. L. B. — «xtralt d'une causer le 
donnée par l'auteur dans la saUe "Orand- 
Esprlt Aie'' du collège de Djibouti. K 
conférencier impressionna à tel point les 
étudiants qu'il fut. dans la suite, décapite.) 

Maintenant, Mesdames et Mes- 
sieurs, permettez-moi de vous moji- 
trer brièvement ce que la vie de l'é- 
tudiant doit être (ou_est) générale- 
ment- Pour traiter ce point de mon 
sujet hippique . . . pardon . . . épique, 
je fais appel à mes souvenirs amers, 
douloureux, joyeux et exhubérants 
tour à tour; j'invoquç le témoignage 
des anciens et je puise chez les étu- 
diants modernes des renseignements 
qui se marient très bien avec mes 
nombreuses et justes observations. 

L'étudiant, donc, est une personne 
» dont le devoir est de s'insiruire pour 
servir, demain, la société et ses exi- 
geances. Il devra donc étudier avec 
force et IravaUler (bos suetus ara- 
tro) au perfectionnement intellectuel 
de sa personne. Ah! oui, étudier avec 
force dans de gros et petits bouquins 
où, ne voyant pas ce qui est imprimé, 
il contemple inconsciemment l'"ab- 
sente" aimable, si frêle» si jolie et si 
douce. . . Travailler courageusement, 
s'acharner à Vétude avec passion 
dans les derniers mois de Vannée, 
en insérant à coups de tasses de café, 
dans le siège des sensations et le 
principe des mouvements volontaires 
(le cerveau, pour vous et moi), la 
science nécessaire à la réussite d'un 
examen. "Cognitio fit secundum 
quod cognitum est in cognoscente" 
Appliquez-vous à vous-mêmes ce 
principe- 
Tout en travaillant â se faire 
dure de la future élite sociale, l'étu- 
diant exerce cependant une influen- 
ce prépondérante. Il donne le bon 
exemple aux écoliers qui le voient 
passer avec de gros livres: il entou- 
rage (ou décourage) ces pauvres 
petits . . . Les gens plus âgés fondent 
sur lui de belles espérances que, par 
humilité, je me garde de divulguer. 
Par leurs manifestations publiques: 
joutes de gouret, représentations 
théâtrales, débats (ou ébats), les 
étudiants se créent une place envia- 
ble dans le "monde des étoiles" et 
dans le coeur des jeunes . . . belles-, 
une place rare parmi les profession- 
nels et une place glissante dans le 
domaine de la pensée élevée ... 

Puissent les étudiants, avec tout 
leur fatras entraînant, parvenir à 
leur but! Puissent-Us réaliser leurs 
ambitions glorieuses! 



Changement 
dans la direction 

Un rédacteur-en-chef dans un 
journal, c'est un ressort dans une 
horloge! Notre pauvre ressort (par- 
don!) ... notre pauvre Jacques est 
forcé de nous laisser. On sait que 
Pelletier passait sous la tranche du 
scalpel, il y a peu de temps; aujour- 
d'hui, la Faculté ordonne à notre 
rédacteur-en-chef de laisser la plu- 
me, de suspendre ses activités -exté- 
rieures et de partir si possible vers 
les pays ensoleillés du Sud. Jacques 
va rester encore avec nous. 



La perte que subit la Rotonde est 
bien sensible; car, pas un de nous 
n'ignore l'intérêt que Jacques por- 
tait à r nôtre feèttle: l'on s'attache, 
en effet, d'avantage aux choses qui 
nous coûtent ïe plus en sacrifices et 
en travail. Mais si notre rédacteur- 
en-chef laisse la Rotonde & regret, 
ce n'est pas sans peine que nous 
voyons son départ. Rappeler tout ee 
que la Rotonde lui doit, ce serait 
rappeler tout ce qu'est un rédacteur - 
en-chef avec les qualités que Pelle- 
tier y joignait; il était ce ressort 
dont nous parlions ... La Direction 
de la Rotonde et les amis qui lisent 
notre feuille te disent: "Merci, 
Bonne Santé et Bonne chance"- 

C'est Jean-Charles Aubin, le Pré- 
sident de notre Fédération locale, 
qui sera "en-chef". Aubin ne connaît 
pas encore la besogne et ses petits 
ennuis; mais par contre il ne craint 
ni le travail, ni les corrections d'é- 
preuves; avec cela affable, dévoué, 
une plume, et le souci de bien faire*. 
La Rotonde paraîtra donc encore. 

._■ deux r*^ n fte urs-en-chef, la 
Rotonde offre une^cordiale poignée 
de main. A l'un, nous disons: Bonne 
santé; a l'autre: Bienvenue. 

J.-J. T. 






• +1 








. 












• 




- 




. 





La deuxième cause de notre détresse nationa e, f^,™^ ™™ 
de solidarité. "Tout en se rendant bien compte de cette situa "° v r 'ï'" m i lia ^ t . 
pour nous, le Canadien Irançais continue to««^ ™ »'* 
Pidement, sans scrupule les commerces étrangers . . . Not re ««»«" n * 
pu conscience, semble-t-11, de ce que veut dire P our n ^>t entre nous' 
nleur circulatlve de nos argents chez nous, chez les nô très et ent re nous^ 
Ainsi, les photographies de gens canadiens-français que nos jo urnaux 

luotidiens publient sont, en grande partie, exéc ? té ^ Jf £ *f J& 
graphes étrangers. - A Montréal, "nous n'avons qu ««WjPMjy^ 
à rayons contre 4 ou 5 plus grands magasins anglais ou «rangers ^i 
un quart seulement de notre consommation de pam de Wtetde hqueui» 
douces, nous est fourni par des marchands c ^»aaierLS-rrançals_ «os 

manufacturiers de tabac canadiens-français nont que 10 pour cent ou 
marché". - Enfin, nos banques et nos compagnies d assurance ne sont pa 
Plus encouragées. 

Noua voyons biTn par ces exemples que ^PP"' Xes^noufnraU- 
«u nôtres est bien minime. "Tous tant «» »?«™?jiï °™ £ ra u 
wons un patriotisme dévié qui, comme dit *• .^J*^ ?<,£"* 
•on objet propre, sa puissance intrinsèque d Inspiration, 
d'union", conclut Monsieur Shaffer. 

Ajoutons à notre manque de solidarité le '^^^^ ^ 
là Plupart de nos parvenus", la "tactique sournoise *<*™"*™ *". T^. 
prs-, qui cachent sous un nom français J^^* ^fiii^int» 
fcmîe des trustards étrangers", qui achètent nos plus beaux ewo 

canadiens-français et "continuent à^^^J^ 1 ^^^!^ 
tures qui, par leurs beaux français. voUent le vérit aWe£ n u nous 
Ranger", et demandons-nous, après cela, s il est surprena 



(Suite à la page 272> 



Mais pour réaliser une ambition, 
il faut se dévouer, se sacrifier et 
travailler. Car "vingt fois sur le mé- 
tier je rémets mon ouvrage". (C'est 
mal cité, mais très bien dit). "J'ai 
toujours de la misère à gravir une 
cime déjà encombrée; il me semble 
que je n'ai pas le droit d'occuper une 
place sur les sommets." Telles sont 
les pensées de plusieurs étudiants, 
au sortir de leurs études- 
Mais pourquoi n'ont-ils pas le droit 
d'obtenir une place sur les sommets 
étroits? Les sommets ne sont-ils pas 
assez nombreux et assez larges pour 
supporter quelques autres érudits en 
herbe? Pourtant, ceux qui veulent 
les atteindre se morfondent (par 
extension) pour comprendre les ex- 
plications du profesèeur. Ils sont tel- 
lement sages, assidus et obéissants 
qu'Us pourraient obtenir des autori- 
tés la permission de se payer "une" 
sténographe pour prendre leurs 
notes, en classe. En fréquentant les 
cours, Us commencent déjà l'ascen- 
sion des sommets. Qrâce aux amis 
qu'Us se font au collège, Us pourront 
comvter vlus tard, pour leur av,an s 



cernent, sur ceux qui auront une 
bonne position et disposeront de 
quelque influence. Partout, d'attleurs, 
l'étudiant cherche à faire impres- 
sion: en classe, sur la rue, dans les 
endroits publics comme dans les en- 
droits privés, je veux dire dans les 
salons où U passe tantôt pour Cela- 
don, tantôt pour une nuisance' (ce 
que je ne souhaite ;à personne). De 
plus, ceux qui fréquentent les hauts 
dignitaires de l'Etat, (pas plus 
qu'une fois par année), pourraient 
obtenir d'eux une place enviable, 
leurs études terminées, s'ils ne gâ- 
taient pas la soirée, la réception ou 
le thé par de simples et ridicules 
gaffes comme celles-ci: échapper du 
gâteau sur les tapis, renverser sa 
tasse ou écraser, par accident, le cor 
du généreux hôte.' Ah! combien ont 
manqué les sommets à cause d'un 
malheureux cor! Le plus blessé des 
deux, en semblable occas'on^rtest 
pas celui qu'on écrase! 

Ainsi, les péripéties d$ la vie estu- 
diantine s'écoulent, pour ensuite for- 
mer ce qu'on appelle le "passé". Sous 
forme de souvenirs, quelques années 
après, elles ^renaissent dans les es- 
prits, qui prennent plaisir à se rap- 
peler les plaisirs de jeunesse, mais 
qui ne tardent pas à se dire: "Ah! si 
j'avais mieux fait, peut-être ma si- 
tuation serait-elle meilleure?" Quoi 
qu'U en soit, il s'agit de faire chaque 
jour son devoir. 



RAF. -A. HELL. 

«• . y ... 

(N, D. L. B. — Nous apprenons de source 
Autorisée que la dépêche «npomçwatte a*- 

capttatton de l'auteur est fausse, Oelul-e* 

2g£* ne P" « re •*" ohé ** lonK,u11 •"•• 
«en au Canada). 



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LA ROTONDE, 1er MARS lt3« 



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l'IKOPON 4KIIM 14*111 S 



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La chorale de 
N.-D. de l'Harmonie 

/^bta Petits Chanteurs de la Mané- 
canterie parisienne ont fait une 
impression dans tous les 'concerts 
qu'ils ont donnés chez nous. Ce fut 
plutôt une surprise. Nos oreilles 
étaient si peu habituées à cette ori- 
ginale mais artistique fusion de voix 
maies, a cette nouvelle sonorité d'en- 
semble, et à tous ces artifices dans 
l'exploitation des timbres, que nous 
sommes vite passés de cette sur- 
prise a l'enthousiasme. Nous étions 
certainement justifiables d'avoir 
laissé prendre notre âme à ce nou- 
veau d'outre-mer. Mais, quand la 
Chorale dé Notre-Dame, de l'Harmo- 
nie, dirigée avec un grand art par 
le R. P. Verville, OJMX, nous eût 
rappelé, par la parenté de l'exécu- 
tion, les chanteurs de la Croix de 
Bois, il nous a paru que nous,, possé- 
dions un ensemble vocal, dans Ot- 
tawa, qui les dépassait peut-être. 

Ceux qui entendirent la Chorale 
de N v -Dame de l'Harmonie, le soir 
du 17 février dernier, se rendirent 
bien compte non seulement du 
goût parfait de l'interprétation, du 
raffinement de l'exécution, mais 
aussi de la tâche immense qu'un tel 
résultat exigeait et du directeur et 
des voix qu'il guide. Ne s'improvise 
pas qui veut directeur d'un en- 
semble de quatre-vingt-dix à cent 
voix. Diriger est une science et un 
art: science, elle demande l'étude 
et la compétence; art, il requiert des 
dons exceptionnels -de compréhen- 
sion musicale, un doigté sûr qui sa- 
che tirer parti de toutes les ressour- 
ces, une âme qui comprenne et s'i- 
dentifie eu gardant son élément d'o- 
riginalité et de personnalité, bref, un 
, ensemble de qualités spéciales qui 
font le directeur musical de métier. 
Nous croyons que le directeur de la 
Chorale de N.-Dame de l'Harmo- 
nie possède l'un et l'autre. 

Les chorales de collèges offrent 
toutes cette particularité commune: 
le recrutement forcément restreint 
de ses membres. La chorale que nous 
avons entendue, le 17 dernier, n'y 
échappé pas. Elèves d'une institution 
qui sait mettre de la hiérarchie dans 
les valeurs et place l'art vocal, à son 
rang, tous reçoivent la formation ar- 
tistique et musicale qu'on y dispense. 
Mais, ce qui étonne, surprend, et en- 
thousiasme ensuite, c'est de savoir 
que les cent voix reçoivent une cul- 
ture scientifique des plus modernes; 
c'est probablement cette étude scien- 
tifique des voix, le savoir-tirer-par- 
ti des puissances de cent gosiers, la 
pratique constante et le souci du 
toujours plus parfait qui nous font 
croire que nous avons dans la Ca- 
pitale une autre manécanterie, mais 
plus ample, plus sonore; peut-être 
moins légère, mais plus profonde, et 
avec ce cristal des voix, qui remplit 
si musicalement l'oreille. 

Les moments passés à entendre la 
chorale furent exquis: s+ tes~ehan- 
teurs de la Chapelle Sixtine Chan- 
tent le "Tu es Petrus" de Palestrina, 
ce doit être avec cette âme, cette 
même expression qui rend si tou- 
chants lés~mots du texte, avec la 
même ferveur, je dirais, que l'on ren-» 
du les voix de la chorale. 
' Je ne me crois pas de la taille d'un 
critique; mais, le beau, cette splen- 
deur qui se cache dans les choses, ne 
peut tromper; la beauté, quand elle 
nous apparaît, nous pénètre, s'em- 
pare de nous, nous transforme, et 
laisse dans notre âme sa trace écla- 
tante: ce qui reste après ce qui est 
passé- C'eStr là peut-être le critère 
qui guide une appréciation de ce 
genre. 81 donc on analyse l'impres- 
sion qui nous est restée. l'Harmonie 
a chanté beau. 

• Suit* 4 la p*«e 2111 



CINEMA 



La couleur à l'écran 

Les tentatives pour doter l'écran 
de la couleur intéressent tous les 
amis du Septième Art. Après de 
nombreux échecs, va-t-on enfin 
réussir â abandonner le film en 
blanc et noir ? Si oui, quelles seront 
les conséquences de cette nouvelle 
révolution dans l'industrie du ciné- 
matographe? Voilà les questions qui 
se posent présentement à la suite de 
quelques spectacles polychromes, fort 
estimables. 

C'est une petite production tour- 
née en 1934, "La Cucaracha", qui 
a été la première à faire connaître 
les merveilleux progrès réalisés dans 
le domaine de la cinématographie en 
couleurs. Encouragés par la réussite 
de cette bande de deux bobines, les 
Américains produisirent, , l'année 
dernière, selon le procédé de colora- 
tion technicolor, un film de long 
métrage tiré de "La Foire aux va- 
nités", "Becky Sharp". Malheureuse- 
ment, le faste de l'époque décrite 
par Thackeray fut le prétexte d'une 
débauche de tons criards, et cette 
production n'eut aucun succès. Mal- 
gré ce revers, on réalisa immédiate- 
ment, selon le même procédé, une 
nouvelle bande: "The Trail of .tfce 
Lonesoffie Piha", qui vient de sortir' 
à New- York et dont les critiques 
disent le plus grand bien. 

Mais ce n'est pas là la seule vic- 
toire de la couleur. Pendant que les 
Américains perfectionnaient le tech- 
nicolor, on mit au point, en France, 
un proeédé que l'on nomme 'Fracici- 
ta. C'est un procédé optique. Le 
film employé n'est pas coloré, mais 
H-eontient en- puissance ,touies_les 



LE COIN DU POÈTE 



\ 



REVE 



Mon rêve court souvent, le soir, dans ses châteaux! 
Quand ma pensée trop lourde a fini ta corvée, 
C'est à lui maintenant d'entamer sa journée. 

Dans un* sentier chantant, où les fleurs, les oiseaux 
V hissent leurs couleurs* dans un champ de lumière. 
Il va d'un pas léger au gré de sa chimère. 



Les attraits du chemin, et la beauté des fleurs 
N'arrêtent point sa course et son pied les écrase 
Avec indifférence. Il va dans une extase ! 



Mon rêve va tout droit, hanté par les hauteurs 
Où son château s'élève. Il veut aller aux chose,* 
Où son âme est restée et, dédaignant les roses, 






Il refait tous les soirs ce chemin de- clarté. 
Et là dans ce pays qui cache ce qu'il aime, 
Il laisse à chaque fois une part de lui-même. 

Mais l'heure, en s' enfuyant, crée la réalité 
Et mon rêve bientôt a terminé sa route: 
Il reviendra demain se la rappeler toute. 

Mon rêve court souvent, le soir, dans ses châteaux ! 

I i 



Rime AILLBUH 






couleurs du spectre solaire grâce aux 
objectifs spéciaux de la caméra et 
du projecteur. L'objectif de prise de 
vues a trois filtres qui séparent de 
l'objet filmé, selon des angles diffé- 
rents, les rayons verts, bleus et rou- 
ges, et enregistrent sur la pellicule 
trois images, lesquelles occupent la 
place d'une image normale. À la 
projection, ces images passent à tra- 
vers un objectif aux filtres sembla- 
blement colorés, qui les superpose 
et reconstitue sur l'écran la couleur 
de l'objet. On se servit de ce pro- 
cédé pour la première fois lors de la 
réalisation de "Jeunes filles à ma- 
rier", (une opérette que nous ver- 
rons ici sous peu) , avec des résultats 
très satisfaisants. D'un coloris Vrai 
et sobre, à l'exception de quelques 
teintes particulièrement difficiles à 
reproduire sur l'écran, cette bande 
apporte la révélation de tout ce que 
permet un procédé optique 

Après ces projections, il n'est pas 
téméraire de dire que la couleur 
vient au cinéma pour y rester. 

Le procédé Francita a le grand 
avantage d'être peu dispendieux. Les 
procédés chimiques tels que le tech- 
nicolor augmentent considérable- 
ment le coût d'un film, ce qui en in- 
terdit l'emploi général. On sait. les 
déboires financiers que connaissent 
la plupart des compagnies cinéma- 
tographiques, en Europe: seule l'uti- 
lisation d'un procédé qui n'encoure 
pas de frais sensibles leur est per- 
mise, n va sans dire que si le tech- 
nicolor se révélait beaucoup supé- 
rieur au procédé Francita et aux 
autres procédés analogues, le sort 
des cinémas nationaux serait com- 
promis. Nous pouvons espérer qu'il 
n'en sera rien. 

Au point de vue artistique, l'avè- 
nement du film en couleurs aura la 
même importance que celui du par- 
lant. Le monde n'est pas muet et 
il n'est pas composé de blanc et de 
noir: le film est devenu sonore et 
il doit nécessairement devenir colo- 
ré. Cette évolution Inéluctable ne 
saurait déplaire au public. 

Jean-Charles TASSE. 



AVE MARIA? 

Sous le dôme encor, où l'or pur rayonne, 
L'orgue solennel tremble ses adieux; 
Un voile d'ervens, qui là-haut frissonne, 
Comme un ehdnt d'amour monte vers les deux 
Temple du Seigneur, la paix t'environne, 
Ave Maria ! 

Plange-toi, mon âme, en cette grandeur: 
Laisse tes chagrins, laisse tes alarmes, 
La Vierge qu'on chante en cette splendeur 
irott tes lut mes, — 






Et veut les sécher par les charmes 
D'un pieux amour qui calme ton coeur, 
Ave Maria ! 



Reine des élus, ô ma bonne Mère, 
Vois mon coeur meurtri qui te loue encor: 
Quand il défaillait sous la peine amère, 
Ton regard, ta voix calmait son transport 
Il ne veut savoir que cette prière: . .^ 
Ave Maria ! 



Eugène MARCOTTÉ 



L'ÉDUCATION NATIONALE ... 

Suite de la page 271 • 

soyons pauvres, que nous occupions des positions de 16e ordre, que noi 
marchands canadiens-français ferment leurs portes l'un après lautrr 
. . . que nos producteurs canadiens-français végètent". Nous sommes 
devenus esclaves des étrangers. 

Monsieur Shaffer termine son premier point par ces mots: "C'est 
parait-il, un fait unique chez les peuples civilisés de voir la majorité orien- 
tée au service de la minorité. Il faudrait dire avec Charlevoix: "Us font di 
piètres valets, car ils ont l'âme trop haute!" — L'éducation nationale n'esV 
elle pas à faire chez nous?" 

Cette éducation nationale, continue le conférencier, "il faut à tout 
pris, (la) faire ... à l'école primaire", tant au point de vue religieux, na- 
tional et politique qu'au point de vue pratique et utilitaire. "Notre f oi . . • 
notre" sang français notre patrie canadienne tout entière" l'exigent 

Notre foi! .... La langue chez nous est gardienne de la foi". Ausa 
faut-il pour conserver celle-ci, sauver celle-là. "... D'ailleurs, la con- 
viction patriotique et le sentiment national favorisent en nous et fortifient 
la vie intérieure." Monsieur Shaffer nous réfère à une causerie de S. 1 
le Cardinal Villeneuve où celui-ci résume la doctrine catholique du pa- 
triotisme. 

Notre sang français! M. René Guénette, cité par l'orateur, nous dit: 

Ce ne doit pas -être en vain que les héros de notre histoire nous font 

descendre de temps en temps en nous-mêmes et noua demandent n» 

compte sévère du cas que nous avons fait de leurs sueurs et de leur sanf, 

de leurs travaux et de leurs sacrifices." 

Notre "patrie canadienne! Le coriTérenclei nous rapporte ici de» 
/ f 1 °i gI l aB , eS des °P lni0n5 menant de personnages avertis et dignes df 
i. n£JL S^SSS vtliene «*e, Mgr Camille Roy, NN. SS. les Evèques dt 
la province de Québec, M. l'abbé J.-O. Maurice, le docteur Duncan Mae- 
^?JiL sous-nuntetre de l'éducation en Ontario, M. Thomas Greenwood, 
professeur & l'Université de Londres, M. Plsher/-représentant de l'Ange 




LA ROTONDE, 1er MARS Itof 



m 







DEBATS FRANÇAIS 



SECTION SENIOR 

Séance du 13 février 
Sous la présidence de Monsieur 
Orner Chartrand, les orateurs de la 
soirée discutent le sujet suivant: 
•Le communisme, abstraction faite 
de son athéisme, est une forme pro- 
posante de gouvernement". Tous 
membres de l'Institut de philosophie, 
les orateurs étudient profondément 
la question. 

Le premier orateur de l'affirma- 
tive, M. Benoit Pariseau, abdique sa 
Lâche Chercheur de la vérité, il re- 
ruse de soutenir un principe qui va 
à rencontre de ses vraies convic- 
tions. A son parti, il préfère la vé- 
rité. 

Devant cette attitude, M. Normand 
Denys, premier tenant de la néga- 
tive, trouve une tâche facile. D af- 
firme que le communisme, est un 
régime qui frustre la spécification 
même de la nature humaine, en dé- 
truisant le droit de propriété et la 
liberté individuelle. 

La position de M. Roger Dubé est 
assez cocasse : va-t L H appuyer son 
collègue ou son parti? Il énumère les 
quelques bons points de la doctrine 
communiste et conclut que le régime 
aérait applicable si nous étions tous 
de petits saints. 
i«* M Jean-Paul Sabourin, dernier 
orateur, complète à merveille la thè- 
se de M. Denys. Le communisme, non 
seulement détruit ce que la nature 



humaine exige, mais réduit une Jeu- 
nesse souffrante à la servitude. Bous 
son étendard, les institutions qui 
protègent la morale et sauvegardent 
la fol n'ont plus leur raison d'être. 

Le Jury accorde layfcalme â la né- 
gative et déclare Monsieur Denys le 
meilleur orateur. 

La séance est alors levée, sur la 
proposition de M. Oérard Michaud, 
appuyé par M. Hubert Laçasse 
Séance du 20 février 
Les audteurs, -,ee soir-lâ, furent 
témoins d'un dei plus intéressants 
débats de l'année. Le sujet en était 
ainsi formulé: "On devrait abolir 
l'article es". Cette question, toute 
palpitante d'actualité et d'intérêt, 
ne manqua certes pas de captiver 
l'auditoire. Et que dire des orateurs? 
Les avocats de la droite, MM. Pa- 
trick Lozier et Léo Bigué, et les dé- 
fenseurs de la négative, MM. Nfareel 
Laperrière et Jacques Bonneau, se 
surpassèrent en éloquence. M. Léo- 
nard Roussel présidait la séance. 

_Tout américain qu'il est, M. Pa- 
trick Lozier connaît très bien les 
questions parlementaires de notre 
pajfs. Whff préambule' inutile, il a tôt 
condamné "l'article 98". Le gouver- 
nement n'est-il pas une institution 
chargée de pourvoir au bien-être de 
toute la société? Une loi qui abolit les 
droits civiques, opprime les minori- 
tés, met en danger là liberté de pa- 
role et de conscience, doit être bif- 
fée du code. 



Rempli d'un enthousiasme com- 
municatif, M. Laperrière entraîne 
son auditoire. Devons-nous, comme 
Esaû, vendre notre droit d'aînesse? 
Il ne faut pas que nous brûlions la 
seule arme que nous ayons pour 
combattre les forces nouvelles: le 
communisme et seà dérivés Abolir 
l'article 98, c'est détruire ce que 
nous chérissons le plus: notre liber- 
té et nos (^roits de premiers citoyens. 

M. Léo Bigué, vûj*>,Wut .-^©«ge? 
. Zïàfatftfil s'agit de politique. Si 
dette loi est aussi effective qu'on le 
4it, s'écrie- t-il, pourquoi le gouver-' 
nement conservateur ne s'en est-il 
pas servi pour dompter les mouve- 
ments communistes? Nos chefs libé- 
raux, qui veulent, avant touÇ, l'ordre 
et la prospérité, agissent de bonne 
foi et après mûre réflexion^ 

M. Jacques' Bormeau met de côté 
Ta sensiblerie 'et les passions, et fait 
appel â la seule raison. D'une voix 
sobre» il expose son argumentation 
i-oute philosophique. H distingue en- 
tre liberté de parole et . . . liberté de 
parole: cette loi permet démettre 
ses opinions, mais, par contre, dé- 
fend tout mouvement radical. Elle 
est donc Juste; et elle est constitu- 
tionnelle puisqu'elle défend, la cons- 
titution. 

Le Jury accorde la palme à la né- 
gative et Monsieur Bonneau est dé- 
claré le meilleur orateur- 
Auguste VINCENT, sec. 



SECTION JUNIOR 

Séance du 16 décembre 1935, 

Comme dernière séance de l'an- 
née 1935, la section Junior tint son 
deuxième concours de diction. Seize 
concurrents y prirent part et tous 
furent l'objet de chaleureux applau- 
dissements. 

Voici les noms des gagnants, par 
ordre de mérite: M. Laurent Ber- 
thlaume, dans "Dandolo"; M. Jean- 
Denis Campeau, dans "Le renard et 
le coq"; et M. Maurice Laçasse, dans 
"L'origine des nègres". 

Le concours était Jugé par Je R. 
P. Morlsseau. 

.Séance du 10 février 

La séance du 10 février, sous la 
présidente de M. Denys Harbic, mar- 
qua l'ouverture de l'année 1936. 

La question à résoudre était la sui- 
vante: '*Nos pères de 37-3$furent-ils 
j ustif iables -dans leur révolte?" 

Le orateurs-de l'affirmative, MM. 
Jean-Paul Praneoeur et Conrad Le- 
gault, soutinrent leur thèse avec ar- 
deur. Mais leurs adversaires, MM- 
Jean-Paul Bourgeois et Paul Mar- 
tlneau, leur furent supérieurs et mé- 
ritèrent la victoire. 

M. Jean-Paul Bourgeois fut pro- 
clamé le meilleur orateur. 

Le jury était composé de MM. Fer- 
nando Portier et Jean Lefort. 

Au cours de la séance, M. Laten- 
dresse nous récita "Le gué". 




BILLET DE JEC . 

Des chefs 

Voilà ce que nous voulons, des 
chefs; non pas un seul maître com- 
me en Allemagne, en Italie ou en 
Russie, mais bien dé ces hommes 
énergiques, maîtres d'abord dieux- 
mêmes et sachant servir à leur pla- 
ce, si minime soit-elle. 

Mais servir n'est pas seulement 
rendre service, c'est immensément 
plus; c'est la véritable devise des 
chefs, elle intègre toutes leurs acti- 
vités. Ce sont eux qui sont les véri- 
tables serviteurs de la société et le 
plus grand serviteur, ne fut -il pas le 
Christ notre Roi ? Nous avons dit 
que l'étudiant était le chef de de- 
main; aussi voulons^hous voir au- 
jourd'hui ce qui en fera un chef. 

Encore, nous résumerons tout 
êtns la même' devise: pour savoir 
servir demain, il faut servir main- 
tenant. Réaliser cette formule dans 
la vie de l'étudiant, voilà ce qu'il 
faui. Point n'est besoin d'apparat 
pour servir; il s'agit tout simplement 
de jouer son rôle à sa place assignée- 
Remplir d'abord son devoir d'état 
envers tous et chacun dans toute sa 
mesure, voilà le point de départ. 
Mais trop nombreux sont ceux qui 
pensent qu'en rester là suffit; non. 
ordonner sa vie ne suffit pas. Ce 
qu'il faut vraiment c'est le dévelop- 
pement de tout l'homme dans ses 
deux facultés: l'intelligence et la 
volonté. Devenir, par la lecture ap- 
propriée, une compétence catho ii- 



Armand VIENNEAU. se 



L'EDUCATION NATIONALE . . . 



ee^H 



^ 'Suite de la page 273) 

terre aux fêtes de Gaspé en 1934, et enfin, le colonel Wilfrid Bovey, de 
l'Université McGill. 

. Citons les paroles les plus frappante» 

S. E. le Cardinal: "... Plus donc/ dans les limites de l'ordre, 
l'élément canadien-français s'affirmera lui-même, plus il entrera vrai- 
ment dans l'esprit du pacte fédéral et répondra à l'obligation de justice qui 
en est résultée." 

j 

M. MacArthur: "Restez fidèles à vos traditions; autrement, vous 
deviendrez matérialistes comme nous le sommes, nous Canadiens de langue 
anglaise." > \ 

M. Fisher: "... Vous êtes les héritiers de la riche civilisation fran- 
çaise . . . Gardez cet héritage: l'Empire britannique n'a rien à craindre de 
la civilisation française, pas plus en Amérique qu/en Europe". * 

Considérons maintenant le point de vue pratique et utilitaire. 
. . Dans un siècle aussi matérialiste que le nôtre, il ne faut pas entre- 
prendre une éducation que les nôtres considéreraient préjudiciable au 
point de vue business." 

Des maisons canadiennes-françaises qui portaient "un nom anglais 
baroque', ont vu leur chiffre d'affaire triplé, lorsqu'elles se sont décidées 
à franciser le nom de leur commerce. — Dès que fut entreprise la cam- 
pagne de Tachât chez nous," "une grande compagnie manufacturière 
de tabac, . . . maison non canadienne-française", commença à engager 
des Canadiens français, à faire de la "réclame française (à la radio, dans 
les journaux, sur les affiches, panneaux-réclames, etc.) afin de garder le 
marché". — Combien enfin ne trouvons-nous pas de maisons purement 
étrangères "portant des noms tout-à-fait français"! "Si ces étrangers, 
reconnus 100 pour cent hommes d'affaires, . . . daignent ouvrir des com- 
merces sous des noms français, il me semble que c'est là la preuve la plus 
éclatante que nous puissions apporter en faveur de la francisation de notre 
commerce et de l'achat chez nous!" 

■Dojpc. c onclut le c onférencier, le r éveil national doit être stimul é". 



i6ult# à la page 273) 






We dans la matière de son choix, 
voilà ce à quoi doit tendre tout étu- 
diant sérieux: car c'est une exigen- 
ce de notre temps que ces compé- 
tences dans tous les domaines; l'er- 
reur doit être combattue sur son ter- 
rain, c'est la seul9 condition d'un 
tuccès durable. De ces chefs-là il 
nous en faut, et c'est à vous, étu- 
diants, qu'en incombe la charge. 

Mais l'intelligence brillante ne 
**ffit pas non plus; ce qu'il faut c'est 
«ne volonté forte. Cela ne veut pas 
*we être seulement maître de ses 
Passions, mais de tous ses actes et 
surtout de ses désirs. Cette volonté, 
M fait un homme dans le sens dû 
JW'vir", se forge petit à petit, par 
élimination des mauvaises tendan- 
***. d'abord, et par l'édification len- 
** de bonnes habitudes enracinées 

(Butte à la page 276) 



et c'est vers la génération qui pousse qu'il faut faire converger tous nos 
efforts. 

Pour faire cette éducation nationale, deux conditions essentielles 
sont requises de la part du personnel enseignant: "La conviction patrio- 
tique personnelle ... et l'exemple personnel du maître". " . . .Impossible 
de faire l'éducation nationale si vous n'avez pas dans l'âme le sentiment 
national. ... Il faut que la conduite et les actes du maître soient 
conformes aux doctrines qu'il enseigne . . . Inutile de prêcher la refran- 
cisatioh, si vous-mêmes ne respectez pas la langue française . . . Inutile 
de parler de patriotisme, si vous restez indifférents à l'action nationale". 

Monsieur Shaffer nous indique alors les innombrables moyens "dont 
dispose le personnel enseignant pour faire l'éducation nationale de nos 
écoliers": instruction religieuse, enseignement de l'histoire du Canada, de 
la géographie, du français, de l'arithmétique, enseignement ménager, en- 
seignement en général, décoration des classes .avec des tableaux, des ins- 
criptions ou des mots d'ordre d'inspiration patriotique, etc., etc. 

En terminant, le conférencier s'adresse en particulier aux insti- 
tutrices, qui ont la lourde tache d'éduquer nos Canadiennes françaises: 
•Mesdames, donnez-nous les petites Canadiennes françaises pieuses, mo- 
destes, réservées, courageuses, vaillantes*, aimantes que furent nos mères. 
et je réponds de notre peuple!" , 



SOIRÉE-CONCERT 

Le soir du cent-dixième anniver- 
saire de l'approbation des saintes 
Règles des Oblats de Marie Immacu- 
lée par Rome, se déroulait à l'Univer- 
sité une soirée -concert dont musi- 
ciercretiirateuTs faisaient ies-fnrte.~ 

La chorale de Notre-Dame de 
l'Harmonie, sous l'habile direction 
du R. P. Verville, O.M.I., capta l'at- 
tention et l'admiration, en exécu- 
tant avec brio le "Tu es Petrus" de 
Palestrina 

Puis, en quelques mots bien sentis, 
Monsieur Lionel Lalande, président 
du débat, nous dit la joie et l'émo- 
tion qu'il ressentait de revenir par- 
mi nous présider nos séances aca- 
démiques. Et, après lecture du sujet 
de la discussion: "L'avenir est-il fa- 
vorable à nos diplômés?", il invita 
sans plus tarder Monsieur Léonard 
Roussel à faire valoir ses arguments. 
Monsieur Jean Poirier, premier dé- 
fenseur de la négative, donna im- 
médiatement la réplique à celui-ci. 

Le débat s'interrompit un instant 
pour nous laisser entendre une ber- 
ceuse, "Le rouet de grand'mère", 
chantée par Monsieur Raymond La- 
travez-se, tandis que la chorale l'ac- 
compagnait en sourdine. 

Après ce moment de répit, la dis- 
cussion reprit de plus belle, mettant 
aux prises deux orateurs connus: 
MM. Roger Bellefeuille et Jean- Jac- 
ques Tremblay, notre distingué pré- 
sident de s dé bat s français. 
^JuTanT l'intermède qui précéda la 
décision du jury, Monsieur Lucien 
Therrien exécuta au piano la "Po- 
lonaise militaire" de Chopin, et la 
chorale Notre-Dame de l'Harmonie 
nous revint une dernière foLs avec 



-^_ 



une ballade napolitaine: "Santa Lu^_l 
cia". 

Ce ne fut qu'après une longue 
analyse du pour et du contre de 
chaque orateur que le Jury, com- 
posé des RR. PP. Ménard, supé- 
rieur du JUnlorat, et Létourneau, des 
retraites fermées de Hull, ainsi' que 
de M. Arvlsais, professeur à l'Uni- 
versité, déclara, par l'intermédiaire 
de son président le R. P. Ménard, 
la négative victorieuse. 

Cette soirée mémorable se termi- 
na par notre chant national "O Ca- 
nada", laissant en chacun de nous 
ut. .*<-.». ~« nu . inoubliable- 

J.-L. DTJCHESNEAU 






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LA ttOTONPE, 1er MAK8 1W 




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La fête de Saint I homas d'Aquin 

I Jeudi, 5 mars 1936. 



Chronique 









Huit heures du soir. 
SALLE ACADEMIQUE. 



-■ 



* - 1 



SOIREE organisée par les philosophes du Cours des Arts 
sous U présidence d'honneur du Très Rév. Père Recteur. 



PROGRAMME 






-f^pf r-m> » 



Mozart 



2. 

S. 
4- 
S. 
é. 
7. 



• 



Orchestre; Symphonie: "JupsUr" (1er mouvement) .... 
Discours d'ouverture: "Nécessité de la 

phUosophu" Marcel Lacoursière 

Lecture: "Atheism, Modem Scourge" Michael Hourigan 

Chorus: "Hymnus in honorent Sancti Thomae" *~lu Refice 

Orchestre: "La Feria" (Suite espagnole) Lacombe 

Dissertation: "Dieu et ta paix" Jean-Charles Aubin 

Extract from M A night witk the Philosopher s" G. J. Gohiet, o.M.i. 
Faustmus: N. Dcnvs Posithiu H. Marcoux. Pythagorûs: • 
H. Ward. Ptato: W Brennan. Ariitolle. J. Veale. Augus- 
tin : F. Cox. Thomas: D. Macdonald. 

Orchestre: "Jeanne d'Arc" (Ouverture) .,„. G. Verdi 

Allocution du Président 







L ~ 



H— Vendredi, 6 mars 1936. 

Neuf heures du matin. 
SALLE ACADÉMIQUE. 
DISPUTATIO scholastica de Theologia Fundamentaît 
habobitur. 

Dix heures du matin. 

SALLE ACADEMIQUE. 
DISPUTATIO scholastica de Metaphysica habebitur. 
rtre heures de Vaprès-mtdt. 



INSTITUT DE PHILOSOPHIE. 

DISPUTE organisée par les élèves de l'Institut de Philosophie 

sous la présidence d'honneur du Très Rév. Père Recteur. 

Huit heures du soir. 
COLLEGE BRUYERE 
SOIREE organisée par les philosophes du Collège Bruyère 
sous la présidence d'honneur de Son Exe. Mgr Forbes.^ 



3. 
4. 
5. 

6 

7- 



8 
9. 

10 



PROGRAMME 

Ouverture: "Rienz?' - Wagner 

Piano: Mlles Marjorie Maddtn, Hélène Biron, Mary Keevil, 

Madeleine Simard et Thérèse Pratte. 
Violon /: M. A. Tassé, professeur; Violon II: Mlles Maria 
Spang et Jeanne d'Arc lttvard; Violon III: MUes 
Jeannette Trudrf, Aline Renaud et Anita Guttadauria. 
Dissertation: "La connaissance de Dieu 

par la raison" Mlle H. Drouin, Ph. II 

Choeur: "Cantique de Racine" G. Fauré 

Lecture: "The Nature of Beau t v" Miss B. Williamson, Ph. II 

Concerto en "la" mineur J. S. Bach 

Keevil; Piano 111 : Mlle Thérèse Pratte; Piano IV: 
Mlle Hélène Biron. 
Lecture: "Constitution of Mat ter" Miss M. Keevil, Ph. II 

Extrait du: "Triomphe de saint Thomas d'Aquin" H. Ghéon 

L'Eglise : Mlle Y. Bénard. 

La philosophie thomiste: Mlle A. Talbot. 
La fausse philosophie: Mlle R. Aubry. 

La doctrine moderniste: Mlle L. Lanoix. 
La jemme moderne: Mlle G. Gagne. 

Le sens commun: Mlle G. Laflèchc. 

Dissertation: "La loi naturelle" Mlle J. Garneau, Ph. II 

Song: "Joy on the Wing" M. H. Browu 

Allocution du Président. 



SOIREE organisée par les philosophes du Collège Notre-Dame 
• Piano 1: Miss Marjorie Madden; Piano //:Miss Mary 

m— Samedi, 7 mars ,1 936. 

Le matin. Messe spéciale en l'honneur de 

SAINT THOMAS D'AQUIN. 

—à l'Université, 
— au Collège Bruyère, 
— au Collège Notre-Dame. 
L'après-midi. Bénédiction solennelle du Très Saint Sacrement. 













' 


















» 


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• 


1. 

2. 










. S, 






• 


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4. 
S. 

6. 






. 












. 










S. 










•. 










10 



Huit heures du soir. 

COLLEGE NOTRE-DAME. 

sous la présidence d'honneur du Très Rév. Père Recteur. 






PROGRAMME 

Orchestra: Overture: "Egmont" Beethoven 

Dissertation: "Quid sit veritas?" Miss M. Maloncy 

Piano Solo: "On the Wmgs of Song" Mendelssoan— Liszt 



MissFay Sloggett. 



Mlle J. Mineau 



Dissertation: "La conscience psychologique" 

Chorus: "Laos Deo' *r^ 

Dissertation: "Can a Catholk be a Socialiitî" Miss M. Rainboth 
Piano Solo: "Melodia appassionata" Moszkowski 

Mlle Isabelle Bisson. 

Dissertation: "La liberté et le devoir" Mlle L. Biais 

Chorus: "Magnificat" 

Allocution du Président 



ILe samedi 15 lévrier, la Société des 
débats anglais nous présentait au 
"LltUe Théâtre" sa séance annuelle 
qui comprenait deux pièces: "The 
Bells" de Léopold Lewis et une pièce 
d'inspiration grecque, "The Artlst's 
Dream"- Cette deuxième pièce fut 
exécutée avec le précieux concours 
de M. Harry Hayes (directeur artlsr 
tique de la Société), de M. F. -Pe- 
rdra, secrétaire du gouverneur gé- 
néral, et de Mlle Lorraine Bâte. Nous 
devons des féllcltattoaa-aux mem- 
bres de. notre société-soeur pour 
avoir exécuté avec autant d'habileté 
des pièces si difficiles. Las rôles prin- 
cipaux étalent remplis par Gérard 
Gobellle, James Courtright, Henry 
Ward et Bill Brennan. L'orchestre 
était sous la direction du R. P. A. 
Paquette, OJfX Le succès de la soi- 
rée est largement dû au dévouement 
Inlassable du R. P. Lorenzo Danls, 
OJ4.L, directeur de la^ société. 

Le dimanche 10 février, conféren- 
ce par la Baronne C. De Huèck sur 
** le véritable danger du communisme 
au Canada. La conférencière parla 
en toute connaissance de cause car 
elle a vécu sous le régime soviétique 
et a connu les effets néfastes de ce 
régime. La baronne fut présentée 
par Mme WVurélien Bélanger et re- 
merciée par le R. P. Gustave Sauvé, 
O.M.I. U fut reconnu que le princi- 
pal moyen à prendre pour échapper 
au communisms était de s'unir dans 
l'Action Catholique. 

Le mercredi le 19 février, cours 
d'Action Catholique par le R. P. 
André Guay, O.MJ. Il traita de TA.C. 
et de la famille. Nous savons tous- 
que la famille est ou sinon devrait 
être la meilleure école d'éducation 
pour l'enfant, n faut la restaurer, la 
surnaturallser, en un mot la chris- 
tianiser. La famille ainsi grandie 
pourra produire des chefs qui seront 
une aide précieuse pour l'Eglise qui 
veut établir le règne- du Christ dans 
tous les coeurs. 



Le lundi 17 février, soirée univer- 
sitaire à l'occasion de l'anniversaire 
de l'approbation des Règles de la 
Congrégation des Oblats de Marie 
Immaculée. Les orateurs du débat 
interuniversitalre du 4 février der- 
nier répétèrent leurs discours pro- 
noncés à Ottawa et à Montréal sur 
la question: "L'avenir se montre-t-il 
favorable à nos diplômés". MM. Jean 
Poirier et Jean-Jacques Tremblay, 
défenseurs de la négative, sortirent 
vainqueurs contre MM. Léonard 
Roussel et Roger Bellefeuille. La 
décision fut annoncée par le R. P. 
Ménard. La chorale du Juniorat du 
Sacré-Coeur, sous la direction dû 
R. P. Verville, O.M.I., fit les frais du 
chant. 

Le vendredi 27 février, les orateurs 
de la société des débats anglais 
(MM. Francis Cox et Gérard Gobell- 
le) gagnèrent contre deux étudiants 
du Loyola (MM. Donald Tobin et 
William A. Stewart) en soutenant 
la négative de la question suivante: 
"La proportion du capital améri- 
cain dans les industries canadiennes 
favorise le Canada". Il n'y a pas de 
meilleure manière de féliciter les 
orateurs de ce débat que de mention- 
ner les paroles du Sénateur Hugues 
lorsqu'il rendit le verdict du jury. 
"Le capital le plus précieux que nou 



Dons la famille 
universitaire 



Nous offrons nos plus sincères 
condoléances 

Au R. P Georges Simard, O. M. I., 
dont la soeur religieuse vient de 
mourir à la Baie St-Paul. 

A nos confrères Emile et Jacques 
Patry et à Monsieur Paul Patry, gra- 
dué de l'an dernier, qui viennent de 
perdre leur mère. 

A Messieurs {Lucien et Gérard Ber- 
trand, de Sainte -Cécile-de-Masham, 
à, l'occasion du décès de leur mère. 

A Messieurs Hildebert, Roméo, J.- 
Edouard, Louis et Paul Huot, dont la 
mère est décédée à Alexandrla. 

A Monsieur Julien Pichette qui 
pleure la mort de sa mère, Madame 
Eugène Pichette, de Windsor, Ont. 

A Monsieur Henri Saint- Jacques. 
CR, dont la soeur, Madame Arthur 
Patry, vient de mourir. 

Nous déplorons la mort 

De Monsieur Henri Légaré, 23 ans. 
de Québec, ancien élève de l'Univer- 
sité. Il nous quitta en 1933, pour cau- 
se de maladie. 

De Monsieur J. -Basil Bambrick, 
43 ans, de Montréal, anciennement 
d'Ottawa, représentant de la Stan- 
dard Brands Ltd; ancien élève de 
1905 à 1910. Il est décédé à Ottawa 
le 21 février dernier. 



Du RjP._j^meg Fallon. O.M I, 

clen élève, ancien professeur, préfet 
des études et .directeur de rugby, à 
l'Université, décédé à Washington, 
dimanche dernier,. 



Le compositeur 

et le curé 

Les manifestations qui marquent 
le centenaire de Saint-Saëns n'a- 
jouteront rien à sa gloire de compo- 
siteur: Il garde ses partisans coma* 
il garde ses détracteurs. 

B fallait bien connaître l'homme 
pour l'aimer- L'aspect était froid, la 
voix aigre et pointue. Et son esprit 
de repartie était légendaire parmi 
ses collègues de l'Institut. 

—Un jour, raconte Charles-Marie 
Wldor, le curé de la Madeleine s'a- 
dressa à Saint-Saëns qui tenait l'or- 
gue de l'église. 

—Ne pourriez-vous pas, monsieur, 
nous Jouer des morceaux un peu 
moins savants ? N'oubliez pas que 
beaucoup de nos paroissiennes fré- 
quentent l'Opéra-Comique . . . 

—Monsieur le curé, répondit le 
maître, pincé, Je vous ferai de 1* 
musique moins sévère quand vous 
vous exprimerez en chaire comme 
on parle à l'Opéra -Comique ! 



du Droit de Québec, présenta a 1* 
salle Académique une conférence in- 
titulée "Regards et Horizons". 



Le mardi 25 février, conférence 

avec projections lumineuses par le 

possédons, se concentre en la per- R. P. Dragon, BJ. t sur la persécution 

sonne de ces jeunes gens qui savent Mexicaine. Cette causerie faite par 



•••♦ 

É 



expliquer une question en somme as- 
sez difficile d'une façon si claire et 
si logique, Nous en devons être f tèrs. 
ainsi que des deux grandes Institu- 
tions qui les"T>nt si bien formés". 

Le dimanche 23 février, Monsieur 
Léo Peliand, directeur de la Revue 



une homme qui a vécu au Mexique 
même pendant quelque temps, nous 
a démontré que nous ne savions rien 
■ou à peu près rien des persécu- 
tions dont les catholiques sont les 
victimes dans ce malheureux psf 1 

Alclde PAQUBTTE- 



LA ROTONDE, 1er MAR6 lilll 







27» 



PAGE DES ANCIENS 



QUO NON ASCENDAM? D'un ancien en voyage 

,• rmiriuil annuel rtuhlitk smu* im» _. .*_». -. ....... " "^ 



(journal annuel publié sous les 
auspices du Conventum de 
Belles- Lettres 1927-1940) 

LES RE VELA TIONS DE ZULEMA 
L'EGYPTIEN ET DE BEN OMAR 
LE TURC. 

Quelle série de hold-ups ! ! Sher- 
lock Holmes n'aurait Jamais pu 
trouver la trame d'une pareille af- 
faire. Un Président "holtf-upé" par 
le grand chef Tecumseh. Urt Tré- 
sorier < presse de tout Côté par des 
"fiancés dont il a envoyé "ad Patrem" 
l'oncle millionnaire. Un 3ème con- 
seiller pris dans les "Cordeau" qui 
roulaient l'attacher au " Paradis". f 
Un Scrétaire "ex officlo" enseveli 
^pus les In- folios de la Patrologle 
Mlgne. Un Secrétaire "ad hoc" en- 
traîné par dos gros poissons dans des 
expéditions périlleuses vers le 7ème 
ciel. 

Voilà, mes chers amis, comment 
les clair-voyants légitiment le re- 
tard cette année dans la publica- 
tion de notre document officiel. Pour 
avoir des nouvelles des autres co- 
pains, j'ai dû consulter la "ouijà 
table", et les cartomanciennes. Voi- 
ci des réponses que l'on m'assure être 
'vraies: 
• 56 rue S. Catherine, Clarkstown, 
OtH.—Ls.-R. Bélanger maintient la 
résolution de visiter Ottawa, au 
moins une fois l'an. 

6708 S. Denis, Montréal, P.Q. — 
Nap. Bourdeau détient quatre étoi- 
les: 

1— le record canadien aux Olym- 
piades de 1930 et 1932; 
2— la vice-présidence de la Spark 
OU te Company; 

3— la présidence de la Nitrollte 

Company; ^ 

^~tt& JsUïnmum d'Intérêt porté à 
notre Conventum. 
H rue' Rideau, Ottawa. — Les 
Dr. Ls»-Jules Côté et son frère Paul 
doivent bientôt construire un 
gratte-ciel avec les dents extraites 
durant les derniers six mois. 

185 rue Augusta, Ottawa. — Les 
pères de familles de Hull accusent 
en dommage Clovis Couture pour le 
tort considérable causé aux yeux de 
leurs jeunes filles en exposant sa 
photographie dans les vitrines de M. 
Déry, durant le mois de décembre 
1935. 

Heetor Daniel, Henri Cusson, Léonce 
Dufour, Germain Gariépy et Gérald 
Durocher ont failli, cette année en- 
core, perdre leur équilibre quononas - 
cendamlen. 
"Soyons aux écoutes ! ! ! Maître 
Hector Grenon vous remerciera pour 
avoir combattu son programme Ste- 
venlste. Pour cela 11 fera exécuter a 
son orchestre le nouveau ballet "Cod 
Save Mackenzie Klng !". Poste C.H. 
U». La Patrie, Montréal, votre an- 
nonceur Georges Galipeau. 

Sudbury, Ont. — Le professeur A. 
Godbout cherche dans les réglons du 
Nord-Ontarien la coverne où se lo- 
gent les Sauvages porteurs de quin- 
tuplets. 

Dans ces vastes domaines erre 
notre ami Narcisse en quête de curés 
à qui n pourra vendre des obligations 
dans les mines de poudre à punaises. 

Le professeur Jean-Rémi Millette 
* dressé sa tente cette année dans 
une école de Sturgeon Fails. 

Monsieur Alex. Tasehereau comp- 
J un autre suppôt dans la région 
de Pontiac: Maître James A. Millar 
fervent lutteur en faveur des Trusts. 

Roland Nolet, 213 rue Cathcart, 

wtawa, le futur Baden-Powell du 

canada, est l'homme le plus anxieux 

«• recevoir des nouvelles du Conven- 
tum. 

°n dit dans les millieux mal ren^ 
J2JJJé» que Babe Parent habite la 
Métropole et que sa destinée serait 
maintenant liée à une dulcinée. 

tons i u pétas pots les bons on- 



guents", Yves Pinard l'a prouvé en 
maintenant sa position au service de 
la topographie à Ottawa. 

Le 1er juillet 1935, l'entomologiste 
Henri Raizienne conduisait & l'autel, 
puis à la gare, puis à l'hôtel, Made- 
moiselle Rose St-Amand. "Ad fauS- 
tlssimos et Rosissimos Annos ! 1 !" 

L'United Amusements, Parc Bel- 
mont, Cartieryille, Montréal, se pré- 
pare un nouveau gérant d'affaires 
dans la personne de Paul Rochon. 

M. Alfr£d Thivïerge, assistant 
caissier & la Banque Canadienne 
Nationale, tue Rideau, Ottawa, 
compte-maintenant neuf ans de ser- 
vice et six mois d'un#heureux mé- 
nage avec une jolie descendante de 
la verte Erin. . 

Charles-Henri Claude, 164 rue 
St. André, Ottawa, analyse les forces 
centripètes des sphères bitumineu- 
ses. J 

Plusieurs télégrammes du CPJt. 
à Montréal, sont sous l'oeil vigilant 
de notre Êuclide Guertin. 

Edmond Lévesque, à Sudbury, 
est un pharmacien de toute con- 
fiance . . . dans les remèdes paten- 
tés. 

En achetant vos ballets à la gare 
Union, Ottawa,' vous avez quelquefois 
la chance d'y rencontrer Nelson Ver- 
mette, 433 rue Rideau. 

Dans vos excitYsions vers le Nord, 
arrêtez chez Lionel Guindon à Ma- 
niwakl, pour avoir la superbe gazo- 
line Never Nox. 

Edgar Garneau, 16 Botelier, Ot- 
tawa, vend de l'eau lactée pour la_ 
Laiterie* -Canadienne. 

Un ancien membre du Cercle 
Côté-Claude- Millar, M. René Cham- 
pagne habite à 227 rue Laurier. Hull. 

L'auditeur Général du Canada a 
trouvé son Bâton de vieillesse dans 
la personne de Pierre Charbonneau, 
174 rue. Clârence, Ottawa. 

Voici maintenant une nouvelle 
encyclique sur notre clergé: 

Les RR. PP. Pelletier, Dubé, Re- 
naud, professeur à l'Université d'Ot- 
tawa. 

Father "Bergey" est un mission- 
naire prédicateur à Saint-Pierre de 
Montréal. 

L'abbé F. H. Bradley, vient d'in 
augurer à l'U.O. les "Question Box". 

L'abbé Percy McGuire pratique la 
géométrie analytique dans les sports 
au Petit Séminaire d'Ottawa. 

L'abbé Rodolphe Couture s'illus- 
tre d ans la Carrière des cimetières a • 
. . . poulets. 

L'heureux martyr de notre classe 
est maintenant rendu à son poste en 
attendant que les Zoulous, la peste, 
les moustiques ou les lions le dé- 
vorent. 

Adresse: Révérend P. *»^BapMste 
Rorrsseau, o.m.i., p.o.'Roma Mrésiorr, 
Via Maseru K Basutoland, Afrique- 
Sud . . . 

Rev. Georges Crépeau, O.M.I. est 
le professeur de rhétorique, d'his- 
toire du Canada et de l'Angleterre au 
Juniorat de St-Jean, 8406 91ème 
avenue, Edmonton, Alberta. 

Georges-Marie Latour, O.M.I., 
missionnaire, professeur à l'école in- 
dienne S. Michel, Duck^Lake, Sas- 
katchewan. 

Edouard Rhéaume, O.M.I., signe 
maintenant le Sauvage du "Quo non 
ascendant ', Ecole Indienne, Hobbe- 
ma, Alberta. 

Gontran Laviolette, O.MJ., loge 
sous le wigwam des Cris. 

Reverendissimi LPatres tPiché, 
Cloutier, Proulx et Leblanc ad hono- 
rent academlci gradus Universitatis 
OttawaicnsLs. in mense junil 1936, 
promovebuntur. 

Jean Castonguay, O.M.I., occupe 
la chaire du professeur de douches 

à l'U.O. 

Jean Pétrin, O.M.I., détend les ar- 
guments In Barbara, Célarent, Darii. 



U Docteur Olivier Leroux dont l'armée britannique 
Impressions et projeta d'avenir. 



L'an dernier, à pareille date, le 
Colonel Mignault de Montréal eut 
le premier l'excellente idée d'ouvrir 
aux médecins canadiens les rangs de 
l'armée britannique. 

Ayant commandé deux hôpitaux 
généraux en France durant la 
guerre, le Colonel Mignault sut ap- 
précier l'excellente organisation de 
l'armée britannique dont je fais par^ 
tle aujourd'hui avec orgueil. 

Après quelques semaines de con- 
tact Journalier avec mes confrères 
d'Ecosse, d'Irlande, d'Australie, de 
la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique 
du Sud, qui tous suivions le même 
cours de médecine à Londres, nous 
échangeâmes nos idées. On parle 
français au Canada, n y a des Uni- 
versités uniquement françaises, des 
villes importantes et même une pro- 
vince où le français est au premier 
rang, voilà ce qu'apprenaient avec 
étonnement nos confrères des autres, 
dominions. 

Partout où je vais, dans les hô- 
pitaux comme dans" les "mess" des 
officiers, Je me fais un devoir de pro- 
clamer ma nationalité. Aux exa- 
mens, malgré le handicap de la lan- 
gue anglaise, Je suis certain que tout 
Canadien français qui a un peu 
d'orgueil se classera à un bon rang 
parmi ses confrères britanniques. 

Aux mois de* février et mars, Je 
suivis un cours très intéressant sur 
les maladies tropicales. Nous avions 
comme professeurs des autorités 
médicales telles que le Colonel Beg- 
gow à qui, dernièrement on offrit 
la chaire principale d'enseignement 
de la médeene à l'Hôpital Post Gra- 
duate de Londres— le Colonel West, 
maintenant général que le Roi vient 
de décorer de l'ordre de l'Empire 
britannique — le Colonel Perry, au- 
torité en pathologie, tant en France 
qu'en Angleterre. Avec de tels pro- 

Férlo au Scolasticat de Richelieu, P. 
Québec. 

"Bob" Voyer, O.M.I., est suspen- 
du aux lèvres du Père Berguey, à 
Saint-Pierre de Montréal, pour ap- 
prendre l'art de corriger ... les 
moeurs par la prédication. 



NOTE DE LA REDACTION: Le 
26 mai 1935, il y a eu réunion de 
quelques membres de notre Conven- 
tum, à l'Université d'Ottawa, afin 
de discuter l'admission dans notre 
société de certains autres mem- 
bres. Avec l'approbation de notre 
président d'honneur, le Révérend 
Père Pelletier, et l'encouragement du 
Révérend Père Marchand, Recteur, 
voici en quelques mots la décision 
de notre aéopage: 

"Les membres du Conventum 
seront libres d'inviter à la réunion 
de 1940, leurs confrères de classe 
qui étaient avec eux dans la classe 
d'Immatriculation à l'U.O. Le se- 
crétaire serait heureux de connalr 
tre ces noms à l'avance et aussi 
(comme Je l'ai fait cette année) 
pour communiquer sur leur compte 
des nouvelles qui intéressent vive- 
ment nos confrères." 

His Dlctls; votre secrétaire "ad 
hoc" vous prie de lui pardonner ses 
incartades et de croire que vos nou- 
velles et même votre visite seront 
toujours agréablement accueillies. 

J. N. GELINEAU, ptre, vie. 

Gatineau, P.Q., le 26 janvier, en 
ce jour anniversaire de la mort de 
notre confrère de 7B, Dieudonné Ro- 
billard. 



fesseurs, inutile de dire que les court 
furent très Intéressants et instruc- 
tifs. 

- Ce cours de médecine fut suivi, 
en juillet, d'un mois d'entraînement 
militaire où le côté agréable n'était 
pas négligé. Tous les matins, pour 
aiguiser un appétit canadien, Je par- 
courais les bois à cheval, sous l'oeil 
d'un instructeur, avant de prendre 
un copieux déjeuner anglais. L'a- 
vant-midi se passait en* cours pra- 
tiques d'hygiène, de loi militaire et 
de culture physique. 

Depuis le début au mois d'août, 
je suis à l'hôpital Cambridge, le plus 
grand hôpital militaire de l'empire. 
En plus, de faire la clinique à quel- 
ques régiments, je suis en charge 
d'une grande salle à l'hôpital. Maî- 
tre dans notre petit domaine, nous 
prescrivons les traitements que nous 
pensons être les meilleurs tout en 
ayant recours aux consens d'un spé- 
cialiste quand nous le jugeons â 
propos. 

Quant à la vie sociale, celle de 
l'armée est réputée la meilleure. 
Evénements sportifs, garden-party, 
réception au mess, tout se fait sur 
un haut ton sans être cependant 
"snob" car tous les officiers perdent 
leur rang dans un salon, pour n'être 
que des gentlemen. Ma femme et 
mol n'avions- qu'à nous réjouir de la 
façon dont on nous a accueillis. Nous 
n'avons constaté la froideur prover- 
biable des angais qu'en dehors de 
l'armée. 



Eh plus d'une belle carrière 
comme médecin dans l'armée, l'un 
des avantagés que nous procure 
cette position est de voyager, car le 
17 décembre, nous partirons pour 
les Indes. Le bateau sur lequel nous, 
nous embarquons pour un séjour de 
cinq ans aux Indes fera escale a 
Malte, à Port-Saïd, à Suez, à Port- 
Aden et à Karachi. De Karachi, dans 
le nord-ouest des Indes, nous voya- 
gerons à travers ce pays merveilleux 
pour nous rendre à notre destination 
dans un centre militaire où je serai 
attaché à un hôpital. 

De là, je tâcherai de vous dépein- 
dre la vie et les coutumes des diffé- 
rentes sectes qui peuplent les Indes 
ainsi que l'odyssée de deux Cana- 
diens français au milieu de trois 
cent millions d'hindou6. 

Olivier LEROUX, M.D. 
Royal Army Médical Corps, 

McGrigor Barracks, 

Aldershot, Angleterre. 

N.D.L.R.: Nous avons reçu cette lettre en 
novembre dernier. A cause du manque d'es- 
pace, nous n'avons pu la publier avant 

aujourd'hui. 






Nous présentons 
nos félicitations 

A Monsieur François RocheleaU, 
de •ftols-Rivières, Que., qui vient 
d'être nommé pour trois ans repré- 
sentant des télégraphistes du C.P.R. 
dans la division des Laurentides, et 
choisi comme délégué à la conven- 
tion des télégraphistes de l'Améri- 
que du nord, qui doit avoir lieu en 
mai prochain à la Nouvelle-Orléans, 
Louislanne, E.-U. 

A Monsieur Henri Saint- Jacques, 

C.R., élu président de l'Ottawa 

- Councll of Social Agencies au cours 

de l'assemblée annuelle au Château 

Laurier, le 14 février dernier. 








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- 

* 



S7v. ,,; *-•>«-•* 






_. 



L. 



LA ROTONDE, 1er, MARS 193« 




tiritmc Année — Ne f lobai 54 



OtUwR, Ont., li mari 1*14 



r 



PAGE WOBTIVE 



i J 'HMiVFR<;iTF BLANCHIT LE "PRIMROSE 



f( 



C'est le vendredi 21 février que l'é- 
quipe junior de l'Université s'assu- 
rait de sa participation aux séries 
finales de la ligue de la Cité, grâce 
à jorie deuxième victoire sur le "Ri- 
éeau". 

Cette victoire aux dépens du "Ri- 
éeau" lut, sans contredit, la plus 
taportante.de la, saison. Pendant 
quarante minutes, aucun club n'a- 
vait réussi a compter, en sorte que 
l'Université avait encore l'avantage 
d'un point, puisqu'elle avait vaincu 
•ette même équipe, le mercredi pré- 
cédent, au pointage de 4 à 3. U res- 
tait à peine dix minutes de jeu quand 
Duggin, du. "Rideau", réussit à dé- 
jouer Garceau dans nos buts et éga- 
Itaa les chances: 4 à 4. Mais nos gars 
M'avaient pas encore dit leur dernier 
Mot et il leur restait encore dix mi- 
nutes pour sauver la situation. Pan- 
talone, une des meilleures défenses 
4e la ligue, réussit, une montée ra- 
pide pour déjouer tous -ses adver- 
'aaires et aller secouer les filets en- 
nemis. 

Mais nos gars ne s'en tinrent pas 
là. Larocque voulut faire des siennes. 
31 profita d'un moment de faiblesse 
•hez la défense enemië pour donner 
Mne magnifique passe à Kilrea. qui 
M'eut qu'à lancer pour déjouer le 
gardien. Ce dernier point donnait 
au "Grenat et Gris" un avantage de 
| à 4. Las chances du "Rideau'' 
étaient disparues; ses joueurs n'a- 
.▼aient qu'à s'éclipser, dans l'espoir 
4e se venger l'an prochain et de re- 
jH-endre le championnat qu'ils ve- 
naient de perdre. 

y II restait alors à nos gars à s'at- 
taquer au "Primrose". Us l'ont fait 
•vec un succès éclatant, mercredi 
lllernler, en écrasant leurs ad versai - 
ses sous une avalanche de 5 à 0. 

Dans la première période, Kilrea 
«t Cameron comptèrent chacun ur> 

S)int; dans la deuxième, Kilrea 
irta le pointage à 4; dans la troi- 
ème, enfin, Cameron compta de 
Nouveau. 

Roland PIGEON. 



La chorale N.-D 

(Suit* de la page 272* 

Il y a même des degrés dans l'art, 
«aomme dans une montagne il y a 
toujours un pic; ce fut certes le 
**6anta Lucia". Une seule vague. 
Vague Intelligente et berceuse, qui 
commence comme une ride, s'agite 
nn peu, se soulève, se déchaîne; mais, 
au lieu de se briser avec fracas 
*ur la grève, elle ne conserve de 
cette brisure que le bruit que font 
4es dernières lames quand, d'une 
langue humide, elles lèchent le sable 
Un. La salle craquait d'applaudisse- 
ments; en mol, j'entendais encore 
tes voix qui chantaient. 

Faudrait-il parler encore du solo 
4e la "Berceuse"? La voix de ténor, 
jiue soutenait l'orgue majestueux, 
«val t une pureté irréprochable. Bar 
gue ou gondole qui se berce. 
^ I^a Chorale de N.-Dame de l'Har- 

monie doit être connue! Certains 
«tri tiques trouveront bien toujours 
ffene paille, c'est à s'y attendre. Mais 
<#ette paille on la trouve souvent. 
Irtutôt pour rappeler à ceux qui nous 
fcent que l'on est critique et non 
(panégyriste. Je ne veux être ni cri- 
'fftque ni panégyriste; je veux seule- 
Ipaent dire que la Chorale fait une 
ivre ef qu'elle chanté* bien. 

/.-J. TREMBLAY 



Ici et là 
dans le sport 

Cours des Arts. Les séries de dé- 
tails, dans la ligue intermurale «lu 
cours des Arts, commenceront bien- 
tôt. , 

Ejfl première position apparaissent 
les^'Finissants": six parties gagnées 
pour six parties jouées. Cette équipe, 
s'est assurée de sa position en triom- 
phant des "Humanistes" (â^à 2) et 
des "Rhétoriciens" (3 à 1), la semai- 
ne dernière. 



Les jeux chez 
s petits 



LE SPHINX 



Les ••Rhétoriciens" et les "Huma- 
nistes" sont sur un pied d'égalité en 
deuxième position. Ces deux équipes 
ont été poursuivies par la guigne, 
ces jours derniers. Peut-être nous 
réservent- elles des surprises pour 
i avenir. — . 



Les représentants de l'Institut de 
philosophie occupent la troisième 
place. Nous les verrons bientôt jouer 
leurs meilleurs atouts contre l'équi- 
pe des Finissants;'. 



L"*Ecole Normal^, les "Anciens" 
et les "Philosophes juniors" ont été 
éliminés des séries de détail. Il faut 
dire que ces équipes ont cependant 
fait très bonne figure dans la ligue, 
surtout les "Normaliens". 



Cours d'Immatriculation. Dans le 
cours d'Immatriculation, tout a mar- 
ché rondement: la saison régulière 
est terminée et les détails sont 
même commencés. 

La classe 3A^ a terminé en tête, 
sous rhabile direction de son capi- 
taine Bélec 

Godard a placé sa classe, la 2BC. 
en deuxième position. 

La classe 3C vient ensuite, suivie 
de près par la classe 4 A. 



La première partie de détail met- 
tait aux prises les classes 3 A et 3C 
L'équipe de Bélec a joué de malheur 
car, invincible durant la saison ré- 
gulière, elle a dû essuyer une dé- 
faite aux mains du club de Bour- 
don. Bélec ne peut se consoler de 
cette défaite. Mais il soutient que 
ses derniers atouts ne sont pas joués: 
l'avenir nous le dira. 



Les autres équipes n'attendent 
qu'une glace praticable pour se ren- 
contrer. 

R. P. 



Le conflit itolo . . . 




(Suite de la page 269 > 

une raison plus sérieuse à l'Italie. 
Mais même dans ce cas, 11 n'est pas 
nécessaire de tout mettre à feu et à 
sang; il ne suffirait, à l'exemple de 
la France et de l'Angleterre, que de 
renforcer les effectifs des postes 
échelonnés le long des frontières 
pour paralyser toute incursion hos- 
tile. Et d'ailleurs, le gouvernement 
abyssin ne saurait être tenu respon- 
sable dej faits et gestes des tribus 
nomades et belliqueuses sur lesquel- 
les il n'a qu'une autorité nominale. 

L'incident d'Ual-Ual, en 1934, a- 
joute une nouvelle page à l'histoire 
des tentatives d'Infiltrations italien- 
nes en Ethiopie. 

Quoique l'Italie, dans les traités 
de 1897 et de i»08 et sur ses cartes 
officielles, eût reconu Ual-Ual com- 
me possesion éthiopienne, elle enva- 
hit cette région en 1929 et lors de 
l'incident de 1934, elle occupait ce 
poste avec 250 soldats. A cette oc- 
casion, la Société des Nations a 
énerçiquement condamné 1t t a 1 1 e 
comme l'agresseur et du même coud 



Gouret 

Chez les petits, la saison de gouret 
est terminée et les championnats 
sont décidés, ce qui prouve que les 
jeunes n'ont pas flâné. 

Chez les seniors, le club de Ber- 
rlault a remporté les honneurs. La- 
rivière lui a livré une lutte acharnée: 
mais il a dû baisser pavillon devant 
le jeu supérieur de ses adversaires. 
Berriault l'emporta par le pointage 
de 1 à 0. 

Chez les juniors, l'enthousiasme 
fut des plus bruyants. Après soixan- 
te minutes de jeu rapide et enle- 
vant, Harcc vainquit Bélec par une 
marge d'un point: 2 à 1. 

Chez les "midgets",- l'intérêt n'a 
pas manqué. Lévesque se montra su- 
périeur à Johnston en le défaisant 
4 à- 2. 

Ballon au panier 

Les ligues intérmurafes 'de toalion 
au panier ont terminé leur saison. 
On annonce l'organisation d'une 
nouvelle ligue pour la saison du prin- 
temps. 

R. P. 

a démasqué la supercherie de ses 
prétentions. 

Nos adversaires ne vont pas pré- 
ïtndre, après cela, que l'Italie fait 
une guerre défensive? Nous répé- 
tons, au contraire, qu'elle ne peut 
être plus^agressive et injustifiable. 

Les hymnes enflammés de Musso- 
lini au poignard, à la mitrailleuse, 
à là valeur bienfaisante de la guer- . 
re, bannissent tout doute au sujet 
de l'esprit de cette guerre. 

Que la Société des Nations ait né- 
gligé partiellement _$e sanctionner 
les agressions intervenues depuis 
1921, que l'Angleterre et la France 
n'aient pas toujours observé les pré- 
ceptes de la Justice dans leurs 
guerres de conquête, que l'Allema- 
gne art forfait à son honneur etrk 
ses obligations, ces précédents fâ- 
cheux n'infirment pas l'autorité de 
la Société des Nations ni ne con- 
fèrent à l'Italie la liberté de reje- 
ter toute contrainte et de violer Jes 
engagements les plus sacrés. 

Quelque soient les excuses et les 
justifications de l'Italie, nous ne 
pouvons renoncer à un pouce de 
cette vérité: Nous vivons en 1936 
et cette guerre coloniale constitue 
une odieuse agression qui ébranle 
l'ordre international et la plus im- 
périeuse exigence du Bien Commun. 
La fin ne justifie pas les moyens — 
pas plus en droit qu'en morale et 
pas que la Justice internationale 
droit interne. — Nous ne croyons 
pas que la Justice international 
soit un phare tournant dont Musso- 
lini, cet homme-révolution, ait li- 
cence de masquer ou de dévoiler la 
lumière, au gré* de ses fantaisies. 
(N.DXJD. Nous reproduirons, dans un nu- 
méro subséquent, le discours de Monsieur 

Orner Chartrand.) 




Des chefs . . . 



fSUite de la page 2*73- 

et fortes. Ce sont les riens qui ma- 
nif estent le caractère: un geste en 
dit plus long parfois que toute une 
conversation. Savoir être circons- 
pect en tout, voilà vraiment la mar- 
que de la maîtrise de èoi. 

Nous reviendrons certainement 
''sur la devise du chef qu'a si admi- 
rablement développée le R. P. Bes- 
sière dam "Sert". Son sublime 
"Pater du serviteur' vaut d'être su 
de tous. 

JBC. 



«.Cher Sphinx": Pouvez- vous 

me dire si en Sibérie, on pend les 
hommes avec une jambe de bois ? 
SCRUPULE. 

"Cher ami": — Je crois que là- 
bas on~emploie le même procédé que 
par ici: on pend les hommes avec 
une corde. 

"Cher Sphinx": — Je n'appartiens 
plus à la famille universitaire, mais 
j'ai recours à vous quand même. Je 
viens de me marier et mon patron 
m'a refusé une augmentation de sa- 
laire. Ne trouvez-vous pas Cela in- 
juste pour un employé dévoué com- 
me mol ? — ALEX. 

"Cher Ami": — Rien de surpre- 
nant que votre patron n'ait pu vous 
aider, car il n'est certainement pas 
responsable des accidents qui arri- 
vent à ses employés eiî dehors des 
heures d'ouvrage. 

"Cher 8phinx'*: — Est-ce que X._ 
a été -classlflé parmi les immortels 
de l'Académie?— EUPrBSMIE. 

"Chère amie": — On dit que oui; 
mais s'il continue à se bourrer de 
chocolats . . .j'ai bien peur . . . 

"Cher Sphinx"* — Est-ce que Pé- 
riclès, Socrate «t Aristophane oit 
acquis le même degré de popularité? 
—XXX 

"Cher ami:" Pourquoi m'adressw- 
vous une telle question, vous 
bien que j'ai horreur des boxeurs! 



Le fils de . . . 

(Suite de la page MO' 

comédiens. Peut-être n J y-a -t-il pai 
assez de variété dans sa voix; mais 
la clarté du timbre et la chaleur 
qu'on y sent fait oublier cette petite 
faiblesse. H a joué comme un Char- 
lemagne. 

Bertrand possède une voix ma- 
gnifique et un entrain peu ordinai- 
re. Pour parler familièrement, 11 
s'est mis dans la peau de Charles, 
fils de Roland. A mon avis, Jean- 
Jacques a très bien joué et notre se- 
crétaire-correspondant a fait bonne 
figure. 

Roussel, Laçasse et Gravell* 
moine, Ragenhardt et duc de Nay- 
me ont réussi. Ils ont habilement 
secondé les rôles plus importants. 
Tous, acteurs, figurants, organisa- 
teurs, et aussi directeur, ont fait d* 
notre pièce- un véritable succès ar- 
tistique. 

n nous est impossible de ne pas 
mentionner tout ce que Fernand 
Larouche a fait pour la pièce de 
Ganelon. S'il ne nous fut pas don- 
né de l'applaudir, c'est que la ma- 
ladie a eu raison de ses forces rt 
l'a contraint à abandonner au mo- 
ment même où nous étions a 1* 
veille de jouer. C'est donc un ges; 
te de géant que Roussel a accompli 
en acceptant le rôle du moine qui- 
a d'ailleurs bien conduit 

*La Société des Débats a donc 
réussi sa pièce annuelle. La réussite 
est due au travail, au talent sans 
doute aussi, et à ^ direction expé- 
rimentée qui est donnée a *• 
jeunes. 

x A tous ceux qui ont contribué * 
donner au "Fils de Ganelon" un » 
magnifique succès, nous offrons nos 
félicitations et présentons nos P^ 
chaleureux mercis. 



> 






J.-J. TREMBLAT 










VA 






MCtBRC OU StCftiTAfttAT 
|NTE*HATI0*AL OÇ PKC$SE 
UNIVERSITAIRE CATHOLIQUE 




JOURNAL Bl-MENSUEL PARAISSANT 
- LE lia ET LE 19 DE CHAQUE MOiS 
D'OCTOBRE À JUIN 




, , ORGANE DE LA 

SOCIETE DES DÉBATS FRANÇAIS . 
DK L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 






+éïm 



Abonnement f 50 sous. 
Ottawa, par la poste: 75 sous. 



Directeur: Henri Prévost. 
Aviseur: Jean- Jacques Tremblay. 



Rédae$eur-en-chef : Jean -Charles Aubin. 
Administration: Yvon Beaulne. 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



. 



La tension européenne 

Jamais depuis 1914 le spectre de la guerre n'a occupé l'attention de 
l'Europe avec autant d'assiduité que durant ces dernières semaines. L'ira- 
jninence du danger' a communiqué aux pourparlers diplomatiques une 
nervosité mal dissimulée. La contagion a gagné-jusqu'au flegmatique Saxon 
et l'a engagé dans une nouvelle course aux armements. Quoique la plu- 
part des nations soient prêtes a affronter une guerre, le danger n'est 
peut-être pas aussi rapproché qu'on le croit. Espérons-le, en dépit des cir- 
constances peu rassu r a n tes. Il suffit d'une étincelle maladroite pour mettre 
le feu aux poudres et déclancher une mêlée générale. C'est ce que plusieurs 
redoutent et veulent parer à' tout prixT ~ 

Avant la campagne militaire de l'Italie en Afrique, le calme sem- 
blait flotter sur l'Europe, tel le calme qui précède un orage. Mais le conflit 
Italo-èthiopien-vient rompre le front uni de Stresa et compliquer les rela- 
tions internationales. Cet événement force l'Angleterre à Jouer cartes sur 
table et à dévoiler la véritable orientation de sa politique étrangère. Il ne 
surprendra personne de rappeler que le véritable caractère de cette inter- 
vention anglaise ne ressort pas du "casus belli ' ni de l'infraction aux traités. 

L'empressement de l'Angleterre à se dresser en justicière et à pour- 
suivre sa mission avec acharnement nous déroute. Nous ne sommes pa.< 
habitués, en effet, à la voir quitter son splendide isolement, dans des cas 
de cette gravité, dans le seul but de faire respecter des traités ou de s'im- 
proviser champion de l'opprimé. Le principe moteur de son intervention se 
EflLd&ns urLordre plus concret. "Chacun sai t., déclarait un grand soçipT 
logue américain, que le conflit en Ethiopie se joue entre l'Angleterre' et 
l'Italie et que l'Ethiopie n'est qu'un prétexte. L'Angleterre craint la domi- 
nation de l'Italie dans la Méditerranée et par conséquent en Egypte et le 
long du canal de Suez". Pour le même motif, elle ne peut permettre à aucun 
peuple de contrebalancer son propre pouvoir dans le bassin de la Méditer- 
ranée. En 1925, elle se servait de l'Italie contre la France; maintenant, elle 
fait en sorte que la France serve ses desseins contre l'Italie. Dans le passé, 
elle fut l'alliée de la France dès que Guillaume n entreprit de doter l'Alle- 
magne d'une trop puissante flotte de guerre. Diviser pour régner: telle es't 
U formule magique de l'étonnante stabilité de son empire. 

En acculant l'Italie au mur. en tentant d'entraîner l'Europe dans 
une croisade contre ce pays, l'Angleterre n'a qu'une préoccupation: servir 
ses intérêts et affaiblir sa rivale. Pour arriver à ses fins, elle n'hésite pas à 
lier à sa cause la Société des Nations. Instrument d'une politique vacillante 
H n'est pas étonnant que le prestige de cet illustre organisme périclite . . . 

Dans l'exécution de ses plans, l'Angleterre compte sur l'entier appui 
de la France. Mais celle-ci, sans se dérober tout à fait à cet office, cherche 
une solution à la fois satisfaisante pour l'Angleterre et l'ïtalie qu'elle ne veut 
pas contrarier. Les hymnes guerriers d'outre-Rhin n'ont rien de rassurant et 
lui rappellent au contraire que le glaive de Damoclès reste suspendu au- 
dessus de sa tête. Ainsi s'expliquent ces longues hésitations et ces compromis 
infructueux. 

Le coup de théâtre de Hitler, en Rhénanie, relègue aux oubliettes la 
fameuse question des sanctions au grand soulagement de la France. Est-ce 
que Hitler, dont les sympathies .intéressées pour l'Italie sont manifestes, 
aurait joué cet atout dans le but de tenter un dernier rapprochement avec 
^ pays en créant une diversion opportune? C'est possible. Cette nouvelle 
situation obligera certainement la France et la Grande-Bretagne à fixer 
leur position indécise par le jeu des alliances. Il serait malséant surtout 
Pour la France de se replier dans un quiétisme platonique et d'attendre 
•es événements. Malgré l'apparente bonne volonté de part et d'autre de 
«maintenir là paix, les incidents de frontières sont à prévoir et surtout à re- 
douter en raison de l'état de surexcitation générale. 

Si, dans ces circonstances difficiles, l'Angleterre cherche à tempo- 
"»« et à s'esquiver adroitement du conflit, il reste par contre à la France 
ï'appui précieux de la Russie. Les Soviets disposent, en effet, de plusieurs 
Prions de soldats sous les armes. Il est vrai qu'ils sont actuellement à cou- 
teaux tirés avec le Japon en Mongolie, mais on- ne peut prévoir pour le 
moment un conflit armé. 

Nous voyageons loin du Canada, 11 est vrai, mais le problème européen 
nous inquiète tout comme si l'océan ne mesurait que la largeur de la Man- 
che. U dernière grande guerre évoque en nos esprits des souvenirs trop 
Pénibles et trop révoltants pour que la prochaine nous retrouve aussi mou- 
tons. Nous ne nous sommes pas encore relevés de l'abîme où nous a plongée 
14 Kuerre de 1914. Nous payons chèrement aujourd'hui une aventure qui 
nous a coûté des vies et des milliards et qui nous a légué la pauvreté et la 
Wsère en retour. Pourquoi tenterions- nous de nouveau une expérience qui 
no « a valu infiniment plus d'"onus" que d'"honor"? A cette heure trou- 
ante où tant de nations capitulent, nous avons l'insigne satisfaction d en- 
tendre nos chefs-d'états oroclamer bien haut notre neutralité. 

G.-U. MAURICE 



BILLET 




impies 



chiffr* 






es 



La fête de 
saint Thomas 



* 



O pauvre étudiant qui te plains 
sans trêve d'avoir trop de travail, 
lis et médite ces quelques lignes et 
cesse tes gémissements et tes pleurs! 
Car tu trouveras là la preuve que du- 
rant les 270 jours que tu passes ici, 
tu ne travailles que 36 heures/ 

Vois, plutôt. 

Tous les dimanches de l'année sco- 
laire sont chômés: voilà donc déjà 
+ 36 jours où tu ne fais rien. Ajoutes- 
y la somme des congés hebdoma- 
daires (mercredis et samedis), 72 
demi- journées, soit 36 jours, et voi- 
là qu'il ne te reste plus que 198 jours. 

Mais n'aie garde d'oublier les con- 
gés extraordinaires: la fête du Saint- 
Esprit, la Toussaint, la Sainte-Cathe- 
rine, l'Immaculée Conception, l'anni- 
versaire de l'approbation des Règles 
des Oblats de Afarie Immaculée, la 
Saint-Thomas, la Saint-Patrice, la 
fête du T. R. P. Recteur et enfin l'As- 
cension: en tout 9 jours — reste 
189. 

Et puis, malheureux, que fqis-tu 
des vacances de Noël (17 jours) et 
de Pâques (5 jours)? Voilà encore 
22 jours à déduire, qui ne t'en laissent 
que 167. 

Ne sont pas négligeables non plus 
les doux moments après lesquels tu 
soupires dès ton lever, les doux ins- 
tants que tu passes à dormir et aux- 
quels tu consacres 8 heures par jour 
(au moins!), soit 2160 heures, soit 
90 jours. Et voilà pourquoi tu n'as 
plus que 77 jours à ta disposition. 

De plus, ont t'alloue "quotidienne- 
ment". 6 heures, au plus bas mot, 
pour tes repas et tes récréations, 
ce qui fait, de septembre à juin 
(exclusive), 1620 heures #u $7 jours 
et 12 heures. 

Mais ne va pas croire, dans ta 
candeur naïve, que les 9 jours et 12 
heures qui te restent sont tous con- 
sacrjês au travail. Loin de là; je n'exa- 
gère certainement pas en disant que 
tu perds au moins 8 jours, durant 
l'année, pour cause de maladie. 

Eh bien! pauvre fainéant, déduis 
ces 8 jours et lu verras, comme je l'ai 
dit tout-à-l'heure, que si vraiment 
tu travailles pendant ton séjour ici, 
(et l'on peut en douter), tu ne peui; 
consacrer à la besogne plus qu'une 
jovàjiée et 12 heures, soit 36 heures. 

36 heures sur 6480! Un jour et 
demi sur 270 ! ! Quelle corvée ! ! ! 

Ah! Virgile avait bien raison: 

"O fortunatos nimium sua si bona 
norint .. . . discipulos!*' 

VSTAZADE. 



Fervents disciples de saint Thomat 
d'Aquin, les philosophes de l'Univer- 
sité et des collèges affiliés manifes- 
taient, à l'approche du 7 mars, une 
activité fébrile, car il s'agissait de 
rendre les célébrations aussi inté- 
ressantes que par le passé. 

Des trois soirées philosophiques or- 
ganisées par les philosophes de l'U- 
niversité et des collèges Bruyère et 
Notre-Dame, monta un concert de 
louanges et d'hommages en l'hon- 
neur du philosophe par excellence. 
La variété des sujets traités, la qua- 
lité de la musique et la belle exé- 
cution des nombreux chants et ex- 
traits, firent de ce triduum de ré- 
jouissances un succès que nous n'o- 
sions anticiper. 

De l'Université partirent les pre- 
mières notes de l'harmonieux con*^ 
cert Le programme, lQnguejnent éla-1 _ 
bore, nous offrait trois dissertations. 
La première nous fut donnée par M. 
Marcel Lacourcière, sur "La nécessi- 
té de la philosophie". Puis, avec con- 
naissance de cause, M. Michael Hou- 
rigan nous parla du fléau des temps 
modernes: l'athéisme. La dernière, , 
mais non pas la moins au point, fut 
celle de M. Jean-Charles Aubin: 
"Dieu et la paix"! Les heures graves 
et angoissantes que l'Europe et l'uni- 
vers tout entier vivent présentement, 
en faisaient une question de la plus 
haute actualité. — L'orchestre sym- 
phonique, sous l'habile direction du 
R. P. Paquette, O. M. I., tempéra, 
grâce à l'exécution de plusieurs piè- 
ces, le ton un peu grave des disser- 
tations. Et la soirée se termina sur 
une note gaie: un extrait de la 
comédie: "A Night with the Phllo- 
Bophers", du P. Gohiet, O.M.I., qui. 
au dire de connaisseurs, fut bien 
interprétée. , 

Le programme de la seconde jour- 
née était des plus remplis. Bien que 
beaucoup aient été dans l'impossibi- 
lité d'assister aux débats philosophi- 
ques des étudiants de l'Institut, ceux- 
ci remportèrent un beau succès, que 
nous ne pourrions passer sous si- 
lence. 

Le soir du même jour, les philo- 
sophes du Collège Bruyère donnaient 
une représentation sous la présidence 
d'honneur de fi. E. Mgr Forbes. Après 
quelques mots de bienvenue, Made- 
moiselle H. Drouin disserta sur "La 
connaissance de Dieu par la raison*'. 
Mesdemoiselles B. Williamson, M. 
KeevU et J. Oarneau présentèrent 
des travaux subtils et savants sur 
"La nature de la beauté'; "La consti- 
tution de la matière!' et "La loi na- 
turelle", respectivement. — Musique 
et chants ajoutèrent au succès de la 
soirée. JJn extrait du "Mystère" de 
H. Ohéon, "Le triomphe de s. Tho- 
mas d'Aquin" dérida même les phi- 
losophes les plus graves, et tous st 

<8aHe à lft IW 2») 



f 



. 







• 




■ 








I 



1 



- 




LA EOTONDE, lS MARS 199t 



L'Education nationale 



Voilà un sujet à la mode. Pas un 
pays où 11 n'en soit question. Par- 
tout l'on cherche a intensifier, dans 
les âmes, pour des fins diverses, les 
intérêts et les sentiments nationaux. 
Chez nous, le mouvement s'accentue, 
et des groupes de propagandistes 
s'organisent. Que penser de tout ce- 
la? 

Si fécond qu'U soit en aperçus va- 
riés, ce problème, chez les «autres 
peuples, m'intéresse de moins près. 
Pour me prononcer sur l'opportunité 
et la nécessité de ce mouvement dans 
la province de Québec, il me faudrait 
une compétence que je n'ai pas. Cest 
donc uniquement son aspect franco- 
ontarien que j'envisagerai. 



ÉCOLE NORMALE 



Compensations 







** 






D'abord, il faut se garder de toute 
exagération. Dans la correction 4.'a- 
bus, 11 y a toujours le danger de me- 
sures extrêmes. Ainsi, l'on aurait tort 
d'attribuer à un manque d'éducation 
nationale toutes nos défaites comme 
toutes nos lacunes, et de croire qu'elle 
sera une panacée infaillible à tous 
nos maux. Il y aurait ainsi péril de 
négliger certains facteurs, tout aussi 
nécessaires à notre influence: la cul- 
ture générale, par exemple. H serait 
également faux de croire que" cette 
éducation est nouvelle, qu'elle ait 
été totalement négligée dans le passé. 
Depuis toujours elle a existé parmi 
les Franco-ontariens. Notre conser- 
vation comme groupe ne s'explique- 
rait pas autrement. Nos journaux, 
nos organisations, notre personnel 
enseignant, nos pères et mères de fa- 
mille, depuis un quart de siècle plus 
particulièrement — tout le temps 
que dura la lutte contre le Règlement 
XVII — ont tous fait de l'éducation 
nationale, et de l'excellente. Nous 
continuons, ce me semble, par des 
moyens peut-être un peu différents, 
mais avec autant d'ardeur, une for- 
mation si bien commencée. 

Il importe encore de ne pas oublier 
que notre éducation nationale, si elle 
doit être la même que celle de tous 
les groupements français du Canada 
dans ses caractères essentiels: amour 
et fierté de son parler, de ses origines, 
et résolution tenace d'y demeurer 
fidèle, comporte, cependant, la di- 
versité dans les traits accidentels, tel, 
par exemple, le dosage de l'anglais 
bans les écoles, dans les affaires, dans 
les relations sociales. 

Ces précisions établies, nous ne 
donnerons jamais à nos petits en- 
fants, surtout en raison de l'am- 
biance où ils doivent vivre, des con- 
victions trop profondes sur l'impor- 
tance de penser, de parler et d'agir 
en Canadiens français, parfaitement 
chez eux, non seulement dans la pro- 
vince de Québec, mais aussi dans 
l'Ontario. 

A. R. 



Nous sommes nés, nous les élèves 
de 1935—36, sous une bonne étoile. 
A rencontre de ce qui s'est toujours 
pratiqué, les candidats malheureux 
aux examens de février pourront, 
cette année, se réprendre en juin. Si, 
maintenant, le Ministère_de l'Ins- 
truction publique veut décréter des 
examens, en juillet, pour les 
"échoués" de juin, notre sérénité se- 
ra imperturbable. 



Si, par hasard, quelqu'un était 
tenté de croire que les professeurs ne 
sont pas sourds à la voix de la mi- 
séricorde dans leurs "recommanda- 
tions", qu'il se détrompe. Ils ne prê- 
tent roreillç qu'à la justice, une jus- 
tice sévère et intransigeante. La 
preuve? Sur 203 élèves, 35 seulement 
ont connu l'indicible suavité de la 
recommandation dans les cinq ma- 
tières de l'examen Semestriel. 



x 



w r 



Quinze jours sans enseignement 
pratique: ceux-là seuls qui ont sé- 
journé à l'Ecole Monnaie, peuvent 



Les illusions 

J'ai un '-vieil ami qui, malgré sa 
tète blanche et son pas un peu ra- 
lenti, a conservé sa jeunesse de coeur 
et d'esprit. Je pourrais presque lui 
appliquer ce mot que Gérard Bauer, 
jeune, disait, avec une familiarité 
toute respectueuse, à- l'adresse de 
Paul Bourget, à l'occasion de ses 
noces d'or de vie littéraire: "C'est le 
plus jeune de mes camarades". 

Mon ami ne s'excuse pas de re- 
nouveler sa jeunesse à perpétuité. 
L'on ne se justifie pas de ses quali- 
tés, dit-il. Pour jeune qu'il soit, il 
prétend n'avoir plus d'illusions. H 
va jusqu'à croire qu'il s'en est de- 
puis longtemps "débarrassé. Voilà 
pourquoi il ne cesse de^me repro- 
cher» — très amicalement et avec 
beaucoup d'indulgence, d'ailleurs — 
les miennes, mol qu'il a surnommé 
"l'homme aux illusions". 

Ce titre, que je dois, sans doute, à 
un optimisme contracté à l'Ecole 
Normale, ne m'attriste pas trop. 
J'en suis même un peu fier. N'a pas 
d'illusions qui veut. C'est un luxe 
que l'hyper -réalisme moderne a 
rendu rare.. Qu'ils sont à plaindre 
ceux qui n'ont pas d'illusions. Com- 
me les prisonniers dont les barreaux 
d'acier de leur cellule sont l'unique 
horizon, ils sont condamnés à n'en- 



visager toujours que la froide et 
décevante réalité. Rien qui enso- 
leille leur vie. 

Et pourtant, comme il est parfois, 
nécessaire de sortir de la réalité ! 
S'il est bon, même indispensable, 
pour qui veut ne point s'enorgueillir, 
de se rendre un peu compte de son 
ignorance, combien plus importe-t- " 
il, si l'on désire éviter le décourage- 
ment noir et amer, de ne point me- 
surer l'effrayante profondeur de 
ses lacunes ! Combien de malades 
qu'un mal inéluctable attend aux 
sources mêmes de la vitalité, pour- 
raient, sans désespoir, considérer 
l'avenir,, si l'on retranchait de leur 
vie le rêve consolant d'une guôrison 
possible, sinon prochaine ? 

Vous imaginez- vous, anciens de 
l'Ecole Normale, quelle vie voue au- 
riez menée, pendant neuf longs 
mois, si l'on vous avait révélé, dès 
vos premiers tests et dès vos pre- 
mières leçons, le piètre résultat de 
vos efforts, sans laisser subsister 
dans votre àme même la pâle et fai- 
ble lueur de la plus vacillante des 
illusions ! 

Non, mon vieil ami se trompe. Les 
illusions sont salutaires. Même je 
pense que son bonheur serait moins 
plénier s'il n'avait point conservé 
.'illusion de n'en point avoir. 

• A. R. 



Chapleou 



La semaine d'éducation suggérée 
par le Ministère de l'Instruction pu- 
blique n'est pas passée inaperçue 
dans notre école. Le dimanche, Mon- 
sieur le Curé Gascon démontra, dans 
une brève allocution fort goûtée de 
tous, l'importance de l'éducation. 
Puis, il invita les parents à visiter 
leurs enfants en classe, afin de cons- 
tater leurs progrès. 

Notre principale, Soeur Supérieure 
du Couvent de Sainte-Marie, avait 
choisi, comme jour de visite, le Jeudi; 
de trois heures à quatre heures. Un 
groupe considérable de parents ré- 
pondirent à l'invitation 

On examina les enfants du cours 
bilingue en catéchisme, en arithmé- 
tique, en lecture et en orthographe. 
En plus, il y eut récitations, et pour 
terminer, notre chant national. Les 
élèves de mon troisième cours se 
firent valoir dans deux leçons: la 
première, la" lecture d'un morceau 
patriotique, et la seconde, l'orthogra- 
phe française. Us ont été l'honneur 
de leur institutrice. J'ai été en me- 
sure d'apprécier en cette occurence 
la valeur des méthodes apprises à 
l'Ecole Normale. 

Avant le départ des visiteurs, notre 
Directrice donna une causerie fort 
intéressante sur l'éducation. Elle in- 
sista surtout auprès des parents sur 



la nécessité pour leurs enfants de 
parler français à la maison. Les pa- 
rents nous quittèrent enchantés des 
progrès de leurs enfants et se pro- 
posent de revenir encore. 

G. C. '33. 

(N.B. — Voilà une excellente pra- 
tique dont nous félicitons les gens 
de Chapleau. Il serait à souhaiter 
que cette initiative se propageât dans 
la province. Les parents doivent s'in- 
téresser personnellement à l'éduca- 
tion de leurs enfants. Ces séances 
leur en fournissent V occasion). L. R. 



Quelle douleur que la mienne, i^ 
dernier, quand J'appris, par la pubii* 
cation officielle des résultats d'en, 
mens de l'Ecole Normale, que j'ai 
échoué dans une des matières! c>$ 
en vain que j'essayai, pour sultre un 
conseil maintes fois entendu, de don- 
ner le coup de barre qui orienterait, 
dans une autre voie, mes tristes pen- 
sées. Pour un huitaine, Je fus bien] 
abattue. Que celle qui ne l'aurait 
pas été me jette la première pierre. 

La perspective de trouver, en dépit 
de mon insuccès, une école pour sep. 
tembre, me consola un peu. Mon en- 
gagement définitif, quelques semai- 
nés plus tard, me rasséréna compiè- 
tement. Dans ma classe, prise par la 
tâche absorbante de chaque jour, 
j'oubliai bientôt ma peine de juillet. 

La reprise de mon examen, en fé- 
vrier, ouvrit de nouveau, hélas! la 
blessure. C'est un peu- beaucoup a 
regret que je reprjs le diemin d'Ot- 
tawa. J'étais plus triste que lorsque 
je m'y acheminai pour la première 
fois. L'on a beau être du "bon mon* 
de**, l'on n'en conserve pas moins 
pour tout cela encore une petite 
pointe de respect humain. 

Je n'eus pas plutôt pénétré dam 
l'Ecole Normale que je retrouvai la 
paix. Je me présentai d'abord chez 
le. Principal. Tous ceux et toutes 
celles qui sont passés par ce bureau, 
qui ont connu l'accueil sympathique 
de ce prêtre "jamais occupé" mal- 
gré les paperasses qui encombrent 
son pupitre, savent que l'on ne quitte 
pas cette chambre spiritualisée sans 
se sentir un peu plus de courage au 
coeur, un peu plus réconcilié avec la 
vie. 

Puis, je présentai mes "lettres de 
créance" à Mlle Parent dont l'ina- 
movible bon sourire accueillant me" 



Bons mots 



Echange de procédés 

-Comment, Maddy. tu as mangé 
tous les bonbons de ton petit frère? 
— Oui, maman; mais à la place Je 
lui prêterai mon nécessaire de cou- 
ture. 

À l'école. 

Le maître — Que fit Colomb lors- 
qu'il eut mis le pied sur le sol d'A- 
mérique ? 

L'élève — H se dépécha d'y mettre 
l'autre, M'sieur. 

Drôle de pistolet. « 

— Quand il vient vous rendre vi- 
site, il ne peut plus 4'en aller. 

— C'est un drôle Se pistolet ! . 

—En effet; il est impossible de le 
faire partir. 



réconforta. De là, j'allai saluer mes 
anciens professeurs qui, tous, furent 
si bienveillants que je crus, pour un 
instant, qu'ils s'inclinaient devant 
une normalienne comblée de par- 
chemins, tant ils me firent oublier 
que j'étais une humiliée qui repre- 
nait un examen. Un coup d'oeil ra- 
pide dans la bibliothèque où je vit 
Mlle Tarte, avec sar-patienee et sa 
bonhomie habituelles, à donner des 
renseignements. 

Un brin de causerie en classe, sani 
la moindre allusion, par qui que ee 
soit, à mon échec, comme si j'étais 
en visite et rien autre, et la cloche 
annonça l'examen. 

Heureux échec qui me permit ce 

retour à l'Ecole Normale. 

B.C. 



Chronique de la quinzaine 



comprendre tout ee que cette halte 
comporte de détente, de sommerl pai- 
sible, de jours sans soucis. Jamais, 
de mémoire d'homme, je n'ai yu filer 
deux semaines aussi rapidement. Et 
dire que les quinze jours finis . . . 
l'on a hâte de reprendre l'enseigne- 
ment. Pascal a raison! Quel foyer 

de contradictions que le coeur hu- 
main! 



Il ne faut pas médire du printemps 
. . . surtout quand il suit un inter- 
minable hiver. Mais il serait encore 
beaucoup plus gentil s'il ne collait 
à la semelle de nos "claques" et ga- 
loches, pour nous le faire entrer 
à l'Ecole Normale, tout le sable dé- 
posé sur les trottoirs, au cours de 
l'hiver. Les parquets, d'habitude si 
propres qu'on pourrait s'y asseoir, 
pour manger sans nappe, — vont 
perdre leur propreté.. C'est dom- 
mage! 



Nos devanciers écrivaient leur exa- 
men en Science d'Education en fin 
de février, pâralt-il. Us avaient donc, 

à cette date, parcouru les 320 pages 
du volume. Nous en sommes, au début 
de mars, à la page 180. Vous ne sau- 
riez croire quel prodigieux respect 
cette constatation nous inspire pour 
la capacité d'absorption de nos pré- 
décesseurs. De^Gargantua intellec- 
tuels, quoi! \s 






Croire que seule l'approche des 
examens peut mettre les normaliens 
sur pied, de très bonne heure le ma- 
tin, serait un jugement téméraire. 
Les examens sont finis ... et la pra- 
tique se continue. Us font tout bon- 
nement leur carême. Bon nombre, à 
ce compte, il faut l'avouer pour être 
Juste, font carême toute l'année. 



entretenir à notre endroit. Mais J'ai 
souvent songé, au cours d'une leçon 
particulièrement intéressante»— -A 
elles sont nombreuses — que si j'é- 
tais jeune, et si j'avais le choix de 
mon école, j'élirais domicile à Ot- 
tawa pour y fréquenter l'école S.- 
Pierre (étant fillette) où j'attendrais 
trois heures, avec curiosité, le maté- 
riel concret qui accompagne inlas- 
sablement normaliens et normalien- 
nes. 



Je ne sais pas si c'est pure imagi- 
nation, mais j'ai l'impression que 
la gent normalienne est moins bruy- 
ante. Serait-ce l'effet d'une fatigue 
excessive? Aurions-nous atteinte* 
degré de sérieux où l'on n'éprouve 
plus le besoin d'exprimer, avec des 
éclats de voix enfantins, ses senti- 
ments ternes? Se pourrait-il que 
le texte de Shakespeare: "Her voiee 

was ever soft, gentlè, and low,— *J 

• soit 



excellent thing in a woman 



J'ignore quels sentiments les élè- 
ves des écoles de pratique peuvent 



•-enfin parvenu jusqu'aux profondeurs 
de notre conwience psychologique. 






^■rar— - 










U.C. 



• 



LA I4T6NM, * HAJUt 



DEJ*C. 

Sincérité 

tUaMtude Qu'il faut prendre, c'est 
iBe penser Jamais *r» ds» chase» teflet 
i ion te demandait tout à coup: -A 

, pMisce-tu?", tu puisses immédiatement 

en toute franchise: "Votei à quoi 

,...• (liarc-Aurèle.) 

, pense . 

Plusieurs diront, tria tûurnure que 
tuent ces billets: "Trêve de ser- 
mi!" Là n'est pas le point: nous 
nmes à la recherche des valeurs 
visortt les postulats de toute action, 
Znous voulons en redresser l'échelle. 
\ Ce q** 1**' aujourd'hui, le plus 
\uiaut à tous les points de vue, c'est 
Utmcérttê. Le domaine des affaires, 
U haute finance, le manque de con- 
\teiencc professionelle, sont de ter- 
rtfis exemples de cette absence de 
[facerité dans les actes humains. 
4lir comme si la morale n'existait 
•os, signer "chiffon de papier " sur 
{^chiffon de papier" et jouer avec le 
in des alliances, voUà-de piètres ma- 
datations du "Progrès'*. 

Mais criet au scandale, jeter l'a- 
Inathème, est-ce là vraiment un re- 
\iUde? Tous ceux qui joutnt avec les 
\ttinrs morales ont èt$ comme nous, 
Est; «5 furent jadis des jeunes. 
[Vouloir tout réformer, sans opérer 
\ctez soi l'essentielle révolution, voi- 
U le grave défaut de notre jeunesse 
\ fougueuse. Le mal comme le bien 
\it demain réside en nous: c'est dans 
I Mtre for intérieur que nous devons 
Ht maintenant faire triompher le 
[second. 

De tous les jeunes, l'étudiant est, 
nous semble-t-U, le moins sincère 
tvec lui-même. L'instruction qu'U a 
rtçte, le milieu oU il a vécu, tout son 
entourage en somme le prédispose à 
être fuyant. Mieux que tout autre 
il saura trouver le moyen d'excuser 
tes actes, ses manquements. Lui 
nontre-t-on son devoir, la belle tâ- 
che qu'il pourrait accomplir s'il vou- 
lait, il.se dérobe ou donne un petit 
coup de coeur, puis s'arrête: U a 
i peur de se compromettre 




Avis important 

Le prochain numéro de "La 
Rotonde" paraîtra le mardi 7 
avril, ^pwt, publierons alors à 
douze pages: ce sera notre nu- 
méro de Pâques. — Par contre, 
nous ne paraîtrons pas le 15 
avril. 

LA DIRECTION 



é 



Correspondants-fantômes 



Chronique 



Le dimanche 1er mars, conféren- 
ce par le Rév. P. Gustave Sauvé, 
O.MJ., a la Salle Académique, sur' 
"Kant, Marx, Lénine et Galles". Le 
conférencier expliqua la philosophie 
du bolchevisme et son évolution de- 
puis Descartes et Kant. H s'est at- 
taché à montrer ce que Marx a don- 
né a Lénine, ce que Lénine a don- 
né à la Russie, et enfin ce que la Rus- 
sie est en vole de transmettre a l'uni- 
vers. Le conférencier termina en 
mettant au jour l'organisation com- * 
munis te du Canada. Ce mouvement 
est bel et bien implanté chez nous 
et il faut le démasquer chaque fois 
que nous en avons l'occasion, sinon 
nous en subirons les conséquences. 
(N.D.L.R. — La récente brochure 
du R. P. Sauvé: "MOSCOU AU CA- 
NADA", démontre parfaitement que 
le bolchevisme, en notre patrie ca- 
nadienne, n'est pas une pure ima- 
gination. Qu'on se la procure.) 

XXX 

Le mercredi 4 mars, cours d'Action i 
Catholique par l'abbé Berthiaume, 
aumônier diocésain dé la J.E.C. Il 
parla de "la technique de l'Action 
Catholique". 

XXX. 

Le jeudi 5 mars, ouverture de la 
célébration de la fête de saint Tho- 
mas, à l'Université. Les philosophes 
de la Faculté des Arts ont organisé 
une soirée musicale et littéraire très 



Depuis quelque temps, nous avons reçu deux ou trois lettres 
nous ignorons les auteurs, et pour cause: la signature des qor resp oncasrts 
fait défaut! Et ces "misaivefi" déversent un flot de critiques à l'endroit ê* 
"La Rotonde". Certaines de ces remarques sont bien fondées» nous le re- 
connaissons, et nous nous efforcerons d'en tenir compte; mais d'autres 
nous portent à' douter de la santé mentale de leur auteur. De deux choses 
l'une: ou bien ces épistoliers mystérieux ont raison, ou bien ils ont tort. 
S'ils ont raison, pourquoi ont-ils peur de signer leurs lettres, et s'ils ont 
tort, à quoi leur sert-il d'écrire des niaiseries dont nous faisons fi ? 

—On nous écrit même en vers, oui, en vers l Pour le plaisir de la 
chose, nous publions ci-dessous ces élucubrations versifiées. Tous nos 
lecteurs se rendront facilement compte que ces soi- disants "vers" ne sont 
qu'une vulgaire prose où les "vers" se sont mis. 

(Comme nous ne publions aucun manuscrit non signé, nous avons 
forcés d'inventer un nom pour l'auteur de ces divagations, et nous avei 
choisi celui qui convenait le mieux à un correspondant "anonyme**). 



'O 



- 




la vmmrrmtÊiji 









bien réussie. Marcel Lacourcière fit 
ae se ^* r ™" lT '- n , le discours d'ouverture et nous par- v 

e sincère avec soi-même c est ne u de u necessité de la philosophie. x 
pas marchander son moi. Faire tout MichaeL Hourigan traita le sujet sui- r* 
l'une Volonté suprême, yant . .« Atheism Mo dem Scourge"[ 

et Jean-Charles Aubin fit une disser- 
tation sur "Dieu et la paix". Les phi- 
losophes de langue anglaise ont pré- 
senté un extrait de la pièce "A night 
with the philosophers" de G.-H. Go- 
hiet, O.M.I. L'orchestre était sous la 
direction du R. P. Paquette, O.M.I. 
x 



- 



ELEGIE A LA ROTONDE 

Qu'est-ce donc, pauvre Rotonda 
Qui te rend si moribonde 
Ancienne reine du studieux mondé 

• 

Ton doux sourire de joconde 

Dans l'ennui qui t'inonde 

A la tristesse succombe. 

Pourquoi n'être plus féconde 
Parce que dans un autre monde 
Les "4 foins" ne te "pondent"? 

Pourquoi ce visage sombre 
Ces colonnes remplies d'ombre 
Cet amas de décombres? 

Tu voguais gaiement sur Vonde, 
Mais hélas, pauvre Rotonde, 
Triste, tu marches vers la tombe. 







~~s 






* 



4MB ONYM* 



sans arrrière-pensée, avec amour, est 
k signe de la vraie sincérité. Toute 
œuvre sincère -porte ses fruits: 
"Cherchez le Royaume de Dieu et sa 
Justice, et le reste vous sera donné 
par surcroit". Il faut présenter son 
apte sans arrière-boutique, nue; c'est 
la condition du vrai progrès vers 
notre destinée. "Notre civilisation, 
Ht Daniel-Rops, repose sur une con- 
ception de l'individu égoïste, cher- 
chant dans l'exclusive satisfaction 
de ses instincts, le sens perdu de sa 
iestinée"; notre manque de charité 
nous a conduit là. Notre prochain 
Met développera ce dernier point 
de vue. JEC 



Faculté de philosophie 

Nous apprenons de source autori- 
sée la nomination du R. P. Gustave 
Sauvé comme Doyen de la Faculté 
lie philosophie, et celle du R. P. Ro- 
méo Trudel au [Secrétariat de la 
même faculté. 

Toutes nos félicitations aux nou- 
veaux élus. 

Le R. P. Raoul Leblanc reste vice- 
doyen. 



m 



Puisque notre Ane Onyme aime les vers, laissons la plume à not** 
Ailleurs. » 



- I 






A MA CHERE ROTONDE 



Un oubli 

Dans le compte -rendu de la 
représentation du "Fils de Ga- 
nélon" au Little Théâtre, dans 
le dernier numéro, on a omis, 
par mégarde, de signaler l'effort 
Qu'a dû fournir M. Alcide Pa- 
Viette en acceptant,, quelques 
jours à peine avant la représen- 
tation, le rôle de M, Bélanger 
que la maladie retenait au lit. 
Nous voulons réparer cet oubli 
et nous présentons à Monsieur 
Paquette toutes nos félicitations 
ï»ur la manière dont il s'est ac- 
quitté de sa tâche. 

LA REDACTION. 



. 



xxx 

Le dimanche 8 mars, conférence 
par le R. P. Sweeney, O.M.I., du col- 
lège S.-Patrice. L'orateur parla dfes 
effets de la propagande communiste. 
xxx 

Le dimanche 8 mars, conférence 
à la Salle Académique, par le R. P. 
Ernest Renaud, O.M.I. professeur de 
l'Université, sur "Nos amis incon- 
nus". Nos amis inconnus, dit en subs- 
tance le Père Renaud, sont les chi- 
mistes qui rendent mille et un ser- 
vices à l'humanité sous diverses for- 
mes. Dans sa conclusion, le conféren- 
cier dit: "Mon but était de susciter un 
peu d'intérêt pour ceux qui passent 
leur vie aux recherches scientifiques, 
d'exciter assez de curiosité pour 
qu'on désire les mieux connaître, 
afin de mieux croire à leur réel dé- 
vouement; surtout que cet intérêt 
s'approfondisse, qu'U devienne plus 
tangible a l'égard de» institutions 
qui forment ces chercheurs ou qui les 
utilisent". 

xx x 
* Le mardi 10 mars, la Société des 
Débats anglais recevait deux ora- 
teurs de l'Université de New- York 
pour un débat interuniversitaire. Les 
orateurs de l'Université d'Ottawa, 
MM. Gerald Fogarty et Harry Rod- 
nev soutinrent la négative du sujet 
suivant: "On devrait abolir toutes 
les restrictions imposées a la liberté 
de parole". Les représentants de l'U- 
niversité de New-York étaient MM. 
Marvin Raskin et Stanley Oewirti. 
Ces derniers remportèrent la victoire. 
La séance était sous la présidence 
de Monsieur Léo Durham, et Me 

(Srite à |« P»t« 2*> 






Le croiras-tu, ma chère, on t'adresse des ver% 

Des vers ! 
C'est plutôt, tu le vois, de la prose à l'enverf 

En vers ! 

Ah ! je vois ton visage sombre 
Reprendre son sourire de Joconde, 
O ma chère Rotonde. 

Puisque Von veut récrire aujourd'hui à l'envers, 

(Pardon) en vers, 
Tu dois une réponse à ce faiseur de vers, 

En vers ! 






Ce cher, l'ennui l'inonde. 
A la tristesse U succombe, 

O ma chère Rotonde. 

Pour cette ponte enflée, où se sont mis les vers, 

Les vers ! 
Son esprit doit boiter, ou marcher à l'envers 

En vers t 

Il voudrait être du nombre 
Des "foins" qui te gardent dans Tombre, 
5 O ma :hère Rotonde/. 

Ne t'offusque donc pas de ce petit revers 

En vers ; 
Cor il n'a pas de nom, ce prosateur en vers, 

En vers ! 

Toi qui marchais triste vers la tombe, 
Maintenant tu vogueras sur l'onde, 
O ma chère Rotonde. 









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tA ROTONDE, 15 MARS 193* 



Ne |M*1 



L'Université champion juvénile d'Otta 




Grâce à une double victoire sur 
l'équipe "Lindenlea", le "Varsity" 
s'est assuré du championnat de la 
Cité. 

Champion des patinoires en plein 
air, le "Lindenlea" venait s'attaquer 
à l'Université, lé mercredi ^ mars 
dernier, à l'Auditorium. 

A la première période; le jeu fut 
plutôt rude car, quelques minutes à 
peine après la mise de la rondelle au 
jeu, Ken Kilrea, l'as du "Varsity", 
^ pftit blessé d'un coup de bâton à l'oeil: 
il-dut se résoudre à devenir simple 
spectateur du jeu de ses -co-équiplers. 
Le sifflet annonçant la. un des vingt 
premières minutes retentit, et nos 
gars tenaient l'ennemi par une avan- 
ce de 2 points: 2 à 0. ... - . ^.y 

I*a deuxième période, nous fut fu- 
neste: Garceau laissa entrer le bis- 
cuit dans nos buts, établissant, par 
là même, un nouveau pointage: 2 
à 1. La fin de cette deuxième strophe 
marquait 3 à 1 pour les "Grenats-et- 
gris". 

Ce fut la troisième période qui 
fournit le jeu le plus intéressant. 
Cinq fois nos représentants secouè- 
rent les filets ennemis. Le pointage 
final 8 à 1 enlevait aux cogneurs de 
Lindenlea la moitié de leurs espoirs. 

Forts de cette marge de 7 points, 
nos chevaliers étaient de nouveau en 
pleine bataille, le samedi 7 mars. 
Comme dans la première rencontre, 
Garceau se montra merveilleux, pro- 
digieux même. H faut cependant si- 
gnaler que les défenses, Pantalone et 
Larocque, lui furent d'un grand se - 
cours. Gratton, Cameron, Burke, Al- 
lan et Bertrand se Distinguèrent à 
l'attaque. Grâce à un Jeu d'ensemble . 
admirable, l'Université infligea au 
"Lindenlea" un blanchissage de 8 à 
et remporta les honneurs de la sé- 
rie, au pointage global de 16 â 1. 

Roland PIGEON. 




Ici et là 
dans le sport 




GOURET: Les ligues intermurales 
ont été suspendues, faute de glace. 
Les aspirants au championnat sont 
très déçus par le temps doux qui 
s'annonce. Mais tout espoir n'est pas 
perdu, car les capitaines de chaque 
équipe sont à faire des démarches, 
auprès des autorités, pour pouvoir 
terminer les épreuves finales de dé- 
tail à l'Auditorium., Espérons que 
leurs efforts les mènera à bonne fin. 

BADMINGTON: 1^ club de bâd- 
mington esrën pleine activité. Outre 
son directeur (le R. P. Shevenell), 
son président (M. Edwin Gendron) 
et son secrétaire (M. T. Flood), il 
compte dix autres membres: MM. 
Lafleur, Duchesneau, Chénier, Cun- 
ningham, D. Shea, A. Shevenell. 
Biais, Racine R., Desjardins et A- 
boussafy. Dimanche soir dernier, une 
série de tournois a commencé. Ces 
tournois se divisent en deux classes: 
tournois jde Simples et tournois de 
doubles. Chacune de ces deux caté- 
gories comprend aussi une partie 
de consolation. 

R. P. 



Ch 



ronique 



(Suite de la p**e 27» l 




John Madden, le Dr Arthur Powers 
et le Père Arthur Cadleux (du Sé- 
minaire) tenaient la fonction de 
juges. Au cours de la soirée, Made- 
moiselle Anna Fogarty exécuta quel- 
ques soli de piano et un quatuor vo- 
cal, composé de MM. Micfcael Houri- 
gan, Philippe Gignac, Thomas Kene- 
flck et Philip O'Connell, nous pré- 
senta deux pièces fort bien rendues. 

' X rX ' X 

Le mercredi 11 mars, â la Salle 
Académique, cours d'Action Catho- 
lique par le R. P. Ovila Meunier. 
O.M.I., sur l'action politique des ca- 
tholiques, î 
Alcide PAQUETTE. 



En roulant not' boule La Saint-Patrice 



T 



LE SPHINX 



A VOL D'OISEAU 

Italiens et Ethiopiens s'entre- 
tuent, Français et Allemands se dé- 
vorent des yeux, Russes et Japonais 
se chicanent, Eden se trémousse pour" 
sauvegarder la paix . . .et la 6.D.N. 
regarde. . . 
ERRATA 

Nous avons omis bien involontaire- 
ment le nom de Monsieur Philo Ma- 
geau, dans le compte-rendu de la 
pièce "Le fils de Ganelon". Monsieur 
Mageau a joué en artiste. Le public a 
surtout apprécié son impeccable dic- 
tion. 

AU DEBAT NE W- YORK— OTTAWA 
Syllogisme américain: 
L'amour est aveugle. 
Or le mariage est une institution. 
Donc, le mariage est une institution 

pour les aveugles. 
O TEMPORA, O MORES! 
Autrefois: 

Le monsieur à la dame: "Est-ce 
que la fumée vous dérange, Mada- 
me?" . \ 

Aujourd'hui: 

Le monsieur à la dame: "Est-ce 
que cela vous dérange que je ne fume 
pas?" 
TRADUCTION LITTERALE 

"Inde, toro pater Aeneas sic orsus 
ab alto" (Virgile) : 
"Un des taureaux du père Enée jouait 

de l'alto comme un ours". * 
CANTATE PALEMENTAIRE 
' King (ténor solo), à Bennett: 
"Vous n'êtes plus Premier Ministre!" 

Bennett (voix de fausset), à lui- 
même : 
"Serait-il vrai que je ne suis plus 

Premie*Ministre? !" 

Le choeur des ministres? 
"H se croit encore Premier Ministre!" 

Les députés (tutti) : 
"H n'est plus que l'ex-Premier Mi- 
nistre!" 
EQUATION 
Proposition: 

Un avare égale un rat. 
Preuve: 

L'avare lope (la varlope). 

Or lope est rat (l'opéra). 

Donc, l'avare est rat. 
CE QUE NOUS VOUDRIONS SAVOIR 
Le nom véritable de Ane Onyme . . . 
Le résultat des examens de juin pro- 
chain . . . 

TROIS DES QUATRE FOINS. 



La fête 'de saint Patrice sera cé- 
lébrée, cette année, avec grand éclat 
par nos amis irlandais et américains. 
Le clou de la fête sera certainement 
la séance de variétés qu'ils nous pré- 
senteront a la Salle du Sacré-Coeur, 
le soir du 17 mars, et à laquelle tous 
les carabins, français ou anglais, so^t 
cordialement invités. 

Le programme comportera, entre 
autres, deux pièces: "Monkey's Paw ". 
de W.-W. Jacobs, et "Rhythm Busi- 
ness", oeuvre de MM. Michael Houri.- 
gan et Philip O'Connell'., La première 
çst un drame en trois actes,, mstiè-. 
rieux et fantastique, où intervient 
amplement la magie des Indes orien- 
tales; cette pièce requiert environ 
dix acteurs, qui ont travaillé sous 
l'habile direction du R. P. Danis, 
O.M.I. Il est important de signaler 
que le seul rôle féminin de l'oeuvre 
sera tenu par un artiste bien connu, 
Monsieur Siméon Long. — "Rhythm 
Business" est une comédie musicale 
en *6eux actes; les auteurs eux- 
mêmes ont dirigé les répétitions des 
trente acteurs. 

On nous présentera aussi un 
"sketch" irlandais (MM. H, Sweet- 
nam, K. Shea et J. O'Flaherty), un 
"sketch" canadien-français (M. Les- 
ter Suzor) et enfin,, une fantaisie sur 
"The Music Goes Round" (MM. S. 
Mitchell et L. Anderson). 

Monsieur John Boyle nous donnera 
plusieurs imitations, entre autres, 
celle de Lily Pons chantant l'"Air 
des clochettes" de l'opéra "Lakmé" 
(Delibes). ' 

Tout cela sera agrémenté de mu- 
sique, à profusion. Le "Trio U.O." se- 
ra présent ainsi que l'orchestre de 
Monsieur René Monty. Nous aurons 
aussi le plaisir d'entendre Monsieur 
"Weldy" Cowan, au piano, Monsieur 
John O'Flaherty, dans quelques soli 
d'accordéon, et Messieurs "Pat" Lo- 



zier et A. Daigle. dans un duo de gui- 
lares. Enfln>Je "Quatuor* der^irtérî^ - 
fcains", (MM. P. O'Connell, M. Hbu- 
rigan, P. Gignac et T. Kenefick), 
Monsieur Edgar Mageau et plusieurs 
autres, feront les frais du chant. 

La soirée promet donc d'être des 
plus intéressantes. 

Venez en foule! 

HACHEPEY. 



"Cher Sphinx": Pouvez-vous 
renseigner sur le prestige de M 
lini? J'AI PAS PEUR. 

"Cher Ami": Si vous ouvres l 
cyclopédie, vous verrez que les 
mains, autrefois, honoraient Al 
comme le dieu du soleil, de la i^jfl 
dne, de ta divination, de la 
de la beauté, de la musique e 
arts. Récemment, on a fait 
une autre édition de- l'Ecyclopij 
en Italie et on a changé JT" 
d'Apollon en celfci de Benito MumoJ 
Uni; et on a ajouté: "aspirant ti 
trône d'Ethiopie." 

"Cher Sphinx": Pouvez-vous oj 
donner la définition d'un polygt 
— CTJfRIETJX. 

"Cher Ami": Te regrette di 
pouvoir vous aider, car Je ne 
pas assez avancé en géométrie, pov 
pouvoir répondre à votre question. 

"Cher Sphinx": Est-ce vrai qtfi 
ciennement le critique théâtral 
l'habitude de s'asseoir sur la 
même? — CYRANO. 

"Cher Ami": C'est ce que r 
nous rapporte. Mais aujourd'hui, k 
critique s'assoit gentiment sur l'au- 
teur, sur la distribution, sur 1k 
en scène et .". ." souvent sur la fa 
rection artistique. 

"Cher Sphinx": Est-ce vrai que 
Ecossais sont avarlcieux? — XXX. 

"Cher Ami": Pour ma part f 
suis convaincu. J'en ai connu un 
faisait frire son "bacon" dans 
"Lux" afin qu'il ne rapetissât pas. U| 
de mes oncles qui est écossais ri ' 
marié dernièrement et il a passé 
lune de miel très agréable en 
tant Je bruit des Chutes Niagara, I 
%*a&o~"*- 



Contre 
Pembroke 




L'en tance des 
grands/musiciens 

Lorsqu'on lit la vie des grands 
hommes qui ont illustré l'art musi- 
cal, on est frappé de la précocité de 
leur génie. 

Mozart, enfant, en offre peut-être 
le plus bel exemple, et tout le morT- 
de sait qu'à trois ans, il montra un 
goût prononcé pour la musique, et 
qu'à quatre ans, il composa un Me- 
nuet encore célèbre aujourd'hui. 

A six ans, cet illustre musicien 
jouait le piano devant les têtes cou- 
ronnées et remportait un succès co- 
lossal. 

Hummel, son élève favori, com- 
mença à apprendre le violon à quatre 
ans, et, à cinq ans, le chant et le 
piano. Formé par le grand Mozart, 
à neuf ans il devint un pianiste mer- 
veilleux. 

Beethoven se fit compositeur à 
13 ans, et Mozart, qui l'entendit alors, 
ne put s'empêcher de lui prédire un 
brillant avenir. 

Haendel est un autre exemple 
frappant de précocité d'enfant. Son 
père voulut le faire recevoir avocat 
et pour cela fit disparaître de la 
maison tous les instruments de mu- 
sique. L'enfant résista et avec. l'aide 
ô>~ sa nourice se procura un piano 
qu'il installa dans le grenier, et là il 
pratiqua des nuits entières. A 7 ans, 
il visita un palais en compagnie de 
son père et quand 11 fut rendu à la 
chapelle, le jeune Haendel s'installa 



sur l'orgue et joua d'une manière si 
merveilleuse que le duc insista au- 
près du père pour le garder auprès 
de lui afin qu'il étudiât sérieusement 
la musique. A 11 ans, Haendel fit 
des hymnes qui furent chantées dans 
les principales églises de sa ville na- 
tale. 

Mendelsohn jouait du piano avec 
facilité à 8 ans et, quelques- années 
plus tard, dirigeait même un grand 
orchestre. 

Moscheles. l'amî le plus intime de 
Mendelsohn, rendit à 7 ans, avec 
justesse et mesure, une des sonates 
les plus difficiles de Beethoven. 

La vocation de Wagner se fit con- 
naître j ainsi. Il entendit, un jour, 
étant encore tout petit, une sym- 
phonie de Beethoven; transporté et 
enthousiasmé, il étudia la musique 
avec ardeur et sept années plus tard, 
il composa lui-même une symphonie 
qui eut une grande célébrité 

Chopin, le grand pianiste français, 
donna son premier concert à neuf 
ans. 

Liszt se rendit célèbre par la ma- 
nière dont il exécuta un morceau de 
musique devant la cour, à 9 ans. 

Hlller composa un Rondo à 11 ans 
et joua en public un an plus tard. 

Rossini fit un opéra à 11 ans. dé- 
menti acquit à ans une réputation 
de grand pianiste. Haydn donna* une 
messe à 13 ans; Paragini joua du vio- 
lon â sept ans, et Meyerbeer donna 
son premier concert à 6 ans. 

(Musi-Canada). 

. ... 



VENDREDI DERNIER 



Université: 5 
Pembroke: 2 



SAMEDI DERNIER 



Université: 1 
Pembroke: 5 



La fête de 
Saint Thomas 

(Suite de 1* p**e VH) 

séparèrent le sourire aux lèvres, en 
pensant aux femmes modernes. 

Aux philosophes du C<41ège Notre- 
Dame incombait le devoir de tennl- 
ner dignement ce triduum en l'hon- 
neur de saint Trjomas. L'on ne pou- 
vait faire meilleur choix. Avec le «- 
voir-faire qui leur est habituel, les 
philosophes de Notre-Dame élfr" 
rèrent un programme varié compre- 
nant dissertations, musique** 
chants. Mesdemoiselles M. Maloney. 
T. Mineau et L. Biais nous présen- 
tèrent trois thèses d'une haute te- 
nue: "La vérité", "La conscience ptf* 
^logique" et "La liberté et le 
devoir". Le R. P. Recteur, président 
de la fête, adressa des paroles de te* 
licitatlons à tous ceux et celles # 
par leur travail et leur coopération, 
aidèrent aujsuccès de cette grande 
manifestation en l'honneur de sain» 
Thomas. 

J.-L. DUCHESNEA». 




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* ■ — ■ I i 




ÉCOLE NORMALE 



3 










■ 









UN MOT 

Quand cette salutation voua par- 
viendra vont «très a la veille d'en- 
trer en vacances. Elles ne sont pas 
du luxe. A moins de faire ainsi bal- 
te, à des époques régulières, pour re- 
nouveler sa vigueur il faudrait cou- 
per court sa carrière d'instituteur. 
L'on ne se sacrifie pas à la tache ar- 
due de la formation de nos petits 
Pranco-ontariens sans dépenser gé- 
néreusement son activité. Peu de 
gens se rendent compte du travail 
Intense que réclame — de l'institu- 
teur surtout — l'enseignement bi- 
lingue, et tout particulièrement — 
s'il est permis d'établir des degrés 
dans cette intensité — dans les 
cours supérieurs. Ces Jours de re- 
pos, vous les aurez donc mérités. 
Profitez-en pour restaurer pleine- 
ment vos forces! Que Pâques vous 
ressuscite physiquement. 

Puisse cette fête vous apporter 
aussi une résurrection spirituelle! 
Nous sommes composés de corps et 
d'âme, "la bête et l'autre-, comme 
les appelle Xavier de Maistre, dans 
son "Voyage autour de ma cham- 
bre". U est impossible que le phy- 
sique n'influe pas sur le moral. L'op- 
timisme n'est pas le compagnon ha- 
bituel d'un organisme épqlsé. Rien 
de surprenant donc qu'a la veille 
des vacances, au moment où la di- 
minution des forces se fait le plus 
sentir, l'on éprouve, parfois, du dé- 
couragement en présence d'un but 
très élevé a atteindre et de l'appa- 
rente inutilité de ses efforts. Un tel 
état d'Ame n'est que passager. U dis- 
paraîtra avec la fatigue qui l'a ame- 
né. Le 20 avril vous trouvera de re- 
tour dans nos classes pleins d'en- 
thousiasme pour un» tâche belle 
entre toutes, la plus noble qui soit, 
celle 4e former nos -petits compa- 
triotes a leur métier de chrétien. 
d'homme et de Franco-ontarien. 

■nfln que Pâques vous apporte 
une croissance de vie surnaturelle 
Vous suivrez dans vos paroisses res- 
pectives les exercices de la Semaine 
Sainte. Les mystères Insondables 
que l'Eglise, en ces Jours saints, pro- 
pose a nos méditations font eom- 

(Sulte a la page 283) 




Quand le personnel enseignant 
fait son entrée pour la prière d'ou- 
verture, le matin, si par hasard l'un 
des professeurs est absent, l'on en- 
tend, tout aussitôt, un chuchotement 
parmi les normaliennes. Quelques- 
unes se croient sans doute obligées 
de prévenir celles qui "ont des yeux 
et ne voient point". Je n'aurais Ja- 
mais cru que la myopie fut si géné- 
rale parmi les normaliennes. Cen 
est même inquiétant! Comment fe- 
ront-elles l'an prochain, avec une 
rue si faible . . ^ . et sans voisine 
charitable, pour constater l'absence 
de leurs propres élèves? 

1 * * 

Lon a dit de la ponctualité, quelle 

était la politesse des rois. A ce comp- 
te, veuillez m'en croire, les Princes 
du sang — et les Princesses aussi- 
ne manquent pas a l'Ecole Normale. 
Malheureusement, parmi toute cette 
noblesse il s'est glissé plus d'un plé- 
béien! Ceux qui le samedi attendent 
dans la Salle des Réunions, avec une 
patience louable, l'arrivée des retar- 
dataires avant de partir pour IsTvi- 

iî roJetée ' ** «*▼«»* quelque cho- 
se si ces malheureux roturiers pou- 
vaient entendre ce qui se dit, et sur- 
tout ce qui se pense de leur retard. 
Je n ai pas l'ombre d'an doute qu'Ile 
chercheraient a entrer, a très brè- 
re échéance, dans l'authentique 
aristocratie, par voie d'une indéfec- 
tible politesse. 

XXX 

Je ne l'aurais pas cru! Cela dépas- 



STATISTIQUES 
INTÉRESSANTES 

Le Rapport du Ministre de l'Ins- 
truction publique pour l'année sco- 
laire 1934-35 vient de paraître. On y 
trouve le rapport des deux directeurs 
des écoles bilingues. Leurs constata- 
tions sont encourageantes. Jugez-en 
plutôt par ces citations du texte 
même. 

"During the year, in company 
with the local Inspectors, we visited 
ISS rural and urban olassrooms and 
tested more than six thousand pupils 
In the varions school subjects, both 
orally and in writing. The schools 
visited are typical of the inspector- 
ates in which they are located, and 
as a group they represent a cross- 
section of the whole body of the 
schools attended by French -speaking 
pupils. The conditions exlsting in 
them may fairry be regarded as 
characteristic of the whole situation. 
A comparison of the results of our 
examination of thèse schools with 
similar results" in différent groups 
in former years and with the results 
which we obtained in a much larger 
group for the Commlttee of Inquiry 
in the investigation of 1925-27 shouid 
therefqre give a fair idea of the 
progress that Is being made. In the 
following paragraphe we shall 
submlt tables summarîzing the re- 
sults of our tests. 

XXX 

In the schools lnspected during 
the past year, we gave written tests 
in French to ail the pupils who had 
been attending school for more than 
a year. The results of thèse tests 
reveal the following facts: 
, (1) In most of the schools, the 
pupils of the Junior grades are being 
successf ully tralned to write simple 
French involving certain grammati- 
cal inflectiens of an elementary 
nature and are being given a good 
foundatkm for the formai study of 
French Grammar at a later stage. 

(2) Although only 9 per cent of 
the Form m classes had reached a 
satisfactory standard in written 
French in 1927, 57 per cent of the 
Form m classes which were lnspect- 
ed during the past year handed m 



written exercises which were con- 
sidered satisfactory for the grade. 

(3) Of the Form IV classes we 
examinée" last year, 64 per cent, had 
reached a satisfactory standard m 
written French as compared with 
27 percent; in 1917. If a comparison 
is made on the basis of the total 
number of compositions which were 
written by the pupils, it is noted that 
the percentage of compositions 
marxed satisfactory had doubied 
since 1927 and that the percentage 
of compositions marked poor or very 
poor has decreased from 49 per cent, 
in 1927 to 17.4 per cent, in 1935. 

(4) The following grading was 
assigned to the compositions written 
by the Form V classes: 61 percent, 
were graded satisfactory, 25 per cent, 
fair, and 14 per cent. poorT' Thls 
grading compares very favourably 
with the average grading given In 
1927 to the Form V classes of Prench- 
speaking pupils. •"•• 

It may safely be concluded there- 
fore that, since 1927 the schools 
attended by French-speaâing pupils 
hâve made a vast improvement from 
the standpoint of the written French 
and that, with the stress that is 
being piaced on thls phase of 
language training, they wlU continue 
to improve rapidly. 

XX X 

Thls table shows that although 
the percentage of pupils who passed 
the High School Entranee examin- 
ation last year is still too smail (4.3) 
as compared with the total enrôl- 
aient in the schools, there is a 
graduai increase In the number of 
pupils who complète the course in 
Form IV (2.5 in 1929). It is fully 
expected that the percentage of 
successful French -speaking candi- 
dates at thé High School Entr.tnce 
examination wlU eventually reach 
the gênerai average for the whole 
Province (8.1) when ail the schools 
attended by French-speaking pupils 
are staffed with graduâtes of the 
University of Ottawa Normal School. 
The greater number of well tralned 
pupils who reach the senior grades is 
a hopetul slgn. In 1927, a large 
percentage of rural schools had no 
Fourth Form; at the présent time, 

(Suite a la page 269) 



t 



Chronique de la quinzaine 



se même ce que l'Imagination la plus 
exaltée pourrait évoquer. Des nor- 
maliennes se plaignent de ce qu'elles 
n'ont pas assez de leçons pratiques* 
Rien de plus Vrai! Par suite d'une 
complication d'horaire, quelques 
• unes ont eu a enseigner une fois de 
plus que leurs compagnes. D'où pro- 
testations! Non pas de celles sur qui 
est tombée la leçon surérogatoire— 
ce qui serait compréhensible —-, mais 
de celles qui en furent privées. L'on 
parle même d'une délégation auprès 
du Principal pour* réclamer Justice! 
Les années précédentes peuvent-elles 
se vanter d'un tel enthousiasme pour 
l'enseignement pratique? 

xxx 

L'Ecole Normale est un édifice ad- 
mirable, et a tous égards. Rien n'y 
manque de ce qui peut servir aux élè- 
ves. Peut-être faudralt-U faire une 

petite -restriction. Certaines et 

pas des moins sages — opinent que 
Ton pourrait, et sans exagération, 
augmenter les "conseillers des grâ- 
ces". TJn petit miroir de le x 12 pour 
une centaine de normaliennes, ce 
n'est pas exorbitant, quoi! Sans dou- 
te, chacune n'a pas a chercher loin 
pour en trouver, au besoin, n n'est 
pas même nécessaire de recourir a la 
voisine. Mais ailes donc, avec un 
tout petit miroir, Juste la grandeur 
Qu'il faut pour se voir les lèvres, don- 
ner a votre chapeau l'angle qu'il faut 



pour 
tion! 



ne pas attirer l'attcn- 



xxx 

A propos de tenue, vous ne sauriez 
croire tous les sacrifices que s'impo- 
sent quelques-unes, pour prouver aux 
habitants de la Capitale que les ins- 
titutrices ne sont pas ces vieilles re- 
liques ambulantes que des caricatu- 
ristes, a court d'esprit, se plaisent 
souvent a ridiculiser.. Soucieuses de 
la réputation de leur caste, certaines 
normaliennes n'hésitent pas a suivre 
des modes, dont elles comprennent 
parfaitement — du moins les plus in- 
telligentes — tout le comique 81 
elles poussent ainsi l'héroïsme Jus- 
qu'à enlaidir des ^physionomies que 
la nature avait pourtant faites at- 
trayantes, c'est qu'elles veulent à 
tout prix que l'institutrice soit con- 
sidérée comme à la page. Quel beau 
dévouement! Et dire qu'en certains 
milieux l'on se demande si la Jeune 
génération d'aujourd'hui a encore 
l'esprit de sacrifice. 

M xxx 

Nous ne sommes pas prêts à expo- 

l^U^f 0011 * 111 s * km » «» œuvres 
dart. Llnspectlon de nos cahiers 
de dessin, où dorment d'un lourd 
foffS?" — •* heureusement — nos 
!^>orieux essais, en fournirait l'in- 
dubitable preuve. <9 tbut de même 
nous tenons a assurer M. Saint-Denis' 
que ses efforts n'ont pas été Tains. 



UNE COMPOSITK 

<La composition est géne 
mal enseignée dans nos 
Schools". Nous en savons 
chose, nous de l'Ecole NormS 
recevons les gradués de ces! 
tions. Peut-être les professeui 
l'enseignement secondaire 
ront-ils de se Justifier en 
le blâme sur les écoles prin_ 
se peut, qu'en certains endroits" 
instituteurs et institutrices 
tent encore quelque négllgei 
renseignement de cette 
pendant, la composition orale 
vante, faite d'après image, par 
élèves d'un troisième cours 
' avec le concours de leur 
et en présence des élèves de 
Normale, laisse un peu enti 
que nous serions en droit d' 
de telles normaliennes si on 
continuait, pendant leurs année*! 
High School, l'enseignement . 
matique de la composition. NonT'o! 
faut pas désespérer de l'avenir, R 

UNE 

Dans une humble station, ofi 
ignore le tumulte et l'agitation 
gares urbaines, Jean attend o> 
une heure. Sur sa figure se 
l'Inquiétude et la peur de r_ 
Ses yeux •grandis Interrogent 
stupeur. B est si ému qu'on _ 
qu'un geste, qu'un regard snffïraa] 
pour provoquer ses larmes. 

Dans son cerveau agité, les que»*] 
tions foisonnent: De quelle dli 
tion viendra mon train? Quand 
rlvera-t-il? A qui tendrai -Je 
billet? Qui m'avertira que Je sois 
destination? 

A att cotés, son chien qu'il tient' 
enlacé partage ses alarmes. Sa 
oreilles mobiles auraient-elles persil 
le son lointain de la locomotive? Soi ' 
oeil exercé aurait-il distingué nv 
panache de fumée s'élevant à lin*] 
rison? 

Enfin le train entre en gare. Em- 
ployés et chefs de train se montrent 
sympathiques au Jeune voyageur. Le 
trajet s'effectue sans encombre. Jean 
réalise qu'il ne faut Jamais s'inquié- 
ter de l'avenir. 



Pas un qui n'ait pris U résolution 4» 
donner a aes élèves une formation 
qu'il regrette ne pas avoir reçue lui- 
même a l'école primaire. 

X X X " 

Selon l'usage, preque ancien main- 
tenant, l'une des séances de notre so- 
ciété littéraire, celle du vendredi 
20 mars, fut consacrée à l'élabora- 
tion d'un projet sur "Nos Mines". B 
y eut d'abord l'assemblée régulier* 
dans la Salle des Réunions. La com- 
pagnie "International Nickel" avait 
gracieusement mis à notre dispos!* 
tion, avec les services de son propn 
mécanicien, un film sur "MoneT. 
cet alliage de .cuivre et de nickel 
Puis, six normaliens et normalien- 
nes nous présentèrent chacun ti 
travail sur l'or, l'argent, le fer, le 
cuivre, le nickel et le sel. Une visite 
à la bibliothèque, où se tenait l'expo- 
sition, suivit la séance. Quelle ri- 
chesse! L'or et l'argent s'étalent. Ut 
six métaux étudiés s'offrent, et daw 
tous les états, au regard du visiteur 
curieux. Toutes les classes ont riw 
Usé de sèle. C'est presque le cas d» 
le dire: les divers comptoirs s'excel- 
lent mutuellement, pour' me servir 
d'une expression que les normalien» 
reconnaîtront. J'ai dit presque le cas: 
car l'on pourrait, ce me semble, et 
sans manquer à la Justice, donner m 
prix d'excellence à la classe "F' doni 
l'exposition — le nickel — était par- 
ticulièrement remarquable. Premier 
Parmi des égaux, pour citer les As* 
dans, 
* H C. ! | 




,&&*&& ÉCOLE NORMALE &&&*&&$& 



.. 



IE 



iENTATION 



HOMMAGE DES ANCIENS À 
LEUR PRINCIPAL 



ADRESSE 



une semaine, la Comité 

de racole Normale tenait 

unions fréquentes, sérieuses et, 
it-il, quelque peu mystérieu- 
On apprit bientôt le pourquoi 
_ agissements: Il s'agissait de 
"notre dévoué principal. Pour 
i du mois, les Normaliens lui or- 
it toute une fournée de sur- 

[a/STant-midi, le Comité, au nom 
* Has les élèves, lui présenta une 
rae peinture, réplique de la 
_ de la Chapelle Sixtine. Elle 
maintenant l'un des murs de la 
académique. (Pour les anciens, 
en disant qu'elle est pia- 
stre les deux cheminées.) On 
liait que l'auteur l'a peinte, pour 
émenter le mur où elle se trouve 
TiXin ne savait que le choix en est 
il notre artiste professeur, M. Ro- 
8alnt -Denis. Au bas, une plaque 
lémorative: "Don des NOrma- 
de 1935-1W6". 

au début de l'après-midi, nouvelle 
rite: le Comité lui présente, 
. fois, un superbe bouquet spiri - 
„ qui, par sa riche enluminure, 
Jouira l'oeil de notre Père et, par 
contenu non moins précieux, 
ira saint Pierre, lorsqu'il lut 
présenté à la porte du Para- 

Puis, au moment où l'on s'y at* 
■niait le moins, le Rév. Frère Au- 
LéUen, S.C., monte à l'estrade et in- 
terprète l'Ave Maria de Oounod. Il 
jasamence par nous parler tout bon- 
I aement des origines du morceau; 
ris, par une transition insensible, 
_i rient à dire la raison de son choix 
lie l'Ave, cher à ceux qui sont consa- 
crés à Marie d'une manière particu- 
lière comme notre vénéré Père. Alors, 
[ta nom de tous les Normaliens, 11 
rsdresse directement au Père et lui 
dit: "Je voudrais que mon instru- 
isent fût entre les mains d'une âme 
artiste qui lui fit rendre et expri- 
mer convenablement les sentiments 
qui se pressent dans nos coeurs à 
rotre endroit." Accompagné au pia- 
no par Mlle Andréa Picard, U sus- 
cita des émotions. 

Le Principal de l'Ecole Normale, 
encore sous le coup de l'émotion, re- 
mercia aimablement des marques 
te gratitude qui venaient de lui être 
prodiguées. Faisant allusion à un 
«•terne de télévision perfectionnée 
qui permettrait de lire dans les cons- 
ciences, U dit qu'elle lui aurait ser- 
vi pour découvrir nos plans et ... . 
y mettre bon ordre! n ajouta: "Si 
l'économe des Oblats touche la ré- 
munération de votre Principal et si 
llcole garde la Madone, l'encens de 
** prières et le parfum de votre 
bouquet spirituel ne seront pas par- 
tegés" Pour une fois, il se prit à re- 
iretter de n'être pas curé afin de 
pouvoir nous accorder un grand con- 

t 

Pendant cette séance, grâce à la 
tittgence et aux doigts experts de 
notre secrétaire, Mlle Parent, trois 
Jolis bouquets de fleurs printanières 
▼forent ensoleiller la chambre du 
Wvérend Père. Le coeur de notre 
*er Principal dut en faire un autre 
■•ad. Oe devait être le dernier. 

Voua, chers Anciens, comment 
**« avons célébré la fête de notre 
ta* commun cette année. Et voilà 
taxai, qui tous démontre comment 
•perpétuent d'année en année les 
WMHions de l'Aima Mater. 



CARMKU 



Le dimanche x» mars, l'Ecole Nor- 
male est en liesse: les anciens Nor- 
maliens et Normaliennes d'Ottawa 
célèsccat l'anniversaire du R. P. La- 
moureux. Aux coupa de trots heures, 
le R. P. Principal, mandé à l'Ecole 
Normale, entre, sans préambule. 
Plus de cent anciens, rep rés en tants 
fidèles de trelse générations norma- 
liennes disséminées dans la province, 
l'acclament avec enthousiasme. Les 
religieux des diverses maisons de la 
Capitale, les Soeurs Grises de la 
Croix, les Soeurs de Sainte-Croix, 
les Frères des Ecoles Chrétiennes, les 
Frè r e s du Sacré-Coeur, y sont pré- 
sents. — 

La Présidente de l'Amicale, Mlle L. 
Léveque, exprime la Joie qu'éprou- 
vent les anciens de se retrouver près 
de leur bon et dévoué Père. M. Beau- 
dry traduit ensuite les sentiments 
d'estime, de respect et d'affection 
des élèves pour leur Principal. "L'E- 
cole Normale, dit-il, foyer de vie 
chrétienne et de vrai patriotisme, 



A cinq hem^svMhé est servi dans 

la bibliothèsfuvrgeiement décorée de 

cause tant et al bien que l'on entend 
avec surprise les coupa de sept heu- 
res résonner a la belle horloge du P. 

Principal. 

Chers anciens et anciennes de tou- 
te la province, qui envies justement 
le bonheur de vos Interprêtes, vous 
n'êtes pas oubliée. Tes voeux et vos 
fleurs ont mêlé vos voix aux nôtres 
dans cette grandiose réunion: nous 
avons parié en votre nom; nous 
avons causé de vous. Et, un jour pro- 
chain, c'est toute la province qui se 
groupera autour de son bienfaiteur. 
Voici les noms de ceux et celles 
qui étalent présents groupes par an- 
née: lW»-l&24:^r St-Paul, Mme Ste- 
Marie, Mlles Léveque. Rocquet. 
Johnson; 1924-1925: M. Beaudry. 
Mlle Vézlna; 1825-1926: Mlles Boyer, 
Cloutier, Dufour, Gauthier. Latour, 
Major, Paradis, Parent; 1926-1927: 
Sr ste-Dorothée.lUmes Lalandé, Car- 




Ad ntultos annos 



vous doit son existence et ses succès. 
Avec une sérénité imperturbable, 
vous vous achemines vers un idéal 
sublime, et le personnel enseignant 
suit avec confiance et sécurité vos 
sages et intelligentes directives. 
Mais en vous c'est toujours le Prê- 
tre que l'on retrouve, celui qui ac- 
cueille avec bienveillance quiconque 
s'adresse à lui. Aussi cette manifes- 
tation n'est qu'une brève modula- 
tion de notre étemelle reconnaissan- 
ce. Nos voeux implorent pour vous 
toutes les profusions divines: Joie, 
succès, bonheur, longs Jours!" 

Comme souvenir, l'on présente au 
r. P Lamoureux une magnifique 
horloge au carillon argentin, dont la 
place semble toute trouvée dans la 
chambre au tapis vert. 

Le Révérend Père remercie avec 
émotion: "Cette fête, dit-Il, me four- 
nit une nouvelle preuve de vos sen- 
timents et me donne une occasion 
de vous exprimer toute ma gratitu- 
de La bonne réputation de l'Ecole 
Normale c'est vous, ^wt^V* 
la faites. Cette oeuvre à laquelle Je 
suis fortement attaché, pour laquelle 
rai dépensé mon ardeur, mon travail 
et tout mon dévouement, m'est une 
source de grandes consolations. Et 
ces consolations me sont venues par 
vous!" 

Cet événement si intime nous ap- 
norte une belle occasion de raviver 
Isa Mens d'amitié et de revivre les 
îoursd'antan. Bientôt les classes se 
reforment. Le R. Père sait comme 
toujours se donner à tous. 



rière Beauchamp, Mlles Bertrand, 
Bélanger; 1927-1928: Sr Jean-du- 
Cénacle, Mlles Nesan, Prud'homme; 
1928-1929: Mlles Benoit, OueUette; 
1929-1930: 8r Ste-Léopoldine, Mlles 
Beauchamp, Terrien, Charette; 1930- 
1931 : Sr M.-Gisèle, Sr Joseph-Ulric. 
Sr st-Fernand, Sr Claire-de-Marie, 
Sr St-Irénée, Mlle Daignault, M. 
Carrière; 1931-1932: 8r Céhne-du- 
Carmel, Sr Françols-de-Sales, Sr 
Rita-de -la-Croix, Fr. Charles, Fr. 
Gérard, Mlles Huot, Leduc, Legault; 
1932-1933: Sr Albert-de-Marie, Sr 
Ste-Marie, Sr 8te-Madelelne, Sr 
Jeanne-Mânes, Fr. THesphore, Fr. 
Quintillen, Fr. Marcel, Mlles Lortie, 
Orenon, PUon, Qareau, Carty, Martl- 
neau, Radeot, Franche; 1933-1934: 
Sr Louis-de-Gonaague, Sr St-Hector, 
8r Marie-Céline, 8r St-Bernard, Sr 
St-Fwuftçois, Sr M.-Alphonse, Fr. Ar- 
cadius, Fr. Bruno, Fr. Justin, Fr. Cy- 
prien, Mme Laviolette, Mlles Barret- 
te, Paquette, Racicot, Parent, Robert, 
Terrien, Bourguignon, Malette, Page, 
Dubuc, Giroux, Nault; 1 934--1 036: Sr 
Benoit-Clément, Sr Ste-Estehe, 8r 
M -Stanislas, Sr M.-Clément, Sr M.- 
Agnès, Sr M.-Augustin, Fr. Damien, 
Fr. Louis-René, Fr. Léon, Fr. Marcel- 
lien, Mlles Sauvé, Legault, I^vert, 
Lemieux, Rowe, Plouffe, Perrault, 
Leduc, Tarte, Couillard, Levasseur, 
Boulais, Lalonde, Tltiey. Plusieurs 
autres anciennes que les circonstan- 
ces ont empêché de se rendre pour la 
fête ont tenu, cependant, à donner 
leur adhésion morale et ... . ma- 
térielle 

une ancienne; 



Révérend Père, 

ftnttnéea d'un même sentiment 
d'esthne et de filiale gratitude, 
treiae générations normaliennes vous 
- acclament en cet heureux anniver- 
saire. Voua avea au tarder leur af- 
fection et vous vives dans leur sou- 
venir, comme **«* toujours ceux 
qui suscitent des oeuvres sublimas, 
ceux qui sèment le bien et le bon- 
heur sur leur route et dont une gran- 
de charité inspire toute leur vie. 

L'Ecole Normale, heureux fruit ae 
vos prières, de vos sacrifices et de 
votre sèle infatigable, vous doit son 
existence et ses succès. Par elle, s'In- 
filtre dans toutes les veines $u sol 
on ta rien l'eau vive de la fol chré- 
tienne et du vrai patriotisme. Ce ré- 
seau trouve en votre grande ame son 
centre et son principe. Dans une 
sérénité imperturbable, vous vous 
achemines vers l'idéal, traçant a tra- 
vers l'histoire de nos écoles un silla- 
ge lumineux que le personnel ensei- 
gnant suit, plein de Joie et_d'espé- 
rance. 

Mieux encore. Révérend Père, vous 
formes des apôtres, des calices débor- 
dants de charité qui se répandent sur 
des âmes d'enfants pour les élever 
et les sanctifier, et ici votre labeur 
porte un caractère d'éternité. A 1 élé- 
vation de cette partie du coeur qui 
regarde vos élèves, vous Joignez 
l'absolue beauté morale de cette au- 
tre partie du coeur, plus profonde 
encore et plus belle, qui regarûe 
Dieu. L'invisible auréole de votre 
-sacerdoce ' couronne glorieusement 
votre apostolat et en vous, c'est tou- 
jours le Prêtre que l'on retrouve, celui 
qui accueille avec bienveillance qui- 
conque s'adresse à lui. Par vos dis- 
crets avis, que de faux pas nous ont 
été épargnés, que de nobles horizons 

vos sages lumières nous ont dévoilés, 
en un mot que de consolations vous 
nous avez apportées! Toujours vo- 
tre charité possède le don exquis dé 
rendre heureux ceux que vous vou- 
les rendre meilleurs; car en vous la 
force d'âme et U hauteur d'intelli- 
gence s'épanouissent en douceur et 
s'épanchent en bonté, comme l'on 
volt, sur des rocs inébranlables, se 
déployer des tapis de fleurs et Jaillir 
des sources rafraîchissantes. 



I l 




.- .*. 

(BJ 
I 



\ 






Aussi cette manifestation n'est 
qu'une brève modulation de notre 
éternelle reconnaissance et de notre 
affection respectueuse. Nos voeux 
Implorent pour vous toutes les profu- 
sions divines: Joie, succès, bonheur, 
et plus tsrd, dans un avenir lointain, 
le repos après l'activité intense de 
l'Ecole Normale. Dieu écoute tou- 
jours les prières qui murmurent des 
noms bénis, n nous exaucera d'em- 
blée et les sourires du ciel rayonne- 
ront a Jamais sur tous les 
ments de votre vie. 



Vm anciens élèves 
28 mars, 191ê. 



ats. 



Un mot 

(Suite de la page 282) 

prendre, à tout chrétien qui réflé- 
chit le moindrement, la valeur d'une 
vie dont le prix a été le sang d'un 
Dieu. Cette vérité mieux comprise 
nous poussera à augmenter dans nos 
Ames le trésor si précieux de la grâce. 
Que Dieu éclaire vos intelligences et 
réchauffe vos coeurs en ces Jours de 
réflexion salutaire. 

En un mot» Je voudrais que vous 
apportiez, à mon profiter de vos va- 
cances, le même souci, la même ar- 
deur, la même conscience que vous 
apportes à vous acquitter de votre 
tache quotidienne de l'enseigne- 
ment. A ce compte, ces Jours de ré- 
faction seront excellents. 

B.Ih omx 



m 
















mr r *v*n, îasc 






a*" 



-• ■ — ■ — jj- 



l^^^^^^^l PAGE FDITORIAII jp^^,^^ 



'*& 



■ 




À QUI L'AVENIR? 

" Nous sommes au début d'une époque. Le manifeste bien cet étrange 
mélange de misère et de grandeur — prodrome éternel d'une contorsion de 
l'humanité — qu'est notre génération. é . 

Ouvrons une publication de Jeunes — leur profusion est un fait unique 
dans l'histoire et atteste l'étonnante vitalité de la jeunesse — qu'y lirons- 
nous? Appels à une révolution profonde, précisions d'un idéal social fondé 
sur le plus pur christianisme, projets grands comme le monde. Et le plus 
beau est que tout cela est sérieux: elle en a donné des preuves. 

p;un; autre côté; l'angoisse vient troubler cet élan et miner cet enthou- 
siasme. Des coeurs généreux comme Claudel — que dirait Péguy! — envient 
notre champ d'action. Ceci ne nous étonne pas, quoi qu'en pense Claudel. 
Nous avons conscience d'être des. privilégiés sous ce rapport. Mais quITfeiit- 
jouer des coudes pour pénétrer dans cette arène! Quelles sont étroites les 
portes de ce sanctuaire de l'action! Qu'il y en a d'écrasés dans cette ruée 
générale I 

i-i P ?îf Cer '* d ^ s un * &*** comme la nôtre, c'est passer par le chas de 
1 aiguille, et s'y maintenir suppose de rares qualités d'intelligence. D va 
sans dire que réussir l'expérience suppose beaucoup de force et de souplesse 
que certaines qualités morales et intellectuelles conditionnent la montée 

SLÎÏÏX. ," "^-«^ *"" lc « lerlen de la société pour y Infuser leurs 
conceptions, leur prise de possession de l'avenir. 

i-J2h£2Î2!: avon f- nou8 <"*• Oui, 'orce morale: volonté donc. C'est 
la^qualité fondamentale: on pourrait accumuler ici des témoignages auto- 

surtot^n^^^ 16S modaUtés ** cette qualité qui doivent 

Sm^-L„ ^ ^ ?*• Excjuons.toutde suite l'entêtement 

strTe X "mf 1 " 16 f0rCC de réslstance 3 non d'attaque, pour insister 
sur le côté actif de ses ressources puisqu'il s'agit de conquête; aspect d'ail- 
leurs qui est plus formellement de la volonté Car volonté dit *Tsol t*i- 

surtout requises: l'acharnement et l'initiative. Qualités sont 

Vu l'encombrement des professions, il ne faut pas nous illusionner- le 

S££2£ * tteDd BH brafi ° Uverts ' le « ^"citeurs ne s'arracheront 
ESSZSS'tPSZl* à U 80rtie de u collation des grades n va faîkSr 

^«SSa%8SSS8SR»S^ 




de bonheufà cette wuyTteîifr téRral et 8USce P«"le S d'apporter plus 

serrtee de la eoqnlntrle « adoû^h». n1f,!f """ï aUt T Ul que 11 >*»>Ueté au 
mine les HamJeîs, elle ecarU lEiïL l?™. QUe J a ™ a,s ' te « rande «* *"" 
nrtla Hdeall ""* lês VaroM - D*» «• "uns, dee Mbrenda. 

enteSSu^S, dratta SonSn?* ,!^ ^"P 1 "" Intellectuelle, bien 
««■l**d«E*^î?g^ L"^*-*ntt pas «ne Imprea" 
aux anfractuosltes au concret de &2h£2 '? œ * rteralt à ««> obéissance 
M fait., jeu avec les Idées et fes fallait ^u^.,^ ?"> le " ,dées - J™ •»*» 
rawna fait remarquer antérlen^mr n t?T?? 0i toute cette acrobati ^ Nous 
dvuisauon moStotTS'S SJT"" n ' accepte » <=«* 
«m peu fort de Léon Bloy "L IWto&mïïSEÎ **', " ,on le œot 
•rrttée de révolutionner, d -Instaure? un tJ^I ^?f 5 aTeC . la P*» 8 * 6 bien 
«l«nces de la personne SSm^éSHS en . confo ™lW avec les 
Pirvewr ne lui est donc pTun te™. Z «„ ™ T' ré P an °«>««ment. 
moyen de cristalliser son rêve M^TnS^SS! * maU une condition, un 
Uon, buriner la ph^onomte d^mZ^ 8 " 10 " les cadrea d ' TO e «3 Isa^ 
beauwipdere^n^bmwet ZrZ»~J?° U . Ve !l u: voUa «■» «"pllque 
notre action dépend le bo^euVTfe ^IS d'f.n «""f* »«■£.<«• 
25K»? «» « Pas de place pour la éS a^,^' P™ p,usleOT » 
forte culture générale et unTr ■ Ke j?^' Aussl P r *tendons-nous au'une 
cette élite en nertoeWr aïe^f = ff 1 " 1 ' **•«»*» sont nègres a 
"UUnce de l'e^'S^ra^^? *?««*«• « 'econT Une 
"«■Mneiaon de l'idéalisme f„£eî£ T com^î ^S"" ,«*•*•««>• "«Into, la 
»««. pratique anglo-^on wSSta ifïïïï ù'^ 6 le "" Dleux . * du 
»nx besoins de réioquT ' >eœb " le prodult Intellectuel qui répondra 

fonjUmenSe 5 . ^%'^^J^ ^ t It ' 0I ^ te ^ c'est i. condition 
jrueuiem de aa science, connaît tout fJÏSÏ e TO rareté - <* «'♦cle. «1 or- 
T.omme Unt au Pt^Z^^^^ 1 ^ 00 ^^ dl ^c 
tJf£ maMrtel * cette '«nora^w ^; n aûll » ^îf î?" ,Ct d ' ,n » 1 »'« »ur 
tout depula l'apparition de la lumtaeuw e? nioïnni b ï"2?'» * «""• ■" 
Carrai. Ce qu'il faut aoullgner, daïï ^^f mo J?«î ^L f tude du docteur 
«étaphyalque de 1-homme. On a^eldu SCÏÏ.'- 068 *. 11|Mrlu >«» d« 1» 
«nnauté. Ko» content ~ Î^SSfta^,*^ 

(Suite A la page 288) 



BILUET. 

Origine d'un grand 
conflit 

Ct Q*e je vais vous révéler, cher a 
lecteurê, n'était connu que sous le 
lançuage cryptographique de deux 
diplomates éthiopiens. Orâce a ma 
saçactté, j'ai pu pénétrer le sens de 
ces arcanes et en donner connais- 
sance au monde, espérant qu'elles 
seront de quelque utilité pour ré- 
soudre le grand problème de la paix. 
Vous m'avez demandé comment 
éclata le conflit ttalo-éthiopien.^voi- 

Ci. 

Un soir, l'empereur Hailé Sélassié, 
dans l'intimité "Sally", était dans 
un état atrabilaire épouvantable: 
il ne savait que faire de sa peau de 
nègre. {Il me faisait penser à "Us- 
tazade" qui, dans le dernier numé- 
ro de "La Rotonde", se plaignait 
d'avoir trop de congés!). Pour dis- 
siper sa tristesse, U jouait tantôt au 
ping-pong avec la princesse, tan- 
tôt au paquet voleur avec sa belle- 
mère. Mais tous ces plaisirs étaient 
vains pour lui: il demeurait tou- 
jours obsédé et abattu par le 
"spleen". Ce qu'U lui fallait, c'était 
de l'inconnu, de l'original ... de 
l'européen. L'Empereur avait le ca- 
fard; a s'ennuyait de la civilisation. - 
Pour parvenir à cette civilisation, il 
lui fallait se faire des amis de Vautre 
côté de la Méditerranée — oh t 
n'importe qui. —.. Mussolini,, par 
exemple. Prenant alors son stylo, a 
écrivit le message suivant: "A Mus- 
solini, cordiale invitation à an grand 
pique-nique. Amenez vos amisl" 
Puis, U attendit . . . Sans doute, 
l'acte que "Sally" venait de poser 
allait rester longtemps incrusté dans 
ses hémisphères cérébraux. 

Quelques semaines plus tard, par 
un bel après-midi, Phébus s'assom- 
brit comme si un nuage le couvrait 
graduellement. Ce phénomène était 
accompagné d'un vrombissement so- 
nore et étourdissant. Alors, un pa- 
triarche s'avança au milieu de la 
foule des curieux et s'écria: "Italoi", 
ce qui, en éthiopien, signifie "Mal- 
heur î'\. u Sally", dans son enthou- 
siasme, sortit sa lampe de poche et 
découvrit que ce bruit était produit 
par des avions — italiens; bien en- 
tendu. H leur fit signe de descendre. 
L'atterrissage effectué, le com- 
mandant Casino s'avança et présen- 
ta les excuses de Mussolini qui ne 
pouvait venir, probablement parce 
qu'U avait peur de gâter sén teint 
d'écolier. "Sally" fit quatre ou cinq 
courbettes et pria les Italiens de 
rester à coucher. La nuit fut assez 
calme. Parfois, on entendait les cris 
soit de la hyène, soit des Italiens 
qui avaient pris des cactus pour 
des "chesterfields". U lendemain, 
comme programme de variétés, U y 
eut grand pageant aérien. Les Ita- 
liens, en exécutant leurs prouesses 
d'aviateurs, laissèrent tomber quel- 
ques "marmites" . . . par mégarde. 
Les Ethiopiens avaient fait face à 
beaucoup de bètes féroces, mais ja- 
mais leurs muscles horripOateurs 
n'avaient si activement fonctionné. 
A un certain moment, les bombes 
tombaient comme la pluie et les 
morceaux d'Ethiopiens allaient se 
déposer aux quatre coins de l'ancien 
royaume de la reine de "Shéba" La 
personne de "Sally" resta, toujours 
intacte dans ce carnage, car l'Em- 
pereur avait conservé sur lui son 
précieux talisman — une petite boite 
de postales Valda — qui le pré- 
servait de tout malheur. .. 
.^.Casino vint vite s'excuser auprès 
de "Sally", tachant de lui j aire com- 
prendre qu'a n'avait aucun motif 
dé s'irriter puisqu'it venait de pren- 
dre part à un jeu fort en vogue et 

.(Suite à ia ptge 200) 




Le Débat public 
au Capitol 

La dispute publique _ 
la Société des Débats Franc* 
Item an Capitol, cette aiujeTfl 
avril. C'est dans cette m^LJ 
enceinte que Léandre p^n 
Jean fcordeleau disputeront U 
me à Orner Chartrand et Jes* 
ques Bertrand. Quand Je me i 
sente les orateurs et le sujet d* 
bat, je me dis qu'il est imp» 
qui! y en "ait un des quatre qqj 
de. Les orateurs: le les ai 
le sujet: "La politique , 
devrait-elle encourager i*u__ 
tion?" Evidemment, je n'ava» 
songé aux Juges éminents povi 
cerner la palme d'avance aux m 
héros (prière de ne pas fairrjj 
son) de la soirée. Leur imp, 
partagera équitablement le - 
d'honneur offert par la Société 
Débats Français. 

La soirée semble vouée & un 
table succès, n faudra y être 
c'est un devoir I 

Je ne suis pas très adroit pouri 
senter mes amis, d'habitude; 1, 
de savoir que je suis seul entra 
quatre murs de ma chambre 
ma timidité plus héroïque. 1 
pour faciliter la tâche, j'avaU n 
lu de demeurer anonyme! Alors 
cun danger de m 'attirer des i 
ches. Mais on a fait tant de , 
autour d'un certain Ane Onyme i 
le nom et la réputation sont Unm 
en discrédit depuis ce temps, q3 
risque gros en voulant demeurer 
cognito. Alors, je signerai! A 
tout, c'est plus viril et témoigne, 
cran bien placé. 

Excusez-moi de cette sotte . 
sion! Je reviens donc à nos orat 
Léandre Prévost sera un facteur* 
gereux, on s'en doute bien. Son j* 
sique, ses aptitudes oratoires, soni 
rieux au travail, son esprit 
cheur seront un atout fora*» 
pour la victoire. Vous n'avez, dl 
leurs, pour suppléer à l'Insuffla 
de ma présentation, qu'à lire it 
ge des "croquis": vous le trou* 
là silhouette de pied en cap. Vi 
mon vieux! 

Orner Chartrand (allas Pop) ., 
dra l'équilibre aux plateaux de s] 
balance. Dans ces sortes de sport,] 
comme la chance va aux poids-lourd»] 
intellectuels, la partie va prendre de] 
l'intérêt: car c'est avec un bag&fi 
d'arguments, que nous pouvons <M» 
d'avance non-sophistlques, qu'Onw 
s'imposera! Sa fine moustache «Im- 
patiente déjà. H y aura un train spé- 
cial venant d'Alfred. On ira, Orner! 

Jean Bordeleau, depuis qu'il doit] 
faire le débat public, manifeste « 
ardeur que tous les membres de „ 
Société des Débats pourraient lui «H 
vier- C'est que notre ami est conw 
ciencieux, décidé à gagner, convailH 
eu qu'il défend la bonne cause. Aussi] 
il veut être à la hauteur de son ew 
pain, philosophe bientôt bachelier! j 
Prévost m'a <Ut en particulier qui] 
l'avait délégué pour toucher m 
coeurs et gagner les sourires, car m 
principes de rhétorique sont encoitj 
tout frais! Montre-leur, Jean, xm 
"Aux débattants décidés, U l*-| 
leur ..." 

Jean- Jacques Bertrand (alias 
Je voulais lui donner le nom amical ! 
par lequel Je le nomme quelquefois; 
mais au grand public . . . hum!). OH 
pendant, Je ne puis cacher qu'à mo* 
avis, les plateaux seront à égale dii-j 
tance du pivot quand Jean-Jacqo«i 
aura' terminé son discours. Son en- 
traînement dans le théâtre, dansW 
«port (une magnifique performanot] 

(Suite à la page 285) 



( 

[II4M 



PAGE DES I HUMAS IE* 







[Une solode 

&*» désires une salade aux lé- 

W? aux fruits? à la viande? 

^ Washington? ou une salade 

ièScale? ... ■?% 

^choix vous embarrasse? Alors, 

K* de vous en servir une et . . . 

£7 façon. Je ne suis pas au Chà- 

Tmats bien à la cuisine de diète 

fÇhôpltal général et la tête rem- 

. dldees culinaires. Donc, pour 

-Liment, Je vois les différents 

L*cU de la vie d'entraînement 

£f que la votre, élèves, sous la 

Norme d'une salade. i 

Procédons. 

UfeuUle de UUiue, qui est la base 
L ee mets, serait l'image de nos 
[Tog ans d'entraînement, les fonda- 
IZ de notre carrière, et Tinstruc- 
u primaire et secondaire, dans le 
. des étudiants. Quoi que nous 
ISsiions dans la vie. l'instruction et 
atrainement demeurent toujours; 
•y impriment un caractère en nous; 
«tendu qu'ici U feuille de laitue 
demeure en proportion de 1 exis- 
tence de la salade. 

Légumes ou viandes, qui sont la 

nbetance de la salade, signifieraient 

wtade et les différenU départe- 

ments qu'U nous faut traverser afin 

, pratiquer notre technique et ac- 

merlr l'expérience qui constitue 

rentrainement. H n'y a pas de dé- 

mrUments où U garde ne doit 

aller puiser à pleines mains. En voi- 

i quelques-uns qui la reçoivent le 

«tas fréquemment. 

La salle des enfants:— Quelques- 
tjai prétendent qu'il faut une ré- 
serve inépuisable de patience pour 
itussir dans cette salle de pedla- 
£te Mais que ne pourrions-nous pas 
faire pour soulager tant soit peu ces 
atuta êtres impuissants à nous lo- 
caliser leur "bobo"? 

La salle des femmes et des 
hommes, très amusante lorsque la 
garde, en devoir de nuit, va et vient 
au son des ronflements, bruit fa- 
vorable à celles qui craignent ex- 
trêmement le silence complet. 

La clinique où l'on reçoit souvent 
des êtres tout "déchiquetés", des 
débris humains au début, et qui don- 
nent, après un examen médical mi- 
nutieux, un diagnostic favorable: 
les prétendues taillades et frac- 
tures sont réduites à de simples 
égratlgnures. 

La salle d'opération, ce très cher 
département chirurgical où se con- 
centre notre Idéal d'approbanistes. 
U se font les véritables démons- 
trations de l'anatomle, surtout lors- 
que nous assistons le chirurgien 
?. . . Pardonnes-moi: J'étais d'abord 
anxieuse de faire ce stage pour 
entendre certaines confidences des 
patients sous anesthésle. O dé- 
ception!: durant tout mon stage, 
Je n'en ai saisi qu'une, et les paroles 
du malade étaient tellement em- 
pâtées" > qu'elles me furent abso- 
lument incompréhensibles. D'ail- 
leurs, on m'a assurée que ces mono- 
. lègues sont des plus rares et re- 
i latés aujourd'hui comme des souve- 
nirs d'antan. Cela, sans doute, est 
dû à la perfection croissante de l'a- 
nesthésie. 

Peut-être avez-vou* été surpris 
d'apprendre que les gardes-malades 
sont séquestrées à la cuisine pour 
Quelques six semaines, afin d'aider 
à la préparation des diètes spéciales, 
dans les cas de diabète, dliyperten- 

ll0n ' €tC * ^ a* ÉMMi 

Apprenes que la garde doit être, 
entre autres, cordon-bleu, soeur de 
la souffrance et même . • . ma- 
man pour ces pauvres petits êtres 
souffrants, séparés de leur mère. 
Comme vous le constates, le devoir 
te la garde-malade ne consiste pas 
uniquement dans sa présence con- 
ttnueUe au chevet du patient. Il lui 
faut une culture générale. KUe doit 



pouvoir donner entière satisfaction 
à son patient. Il lui faut être une ar- 
tiste; donc, perfection dans son tra- 
vail, perfection acquise au prix d'im- 
menses sacrifices ct renoncements 
que l'expérience a comptés, recti- 
tude dans ses jugements et ses ac- 
tes. La garde doit être tout à tour, 
selon les circonstances, dévouée, ai- 
mable, charitable, perspicace, intel- 
ligente, attentive. Il reste toutefois 
impossible d'établir une définition 
de la garde-malade: U deviendrait 
par trop facile de créer des gardes- 
malades en séries, et les gardes- 
malades ne -peuvent être fabriquées 
en séries! 

L'assaisonnement, (séi, poivré, 
seson le goût), nécessaire à la sa- 
veur du mets, serajt représenté par 
les petits désagréments Inhérents 
à chaque profession, à chaque ef- 
fort, mais indispensables à toute 
oeuvre, parce qu'ils en augmentent 
de beaucoup la valeur. 

De plus, les salades doivent être 
confectionnées suivant certaines 
proportions et recettes. Notre mets 
- aéra d'autant mieux réussi que nous 
aucuns apporté de soins minutieux 
dans le respect de ses proportions. 
Ainsi, notre voie sera d'autant plus 
luette à suivre et nous d'autant plus 
eosapétents que nous aurons appor- 
té d'attention et de travail dans 
notre cours d'études. 

Voilà ma salade! La digérez- vous 
facilement, sans douleur? Non? Une 
pttale ou encore un laxol agirait 
bis*, liais s'il y a trouble subsé- 
quent, vous êtes les bienvenus à 
Iftêpltaj. 






'CAUSY" 



Nous et nos 
matador^ 



étudiantes de l'Ecole des , 
Oardee-malades de l'Universi- 
té d'Ottawa profitent de l'offre re- 
nouvelée de "La Rotonde" pour ve- 
nir Inscrire quelques nouvelles ou 
quelques réflexions qui montreront 
que bien qu'elles ne participent que 
d'une manière éloignée à la vie in- 
tellectuelle et intense des universi- 
taires, elles veulent quand même ré- , 
pondre à 'leur aimable Invitation. 
mais réclament la bienveillante in- 
dulgence de leurs savants confrères. 
▲ ce propos, Je lisais une anec- 
decte dans une revue Infirmière des 
■tats-Unis, où Mlle Wiebe raconte 
ceci: "Un Jour, arrive à la porte 
du ciel une garde-malade. ,Salnt 
pierre, tout heureux d'une pareille 
présence Inespérée, s*enquiert déli- 
eacement des raisons qui peuvent 
Justifier *on entrée au paradis 
^Sien, répondit-elle, J'ai été très 
occupée. Vous saves le temps exi- 
K é pour se tenir au courant des 
nouvelles découvertes de la science. 
—Mais dites-moi plutôt, avez-vous 
été une amie pour vos patients, un 
soutien, enfin autre chose qu'un 
mécanicien qui répare les morceaux 

br !!Sen ... Pas exactement. E- 
deeoir, toutes les minute* i sont 
comptées et en dehors, tout le nrtti- 
Sridt que lé repos ct la distrac- 
Mon nous sont indispensables. 
'"Ta ce que Je peux voir, votre ba- 
M «» n'est pas très lourd et Je 

SU très nécertalïe, car décidément, 
5? c£l uTyTpl« de maladies. 
ïtaTaUM . . • retourne» auprès 
ÎSfhumata» apprendre k aimer vos 
X«Là«w«2â»We. k reconnal- 
STS i fc£r de. beautés que le 
SLtour imtoe. eowme un reHet 
2?der .V» Ure oe Q*e les plus 
ÏLSs Wltt ont i*n»é, rêvé, es- 
Srt tofto, rerenea-mol ensuite 



COLLEGE NOTBE-DAME 

Jeunesse 

Que de fols les poètes ont chanté 
avec des accents si doux les gran- 
deurs, les beautés dTla Jeunesse et 
ont ébloui, entraîné, stimulé l'en- 
thousiasme de ces jeunes esprits vers 
de nouveaux idéals. Mais, cette fois, 
c'est la voix d'une jeunesse qui vous 
parle et non celle d'un poète, la voix 
d'une de vos amies qui, à cette 
heure où la vie est "comme un divin 
rêve", n'a pas la prétention de vous 
éblouir mais seulement de vous faire . 
part de ses impressions. 

n est permis, n'est-ce pas, de vous 
transmettre deux petits conseils qui 
sont, dit-on, des remèdes efficaces 
aux maux de ce monde. Le premier 
consiste dans la recherche d'une 
compagne fidèle qui désarme le*- 
nombreuses luttes que la vie nous 
livre, n n'y en a pas, me direz-vous; 
ce qui arrive doit arriver ! Vous voi- 
là pessimiste et de plus fataliste. 
Mais oui, il y en a une, c'est . . . vous 
le devinez, "Madame la Joie". Cette 
amie si gale Illumine même les mi- 
nutes les plus sombres et forme avec 
l'Idéal, l'amour, un duo parfait v Vol- 
là les deux remèdes. « 

Ce dernier est le sentiment par 
lequel le coeur se porte vers ce qui 
le captive et lui en fait désirer la 
possesion, et Joue un rôle très impor- 
tant. Car vouloir ce qui est beau, 
bon et vrai est le but de l'amour et 
le vrai lui-même renferme le beau et 
• le bon. C'est précisément ce que dit 
Boileau dans son vers si souvent ré- 
pété: 

"Rien n'est beau que le vrai; le 
vrai seul est aimable." 

—Alors, cherchons le vrai: il nous 
conduit à l'amour. 

En un tel voisinage,- chers amis, 
nous pourrons nous appliquer ^cç 
qu'un poète disait de la jeunesse: 

"Rieuse à travers l'ombre, la nuit 
et le vent". 
Qu'en pensez-vous ? 



Noble f ignre 



Jacqueline, C. N.-D. 



deur, se sentira moins étrangère et 
moins indigne devant l'Artiste su- 
prême". 

Saint Pierre, ma foi, est très sé- 
vère et n'aurait sûrement pas fait 
cela à une élève de notre école. 

Est-ce l'enthousiasme que nous 
avions à notre arrivée, en août, et 
qui dure encore ou est-ce tout sim- 
plement nôtre imagination, mais, en 
toute simplicité, Je suis loin de voir 
de la froideur, de l'indifférence, du 
machinisme dans le travail accom- 
pli par mes compagnes. 

Chaque Jour la connaissance plus 
Intime des malades nous apporte un 
intérêt plus prononcé, une sympa- 
thie plus vibrante et une patience 
qui nous étonne nous-mêmes qui 
ne sommes que commençantes dans 
cette noble carrière. 

Vraiment, quand nous arriverons 
devant saint Pierre, si la vie ne se 
complique pas davantage, Je le défie 
bien de nous faire des yeux sévères, 
car notre existence d'à présent, si 
elle se continue et pourquoi pas? . . . 
renferme un développement intel- 
lectuel et moral qui nous fait voir 
dans notre profession non seule- 
ment le côté physique et matériel 
mais aussi la grandeur de la chari- 
té exigée pour entrer au Ciel. 

UTOP1A. 



Une fois de flus la voix de l'Ac- 
tion Catholique s'est fait entendre. 
U timbre sympathique, la vibran- 
te conviction,.' la chaleur de cette 
voix a su nous émouvoir, toutes, et 
semble nous tenir encore sous son 
charme indéfinissable . . . Ble han- 
tera longtemps nos plue belles res- 

souvenances. . Lai'l 

Madame la baronne de Huèck nous 

a parlé. 

Jamais auditoire ne fut plus com- 
plètement capté par la personnalité 
d'un conférencier que ne le fut le 
groupe étudiant de notre couvent, 
certaine après-midi de février der» 

nier. 

. Où trouver les termes dignes de 
louer la merveilleuse initiative, la 
noble hardiesse et l'indomptable 
courage que déploie Madame de 
Huèck dans l'édification de sa belle 
œuvre d'apostolat laïque. Certes, 
dans le milieu qu'elle a choisi comme 
champ d'action, son travail est ar- 
du et lent à porter sts fruits, mais 
l'épreuve trempe: l'oeuvre de la 
"Fraternity House" promet un ma- 
gnifique résultat. Et surtout, oh! 
surtout, l'exemple d'abnégation, de 
charité pure et de généreux dévoue- 
ment que nous offre cette femme 
est une semence destinée à ger- 
mer dans les coeurs et à y éveiller 
toute une floraison de magnifiques 
activités. 

La voix convaincante de Madame 
de Huocx, interprète d'une àme pro- 
fondément, idéalement chrétienne 
qui s'est donnée à la défense du ca- 
tholicisme outragé, nous a parlé 
d'une manière touchante de Celui 
dont l'homme repousse l'amour et 
les bontés Infinies, de Celui qui est 
la Vérité et la Vie, 8ource de la paix 
et du contentement, et que l'huma? 
nité méconnaît, fuit 

Réalité brutale, constatation fou- 
droyante: le spectre de Lénine a 
franchi notre seuil! Le communis- 
me a lancé son dard empoisonné 
dans notre camp! 

Madame de Huëcx, amplement 
éclairée sur le progrès de ces fausses 
doctrines au pays, nous a fait -entre- 
voir d'une façon saisissante 1 habile 
plan d'attaque dont se servent, dans 
notre entourage même, ces dange- 
reux adversaires de U foi. Le danger 
est bien là, Invisible peut-être à nos 
yeux inexpérimentés, mais d autant 
plus menaçant qu'U est secret. 

Se préparer à réagir contre le flot 
envahisseur, cela est gP^gg 
titue même, en ce moment critique, 
une sérieuse nécessité; mais prendre 
l'offensive, "agir" avec force, avec 
tact, autant que noua le pouvons et 
dans quelque milieu que nous nous 
trouvions, "agir" d'un commun élan 
et toujours sous une sage direction, 
lutter de tout notre être contre 1 in- 
fluence néfaste, cela est possible et 
cela est urgent . . . 

Cela sera! ,.,*#**„ 

Baronne, nous prendrons iofien- 

si ve ' 

La Jeunesse, dit-on, est la fleur 
d'aujourd'hui, U force de demain. 
Maisala fleur a son parfum, la Jeu- 
nesse a son enthousiasme et de 1 en- 
thousiasme, du zèle au service de la 
cause suprême, cela devient une 
force redoutable et une force . . 
pourvue d'ailes! 






Le Débot public 
au Capitol 

(Suite de la page 264) 









dans les parties finales contre ^Pem- 
oroke) l'ont initié à *!£££.*! 
grandes foules, n sera W tribun «• 



la soirée. On sera là pour l'applau- 
dir! 

Mesdames, Messieurs, Je me con- 
sole de cette maladroite présenta- 
tion en songeant à la manière toute 
particulière avec laquelle les ora- 
teurs se présenteront eux-mêmes au 
Capitol le dimanche 16 avril, à huit 
heures et demie. 

La plus cordiale bienvenue à tous. 

J.-J. T. 









■-1 








p. 






.-M 

























r 



1 ^ , il Mm"" 
. ' UWMItl).- ■ P JUL 











CROQUIS 9fe**"**«dP Hj»*<t*tlP FINISSANTS 



1.— JEAN-CHARLES AUBIN: 

Type: Radical. 

Caractéristique: Sourire moqueur. 

Expression favorite; "O. K.". 

Idéal: Devenir avocat, pour com- 
prendre . . . 

Cauchemar; Le Faclsme. 

Toquade; La lettre de la loi, toujours 
la lettre de la loi .. . 
t - . 

*.— ROGER BEIXEFEUILLE : 

Type: Moqueur et imitateur. 

Caractéristique: Une démangeaison 
tout près du nez. 

Expression favorite: "J'ai couru deux 
cents verges pour faire un "touch 
down", l'automne dernier." 

Idéal: Gros commerçant de conser- 
ves à Limoges. 

Cauchemar: Tenir son homme sur la 
ligne, au rugby. 

Toquade: "Franz". 



lt.— ROGER CAULEY: 

Type: Conservateur sincère. 

Caractéristique: Chevelure frisée. 

Expressjon favorite: "Nb more des- 
awrtl'V 

idéal: "To play with test-tubes". 

Cauchemar: 8e rapporter aux pré- 
fets. 

Toquade: La future "madame Cau- 
ley" ???.,. Madame Cauley "In 
potentia activa". 



11— OMER CHARTRAND (POP): 



3— ROBERT BENOIT: 

Type: Joueur de tennis. 
Caractéristique i Figure aimable. 
Expression favorite: "Tu vas sauter. 

Aubin!" 
Idéal: Etre demi-dieu. 
Cauchemar: L'avenir . . . 
Toquade; Répandre de l'encre. 



Type: Style "Paris 1936". 

Caractéristique: Paternel et tendre. 

Expression favorite: "T'a pas de 
danger". 

Idéal: Professeur de sociologie a l'U- 
niversité d'Alfred. 

Cauchemar: Voir un confrère perdre 
connaissance. 

Toquade: Les gardes-malades. — 
Chanter a la radio'. 



15— NORMAN BENY8: 

Type: De l'espèce des lttMputlens : 
gnome noir. 

Caractéristique: Courtiser les nym- 
phes: coeur tendre. 

Expression favorite: "Vieille bette!— 
Rideau WW!" 

Idéal: Faire l'amour en sauvage. 

Cauchemar: Avoir des jumelles. 

Toquade: L'uni voci té chez Seot. 

2S.— AUGUSTTNO D1ICOLI (GUS) 

Type: "Hall, feUow, well met!" 
Caractéristique : "Risibility". 
Expression favorite: "Sure, sure, 

Charieyr 
Idéal: Les frères Mayo. 
Cauchemar: Halle Sélassié. 
Toquade: "Bubbles". 



*4.— JEAN-LOUIS DV( 
Type: Maharadjah. 
Caractéristique: Métlei 
Expression favorite: *i 

mine pour mon 

bien "As-tu un 

un couteau? . . 

mette?", etc., etc. 

Idéal: Devenir on Clark 

Cauchemar: Payer le te* 
bien?). 

Toquade: Thérèse. 



4.— EDGAR BISSON: 

Type: Tout d'une pièce. 
Caractéristique: Sec comme un lo- 
garithme. 

Expression favorite: "Ecoute, écou- 
te!" 
Idéal: Obtenir la toge de Docteur es 

Slences M. 
.Cauchemar: Assister a un "congrès 
"de savants". 

Toquade: "Les chiffres ne mentent 
pas". 



5.— LOUIS BOURCfER (BOURS) : 

Type: Contracté. 

Caractéristique: "Bouche". 

Expression favorite: "C'est pas mal 
'screwyT' 

Idéal: Pythagore. 

Cauchemar: Les rapports de physi- 
que. 

Toquade: Mae West . . . (d'Ottawa!). 

fi— CLAUDE BOURGEOIS: 

Type: Savant.x 

Caractéristique: Une serviette bour- 
rée de livres. 

Expression favorite: "... . et selon la 
•formule de mon ami Einstein ..." 

Idéal; Le génie civil et la science 
d'Einstein. 

Cauchemar: La métaphysique. 

Toquade: La discussion. 

7 .—JEAN BOUVRETTE: 

Type: Père de famille. 
Caractéristique; Rabelaisien. 
Expression favorite: "Quelle heure 

est-il?" 
Idéal: Voir les enfants des enfants 

^_ de ses enfants^ 

Cauchemar: Expliquer une thèse de 

philosophie a "Dan" Collins. 
Toquade: *Belle. 

- — 

f— JOHN BOYLE (BUFF): 

Type: Affable. * 

Caractéristique: "Ffadng things up". 
Expression favorite; "Sorry ifs not 

a night out!" 
Idéal: Etre avocat. 
Cauchemar: la responsabilité de 
*\ créancier. 

Toquade: Mlck-e-e. 
— 

• —WILLIAM BRENNAN : 

Type: Irlandais. 
Caractéristique; Crâne dénudé. 
Expression favorite: "Nice going !". ' 
Idéal; Gagner le "Henley" pour Ot 

ta«v 
Cauchemar: Le Père Bradley. 
Toquade: Laurm. 



1».— EUGENE CHENEER: 

Type: Athlète parfaîr(???). 
Caractéristique: Infundibuliforme. 
Expression favorite: "Another wise 

crack!" 
Idéal: Creuser des trous, (ingénieur 

minier). 
Cauchemar: La cloche à six heures 

du matin. 
Toquade: Florence . . 1 (pas la ville 

dltaliej)^, 

13.— DANIEL COLLINS (DAN):. 

Type: "Stolld, argumenta tive and 

aesthetlc". 
Caractéristique: Précis. 
Expression favorite: "How do you 

knpw?" 
Idéal: Le droit. 
Cauchemar; Se faire réveiller par le 

Père L'Abbé. a 

Toquade: Jean . . .een. 



M,— VICTOR COTE (VIC) 

Type: Swea Pea. 
Caractéristique: Ens ab alio. 
Expression favorite: "Boy! those Dé- 
troit Tiger8". 
Idéal: Charlie Gehringer. 
Cauchemar: Cox. 
Toquade: Lucille. 



21— LIONEL DESGROSEILLERS: 

Type: InteUectuel. 
Caractéristique: Le pU impeccable 

de son pantalon. 
Expression favorite; "Ah! voUA, mon 

cher!" < 



FOGARTï: \ 

Type; Beau Brummel a% 

des glraff es. 
Caractéristique: Un 

géré et emphatique 

ses envolées oratoire*. 
Expression favorite: "Oh 
Idéal: "Hollywood or bojj 
Cauchemar: "La belle 

merci" de lu rue Neltei 
Toquade: La scène. 



15— FRANCIS COX: 

Type: Tarzan. 

Caractéristique: Planta ratlonalis. " 

Expression favorite: "Hâve you a 
cigarette?" 

Idéal: George Bush. 

Cauchemar: "Other people's love af- 
faire". 

Toquade: Etudier la philosophie. 

!«-— FRANCIS CRANE: 

Type: "Linear". 

Caractéristique: Confiance en soi 
(juste assez!). -* 

Expression favorite: "Lefs go to the 
corner". 

Idéal: Attorney général des Etats- 
Unis. 

Cauchemar: Trouver que son lit est 
disparu de sa chambre. 

Toquade: 'Chickie", "Lena". ■" 
etc . . . 



,*•*> 



*>***' 



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*->..»<»' 



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►iuuiUJ 






■■ 






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-. 






17— LIONEL CROTEAU: 

Type: Beau blond. 
Caractéristique: Cycliste. 
Idéal: Etudier ... les fleurs. 
Expression favorite: "Tu me dois dix 

sous, n'oublie pas! ! ! " 
Cauchemar: Le succès. 
Toquade: Les jolies f . . . leurs. 

18 — GREGORY CRUIKSHANK : - 

Type: "Retlring". 
Caractéristique; Studieux (???). 
Expression favorite: "Is lt ever?" 
Idéal: La ferma. 
Cauchemar: "Books reports". 
Toquade; France*. 



. 



'^^ProwfRWW* 



Idéal; Titulaire d'une chaire à la 
Sorbonne. 

Cauchemar: Expériences de physi- 
que à trois. 

Toquade: La discussion. 

22— LIONEL DESJARDINS (COCO) : 

Type; Aéro-dynamique. 
Caractéristique; Rapidité (genre 

foudroyant). 
Expression favorite: "On ajoute du 

paraméthylisoprohylcyclohéxanol. 
puis../" 

Idéal: Devenir chirurgien pour ex- 
terminer ... les avocats. 

Cauchemar: La démocratie trop dé- 
mocrate. 

Toquade: Horreur des avocats. 

23— EDWARD DONALDSON: 

Type: Renfrogné. 
Caractéristique: Paisible. 
Expression favorite; >????*? 
Idéal: Etre »»«<^tn. 
Cauchemar: La physiQue. 
Toquade: La traâquillté. 



2€.— RENE FRECHETTE: 

Type: Sarcastique en coni 
Caractéristique: Moustache 
Expression favorite: "On ▼* 

aller en skia encore dimi 
Idéal: Chef des, pompiers de la< 

taie. 

Cauchemar: La classe du lundi] 
tin ... 

Toquade: A. A. 



27.— ANTOINE GAGNON (T( 

Type: Rusé renard. 
Caractéristique: Ondulation 

nente. 
Expression favorite: "Ce* 

'sinch'!" 
Idéal: Devenir pugiliste. 
CottcAemar: Un certain voj 

Sudbury. 
Toquade: CoUeetkmner les 

de cuisina. 












\ 









GENBRON: 

po. 

Maladif. 
favorite: "Corne 




on. 



pendant les vacances. 
Les rapports de physi- 

Lepin«-Pong. 



GOSSELIN 
(BeHlfl): 

^mtBing McGoosey". 

"The answer to a 

jrayer'. 

fevorUe: "What hâve we 
h — quid est?. 

)evenir un "high-pressure 
dans la grande ville de 

r: "450 score in bowling". 

Mary?? . . .Mae?? . . , 
i?r . . .etc., etc., etc. 

.. . ■■ 

- 









Maol: Devenir ingénieur-électricien. 
Cauchemar: L'indissolubUité du ma- 

riage. 
Toquade: "Marg". 

* L« — " 

M— WILFRID LAFLEUR (LAF): 
Type: Créole. 

Caractéristique; Beau frisé. 
Expression favorite; "Elle a-t-y une 
soeur?" 

Idéal: Père ... de famille. 
Cauchemar: Un petit voyage à 

Moncton, (hein Laf?). 
Toquade: Paul . . .ine. 

34.— JOHN LECLAIRE: 

Type: Calme. 

Caractéristique: Souple-sur sea pa- 
*tins. 

Expression favorite: "Not bad eh?" 
{ge^Etre un Père ... ou un père. 
Cauchemar: "Business Managers" 
Toquade: Hockey. 

35 — CONRAD LEMIEUX: 

Type: Financier. 

Caractéristique: Le calme. 

Expression favorite: "C'est une his- 
toire en deux parties ..." 

tdéal: ??? , . (L'avenir nous l'ap- 
prendra). 

Cauchemar: 5 sous à 75 sous. 

Toquade: "L'avenir est à nous". 



8 heures, étudier ... ? 
Cauchemar: Etre "doué" au Mt. 
Toquade: Marte. 



42— BENOIT PARISEAU. 

Type: Standard; excepté crâne doly- 

chocéphale. 
Caractéristique: Mû par un 

raisonnable. 
Expression favorite: "D'après YubM 

Blanchard ..." 
Idéal: Construire des trottoirs à 

Brownsburg. 
Cauchemar: "Moi (un philosophe) ai 

elle (élève de l'école Oarneau) sVT 
Toquade: Les Bacchanales. 



Expression favorite; "Aye, Chose! 

Qu'est-ce que je voulais dire 

donc?" 
Idéal: Défenseur de la veuve et de 

l'orphelin. 
Cauchemar: Be faire dépeigner. 
Toquade: Les blondinettes. ("Blés 

sont rudement bien"!) 
> • 

5S.— BENOIT ROBERT (KID) : 

Type; Garçon de salon. 
Caractéristique: Pimpant. 
Expression favorite: "Elle est fine! I" 
Idéal: Trustard. 

Cauchemar: "Est-elle engagée??? ..." 
Toquade: Lucille "la philosophe". 




43.— ROLAND PATENAUDE: 

Type: Calme et suave. » 

Caractéristique; Une tenue r éser vé e . 

Expression favorite: "As- tu fait su 
devoir?" 

Idéal: Une position intéressante, 
sans ennuis et assez lucrative. 

Cauchemar: Les observations des 
"wise guys". * 

Toquade: Quelques (?) belles demoi- 
selles et le bridge contrat. 



51.— EDMUND RYAN: 

Type; Médium. 

Caractéristique: "Neat appearance". 
Expression favorite: "Hi ya gees!" 
Idéal: Gagner une course de skis de 

longue haleine. J 
Cauchemar: "To wake up on a Geo- 

logical Survey". 
Toquade: "Llkes to drive Chevro- 

lete". 




*i 



44.— JACQUES PELLETIER 
(JACQUOT): 

Type: Dandy. 

Caractéristique: Ondulation * 



52.— KEVIN SHEA: 

Type: Actif. 






36.— PATRICK LOZIER (PAT): 

Type: Petit lutteur visionnaire. 

Caractéristique: Une belle montre au 
poignet . . . 

Expression favorite: "En toute, en 
toute!" 

Idéal: Quintuplettes. 

Cauchemar: Faire des voyages à l'é- 
tude et la disparition du sexe 
faible. 

Toquade: Black porse. (Bacchus), 



37. 



Caractéristique: Amabilité/^ 
Expression favorite; "What's the 
story?" 

iÉ s7utoS* m ° IX T*""* d0CteUr 
Cauchemar: Le dactylotype . . . (de 

Hourigan?). 
Toquade: Lilums. 



Expression favorite: "Tu me 
leras à la fin de 'la classe." 

Idéal: Se faire enlever l'appendice 
une seconde fois, pour être sou» Isa 
soins d'une gentille nurse . • . 

Cauchemar: Arriver à temps aux 
cours. 

Toquade: Huguette . . .et d'autres .-. 






53.— THOMAS SKELLY: 

Type: Grand, et brun. 
Caractéristique: Flegmatique et 
composé. 



sU 



-HERVE MARCOUX 
(THOMMF): 

Type: "Fast". 

Caractéristique: "Wit ... (on the 

AoZ/-shell. 
Expression favorite: "What a "build" 

Idéal; Devenir un second saint Tho- 
mas. 

Cauchemar: Le Père L'Abbé . 
milieu de la nuit . . . 

Toquade: Marcelline. 



45— W ALTON PHILLIPS: 

Type: "Terrier". 

Caractéristique: Pensif. 

Expression /aooriteV"What did you 

get?" 
Idéal: Battre R.M.C. 
Cauchemar: Les questions de "Coco 4 *, 
Toquade: La médecine. 



Expression favorite: "Give me the 
wide-open spaces." 

Idéal: Toute position payante avec 
possibilité d'avancement. 
auchemar: La peur de contracter 
une alliance matrimoniale incom- 
patible . . . 

Toquade: Les langues étrangères. 



au 



RALNN: - 

fixe 

m Jean de Baint-Tho- 

tuvorite; "La Cucaracha" 
Novarro. 
"Ens in quantum ens". 
L'espagnol. 

HOURIGAN (MIRE): 

itique. 

Dissecteur, en bio- 






Hvorite: "Fixmeup, wiU 

de campagne, 
•tre "maestro". 
«« Powell et le théâtre 



38.— GERARD MAURICE: 

Type: Jeune routier italien. 

Caractéristique: Oeil charmeur au 
service d'une moustache "conqué- 
rante". 

Expression favorite : "Rudement 
bien!" 

Idéal: Chanter le rôle de Roméo, au 
Metropolitan Opéra House. 

Cauchemar: Avoir la barbe longue. 

Toquade: Les femmes blondes:"* 

3§.-_ SYLVESTER MITCHELL: 

Type: 425B. 

Caractéristique: "Broadlng". 
Expression favorite: "I scared." * 
Idéal: "S. Mitchell, M.P.". 
Cauchemar: "Bridge". 

Toquade: F. R. 

________ 

44.— HAROLD MORIN : 

Type: Loyal. 

Caractéristique: Aristotélicien. 
Expression favorite: "Those girls!!! w 
Idéal: "To teach Overbrook kinder- 

garten". 
Cauchemar: "Calculus on Friday 

mOrning." 
Toquade: "Square danses". 



46.— ROLAND PIGEON: 

Type: Belliqueux. 
Caractéristique: Amoureux. 
Expression favorite: "Je commence 

à travailler". 
Idéal: Etre nommé "Grand -Maître*" 

des chômeurs. 
Cauchemar: Prendre les tramways 

de la rue Oak ! ! ! 
Toquade: Erma. 



54.— HENRY- W. SWEETNAM 
(HANK) : 

Type: Tout en long. 

Caractéristique: "Groomed appear- 
ance". 

Expression favorite: "Rideau 49-r-W" 

Idéal: "To be an editor." 

Cauchemar; N'avoir pas de gros 
cinq sous pour téléphoner. 

Toquade: "Dot". 



47.— JEAN POIRIER: 

Type: Poids extra -lourd. 

Caractéristique: Mustachlos. 

Expression favorite: "Ah oui l • 
mais attends une minute." 

Idéal: Une vraie Société des Nations. 

Cauchemar; La décision des jugea. 

Toquade: L'Ecole des gardes-ma- 
lades. 



4*\— HENRI PREVOST: 



55.— LOUIS TARTE: 

Type: Roger Bontemps. 

Caractéristique: Démarche sénato- 
riale. 

Expression favorite: "Tu ne saisis 
pas la nuance, mon cher ange!" 

Idéal: Devenir possesseur d'un tri- 
cycle "acaténe". *- 

Cauchemar: Les classes de mathé- 
matiques & huit heures du matin. 

Toquade: Définir les mots Inusités 
de la langue française ^mr un sy- 
nonyme ambigu ou équivoque. 






dans m 



^ABONNE: 



N-chested". 
>: Comique. 

"Hey 
al «al" 



, ■ . 






Hank! 



41— FERNAND PARE: 

.... . '■ ■■■ • • 
Type : Endormi . 
Caractéristique: Somnambule. 
Expression favorite: "B ne faut pas 

se faire mourir a étudier!" 
idéal: Dormir 16 heures, s'amuser 



Type: La grâce même-, 
graisse. 

Caractéristique: Harmonieuse "Ro- 
tondité". 

Expression favorite: (A son frèréf* 
"Si l'auditoire nous applaudit pen- 
dant plus d'une minute, nous sa- 
luerons". 

Idéal: Faire sauter au son du tMoa 
les diplomates qui veulent nous 
faire danser au son du canon. 

Cauchemar; Le jazz et la correction 
des épreuves de La Rotonde. 

roouede: "Beet(h)oven". rç'eet sans 
doute un nouveau meta?). 
; ■ , 

4f — LEANDRE PREVOST: 

Type: Bourgeois gentilhomme. 
Caractéristique: Marseillais au 
con. 



56.— JEAN- JACQUES TREMBLAY: 






Type: Romantique échevelé. 

Caractéristique: Caresser ... les pe- 
tits enfants. 

Expression favorite: "Elle me fait 
rire". 

Idéal: Chaire de français a l'Institut 
du lac Saint-Jean. 

Cauchemar; Passer deux jours sans 
nouvelles de "Gemma". 

Toquade: Maria Chapdelaine. 









I 






S7.-JOHNVEALE: 

Type: Neanderthal. 
Caractéristique: Mystique. 
Expression favorite: "I like her, me» 

nuk 
Idéal: Rlp Van Winkle. . 
Cauchemar: Rien, 
Toquade: Evelyn. 










^fl 



■ 



M* 





fe&£^£(£&*4 



Silll VillO 



&&&**&&& 



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F* 



COUM FKEMKDICAL 

Science ^*âH 

d'aujourd'hui 

Les sciences physiques, qu'on ap- 
pelle couramment "la science", ont 
atteint aujourd'hui un grand et 
admirable développement. C'est sur 
ce développement que nous vou- 
drions exprimer ici quelques vues. 

Dans l'évolution relativement ra- 
pide des sciences physiques, depuis 
ces trois derniers siècles, les mé- 
thodes d'observation des phénomè- 
nes semblent avoir trop devancé 
l'intelligence humaine qui a voulu 
tes pénétrer et comprendre. 

Nous sommes aujourd'hui en pos- 
session d'une somme vraiment ad- 
mirable d'observations de première 
importance sur c« que nous pour- 
rions appeler le "comment" dé la 
matière, sur la manière dont elle 
se comporte dans les circonstances 
données. 

Depuis Newton, la mathématique 
appliquée a la science physique nous 
s permis de découvrir les rapports 
entre les variables dans la nature, 
et nous en avons formulé les équa- 
tions ou lois qui en régissent' le 
''comment". La mathématique est 
ainsi devenue le plus puissant ins- 
trument de découverte que l'homme 
ait à sa disposition. Elle lui permet 
d'entrevoir, dans le chaos, l'harmo- 
nie de la création. Les lois déduites 
sont ordinairement exactes. Dans les 
circonstances données, elles s'appli- 
quent toujours, ou à quelques excep- 
tions près. La loi de la réfraction de 
la lumière et celle de Mariette . sur 
la pression et le volume des gaz en 
sont des exemples. 

liais ces lois ne portent que sur 
le "comment"; elles sont elles- 
mêmes régies par d'autres, supé- 
rieures, dues à la nature même de la 
matière, qui en fixent le "pourquoi". 

La science physique recherche 
aussi ces lois supérieures; elles ne 
sont encore que des causes prochai- 
nes et, donc, de son domaine, BS&ls 
alors, elle ne procède plus qu'à tâ- 
tons. Partant de quelques hypothè- 
ses, procédant avec force mathéma- 
tiques, elle arrive à des théories qui 
ne sont que d'autres équations pro- 
posant une interprétation, une co- 
ordination des lois déjà observées 
et en prédisant d'autres. Les pré- 
dictions relancent les chercheurs et 
amènent de nouvelles découvertes, 
en accord ou en contradiction avec 
la théorie proposée, la raffermissant 
ou bien l'ébranlant. Les théories évo- 
luent ainsi et s'approchent de plus 
en plus de la vérité; elles en sont 
encore souvent loin. Parfois même, 
une théorie n'expliquant que par- 
tiellement les phénomènes, est con- 
servée, vu son utilité, quitte à en 
employer d'autres, bien différentes, 
pour les cas restés Inexpliqués. 

Ce n'est donc que par la théorie, 
et très imparfaitement, que nous 
connaissons le "pourquoi" des lois 
que nous observons dans la na- 
ture. Nous connaissons très bien, et 
depuis déjà près de trois siècles, la 
loi de Mariotte; mais lorsqu'il s'agit 
de l'expliquer, nous recourons à la 
théorie cinétique. De même, la loi 
de la gravitation universelle est 
connue depuis presque aussi long- 
temps, tandis que son "pourquoi" 
tourmente encore les physiciens. 

Il en résulte une insuffisance de 
coordination et de rues générales. 
La science doit se livrer à une longue 
et souvent onéreuse étude de groupes 
relativement restreints de phéno- 
seul eerveau ne peut plus 



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Les interprètes 4m "Fito de Gaftelon 1 




COURS D'ETE A 
L'UNIVERSITE - 
D'OTTAWA 

GRADES ET CERTIFICATS 

-Les cours d'été de la Faculté 
des Arts de l'Université d'Otta- 
wa sont ouverts aux personnes 
laïques et religieuses et prépa- 
rent aux certificats d'étude et 
aux grades de baccalauréat es 
Arts et de baccalauréat es 
Sciences. 

Les instituteurs et les insti- 
tutrices de la Province d'Onta- 
rio peuvent, en suivant certains 
de ces cours, obtenir du Dépar- 
tement d'Education leur certi- 
ficat permanent de première 
classe. 

L'inscription aux divers cours 
se fait cette année le S Juillet. 
Les aspirants doivent remplir 
d'avance les formules d'Inscrip- 
tion qui leur seront fournies sur 
demande et les retourner au 
doyen de la Faculté des Arts 
avant le 15 mal, si possible. 

Pour toute autre information, 
on devra s'adresser au doyen de 
la Faculté des Arts. 



À QUI L'AVENIR? 



t 



(Suite de la page 284) 



tout contenir et l'on arrive à la sur- 
spécialisation. 

Dans ces circonstances, la science 
physique a pu se développer rapide- 
ment. La connaissance avancée du 
"comment" de la matière a vite ame- 
né ' /'application des phénomènes 
observés et nous sommes venus à 
utiliser couramment des phénomè- 
nes, nouveaux dont nous connaissons 
très peu ou à peu près rien du "pour- 
quoi ". Un exemple se trouve dans 
l'électricité. Le "progrès" a dépassé 
la science. 

La situation est-elle anormale? Il 
ne semble pas. L'observation des 
faits précède naturellement leur In- 
terprétation par les lois, comme 
leur interprétation précède leur co- 
ordination par les causes supérieu- 



nisme charnel de cette civilisation machinique détenue un ▼*jK*Wj **+ | 
nage Innomme, par une sorte de narcissisme inévitable, en est rendu as* 
oTquer sa liberté de pensée dans les mains de la dictature qui, économlqn 
ou ^iUque n'est pasplus éclairée que la masse. Troupeau suivant ares- j 
glément un berger désorienté. 

Amputé de sa pensée et de son vouloir, l'homme est malheureux, mate 
il ignore la nature de son mal. D ne s'aperçoit pas de ce déoouronnementqd 
le met dans un état contre nature. Autre déchéance du roseau pensant. 1 
est écrasé par la machine et il ne le sait pas. . 

La jeunesse, eue, assiste à rédosion de sa personnalité ai ce P**™"* 
jae intérieur frappe sa conscience. H est urgent qu'elle ne »f^ï*f, * 
fraîcheur de sentiment, et elle ne la perdra pas, en connaissant intéga- 
lement son origine, sa nature, ses propriétés, sa fin; en faisant oasjw 
sentiment vague dans des formules scientifiques. Sans verser dans log 
misme du "gnothi aéaotan»*ocratlque, il est plausible de croire qu une pi 
losophie de la personne en corroborerait singulièrement l'amour et noir 
donnerait des armes plus puissantes pour la faire aimer. L'assurance 
défendre des réalités, et non pas seulement des mythes, voilà qui augme 
tera notre résistance à laisser atrophier cette note caractéristique qui no» 
différencie des animaux, notre répugnance à abandonner ce culte de 
pensée et cet amour de la liberté si hautement humains, pour nous mm 
en "un homme .fonction, un homme numéro, un homme standard", ou 
vie de l'âme s'anémie graduellement sous la routine de la bête de ** n "JJj 
voilà qui éclairera notre censure de cette civilisation barbare qui méc °™[ 
la dignité et la grandeur de l'homme en l'orientant ters soi-même p«M* 
que vers Dieu. Notre temps fait trop pitié pour que nous ayons le course 
d'assister passifs à son désespoir. Il faut descendre de notre tour dirai 
pour l'orienter vers un régime plus humain. Il faut faire passer cette sciée- 
ce dans la réalité. C'est Ici qu'entre en oeuvre cette souplesse d'applicatwa 
où il nous faut Jouer avec les Idées et les faits. Mais cette souplesse est con- 
ditionnée par une autre: celle de l'observation. Nous n'opérerons avec tact 
et avec fruit que si nous connaissons le terrain de nos opérations. 

L'observation ne le cède pas en Importance à la culture a*^** 1 *^ 
chandelle allumée placée au mauvais endroit est presque aussi www 
qu'une chandelle localisée au bon endroit, mais éteinte. 

Intelligence, donc, grande ouverte sur la réalité. Grâce à cette quallU. 
nous pourrons démêler récheveau du concret, en découvrir les divers ^ 
ments, en saisir les traits caractéristiques, et, la formation générale aia» 
discerner le vrai et le faux des données de notre temps, établir les ^suo» 
et enfin, nous former une philosophie de l'époque, nous situer: postulat ■ 
cessaire à toute action. Mais le bienfait principal de cette observation tw 
surtout de nous empêcher de nous figer dans des formules, de nous i*" 
comprendre la réalité immédiate tout le long de notre vie. 



marebi 



res. 



. 



Nous pouvons être fiers du dé- 
veloppement atteint aujourd'hui par 
las sciences physiques. Par elles nous 
dominons la matière, nous l'asser- 
vissons. CUes sont une éclatante 
réfutation du matérialisme. 

Mais soyons humbles. La nature 
ne nous a pas livré tous ses secrets; 
et plus noua la connaissons, plus 
elle nous semble mystérieuse. 

Paul LORRAIN* 



Civilisation- machinique, siècle de la vitesse. La facilité et la râ 
des communications précipitent les événements. ty*humanlté ne m 
plus, eUe court. En face de ce flux torrentielle paysages, l' no,nmc ttit 
constamment prendre position. Nouveaux événements, nouvelles *tj*™* 
des. Nous ne sommes plus au temps où le rythme de la vie était celui dus 
rivière paisible, où l'on n'avait pas à modifier sensiblement sa vision 
l'époque, où Ton pouvait demeurer fixé une vie entière dans les mêmes 
mules sans être maboul. Aujourd'hui,' quel contraste! A chaque dé" 
c'est tout à recommencer. De fait, la situation de 1936 est toute autre 
celle de 1926. 



Mais est-ce que les visions ont évolué avec les faits? Non. On est 
bordé par les événements. Une sorte de vertige s'est emparé de l'h 
té: elle a perdu contact avec la vraie réalité. Aussi voyons-nous pi 
sur rente astrologue les épithètes de conformistes, de bien-pensant*, 

bourgeois, de "système d'illusions et d'inertie", 

# 

L'esprit d'observation seul nous permettra de modifier notre 
phie, de la mettre continuellement au diapason du réel et. partant, 
rera à notre pensée sa Jeunesse, à notre action sa fécondité. 

Orner CHARTRAND, 



4- 



Mim 




« « , Presse estudiantine } t , Jjgfc 



LA GAZETTE DES 
ESCHOLIERS 

On a écrit à "La Rotonde" "une 
élégie" asses bien tournée, lui repro- 
chant son aspect sombre. D'accord 
mr ce point. Ane Anyme a peut-être 
raison de se demander si notre Jour- 
aal est rédigé par des sexagénaires 
soucieux et préoccupés ou bien par 
des étudiants. Alors tâchons de ré- 
parer ce crime contre l'essence mê- 
me de la Jeunesse et melons un peu 
Se fantaisie à nos différentes rubri- 
qoes. Que chacun enlève 'sa barbe, 
gn un mot. • 

peut-être pourrions-nous dire 
quelques mots sur le manque de col- 
laboration ? A cet effet. Je repro- 
duis l'article suivant de la "Gazette 
des Bacheliers" de l'Université de 
Bordeaux, qui J'en suis certain, vous 
éclairera mieux que Je ne pourrais 
k faire moi-même. 

U assis éernler, en nsant rus rlnléan- 
«es sur l'H»4We n ea e neesl a nte de 1» 
f ih mHm française, certains 
•ni peut-être a cr us*» Se nutreir le» 
à Éluda. 
Nom n'arftens rasiaiaat ans dit tonte 
la vértté. Bt refas d'ailleurs, ponr notre 
Jeanflrstlin. la leader, aliènent en l'ée- 
teai euciB, «ne nona tronrona en tête de 
TA, organe de l'A. G. dee Etudiants de 



sept, plus rien 
Dejeaa 



Et pourtant , . . 
-àft, an enserra, et avec 
«et tel- 
dm fêtes et 



» 




ré tant de cners-d'eeuvre « ai 



A r rt n i i na tt é de Fennsyir*- 
cenne d'acajou est lenr "en- 



• — .. ! 






Pendant «etnae ans, l'A, araM régunè- 
i cirait pans devant tente l'année sco- 
laire. L'année dernière, U y a en à 
ffrand'peine deux nanéros. 

Ainsi, parmi les «nelane dans mille 
que compte l'Unlrerslté de 
il ne s'en est pas tteni é «ne 
a p ao l es d'assumer la rédac- 
tion du journal de I'A.G. Les examens 
sent de pins en pins difficiles, dira- 1 -on, 
et les é t ede e ne I snua nt gnere ne i ra s a s 
nbre. Les unirersitaires préfèrent con- 
sacrer leurs loisirs an sport en à d'au- 
tres distractions. 

Oui, les études sent de pins en pins 
duras. Mais je suppose tout de messe 
eu*un étudiant peut consacrer queieues 
f heures par semaine à une activité Intel - 
h e tneB s d'un genre différent; qu'il a le 
temps d'étendre un peu sa culture gé- 
nérale. 

Je s uppaa e aussi eu'Il n'accepte pas 
automa t iqu em ent tau idées en'en mi 
propose: par exemple, qu'après avoir la 
en article on un sujet quelcon q ue, son 
sens critique s'éveille. A ee moment, 
n'est-ce pue une chose bien simple de 
résainn en quelques lignes ses impres- 
nens et d'envoyer ce panier à la rédac- 
tion de notre Journal ? 

Cet ca rrelée, loin d'être fastidieux, s 
l'avantage d'aider à fixer tau Idées: ce 
sue l'en conçoit bien . . . 

Les Rennais s'étonnent de la généra- 
tien actuelle. Eux qui se souviennent 
des anaiennas années de l'A, vous com- 
parent avec étonnement, vous les jeunes 
d'aujourd'hui amorphes, effacés, à ceux 
eui autrefois mettaient de l'animation 
dans U ville, montaient des fêtes réus- 
nes, rédigeaient un Journal intéressant 
et allaient parfois Jusqu'à rosser le 
commissaire. 

On ne vous demande pue de rosser le 
romnitesalrt, ni ne vous o e cnp e t de fê- 
te* qui, incontestablement, prennent trop 
de temps. Biais au moins, grâce an 
Journal, montres eue vons existes, que 
veut savex rire, voue moquer, exprimer 
vos idées, défendre vos intérêts corpora- 
tifs. Montres que vous n'aves pas, com- 
me on a de plus en pins tendance à le 
croire, une âme de ronds-de-cuir. 

Bt plus loin, Jules Malescassier 
nous dit que l'A a racheté ses silen- 
ces passés, puisqu'il apporte douze 
pages grand format et fort copieuses 
de rubriques universitaires, fantai- 
sistes, littéraires ... S'il y a là d'ex- 
cellentes choses dont les lecteurs et 
rédacteurs de notre journal pourront 
tirer "moult profit", on y trouve aus- 
si, empressons-nous de le dire, des 
eritiques qui ne pourraient que fort 
^légitimement être adressées à la 
"Gazette" et aux "escheiiers" bor- 
delais. 









QUARTIER LATIN 



(La mystique estudiantine) 

L'étudiant a sa mystique, comme 
Je religieux a la Sienne. C'est peut- 
être un peu pour cela que ses carac- 
Hws fuient a l'analyse. SI l'on ne 
»lt qu'en évoquer l'idée, c'est un 
tonjplexe amusant et mystérieux; 
' l'on tente d'en disséquer le oosv 



A Paria, le» traditions estudiantine* ne 
au» pua m u ta s, le baptême de pro- 
•oilen à l'Ecole Centrale des Arts et 
M anu fac tures par exemple, existe tou- 
jours. 

en France, H y » quelques an- 
a- peine, primait le béret de veloars 
rubans mulUcoloree et ans nom- 
breux Insignes! 

Aujourd'hui, tout cela tend à dispa- 
raître. Peur quel T Par le manque d'in - 
*rèt que l'étudiant perte ans manifes- 
tations de lu vie estudiantine. 

Aujourd'hui, rétudiant veut se don- 
ner un genre "sérieux-, en faisant abs- 
traction du genre "bonème'' qa'U porte 
inné en mi, puiaqun «t Jeune. 

Biens aimons tons voir sur l'écran les 
bohémiens tsiganes Ivres de leur liberté. 
Pourquoi ne serions-nous pas des bohé- 
■■lena, des bohémiens à notre façon, des 
Ma l m e n ai étudiants ? 

■ sn urt i ju en honneur notre vieux hé. 

[î 1, ?******** •«« ■*■* «es cannes en 
bembse ai nous h) voulons. Etudions, 
rigolons, et chantons. 

Strasbourg- UnlTeralté, février •*€. 

Henri ABOBA. 

Et Maurice Archambault, du Quar- 
tier Latin, continue sous l'en-téte 
"Soyons nous-mêmes": 

Cet impératif peut-Il signifier pour un 
étudiant de Montréal la même chose que 
pour celui de France ? Avons-nous le 
temps et Je droit d'être "bohémiens" ? 
Les conditions spéciales de notre exla- 
tence nationale nous permettent- eues 
Indiscipline, la liberté T Quand nos 
confrères d'Europe soulignent, sans re- 
proche, U est vrai, notre caractère sé- 
rieux, ont-Us jeté un coup d'oeil sur no- 
tre histoire, ee débris de la leur, mais 
qui s'acharne à ne pue mourir T 

Le Canadien français devenu étu- 
diant — c'est seeaeoe nue ambition — 
commence à porter des responsabilités. 
On lai ferait an crime de négliger les 
valeurs dont 11 dispose. 

NU. — Bravo, Messieurs de Mont- 
réal. Nous vous lisons toujours et 
avec le plus grand intérêt. Qu'il 
nous soit permis de vous féliciter en 
plus du maintien de votre journal, 
de vos brillantes victoires dans vos 
entreprises universitaires, cette an- 
née. 

«Dans le domaine du sport, votre 
équipe de hockey a remporté deux 
championnats: lique intercollégiale 
et ligue intermédiaire de Montréal. 
En ce qui regarde les débats intér- 
im! versltaires, vousJ&vez llécroché le 
trophée de Radio-Canada et celui 
offert par S. E. le Cardinal Villeneu- 
ve. Voilà une double victoire qui a 
bien son importance et qui dénote du 
bon travail. 

EN LISANT 
LES JOURNAUX 

Le juge du Festival Dramatique 
régional, M. Allan Wade, très bien 
connu en Angleterre où il a fait du 
théâtre depuis trente ans comme 
acteur et comme directeur dramati- 
que, et de même bien connu par ses 
traductions en anglais de pièces 
françaises, faisait la déclaration sui- 
vante a Montréal, lors du récent con- 
cours dramatique en cette région. 
(Nous relevons cet extrait du "Droit", 
Ottawa.) 

Je pense que ce Festival est quelque 
chose de très important pour la vie du 
Canada. L'Ame d'an peuple est dans sa 
langue: eUe s'exprime dans la poésie et 
dans le théâtre, et si en néglige ces gran- 
des méthodes d'exprimer son âme, si en 
s'occupe seulement des affaires et de la 
politique, U est certain qu'on suit U 
mauvaise voie. 

Vous pouves Juger alors combien fal 
été désappointé quand on m'a dit qa'lci 
en cette grande ville de Montréal, U n'y 
avait qu'une pièce seulement en français 
pour h» Festival. Bt je me demande la 
raison pour laquelle Montréal porte si 
peu d'Intérêt au Festival, du coté fran- 
çais. Pour mal c'est un grand dommage, 
pare» que le théâtre français est une 
si Impartante dans le grand mou- 
ds crvflnurton, U nous a 



surtout, non pas à la France 
. mais à la langue f rennaise, 
ee oui est votas grand hlrtUge faL an 



nVëEb Chronique 



M. Wade considère le Festival 
Dramatique au double point de vue 
de l'art et de la langue. Et il a par- 
faitement raison. Ces galas ont 
donné l'occasion à nos artistes de 
se faire valoir et de se perfection- 
ner; d'un autre côté, le fait qu'une 
troupe canadienne- française a rem- 
porté le trophée Bessborough l'an 
dernier, (ce fut notre troupe de 
l'Ecole de Musique et de Déclama- 
tion), a fait dire à plusieurs que la 
langue française avait franchi un 
grand pas au Canada. 81 le Festival 
est devenu pour nous un élément de 
survivance et d'éducation nationale, 
pourquoi ne pas lui donner notre 
appui surtout si nous sommes dans 
un milieu favorable ? 

A. P. 



Statistiques 

intéressantes 






(Suite de la page 282) 

practicaUy ail the rural schools hâve 
puplls enrolled in thls Form. In the 
Separate Schools of the City of 
Ottawa, although the school popula- 
tion has lncreased only about 20 per 
cent since 1927, the number of 
puplls in Form IV is now approxim- 
ately three times as great as it was 
eight years ago. 

XXX 

A striking évidence of the progress 
whlch has been made by the schools 
is the larger number of French- 
speaking puplls who are now follow- 
ing courses beyond Form IV. During 
the past year, the enrolment of 
French-speaking puplls in Fifth 
Form and Lower School classes was 
approxlmately four times as great as 
in 1927. There were, moreover, 
approxlmately 500 French-speaking 
puplls taking Middle School and 
Uupper Schoo> courses at varlous 
centres throughout the Province. It 
should be noted that, with the 
exception of the science subjects for 
whlch the spécial French course may 
be substituted, the subjects of exam- 
Inations and the standards requlred 
for the Lower, Middle, and Upper 
School courses are exactly the same 
for French-speaking as for English- 
speaking puplls. From thèse facts it 
must be concluded that the standard 
of éducation of the French-speaking 
population is rapidly advancing. 

XXX 

At the Inception.of the présent 
scheme for the direction of the 
schools attended by French-speaking 
puplls, theré 'wree many people who 
questloned its practicability. Many 
were se ep tic al regarding the possl- 
billty of glving a large body of 
children a satisfactory training in 
two languages as well as in the other 
éléments of a gênerai éducation. 
That doubt and disbellef hâve disap- 
peared from the minds of those who 
know the présent conditions in the 
schools. The success of the plan, 
even in the short period of its opéra- 
tion, is a proof of the wisdom of the 
Commlttee by whom it was origin- 
ated. Thls Province has sought the 
solution of a difficult educational 
problem by attacking it from a 
purely educational standpolnt, and 
has glven a convincing démonstra- 
tion of what can be accomplished by 
patient, persistent, systematlc effort 
on the part of a band of workers co- 
operatlng with mutual understand- 
ing In a common cause. 

XXX 

Not the least important factor in 
the gérerai improvement is the 
(Suite à U page 291) 



Le lundi 16 mars. Festival drama- 
tique régional français, au "Llttle 
Théâtre". L'Ecole de Musique et de 
Déclamation de l'Université a en- 
core fait bonne figure cette armée. 
"L'Indienne", pièce composée et di- 
rigée par Mme Laurette Larocque- 
Auger, professeur & notre école, a 
mérité la première place; tandis 
que le "Mariage de Pierrot", sous la 
même direction et Joué par la sec- 
tion junior de 1 Université, a obtenu 
la deuxième. La Rampe vient ensui- 
te avec une pièce du. dramaturge 
belge Maurice Maeterlinck, "L'In- 
truse". 

Toutes nos félicitations & la direc- 
tion de l'Ecole et À tous les acteurs 
qui depuis quelques années rempor- 
tent des succès si éclatants et qui 
mettent le nom de notre Université 
a l'honneur. _ 

Les étudiants se sont toujours 
réjouis des succès obtenus par l'Ecole * 
de Musique et de Déclamation, et ils 
ont toujours suivi ses mouvements 
avec le plus grand intérêt. Avec la 
pièce annuelle des Débats Français, 
ils ont considéré le Gala Dramati- 
que somme une des principales acti- 
vités collégiales, et si ces fêtes estu- 
diantines ne portent pas encore de 
nom comme "Revue Bleu et Or", 
"Carabinade", ou "Red 'and White 
Revue", cela ne veut pas dire qu'el- 
les ne nous sont pas chères. 

Nous profitons de cette occasion 
pour offrir nos meilleurs voeux de 
succès à la troupe senior qui pren- 
dra part au concours final, en avril 
prochain. 

.,. . . . - 

Le mardi 17 mars. Ouverture de 
l'exposition de documents commu- 
nistes a l'Université. Cette exposi- 
tion comprend quatre à cinq cents 
pièces, (journaux, réclames, livres, 
pamphlets . . .), qui démontrent avec 
la plus grande éloquence que le com- 
munisme n'est pas une histoire de 
loup-garou, comme nos grand'mères 
nous en ont déjà racontées, mais 
qu'il existe bel et bien au Canada. 
Ceux qui nous en parlent ne sont pas 
des songe-creux, ni des rêvasseurs, 
mais des gens qui ont l'oeil ouvert et 
qui tiennent fermement a la con- 
servation de l'Eglise et de l'Etat, 
afin qu'on n'en fasse pas une Mos- 
cou. L'exposition s'est terminée le 
21. 



Le mardi 17 mars. Les étudiants 
de langue anglaise ont brillamment 
célébré la fête de leur patron, saint 
Patrice, ce jour-là, a la salle du 
Sacré-Coeur. Nous pouvons dire 
sans crainte que la soirée a reçu 
l'appréciation de toute la gént estu- 
diantine. Le programme, entière- 
ment préparé par les étudiants, sous 
la direction au Rév. P. Danis, O.M.L, 
comprenait quelques pièces de théâ^ 
tre, du chant et de la musique, et à 
maintenu nos carabins dans une 
gaieté folle toute la soirée durant. 
Ces fêtes sans doute ont dû dérider 
le front de nos philosophes. 



Le vendredi 20 mars. Débat bilin- 
gue a la salle Académique... Jac- 
ques Bonneau et George Addy, de 
l'Université, ont remporté la victoire . 
sur Robert Ford et Edward Rorke, de 
l'Université Western, qui soutenaient 
l'affirmative de la question suivan- 
te: "L'article 98 du code criminel 
devrait être abrogé". Les discours 
étaient soigneusement préparés et 
fort bien -documentés, et nos ora- 
teurs doivent s'applaudir d'avoir une 
fois de plus posé un acte qui main- 
tient la bonne renommés de notra 
Univousité 




/■•.vî'W-vil** 



'• f 





A. F. 












A 





LA KOTOtfM, T AVRIL If* 



T* 






WÊSpfTZT 








PROPOS ARTISTIQUES 




CINEMA 



Les aventures 
d'un fantôme 



Le cinéma britannique remporte 
actuellement un nouveau triomphe 
avec le dernier ouvrage de René 
Clair, "The Ohost Ooes West". On te 
souvient que le célèbre metteur en 
•cène français a quitté Parla pour 
Londres, l'an passé, sur l'invitation 
d'Alexandre Korda, le producteur de 
"La vie privée d'Henri vra". Ce sé- 
jour d'outre-Manche a transformé 
l'auteur du "Million"; son film dé- 
roge à la formule qui a fait la réus- 
site de toutes ses oeuvres précé- 
dentes. "The Ohost Goes West" 
n'en est pas moins une bande de 
très bon aloi 

Le sujet est d'une fantaisie et 
d'un humour charmants. Il s'agit, 
on le sait, d'un jeune fantôme qui 
hante, depuis des siècles, un château 
en Ecosse. C'est un spectre inoffen- 
sif et fort élégant; U a ses habi- 
tudes, ses manies, et il fait la cour 
aux jeunes filles. Or, 11 arrive qu'un 
milliardaire américain achète l'an- 
tique demeure et la fait transporter, 
pierre par pierre, en Amérique. No- 
tre fantôme émigré donc au pays de 
l'oncle Sam, et il est bientôt mêlé 
aux aventures les plus cocasses que 
l'on puisse imaginer. Il finit par in- 
quiéter son arrière-petit-descendant, 
qui lui ressemble beaucoup et qui 
craint d'être accusé de ses extra- 
vagances. Celui-ci sera très content 
quand son sosie spectral disparaî- 
tra du monde des vivants. 



UN FAIT 

Un bel aprés-micn de l'été dernier. 



Quelques scène», la dispute des 
créanciers, la vente et la démolition 
du château, l'arrivée du fantôme à 
New- York, rappellent ce qu'il y avait 
de mieux dans "Le Million" et "A 
nous la liberté". Partout ailleurs, 
toutefois, le réalisateur a cédé à 
la primauté du verbe, laissant à 
son collaborateur littéraire, Robert 
Sherwood (qui est un auteur très 
spirituel), le soin de faire rire. Est- 
ce un mal? N'était-il pas capable 
de traduire cette anecdote par l'ima- 
ge seulement, comme il en avait 
l'habitude? Voilà qui a suscité de 
vives controverses. Au point de vue 
International, la métamorphose de 
René Clair est sans doute déplora- 
ble: les "Temps modernes" de Char- 
lot seront applaudis dans plusieurs 
pays où le "Fantôme" ne pénétrera 
pas. Disons toutefois qu'il importe 
surtout aux Anglais de produire des 
oeuvres qui puissent concurrencer, 
dans les contrées de langue anglaise, 
les films américains. En cela, Clair 
les a bien servis, n est certain que 
"The Ohost Ooes West" plaira à 
fcous ceux qui entendent l'anglais. 

Jean-Charles TASSE. 



Origine d'un 
grand conflit 



-«* 



(Suite de la page 284) 

souvent pratiqué dans la civilisation. 
Mais l'Empereur ne voulut rien en- 
tendre: le conflit éthiopio-UaHen 
venait d'éclater. 



Et c'est depuis ce temps-là que 
Hatié Sélassié a Mussolini dans le 
flair et qu'il ne peut plus le renifler. 
"SoUy* comprit, mais un peu tard, 
que 

"Lee osais de l'heure présente 
Ont le naturel du melon: 
n faut en essayer cinquante 
'Avant sVen trouver un vonT 

AMÙm-MÊAM M. 



■ 






Je regardais un voyageur poser des 

enseignes tout anglaises (!) * lu 
devanture d'un mag as i n . D'un peu 
plus près, quelques enfants le regar- 
daient aussi. L'un d'eux, comme il 
arrive à ceux de son âge, posa une 
question: "Pourquoi une affiche an- 
glaise par ici où tout le monde parle 
français?"— "Pourquoi?" dit le plus 
vieux de la bande, un moutard de 
quatorze ans, "c'est parce que tous 
les Français comprennent l'anglais, 
tandis que tous les Anglais ne com- 
prennent pas le français". Bien en- 
tendu, il parlait des Canadiens de 
langue française et de ceux de lan- ' 
gue anglaise. 

J'appelle l'auteur de cette explica- 
tion et Je lui pose à mon tour quel- 
ques questions. * 

—Ce que tu as dit est vrai, lui dis- 
je, mais à ton avis, est-ce bien que 
nous apprenions l'anglais et ques les 
Anglais n'apprennent pas le fran- 
çais? i ' v . 

—Bien sûr! 

• — Pourquoi cela? 

— Parce que nous sommes en pays 
anglais (!). 

—Le Canada appartient a l'Angle- 
terre??? 

—Mais oui! 

— Depuis quand ? 

— Depuis la conquête (sic) et ae- 
puls 1763. 

—En es-tu sur? 

— C'est ce qu'on nous montre à 
l'école . ... 

Pas n'est besoin d'ajouter que Je 
me fis un devoir de le tirer de ses-er- 
reurs. "Nous avons tort, lui dis-Je, 
nous, Canadiens français, d'encoura- 
ger ceux qui (Juifs, Anglais et même 
Français) n'ont pas simplement la 
courtoisie de s'adresser à nous dans 
notre langue. Sache que le Canada 
n'appartient pas plus à l'Angleterre 
que l'Angleterre au Canada et que 
l'Angleterre n'a Jamais conquis no- 
tre pays, mais que la France le lui 
a cédé, selon le mot du traité. 

—Mais si la France a cédé le Ca- 
nada à l'Angleterre par le traité de 
Paris, m'objecte-t-il, le Canada lui 
appartient. 

— C'est une bonne réplique, mais 
n'oublie pas qu'il restait encore du 
papier à traites après 1763 et qu'on 
s'en est servi." 

En quelques mots, Je lui fis l'histo- 
rique de notre émancipation. Il m'en 
fit tant dire qu'à la fin U découvrit 
la beauté de notre histoire, nos rai- 
sons d'être fiers et la nécessité pour 
nous de demeurer ce que nous 
sommes: Canadiens français. Mais, 
entre nous, tout cela n'aurait-il pas 
dû être fait à l'école? 

On dira peut-être que de ce cas 
singulier, on né peut conclure à 
l'opportunité de la campagne d'édu- 
cation nationale. Mais cet état d'es- 
prit est-il vraiment singulier chez 
nous? Je ne le crois pas, pour ma 
part, car, ayant demandé à une ving- 
taine dé bambins quelle était de leurs 
études la plus importante, J'ai eu 
pour réponse dans les quatre cin- 
quièmes des cas: l'anglais. Tous ces 
cas sont-Us des exceptions? J'aime- 
rais à le croire, mais Je ne le peux 
pas. 

w ouMftODS pas que 
des devoirs envers la patrie et qu'à 
l'heure présente, le moindre n'est 
probablement pas celui de contribuer 
à l'éducation nationale. L'avenir do 
notre nationalité demande que l'on 
forme do vrais Canadiens français et 
dos "sans-patrie". 

l.-F. VAliXANCOURT. 






LE COIN DU POÈTE 

HEURES MATINALES 

Ah! cet matins bleu ctair, ces neufs et pur$ matins 

Chargés d'amour d'avril, de fêtes et de refrains, 

Les voilà donc enfin! Maintenant, c'est la vie 

Qui monte sous Véoorce et la nouvelle orgie 

De l'herbe qui renait; c'est le matin des nids 

Qu'on rêve -de bâtir; c'est un réveil de sève 

Et la gloire d'un Dieu qui de la mort se lève 

En entrainant notre âme au seuil de ses parvis. 

C'est le futur qui naît; la cloche carfXlohne 

Au loin ce renouveau que le Seigneur nous donne: 

Angélus printanier d'un matin virginal 

Qui monte, 6 symphonie, en un clair ciel pascal. 

Réveils ensoleillés! 1 Grandiose poème! 

Ah! ce sol brun qui fume aux baisers du soleil 

Comme un long soupir d'aise après un long sommeil, 

Une résurrection après un long carême. 

Et si ma chair se trouble et mon être a du vert 

Qui se mêle à son sang, c'est qu'il était désert, 

Vide d'amour, de vie. Ah! cet avril, qu'a dure 

Et rende mon coeur fort pour la neige future. 

Souvent, sur les bras nus d'un Christ agonisant, 

(Un grand crucifix brun, souvenir de ma mère) 

Il tombe un ruban d'or, doux comme une prière, 

Prière du matin dans un soleil levant. 

Alors, dans la clarté, dans le four qui commence, 

Dans la chair qui se tord et craint la défaillance, 

Parmi l'azur, le vert, l'amour et la Beauté, 

Tout mon être se jette aux pieds du crucifié. 

Ah! ces matins bleu clair, ces neufs et purs matins! 






■» . 



NAUFRAGE 



^M** AILLEUR 



Ebloui par les jets du céleste brasier, 
Caressé tendrement par la brise volage, 
Un batelet sur Veau lézarde son sillage, 
Heureux de n'être plus du quai le prisonnier. 

Hélas! à l'horizon il va s'expatrier! 
Le mousse, par le flot, devine le naufrage? 
' Et, déjà, U travaille à briser le mâtage 
Et s o n ge à l' e sc a le qu'il osa renies^-. 







.. 



' 



La nef dans un brouillard maintenant s'est perdue. 
La nuit vient, — pas de cris, — la voile est disparue. 
Puis, le soleil renait, où le navire est mort. 

Les ténèbres tristes s'effacent dans la vie. 
Mais là-bas, le vieux quai, que personne n'envie. 
Attend le batelet, tout en pleurant son sort. 

Jacques des LIONCEAUX. 



SOUVENIRS 



Pourquoi donc, riant village, 
Te revois-je ainsi ce soir? 
Pourquoi ta joyeuse image 
Me revient+cUe émouvoir? 
Tu souris à la montagne 
Dans ton vallon parfumé. 
Et tu fleuris la campagne 
De ta grâce et ta beauté. 



Ton joyeux clocher s'élance, 
Rayonnant dans le ciel pur; 
Son image se balance 
Dans l'onde aux reflets d'azur. 
Sur ta rive solitaire, 
Ma rivière, que de fois, 
Enivré de ton mystère, 
J'écoutai ta douce voix! 
i 



A d'autres l'aigre tapage 
De nos cités d'aujourd'hui! 
Je ne veux que mon village. 
Je ne veux aimer que lui. 
Ton souvenir me console, 
O pays de mes amours! 
Vers toi mon âme s'envole 
Et veut y vivre toujours. 

Eugène MARCOTTE. 



- ~ 






LE DÉBAT PUBLIC 



SUJET: 









La politlqae canadienne derraH-esle encourager l'immf f ration t 



ORATEURS: 

- — 



AfflrUMtive: 



Négative: 

MM. Ckartrond Orner MM. Bordereau J. 

ITiruiasut J.-Joeques Prévost Léandre 

DATE* v 

H AVRIL — AU CAPITOL! 



BIENVENU E A TOUS» 



-H 











Tjf*^-*'*»* W-l 






oxoxK^^^^^B 






wUk 




an 



©gAj^^êé PAGE DES ANCIENS ww^êt^jl 




d'un ancien directeur 
de "La Rotond e" 



gn commençant cet article que 
l'on a eu l'amabilité de me deman- 
der, Je me suis posé la question na- 
turelle en pareille circonstance: "Sur 
quoi écrirai-Je ou de quoi parlerai- 
je?" J'ai alors pensé que dans 'les 
heureux jours où J'étais a la direc- 
tion de "La Rotonde", j'aurais aimé 
que l'ex-directeur nous félicitât dé" 
aotrt "beau travail" et de l'intérêt 
toujours grandissant de notre pu- 
blication ! Alors et de tout cœur, je 
n'empresse de dire toute mon admi- 
ration pour la persévérance et le 
courage que mettent les directeurs 
actuels à cette tache que je sais 
âpre et ardue ) 

Cependant, Je ne puis me permet- 
tre de dire les mêmes compliments 
sur l'intérêt toujours grandissant de 
la publication. Immédiatement, je 
note qu'en relevant ce fait, je ne 
désire aucunement établir une com- 
paraison qui nous serait peut-être 
désavantageuse. Mon seul but est de 
dire ce que J'aurais voulu crier sur 
lé toits quand j'étais moi-même 
directeur et dont, comme les direc- 
teurs actuels, je ne pouvais souffler 
mot. Je voudrais que tous compren- 
nent, (surtout les étudiants actuels), 
que les membres du bureau de direc- 
tion ont une tache impossible à rem- 
plir adéquatement sans le concours 
et la collaboration de tous. Je veux 
essayer de dégourdir et de "secouer" 
ces chers confrères qui se plaisent et 
si complaisent dans la critique acer- 
be et la fade raillerie de 'leur Jour- 
nal". Ils oublient, ces messieurs, que 
a leur journal mérite certain blâ- 
me problématique, c'est à eux seuls 
qu'il incombe d'y remédier en faisant 
mieux, ou tout au moins en appor- 
tant leur collaboration loyale à ceux 
qui s'efforcent de faire connaître à 
l'extérieur la grande Institution qui 
les abrite et de stimuler l'intérêt 
universitaire dont ces "andouillee" 
sont les premiers à déplorer la fai- 
olesse. 

Cet appel arrive assurément bien 
tard dans lo terme universitaire, 
mais u est encore temps d'agir cette 
*nnée et surtout de prendre une 



ferme résolution pour l'année qui 
suivra ! Je demande à chaque lec- 
teur étudiant de méditer ces quel- 
ques mots et de les discuter avec au 
moins un confrère. Vous êtes jugés 
à l'extérieur par "La Rotonde" et 
seulement par elle. Alors c'est à vous 
qu'il appartient d'en faire un organe 
digne de vous et de vos activités ! 
Notez bien: ce n'est pas aux direc- 
teurs que Je m'adresse, (ils pour- 
raient tous signer cet article avec 
conviction) , mais bien aux étudiants 
en général et à chacun en particu- 
lier ! i 

Ceci dit sans amertume, mais avec 
espoir, je m'empresse de féliciter 
ceux qui ont pu obtenir (je m'imagi- 
ne avec quelle peine ! !) que le 
•'typo" revête La Hotonde de la plus 
seyante toilette dont elle fait glo- 
rieusement montre depuis déjà trois 
numéros- C'est un progrès, une mise 
à la page digne de "mention et que 
)e souligne avec peut-être un peu de 
jalousie . . . nous avions tant essayé 
de "1" 'avoir ! Enfin, les deux der- 
niers numéros publiés marquent une 
très notable amélioration à tous les 
points de vue . . . Quant au présent, 
Il témoigne tout de même d'un grave 
défaut . . . 

Je me dois, en terminant, de ren- 
dre un hommage sans réserve à mon 
Aima où j'ai passé les plus belles an- 
nées de ma courte jeunesse ... On 
n'est plus Jeune a vingt ans ! Malgré 
mon Inexpérience, Je veux mettre en 
lumière le fait de la belle et adé- 
quate préparation que nous donne 
l'Université d'Ottawa pour la vie 
u ni vers i t a i re proprement dite, en 
adoucissant la transition de la vie 
réglée du collège à la liberté sou- 
vent déréglée de l'atmosphère "cara- 
bin". C'est plus qu'un souvenir 
agréable et joyeux que je garde de 
l'Aima, c'est une formation sociale 
et Intellectuelle que Je m'efforce 
déjà de mettre eh valeur et 0e la- 
quelle je me sentirai toujours débi- 
teur à l'Université. 

Louis FARLEY, 
ex -directeur. 



Aux Anciens du Conventum 1933-48 

A ceux qui sont partis déjà de notre groupe, depuis les beaux 
jours de Belles- Lettres, je suis heureux de souhaiter une Joyeuse 
fête de Pâques. 

A Rome, Italie, P. Robert Oendron, OJfl X 

A Edmonton, Alberta P. Clément Latour, O.M.I 

A Montréal, J.-Paul Poulin, secrétaire. ' 

A Québec, Félix Leclerc, (poste CHRC). 

A Richelieu (scolastlcat) Nos confrères étudiants oblats. 

A Montréal, Qeo. Fayette. 

A tous, enfin! 

Tous les membres du Conventum s'unissent pour faire les. ™*»yf 
souhaits à leur président honoraire le R. P. Alphonse Leclerc et à tous 
leurs professeurs. 

v Joyeuses Pâques! 

Jean-Jacques TREMBLAT, 

Président. 



I 






IMPRESSIONS 



; 



Il y a quelque temps s'est tenue, 
au Musée dé* 1 université, une expo-' 
sition de documents communistes 
saisis au Canada. Cette initiative 
bien oblate nous fait toucher du 
doigt la forte organisation des rou- 
ges dans notre pays et les moyens 
dont disposent leurs propagandistes. 

J^dlai, comme mes confrères, y 
faire une visite. Eu parcourant les 
murs tapissés de journaux, revues, 
brochures, réclames, je me rappelai, 
par contraste, l'exposition mission- 
naire de l'an dernier; et là réap- 
parurent clairement les deux idéals 
qui se disputent le monde: l'aposto- 
lat et la révolution. En effet, plus 
que jamais, ces deux forces se heur- 
tent: le missionnaire s'en va allumer 
la fol dans le cœur aes . >- 



Nous présentons nos 
sincères condoléances 

Au R. P. H. Langloio, O.M.I., qui 
tfcnt de perdre son père. 

Au docteur Stephen Langevin, de 
Montréal, qui pleure la mort de sa 
Être. 

A la famille de l'abbé R.-A. Mac- 
Donald, ancien élève, chapelain à 
Oornwali, décédé le 19 mars dernier. 
Hui t 

Statistiques 

intéressantes 

(Suite de la page 289) 
cordial spirit of co-operation exist- 
'ng among those who are concerned 
*tth the welfaro of the schools. 
Rstepayers and trustées show an 
[ncreasing sensé of responsibility in 
*ûe improvement of the equipment 
w* accommodation; school boards 
**• cordially co-operatlng wlth the 
«•pectors in the sélection of well- 
jjyiflcd teachers; teachers are 
fcfilly following the suggestions and 
directions of the inspectors; inspec- 
tort and training school staffs are 
Jjàlously carrylng out the various 
£*ses of the Departmental scheme 
w raising the standard of the 
jwls. Wlthout thls mutual con- 
JJence and co-operation the présent 
B*n oould not hâve achieved the 
**• by which H has boen oo f a* 
*ttended." 



Si ces extraits, en signalant les 
progrès accomplis par nos enfants 
dans leur langue maternelle, éveil- 
lent dans nos âmes un très légitime 
sentiment de satisfaction, ils nous 
rappellent aussi, par l'indication des 
cimes encore à conquérir, que nous 
devons continuer, avec un redouble- 
ment de zèle et d'ardeur, notre ensei- 
gnement du français. Nous savions 
très bien que nos élèves, meilleurs en 
français, grâce à nos efforts, que 
leurs aînés, étaient tout de même in-, 
férieurs à la formation idéale que 
nous ambitionnons pour . eux. De 
nous l'entendre dire par celui qui 
mieux que tout autre, en raison mê- 
me de ses fonctions de Directeur, 
connaît le niveau du français dans 
nos écoles, est de nature à nous en- 
courager et à nous stimuler. J'ai la 
conviction très ferme, fondée sur 
dos, constatations quotidiennes, que 
nous avons, dans nos méthodes ac- 
tuelles, sinon la perfection — et quel 
système pédagogique est parfait? — 
du moins un moyen qui nous permet- 
te de donner à nos enfants une très 
convenable formation française. A 
nous d'utiliser ces méthodes, à plein 
rendement, puis à la suite de nos ob- 
servations personnelles, de les amé- 
liorer chacun dans la sphère de son 
rayonnement Cest un devoir au- 
quel personne qui s'intéresse à la 
culture française dans Ontario, n'a 
le droit de se récuser. 



EL I*, O.MX 



volutionnaire se hâte d'imprégner 
ces âmes neuves de doctrines sub- 
versives; l'apôtre veut raviver la 
flamme chrétienne dans la vie des 
peuples baptisés, le communiste se 
voue à la déchristianisation des mas- 
ses; la vigueur conquérante de 
l'apostolat s'alimente au grand coeur 
du Pape des missions, la force triom- 
phante de la révolution s'abreuve au 
cerveau infernal du dieu des prolé- 
taires; l'une veut les nations péné- 
trées des espoirs de l'au-delà, l'autre 
rêve d'un monde dépeuplé de sur- 
naturel. 

Et voici que ce contraste frappant 
s'accusa encore davantage dans mon 
esprit, quand j'opposai les uns aux 
autres les modes de diffusion d'idéals 
si contraires. 

De l'exposition missionnaire j'avais 
retenu une leçon de sacrifice. Mes 
yeux contemplaient encore ce beau 
tableau où le Christ, passant dans 
un champ de blé, caresse de la main 
un épi vagabond et songe à la grande 
pitié des âmes délaissées; ailleurs, 
on nous montrait la vie pauvre des 
apôtres inconnus, puis je m'arrêtais 
devant ces ornements sacerdotaux 
taillés, brodés par les mains d'hum- 
bles chrétiennes dont la piété avait 
caché dans chaque repli soyeux des 
chasubles toute une gerbe de prières. 
Tout ce spectacle m'incitait à l'apos- 
tolat en des appels pressants mais 
doux. 

Maintenant j'avais sous le regard 
un étalage bigarré de titres prê- 
cheurs de révolte: les gravures mon- 
traient l'ouvrier exploité par un pa- 
tron cynique, des foules houleuses 
de prolétaires jetées à l'assaut des 
capitalistes complices d'un clergé hy- 
pocrite. Dans une Image qui me fit 
frémir, un travailleur enfin éclairé 
balaie pour la poubelle lo Pape et le 
Christ... Partout sonne le clairon 
de la révolution montante, partout 
s'affichent en lettre impudentes la 
défaite de Dieu brisé dans le cyclone 



REVUE DE L'UNIVERSITE 
D'OTTAWA 

SOMMAIRE 

Livraison d'avril 

Regards et horizons (étude sur la 
physionomie juridique et sociale de 
la province de Québec), par M. Léo 
Pelland, directeur de la Revue du 
Droit. — L'extension de l'action mis- 
sionnaire, par le R. P. Albert Perbal, 
O.M.I., professeur à l'Institut scien- 
tifique missionnaire de la Propa- 
gande. — Nos frontières < étude des 
raisons d'ordre juridique internatio- 
nal qui ont déterminé l'état des 
frontières du Canada), par M. Léon 
Mayrand, professeur au Cours su- 
périeur de la Faculté des Arts. — 
Tous les hommes sont-ils fils de Noé? 
(la thèse de l'universalité géographi- 
que et zoologique du déluge est In- 
défendable et doit être abandonnée)» 
par le R. P. Donat Poulet, O.M.I., pro- 
fesseur à la Faculté de Hiéoiogie. — 
The British^Colonial System, by Mr. 
Frank J. I^ajnhe^n. — Une revue ré- 
cente de droit romain (Studia et Do- 
menta Historiae it Juris), par le R. 
P. Joseph Rousseau, O.M.I., procu- 
reur général auprès du Saint-Siège. 
— Compte rendu de la deuxième ses- 
sion des Semaines d'Etudes mission- 
naires du Canada, tenue à Québec 
dû 17 au 20 février, sous les auspices 
de l'Union missionnaire du Clergé, 
par M. l'abbé Ernest Lemieux. — 
Paternité de saint Joseph, par Son 
Excellence Monseigneur Gabriel 
Breynat, O.M.I., éveque titulaire d'A- 
dramyte, vicaire apostolique du Mac- 
kenzie. — De patrimonio paroeciali, 
par M. l'abbé Paul Bernier, chance- 
lier de l'archevêque de Québec. — 
Two Essays on American Critical 
Realism (l-The Oenesis of American 
Critical Realism), by Rev. Fr. J. Ar- 
thur Ryan, C.SS.R. —Chronique uni- 
versitaire. — Bibliographie. — Re- 
cension des revues. 

Edition partielle— 512 pages $2.0» 
Edition complète (incluant la 

Section spéciale) -"768 pages 2.60 
Adresse: 

" Le Secrétariat, 
Université d'Ottawa. 
Ottawa, Ontario, 
Canada. 



soviétique et la victoire inéluctable 
du communisme libérateur. 

Je sortis de cette salle balloté en- 
tre la tristesse et l'espérance, mais 
rempli de courage. 81 Satan jette à 
aes rouges le coeur du capitaliste à 
dévorer, le Christ s'offre do nous 
nourrir de son propre Coeur. Notre 
tâche est ardue, certes, mais nous 
sommes les fils de Celui qui a ren- 
versé au sépulchre osa farouches 
gardiens et qui triomphe toujours 
de ceux qui le veulent tuer dans l'àmo 
de ses rachetés. 



i 





Gaston MORISSETTE. 











LA ROTONDE, 1 AVmiL W* 



m 



ICI ET LÀ DANS LE SPORT 





iALLON AU PANIER 

Les "Morrisburg Sallors" ont rem* 
porté les honneurs de la ligue inter- 
médiaire. Bien que notre club se 
soit fait éliminer des détails, il faut 
dire qu'il fit très bonne figure; en 
effet, deux équipes seulement ont 
réussi à le défaire: les "Rangers" 
it les "Matelots'*. 

"Hank" Sweetnam, considéré 
comme le meilleur joueur de la li- 
gue, a cependant vu lui échapper la 
coupe que l'on décerne au joueur 
qui s'est montré le plus utile a son 
club. Le trophée fut accordé a "Wlb" 
Nixon des "Rangers"; il y a lieu de 
nous en réjouir car Nixon était 

îembre- de l'équipe des collégiens, 
l'an dernier. 

Le club senior interscolastique, 
après avoir donné bien du fil a re- 
tordre au "Glèbe" et au "Lisgar", a 
dû renoncer a tout espoir de cham- 
pionnat, a cause du jeu supérieur de 
ses ennemis. Il a compté de bril- 
lantes victoires, victoires Inespérées 
même, mais 11 n'a pas su répéter ces 
exploits assez souvent. H est demeu- 
ré en troisième position. 

Le club junior interscolastique, 
pour sa part, aurait dû remporter 
les honneurs. En effet, les jeunes 
athlètes qu'il possédait étaient su- 
périeurs a ceux des autres équipes. 
Après un début très brillant, ce n'est 
que dans les dernières joutes que 
nos gars faiblirent. Mais ce moment 
de faiblesse leur coûta cher: en deux 
parties, toutes leurs espérances 
étalent anéanties! 

Si nos trois équipes ont joué de 
malheur, cette année, Il n'en faut 
pas conclure que nos joueurs man- 
quaient d'aptitudes; au contraire, Ils 
ont fait preuve d'un jeu d'ensem- 
ble et d'un esprit sportif qui nous 
font honneur. 



2" 



M 









BADMINTON 



Sous l'habile direction du R. P. 
Shevenell, le club de badminton 
a organisé un tournoi qui a mis en 
vogue ce jeu si Intéressant. 



Une qulnsatae de Joueurs ont pris 
part au tournoi. Ceat donc dire que 
les trois jeux disponibles, dans le 
gymnase, ont été témoins de nom- 
breuses parties. 

Les semi-finales vont bientôt com- 
mencer. Le président Edwln Gen- 
dron s'attaquera a Duchesneau et 
L a f 1 e u r rencontrera Shevenell. 
Comme on le volt, les aspirants au 
titre de champion sont de calibre 
supérieur. Nous pouvons être~ sûrs 
que leurs prouesses nous émerveille- 
ront. *"■* 

Nous profitons encore de 1 occa- 
sion pour féliciter le Père Sheve- 
nell qui a inauguré Ici ce jeu, incon- 
nu ou du moins non pratiqué dans 
nos murs avant le mois de septem- 
bre. Tous reconnaissent l'esprit d'I^ 
nltlatlve du Père Shevenell et le re- 
mercient de l'intérêt qu'il sait poçter 
aux sports. 

BILLARD 

Depuis quelque temps, les jeux 
extérieurs- sont suspendus. En atten- 
dant que la température soit deve- 
nue favorable a la formation des 
ligues de balle molle et de balle au 
camp, on a organisé un tournoi de 
billard. De nombreux concurrents 
se sont inscrits et, chaque jour, nous 
sommes les spectateurs intéressés de 
belles parties. 

Cette initiative a permis de dé- 
couvrir des talents cachés; tous ont 
l'opportunité de se faire valoir dans 
le maniement, de la baguette. C'est 
un "hilo" qui réussit a nettoyer 
la table quatre fols de suite 
dans une partie y e'est un Bellehu- 
meur, un Drolet, un Berthlaume, un 
Duchesneau, un Larouche, un Por- 
tier ou un Léveillé qui exécutent des 
prouesses et des tours de forces épa- 
tants. Et 11 y a des surprises: ce sont 
Francœur et Lafrenière qui défont 
Drolet et Mageau; c'est Duches- 
neau qui passe le balai a Berthlau- 
me. 

Il est à souhaiter que, dans un 
avenir prochain, nous aurons l'a- 
grément d'assister aux joutes de dé- 
tail qui décideront du championnat 
Intermural. 

Roland PIGEON. 



EN RÔUUNT 
NOT'BOULE 

BIZARRERIE 

81 Monsieur Untel est à l'agonie, 
on dit: "Monsieur Untel y éteint", et 
s'il est mort: "Feu Monsieur Untel" l* 

Lorsqu'on n'aime pas quelqu'un, 
on dit qu'on ne peut pas le sentir ... 
ou bien qu'on l'a dans le nés ï 

CONCISION 

concision est une qualité pré- 
_ use. Aussi dites: "Quand je vis 
son Ut vide. Je le devins", et non pas: 
"Quand Je vis son lit vide, je devins 
livide"; dites encore: "Venez de 
bonne heure et vous ferez le mien", 
et.ja.on pas: "Venez de bonne heure 
et vous ferez mon bonheur". 

LAUREAT -_ 

La direction de La Rotonde a dé- 
cidé de décerner le prix de poésie a 
Ane Onyme, mais à une condition, 
toutefois: Ane Onyme devra lui-mê- 
me venir chercher ce prix a la col- 
lation des grades au -Capitol. 



LE SPHINX 



BILLET DE JEC. 

DON DE SOI 

•Replié sur soi. décidé à tout ramener à 
"son égolsme, l'homme moderne ne sait 
"plus que c'est dans le don de soi que ré- 
"side la plus haute expression de la per- 
"sonne humaine". 

DANIEL-ROPS 

("Eléments de notre Destin.") 

Sait-on bien ce que c'est que le 
don de soi? Plusieurs pensent trop 
souvent que ce don de soi consiste à 
tout abandonner matériellement, 
comme le prêtre à son voeu de pau- 
vreté. Non, tous peuvent pratiquer 
le don de soi pleinement, sans mar- 
chander, là où Us sont. La pratique 
constante de la charité entendue 
comme elle doit être, voilà en un 
mot la mort de cet égoïsme si inhé- 
rent à notre pauvre nature. 

Savoir pratiquer toujours à pro- 
pos, sans ostentation, l'art si diffi- 
cile du mot, du geste, de l'expression 
• qui réconforte, qui soutient, qui 
anime ceux avec qui chaque jour 
nous sommes en contact; leur don- 
ner un peu, si petit sott-il, de sot- 
même sans jamais retirer ce. que 
l'on a offert; voilà le don de soi le 
plus pratique. Combien comprennent 
^** la force qui réside en eux, qui savent 
s'en servir, combien n'hésiteront pas 
une fois qu'ils auront vu la lumière, 
à aller jusqu'au bout sans partage? 
-*■ Nous espérons que quelques-uns 
comprendront. 

JEC en a vu qui ont compris, qui 
Von Mme bien Haut. Des jeunes, 
des petits comme des grands, tous 
virUs pourtant, on crié A une salle 
comblé, utbranU et sympathique 
sju'us voulaient . . . non, qu'Us fui- 



■+ 




• 



• 



INONDATION 

U y a des Inondations presque 
partout actuellement, même sur 
l'étage des "Chômeurs*; où Monsieur 
Edwin Gendron a failli se noyer. Ce 
n'est qu'au prix d'efforts surhu- 
mains qu'il est parvenu à se sous- 
traire à la fureur des flots . . . Mon- 
sieur Gendron dut même passer 
quelques jours à l'infirmerie ! 

* • • 



HAUPTMANN 



• 






soient vraiment le don d'eux-mêmes. 
Ce sont des étudiants comme nous, 
des frères jicistes qui, dimanche 
dernier, dans leur beUe salle du Col- 
lège S.-Laurent, ont vécu triompha- 
lement leur rêve d'idéal conquérant, 
par lequel Us veulent sauver leur 
cher pays, sa chère jeunesse, par le- 
quel ils veulent servir aujourd'hui, 
pour être demain des chefs. Ils ont 
compris, comme le dit si bien Nico- 
las Berdiaeff que "tout l'avenir des 
sociétés chrétiennes dépend du fait 
de savoir si le christianisme, plus 
exactement, si les chrétiens repous- 
seront l'appui du capitalisme et 
d'une société injuste; si l'humanité 
chrétienne essaiera enfin de réali- 
ser au nom de Dieu, du Christ, la 
vérité que les communistes réalisent 
au nom d'une -collectivité athée, au 
nom du paradis terrestre" Encore, 
nous espérons que quelques-uns 
comprendront. » 

Aussi JEC se demande-t-il pour- 
quoi les étudiants ne pratiquent pas 
plus souvent et en plus grand nom- 
bre, le don de soi. Il est si facile, __ 
quand on le veut un peu, de pra- 
tiquer cette chartté qui, il faut le 
tire, nous rétribue si abondamment 
lorsqu'on la fait sans arrière pen- 
téè, en un mot, tout bonnement. 



Pour réaliser cela, chacun, s'il 
veut bien observer et penser un peu 
plus souvent à ceux qui l'entourent, 
trouvera, JÉC en est sûr, mule oc- 
casions de pratiquer mille petits 
dons de soi* Enfin, plus U pratiquera, 
plus aussi s'affinera son sens d'ob- 
servation et mieux; par conséquent, 
pratiquera-t-U ce don de soi. 

J9Q 



hé 16e barreau de l'échelle qui a 
servi a l'enlèvement du bébé Lind- 
bergh n'aurait pas été fabriqué "avec 
du bois provenant du plancher du 
grenier du cottage eu ravisseur*': 
nouveau sursis pour Hauptmann ! 
S'il en est de même du 15e échelon, 
l'accusé sera exonéré de tout blâme; 
et si tel est le cas pour le 14e aussi, 
les Etats-Unis honoreront un nou- 
veau héros national ! I 



CE QU'ON N'ENTEND PAS 

— Vas-tu chez toi à Pâques ? 

— Non: Je ne veux pas passer cinq 
Jours à flâner chez mol, lorsque J'ai 
un si grand besoin d'étudier. 



UN BON REMEDE 

On guérit la pneumonie radicale- 
ment en prenant une pomme entre 
ses dents; on s'asseoit ensuite sur 
un poêle bien chauffé jusqu'à ce 
que la pomme soit culte. - 



AU CONCERT DE HED7ETZ 

X. — On dit que Heifetz a un Stra- 
divarius. 

Y. — Le pauvre homme ! Où a-t-il 
pu attrapper cela 1 



LES AVENTURES ... D'UN _ 

"JOURNALISSfe" 

Personnages-. L'aviseur de "La Ro- 
tonde" et un chômeur. 

Lieu: En face de 1'" Union Mission". 

Temps: 12 heures 56 minutes 17 
secondes et 3-4. 

Le chômeur: Allô Mac! J'suis un 
pauvre Canayen. T'aurais pas dix 
"cennes" à m'donner pour manger? 

L'aviseur (avisé): Désolé, mon 
ffeux! Je suis dans la dèche.: Je n'gri 
qu'un billet de cinq dollars. 

Le chômeur (empressé): B . , e! 
Amène, amène! J'ai du change! 

L'aviseur {"désdvisè") : ! ! t! 



"Cher Sphinx": Voudriez- vous me 
dire si vous avez vos,, dents de sa- 
gesse ?— CURI YEUX. 

"Cher Ami": Je suis fier de voir 
que vous vous Intéressez à ma per- 
sonne séculaire, quoique Intumes- 
cente d'une Jeune gaieté. Pour cela, 
Je vous considère beaucoup. Seule- 
ment, votre Curlo O. Zlté me semble 
d'une finesse adroite. Vous me dites: 
"Voudrlez-vous me dire si vous avei 
vos dents de sagesse ?" (hic... hic 
oh ! pardon, sic). H est une chose 
certaine (disons-le en passant) c'est 
que si J'ai des dents de sagesse, ce ne 
sont pas les vôtres, mais bien les 
miennes. Vbfcre curiosité subtile me 
pousse à vous donner une réponse 
détaillée. Voici. En toute franchise, 
sincérité, discrétion et célérité 
(hum !), ma réponse sera emphati- 
quement affirmative: J'ai mes dents 
de sagesse. De ces dents, provient 
ma sagesse. Ce sont elles, ces dents, 
qui m'ont toujours Inspiré dans met 
réponses laconiques (comme je le 
fais d'habitude), ainsi que dans mes 
plaidoyers clcéronlens dont Je toui 
offre un exemple aujourd'hui. Tel 
Chanteclerc, enfonçant ses griff* 
dans le sol et chantant pour faire 
lever le soleil, ainsi, pour trouver la 
sagesse, Je mange ou mords dans 
quelque chose (de propre) . Quand la 
réponse tarde à venir, Je fais appel a 
mes découpures postérieures des 
maxillaires supérieures et lnférieu- 
res. r Mon cher correspondant : "STtr 
n'es pas content, c'est que J'ai mal 
mordu !" 

N.B.— Si vous voulez mettre cette 
oeuvre en musique, puis en réaliser 
l'exécution, n'oubliez pas d'ajouter: 
"Et quand le ciel est gris, c'est que 
j'ai mal chanté". 









"Cher Sphinx": EBt-ce bien Napo- 
léon qui vous a cassé le nez ?— HESS 
PRIT. 

"Cher Ami": H ne faut jamais ou- 
blier, cher correspondant, que Vs 
pris que l'on veut reprendre, gâte 
souvent celui qu'on a. Mon cher 
Hess Peste, pardon, Hess Prit, il y • 
un principe de philo qui m'empêche 
de vous répondre: "Quidquld recipl- 
tur ad modum recipientis recipitur". 
Je sais que votre intelligence ne 
pourrait recevoir la science cont *" 
nue dans ma réponse. C'est pourquoi 
Je me montre très modeste. Cepen- 
dant, Napoléon, que J'aimais comme 
on aime 'un politicien, durant son 
passage en Egypte ne m'a pas cassé 
le nez. Il l'a simplement égratign* 
en chatouillant l'apophyse ptéry- 
goïde de l'os sphénoïde. C'est deputt 
ce temps que mon oblongue capsuw 
a perdu de sa candeur. 



TROIS DIS QU ATR* FOINS 



"Cher Sphinx": Vu que la *** 
tourne, est-ce que vous n'avez pw 
q uelqu efois la tête en bas? — G* 
METRE. 

"Cher Ami"? Pourquoi, Jos. Maî- 
tre, vous lamenter physiographique- 
ment ? Comment le monde qui n* 
pas de tête peut-il avoir la tête « 
bas ? Or Je ne suis pas du mon» 
Donc Je n'ai Jamais la tête en b*jk 
D'ailleurs vous avez dû rencontrer 
Jadis des personnes qui n'avaient P*» 
de tète. Non? Eh bien! mol, F 
vous al certainement vu. 



LpirtHae 



smmêe — ne rfefcaJ: 2* 



MCMSRC OU SeC*ÉTAAlAT 
•NTCftNATIOMAL OC FftESSC 

UNIVCUSITMKC CATHOUqUC 



JOURNAL al-MENSUEL PARAISSANT 

LE lit ET Lf I) DE CHAQUE MOIS 

D'OCTOBRE A JUIN 





ORGANE DC LA 
SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



Abonnement: 60 sous. Directeur: Henri Prévost. ' 

[-Ottawa, par la poste: 75 sous. A viseur: Jean -Jacques Tremblay. 



Rèda c Leur -en -chef : Jean-Cnarles Aubin. 
Administration: Yvon Beaulne 



Rédaction et Administration 
- Université d'Ottawa. 



J=S3m 



»' 






Le T. R. Père Gilles Marchand; 
O.M. I., nous quitte 



■ 






Notre grand «deuil 






Provincial des Obi ors de l'Est. 



■ 



"Le Père Paquette vient de mourir!" 

Ce fut comme un coup de foudre! 
Je demeurai stupide, figé sur place. 
Je n'en pouvais croire mes oreilles. 
Le Père Paquette mort? Allons donc! 
Je lui ai parlé 11 y a une heure a 
peine: nous Irons probablement don- 
nef" un concert a Hawkesbury, au 

cours du mois de mai . . . 

- -R* 

Hélas! Il m'a bien fallu me rendre 
à l'évidence: celui qui avait aimé 
tout le monde et que tous aimaient 
n'était plus! 

Sans fausse honte, Je puis dire 
que j'ai pleuré . 

Qui n'a pas connu le Père Pa- 
quette ne sait ce qu'est la franche 
galté, la bonté, la sainteté. 



•• 



/vie sans proférer un murmure, ca- 
^ chant sous un large sourire toutes ses 
peines, ses désillusions, pratiquant 
une charité et un dévouement sans 
limite, il nous proposait un sublime 
exemple de vertu chrétienne. Cette 
énergie, cette force de résistance» 
11 les puisait dans la prière. Le prin- 
cipal objet de sa dévotion était la 
Sainte Vierge: "J'ai toujours obtenu 
ce que j'ai demandé par elle ou à 
elle-même", me disait-il un jour. 
Et c'est sans «doute & elle qu'il doit 
d'être mort d'une façon si édifiante. 

Eh! oui, il est mort î le voici repo- 
sant au milieu de l'allée centrale de 
la chapelle, la figure rayonnante 
d'une béatitude céleste-, tandis que 
du haut du jubé s'égrennent les ac- 
cords funèbres de la messe de Péro- 




i 



■v 



Oal, certes oui, "il" l'était et au 
plus haut point.. C'était la bonne hu- 
meur faite homme. Jamais je ne 
l'ai vu contredire personne. Quel vi- 
sage serein, quels francs éclats de 
rire! Qu'il fit beau ou mauvais, froid 
ou chaud, il gardait toujours ce sou- 
rire heureux qui le caractérisait. Le 
secret de cette constante sérénité, 
il re trouvait dans la bonté et l'ami- 
tié qu'il témoignait à tous. Ses musi- 
ciens étaient de ceux qu'il affection- 
nait le plus. Chaque dimanche, après 
la grand'messe, on pouvait le voir 
dans la salle de pratique, prodiguant 
ses poignées de mains à ses sympho- 
nistes, s'mformant de chacun d'eux, 
de leurs parents, de leurs amis, bran- 
dissant sa pipe toujours vide^TT. 
Ah! cette pipe! Je voudrais l'avoir 
pour la conserver comme une reli- 
que! Oui, relique, car il était un 
saint. Passant a travers /fceutes les 
vicissitudes et les contrariétés de la 



si . . . Quel recueillement chez tous 
les assistants: on dirait que c'est 
leur père qu'ils viennent de perdre ... 

"Libéra me, Domine", chante le 
chœur. Et c'est le morne défilé a 
travers le grand corridor: on n'en- 
tend que le bruit étouffé des pas et 
les sanglots de la petite fanfare, "sa" 
fanfare, qui semble animée d'un sur- 
saut de vie au passage de son vieux 
directeur qui n'est plus . . . 

C'est la fin; tout est consommé! 

Un vieux musicien de l'orchestre, 
un anglican, avait un jour demandé 
au Père Paquette de venir l'assiter 
à ses derniers moments: aujourd'hui, 
c'est lui, ce vieux musicien, qui est 
ici! Et sans dissimuler ses larmes, 
il me dit: "Des hommes comme le 
Père Paquette, on n'en rencontrera 
jamais plus sur la terre!'' 

Henri PREVOST 



Il suffit de passer en revue 



~ 



Le 7 avril dernier, la nomination 
du T. R. p. ouïes Marchand au poste 
<te Provincial de la Province de l'Est 
du Canada des Oblats de Marie-Im- 
maculée, remplaçant à cette haute 
(onction le R. P. Philémon Bourassa, 
* été confirmée par la maison géné- 
rale des Oblats à Rome. 

Par cette nomination, nous per-* 
dons un bienveillant et dévoué apô- 
tre de l'éducation. Recteur depuis 
** ans à l'Université, le R. P. Mar- 
chand a toujours poursuivi un tra- 
*fcii constant pour le bien-ôtre,'pour 
& développement et le progrès de 
«ou Aima Mater. Les faits attestent 
ttitot son infatigable activité» 

Kfttif de Champlain, Que., le 11 



les-'et de Déclamation de l'Université, de 
même que plusieurs oeuvres de jeu- 
nesse, entre autres la J.E.C.. furent 
inaugurées sous son rectorat. Men- 
tionnons aussi la construction d'une 
ju$ï^e~6buTe"^um langue que 

Toute la population a bondi sous 



mai 18*6, le T. R. P. Marchand est 
le fil* de M. Adolphe Marchand et 
de Marie-Louise Laganière. H fit ses 
études classiques à Ottawa» au Ju- 
niorat du Sacré-Coeur, et entra dans 
la communauté en 1906 à Lachlne. n 
fit sa profession à Rome en 1908 et 
fut ordonné dans la Ville EterneU^e 
par le Cardinal Respighl le 6 a»ais 
1912. Etudiant à l'Université Qfac en 
rienne de Rome, de 1912 à Chambre 
en revint docteur en philosoj, u i dans 
docteur en théologie. Depyoyons un 
date, 11 fut professeur au % en majo- 
S.-Joseph, d'Ottawa, dl%- aux griefs 
Grand Séminaire et Sun/droits constl- 
niorat du Sacré-Coe" v i lemment par 
appelé en 1930 à * 
tion de l'Univers^ 



activités, lés progrès et les travaux 

de l'Université pour conclure à la 

fécondité du rectorat que l'on avait 

confié au Père Marchand. En effet, 

c'est au cours de ces an»^ ** 0l,t0 

l'Université a vu mort du iran çais. 

d'une nouvelle £" sursaut de fierté nationale naît l'Association d-Educa- 

tenantla.cjone-françalse du Manitoba, Son but est de * em ^™Z'™ 

Immense* que créée par l'Etat, école de langue anglaise mais àj gravera 

C'est /hes de la loi, d'y organiser un enseignement français Indépendant, 

K*un t e eî p^gra^nte impose de lourds sacrifice à tous: au petit écolier 
une heure additionnelle deTasse par Jour; à l'Instituteur des cours sup- 
rïémenUlreV d'enseignement religieux et de pédagogie ***^*£* 
a^SstraUurs, aux inspecteurs, aux commissaires, démarches lrmombra- 
b^?rtvaux de bureau, courses à travers les différentes paroisses à 1 effet 
de wuienTr le feu de la résistance; aux parents qui so uUennent de leurs 
deniers cette oeuvre splendide de survivance nationale. Tout ce P^tpeu- 
nfiTn^rte à ^aUche l'ardeur et U sincérité dignes des premiers héros de 
n£rJ Sire En ïïl ,ÏÏ avaient adopté comme devise "Rester sur no. 
n^sîuo^ et résister". Vingt ans se sont écoulés et ce petit peuple ^ 
oSi n r^e plu» fort que jamais; 162 écoles, 29 couvents et de«* 

collèges bien organisés marquent les Pre««j e « !*• 
... . * „ M^i* a «ontnti» nar 1a eonstituUon de 187t. 



de leurs droite garantis par la eonstitutton 



29 

vers la réintégration 

Normand DENY». 



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LA ROTONDE, 7 MAI lttf 



fDE, ) MAI lftlf 



M 



JE. 



l'UOPOV 4BTIS I iojies 



• 





Le festival 
dramatique 

Le trophée Bessborough a été ac- 
cordé cette année à la "London Dra- 
ma League" qui a présenté "Twenty- 
Flve Cents", pièce écrite par un ca- 
nadien, W.-Eric Harris. 

L'histoire en est simple; mais' poi- 
gnante. Un père de ïamjlle, en pleine 
crise, perd son emploi. La mère, & 
force de misère et de privations, est 
complètement démoralisée. Il ne 
reste plus que vingt-cinq cents à la 
maison et leur fils en fait la de- 
mande pour aller Jouer au billard et 
de cette façon rembourser le dollar 
qu'il a volé. La mère refuse cet ar- 
gent à son fils pour se procurer un 
dernier plaisir, celui d'aller au ciné** 
ma. Elle refuse cette même somme 
a sa fille malade qui voulait se pro- 
curer un médicament. La mère dé- 
pose l'argent sur le buffet; le Jeune 
homme l'a observé et dès que: la 
pièce se vide il s'en empare. La mère 
est au désespoir lorsqu'elle s'aperçoit, 
au moment où elle devait partir pour 
le cinéma, que la somme est dispa- 
rue. 

Le juge Barker a loué la splendide 
mise en scène de cette pièce, et a 
donné crédit aux acteurs d'avoir évi- 
té les contrastes violents et d'avoir 
complètement compris leur rôle. 
. .Comme nous pouvons nous en ren- 
dre compte, le thème démette pièce 
a été pris dans la réalité et dans la 
vie quotidienne. Et ceci nous amène 
à signaler une seconde pièce, inspi- 
rée également par la Crise économi- 
que actuelle: "Walting for Lefty", 
désignée comme étant la meilleure 
représentation anglaise. Prise objec- 
tivement, "Waiting for Lefty" a dé- 
plu au public en général, car elle 
contenait des idées socialistes. Aussi 
le style vio l ent, les brusqueries, le 
langage vulgaire et souvent blasphé- 
matoire ont fait sursauter plusieurs 
spectateurs sur leurs sièges. A nos 
yeux, c'est plutôt une pièce de pro- 
pagande communiste. D'ailleurs, le 
•juge Barker n'a-t-il pas avoué lui- 
même dans ses commentaires qu'elle 
faisait plutôt appel aux passions qu'à 
l'intelligence! Néanmoins, le groupe 
de chômeurs du Progressive Arts 
Club de Vancouver a Joué, (j'allais 
dire vécu), cette pièce avec un rare 
enthousiasme. 

"lies Sœurs Guédonec" de Jean- 
Jacques Bernard, présenté par le 
Cercle Molière de Winnipeg, sous la 
direction d'Arthur Boutai, a gagné 
le trophée accordé à la troupe qui 
donnait la meilleure représentation 
française. Ce fut en effet un ravis- 
sant spectacle, joué avec beaucoup 
de maîtrise du commencement à la 
fin. Le juge a surtout signalé les in- 
nombrables raffinements et* les jeux 
de scène polis et naturels. C'est une 
pièce, comme "Blanchette", inou- 
bliable. 

L'Ecole de Musique et de Déclama- 
tion de l'Université présentait cette 
année "L'Indienne", pièce écrite et 
dirigée par Mme Laurette Larocque- 
Auger. Les acteurs de notre école 
ont conservé la réputation enviable 
acquise l'an dernier par remporte- 
pièce "L'Innocente" et si "l'Indien- 
ne" n'a pas remporté tous les hon- 
neurs, nos artistes en sont bien "in- 
nocents" car l'interprétation, tout 
en n'étant pas d'une perfection ab- 
solue, en approchait de beaucoup. Ce 
qui nous a surtout frappés, c'est le 
soin méticuleux apporté par la di- 
rection aux moindres détails concer- 
nant les costumes, la mise en scène, 
et les accessoires. Mlles Florence 
Castonguay et Annette Landry, ainsi 
que MM. Roland McNicolls et A- 
lexandre Dupont, ont mérité les fé- 
licitations spéciales du Juge pour 
leur excellente interprétation. 

A part quelques représentations 
anglaises monotones au début de la 
semaine, nous pouvons dire que le 
Festival Dramatique a remporté 



. 



Chronique 



L'année universitaire agonise. Les 
démonstrations estudiantines se font 
de plus en plus rare»; le beau temps 
a ravi les auditeurs aux conférences 
et, chose curieuse, veuilles m'en 
croire, les étudiants . . . étudient; je 
ne badine nullement en vous l'affir- 
mant. Si vous parcourez les longs 
couloirs de l'Université, vous verrez 
circuler mystérieusement comme des 
fantômes des personnes à la figure 
allongée et exsangue; leur tète éche- 
velée a la Chateaubriand est telle- 
ment lourde qu'elle penche comme 
si elle allait tomber. Si vous faites 
une telle rencontre, ne craignez 
rien, c'est un étudiant qui se délasse 
un peu après quinze heures de tra- 
vail a sa chambre. Plutôt de vous 
enfuir, dites-lui: "Ne t'en fais pas, 
mon vleuxupour nous, 11 n'y a pas 
de crise, mais il y a des examens . . . 
et ça va bientôt finir. Allons, un peu 
de courage P* 

La semaine du vingt au vingt - 
cintf avril fut surtout remarquable 
par le festival dramatique au "Little 
Théâtre" et par le débat français 
annuel au "Capitol". Voilà deux oc- 
casions pour les carabins de passer 
quelques heures agréables. Le Festi- 
val nous a donné l'occasion de con- 
naître des personnes de toutes les 
parties du Canada, de parler avec 
elles et d'échanger des idées artis- 
tiques, bien entendu. Hélas! cette se- 
maine s'est écoulée dans l'espace 
d'un rêve et maintenant, il ne nous 
reste plus qu'un misérable program- 
me où nous pouvons relire les noms 
de celles, oh! pardon!, de ceux qui 
nous ont plu. Aussi, dans les mo- 
ments trop sombres, -nous tâchons 
de nous faire un phantasme aussi 
précis que possible des figures sou- 
riantes et aimables rencontrées ici 
et là. Tout en demeurant à Ottawa, 
nous avons fait un voyage enchan- 
teur dans plusieurs villes canadien- 
nes ... et en bonne compagnie. A 
mon avis, les guides étalent char- 
mantes. 



LE COIN DU POÈTE 

L'APPROCHE DU PRINTEMPS 



L'hiver avait chassé la Muse, 
Mon luth n'avait plus de chanson; 
Mais le gai printemps qui s'amuse 
Déjà parait à l'horizon. 

L'hiver s'en va ! Tremblant, 11 penche 
Comme un vieillard qui va mourir; 
Tt délivre la terre blanche 
Que le printemps va refleurir. 



Déjà, sous la voûte azurée, 
L'astre du jour est plus ardent; 
Et la neige, transfigurée, 
Resplendit comme un diamant. 

C'est le printemps qui va paraître. 
Toujours aussi jeune, aussi beau. 
Je sens mon luth enfin renaître. 
Bercé par un souffle nouveau. 



Le printemps, c'est la poésie, *~ ~- 
C'est le parfum, c'est le bonheur; 
A son approche enfin sentie, 
La jofirïhonde tout mon coeur. 



O reconnaissance éternelle 
A Dieu, qui dans le cours du temps, 
Sut mettre une saison si belle, 
3i charmante que le printemps ! 

i 



>.< 



. 



Eugène MARCOTTE. 



PETIT NAVIRE 



L'amour nous vient du ciel, tout comme le doux vent 
Qui, des muguets fous, pousse, à tout hasard les voiles 
Sur les flots de cristal, qui se brisent gaiement 
Et qui bercent les coeurs sous la v< 




's. 



Comme nous nous préparions à 
célébrer avec éclat la fête du rec- 
teur, on nous a rappelé que, n'ayant 
pas encore de recteur, nous ne pou- . 
vions le fêter, et alors ... ce fut un 
congé raté. 



Le mardi 28 avril, dans la rotonde 
de l'Université, M. Raymond Bru- 
gère, ministre de France au Canada, 
a remis la croix de la Légion d'Hon- 
neur à 8. Excellence Mgr Turquetil, 
Vicaire apostolique de la Baie d'Hud- 
son. L'imposante cérémonie s'est dé- ,. 
roulée en présence des plus hauts 
dignitaires canadiens- français de la 
Capitale, du corps professoral de 
l'Université ainsi que des étudiants. 
Voici les paroles que M. Brugère 
prononça avant de décorer le héros: 
"Vous avez tracé, Monseigneur, une 
large épopée où le nom de la France 
figure en pleine lumière. H m'a été 
aisé de l'exposer et de le faire com- 
prendre aux pouvoirs publics dont je 
relève. Notre idéal n'est pas un idéal 
d'agrandissement, mais un idéal de 
rayonnement et cet idéal vous l'a- 
vez servi, vous le servez et conti- 
nuerez de longues années, je l'espère, 
à le servir. La décoration que je vous 
remets en constitue l'éclatant témoi- 
gnage que je vous prie de lui donner 
et garder cette Haute signification". 

A. P. 

beaucoup de succès. Nous regrettons 
cependant que le Juge Barker n'ait 
pas fait ses commentaires en fran- 
çais le mardi de la soirée française, 
comme l'a fait M. Wade en deux 
occasions: l'an passé au final, et 
cette année au régional. 

Il nous reste à féliciter les orga- 
nisateurs du Festival d'avoir mené 
à si bonne fin un mouvement qui a 
acquis un si haut degré d'Importance 
dans la vie canadienne. 

■ X.Y.Z. 



Petit navire qui déplaisir enivré, 
. Te prélassée brave, sur la vie menaçante, 
Tu ne te doutes pas que sous cet ouvragé 
S'ouvre l'abîme où sont les scènes désolantes. 

■ •■' . 
Ainsi que le fleuve jadis était ruisseau. 
Le flot berceur devient la vague mugissante 
La brise légère est la bise, le fléau, 
Et l'amour se déchire en rancune méchante . . . 

Petit navire, si comme toi, J'étais voilé, 
Je n'entreprendrais pas la pénible conquête 
Des océans de fleurs, ni des déserts glacés, 
De peur d'être surpris, là, par quelque tempête ! 

Jacques des Lionceaux, 






// 



Lo Rotonde" 
vue de l'extérieur 

1— Un Journal de 28 pages (pour 
la circonstance seulement) nous si- 
lhouette de la sorte: 

"Son nom seul l'immunise contre 
la platitude. D'une tenue littéraire 
fort présentable, elle est d'une 
droiture d'esprit et d'une prudence 
d'expression qui ravissent . 
mais lui ravissent peut-être des 
lecteurs . . . Nous trouvons que' La 
Rotonde conserve des odeurs de 
Collège. On y voit des "pions", on 
y entend des cloches . . ? 

La silhouette nous fait rire à nous 
en tenir les côtes! Il faut dire que 
la silhouette est faite à plus > de cent 
vingt milles de distance de chez 
nous. Et l'on voit une fois de plus 
que ne peut faire de l'esprit qui veut, 
et que celui du début en manque to- 
talement. Ce* esprit rivalise avec ce- 
lulr d'Ane Onyme, (le célèbre poète 
dénigreur à qui nous avons décerné 
le prix de poésie), et les numéros 
précédents peuvent dire comment 
nous l'avons coté. 

*— Vue d'un autre point de vue, 
La Rotonde nous vaut certaines 



Notez bien 

D nous reste encore un nu- 
méro à publier. Ce numéro pa- 
raîtra au cours du mois de juin, 
avant le 14. En attendant, bon- 
ne chance à tous ceux qui ont 
des examens à subir I 
_ LA DIRECTION. 



lettres de félicitations qui contri* 
tent avec celle que nous glisse » 
Journal de 28 pages de l'U. de Mont- 
réal. Je dis 28 pages, parce que i 
J'excepte certains articles qui ne*** 
pas de plumes étudiantes, je tti 
trouve que des pages et des annoo*] 
ces. J ,s k ' 

L'équation est parfaite quand» 
ne veut regarder qu'à travers v*[ 
lunette: "pions et cloches" — annoH 
ces et pages vides. 

3— Mais, en roulant noV boute 
nous avons appris que rarement ù 
Canadiens français pouvaient W 
une critique intéressante et inteffl* 
genter. mais, pour dénigrer . . « S 
confrère qui veut poindre, des pàj 
françaises qui après tout le sont 1 ] 
plus d'un titre, quai acharnemenï 

FOIN* 







m 




— 



DEBATS FRANÇAIS 



BEAU SUCCES DE NOS 
ORATEURS AU CAPITOL 

Un auditoire de 1500 personnes ovationne nos orateurs. 

Le négative remporte lo palme. — Jean Bordeleau et Orner 
Chartrand méritent lee médailles. 



La joute oratoire qui eut lieu au 
Capitol, le dimanche 26 avril, révèle 
une fols de plus le pouvoir forma- 
teur de la Société des Débats. Nos 
jeunes politiciens discutèrent, je di- 
rais "en maîtres", pour me servir 
d'un vieux cliché. Et le sujet avait 
assez d'envergure puisqu'il se lisait 
comme suit: "La politique canadien- 
ne doit-elle encourager l'immigra- 
tion ?". 

Les orateurs: MM. Jean- Jacques 
Bertrand et Orner Chartrand, dé- 
fenseurs de l'affimative; MM. Jean 
Bordeleau et Léandre Prévost, dé- 
fenseurs de la négative, furent l'ob- 
jet de chaleureux applaudissements 
que ne leur ménagea point un au- 
ditoire distingué. L'élite religieu- 
se et laïque était venue dans l'im- 
mense théâtre de la rue Bank assis- 
ter à la discussion des nôtres. 

L'éloquence, l'esprit, le poids des 
discours, ont contribue à faire de ce 
débat final une digne fermeture de 
nos activités. Les applaudissements, 
prolongés et répétés ont prouvé d'ail- 
leurs que l'on appréciait les orateurs 
que nous avions présentés. 

M. Jean -Jacques Tremblay, Pré- 
sident de la Société des Débats Fran- 
çais, occupait le fauteuil, comme 
maître des cérémonies. Son discours 
d'ouverture revêtait tout l'a -propos 
requis dans ces circonstances. Dans 
son allocution, le Préaident souligne 
la longue existence de la Société et 
^t travail qu'elle accompIifTT'Iîotre 
société est déjà vieille, dit-il, mais 
ce n'est pas une antiquité. Elle tra- 
vaille avec beaucoup de force et 
d'énergie, et son travail, quoique sou- 
vent dans l'ombre, est réel." Le suc- 
ées qu'a remporté la soirée confirme 
bien le travail de ruche dont faisait 
mention M. le Président. 

J.-J. BERTRAND 

Jean-Jacques Bertrand ouvre la 
discussion en établissant l'impor- 
tance pour les Canadiens de discu- 
ter un sujet tel que l'Immigration, 
lorsqu'il nous dit quel genre d'émi- 
frtt le pays devrait accepter, sa 
pensée est nette et précise. Afin de 
ne pas trop briser l'unité nationa- 
le, on devrait encourager l'immigra- 



tion des races latines de préférence. 
Chaque pays, continue-t-il, a un 
devoir social a remplir. Le Canada, 
pays immense, aux richesses incal- 
culables, qui n'attend quelles fcras 
pour les faire fructifier, n'a pas le 
droit de se borner au soutien d'une 
population d'à. peine, dix millions, 
alors qu'il pourrait en nourrir dix 
fois plus. La politique de protection 
est égoïste et de courte vue. 

JEAN BORDELEAU 

Jean Bordeleau, premier orateur 
de la négative, envisage la question 
d'une façon très pratique. Pour lui, 
>il s'agit de savoir si à l'heure actuel- 
le, en 1036, le Canada devrait ouvrir 
ses portes à l 'immigration. Son opi- 
nion est très logique: vu les temps 
anormaux que nous traversons, 
l 'immigration compromettrait notre 
progrès économique et par consé- 
quent ne devrait pas être encoura- 
gée. Un pays doit d'abord assurer 
sa propre paix, son unité et le bien- 
être des siens avant de prendre à 
ses charges le trop plein des autres 
nations. Nous avons un million et 
demi de chômeurs; voilà des bras 
qui pourraient servir à l'exploitation 
des ressources que nous, possédons. 
Il faut soulager les nôtres avant 
tout. "Le Canada aux Canadiens" 
s'écria l'orateur en terminant. ' ' 
OMER CHARTRAND 

Orner Chartrand reprend le débat 
pour l'affirmativer g- env isage -te— 
question au point de vue économi- ' 
que et il affirme qu'une immigration 
bien conduite, loin d'être une dé- 
pense, serait une source de revenus 
pour le pays. Nouveaux propriétaires, 
nouveaux payeurs de. taxes. Aussi, 
un pays plus populeux est le seul 
remède à notre problème ferroviaire. 

"Si l'on veut arriver à la prospé- 
rité, dit-il, le seul chemin qui puisse 
nous y conduire est l'harmonie ru- 
rale et urbaine." L'orateur explique 
comment peut se réaliser cette har- 
monie. Il faut que chaque élément 
soit dans le milieu qui lui convient. 
Il est donc inutile d'envoyer les 
chômeurs des villes sur des terres. 
Ce sont des immigrés capables de 
cultiver qu'il nous faut. H s'agit de 



LE DÉBAT PUBLIC ANGLAIS 
AU RÉGENT 

M. Stevens rend le verdict du 36èma débet annuel de I* 
seciété des débets anglais. — Lo néga- - 
tive ett vainqueur. 

MEDAILLES À MM. COURTRIGHT ET CAULEY 

"L'Université d'Ottawa devrait 
être fïère de ces jeunes gens, et ceux 
qui soutiennent l'Université dans la 
tâche qu'elle poursuit devraient être 
reconnaissants aux professeurs de la 
faculté pour les résultats qu'ils ob- 
tiennent Quant à moi. Je ne puis 
trouver de mots assez forts, assez élo- 
gleux feour célébrer leurs mérites','. 
C'est en ces termes que s'exprimait 
l'hon. H.-H. Stevens, chef du parti de 
la Restauration, avant de rendre le 
verdict du 36e débat universitaire de 
la société des débats anglais de l'U- 
niversité, qui avait lieu le dimanche 
19 avril dernier au théâtre Régent. 
LES VAINQUEURS 

La discussion mettait aux prises 
quatre finissants de cette année et de 
l'année prochaine: MM. Victor Côté 
et James-CouTtrîgîit, ae râf ftfmatfveT" 
et MM. Harold Morin et Roger Cau- 
ley, de la négative. Le sujet en liti- 
ge était le suivant: "Le gouverne- 



ment fédéral devrait assumer pleine 
et entière responsabilité des secoure 
aux chômeurs." La négative fut dé- 
clarée vainqueur- à la suite de dis- 
cours très contestés, et la première 
médaille d'éloquence fut adjugée à M, 
Courtright, tandis que la seconde al* 
lait à M. Cauley. * 

l;auditoire 
Dans le nombreux auditoire, nous 
avons remarqué particulièrement le 
R. P. Smith Sullivan, O.MJ., et Me 
William Unger, qui avec M. Stevens 
composaient le jury, le R. P. Donal 
Poulet, supérieur du scolasticat, Mme 
Stevens, M. l'abbé Blanchfield, de la 
paroisse Saint-Sacrement, le R. P* 
Mitchell, O.ML, le R. P. Cornellier, 
secrétaire de l'Universté, Mmes M, 
Courtright et A. Morin, mères de 
deux der o rateur s; ie^t«cor.~ fc.* l t La* 
flèche, sous-ministre de la défense 
nationale, Mme Laf lèche et M. Fran- 
çois Laflèche. et plusieurs autres. 



mettre en marche la consommation 
de laquelle dépend la production et 
tout ira bien. 

LEANDRE PREVOST 

M. Léandre Prévost met un point 
final à la discussion avec' uh plai- 
doyer que remplissait un sentiment 
patriotique très ardent. "Si le gou- 
vernement canadien encourage l'im- 
migration, c'en est fait du caractère 
social des - Canadiens français, et 
même des Canadiens en général." Il 
établit sa thèse sur des statistiques, 
pour nous prouver que la population 
du Canada augmente avec. le trop- 
plein des autres nations. Si l'on con- 
tinue de grossir une population aussi 
hybride, le sens national disparaî- 
tra; car les amasse urs de piastres 
rie sont pas des esprits qui se plient 
- -facilement au sentiment national. 
LE VERDICT 

Le jury se composait de trois an- 
ciens présidents de la Société des 
Débats: M. l'abbé Rodrigue Olaude, 
curé de Oatineau -Mills; Messieurs 
Philippe Dubois et Joachim Sauvé, 
tous deux avocats de la Capitale. 

M. l'abbé Glaude se fit l'interprète 
des autres juges. Il félicita les ora- 



teurs pour les travaux intéressante 
qu'ils ont présentés. H souhaita) 
aussi longue vie à la Société des Dé- 
bats afin qu'elle puisse continuer 
son travail efficace chez les jeunes. 

L'abbé Olaude déclare ensuite, la 
négative vainqueur. Les médailles 
offertes par l'Association Canadien- 
ne-française d'Education d'Ontario 
ont été décernées aux deux meil- 
leurs orateurs: MM. Jean Bordeleau 
et Orner Chartrand. ^ 

L'auditoire manifeste par ses ap- 
plaudissements que la décision est 
conforme au jugement de la majo- 
rité. 

PROGRAMME MUSICAL 

Les Petits Chanteurs Céciliens, 
sous l'habile direction de M. Joseph 
Beaulieu, ont rendu durant la soirée 7 
plusieurs chansons du plus pur es- 
prit français. M. Beaulieu fut litté- 
ralement ovationné. 

A nos confrères du Débat public, 
nous offrons nos félicitations. A 
l'assistance sympathique de diman- 
che, nos chaleureux mercis. A tous, 
à l'an prochain t 

AUO. VINCENT, 
Secrétaire de la Société. 



Nous réduisons à leurs plus sim- 
ples expressions les rapports des ac- 
tivités de la Société des Débats fran- 
çais depuis bientôt deux mois. Si 
nous ne donnons pas plus de détails, 
nous voulons quand même consigner 
les faits et gestes des membres qui 
M sont signalés. 

SEANCE DU 12 MARS 

C'était le troisième et dernier con- 
cours éliminatoire de diction. Neuf 
concurrents prenaient part à la 
Joute. Notre directeur artistique, 
Monsieur Léonard Beaulne, rendit 
le verdict. M. Raphaël Pilon obtint 
la première place. MM. Paul Clavelle 
et Jean-Tves Bigras, ex-œquo en 
deuxième, et M. Alcide Paquette se 
•lassa en troisième position. 

M. Gérard Maurice exécuta un 
morceau de chant avec Charles-Au- 
.tnste Provost au piano. 

SEANCE DU 19 MARS 

"Devrait-on remettre au Parle- 
ment canadien le pouvoir de modi- 
gjf «a constitution sans recourir à 
1 Angleterre?" 
MM. Jean-Paul Guertin et Jean 
atour soutiennent l'affirmative, *t 
Paul-Emile Laplante et J.-J. 
Jjmblay, la négative. L'affirmative 
»nt la décision et M. Guertin est 
••damé le meilleur orateur* 






Séances hebdomadaires 



SEANCE DU 26 MARS 

"La femme doit-elle se mêler ac- 
tivement de la chose publique?" 
L'affirmative est défendue par MM. 
Adolphe Latour et Jean Angers, et 
(a négative, par MM. Maurice La- 
courcière et André Renaud. M. Rey- 
nald Boult commente le débat et 
accorde- la palme à l'affirmative, et 
le prix du meilleur orateur va à M. 
Renaud, 

M. Oérard Michaud préside. 

SEANCE DU 2 AVTUL 

Sous la présidence de M. Paul-Emi- 
le Laplante, on discute le sujet sui- 
vant: "L'immigration est-elle la 
cause de la crise économique actuel- 
le?" 

Pour l'affirmative, MM. Paul Cla- 
velle et Robert Rochon; pour la né- 
gative, MM. Robert Ménard et Louis 
Tassé. Les premiers décrochent la 
palme. M. Tassé est le meilleur ora- 
teur. 5 „ mTT 
SEANCE DU 16 AVRH, 

"Le roman Maria Chapdelalne 
reflèie-t-il intégralement Vàme ca- 
nadienne-française?" **>nsleur Ro- 
bert .Rochon préside. .^ 

L'affirmative, soutenue par MM, 
Charles- Auguste Provoat et Maximin 



Villeneuve, obtient la décision contre 
MM. Victor Jobin et Léopold Ther- 
rien. M. Jobin l'emporte sur les au- 
tres orateurs. 

SEANCE DU 18 AWRJL 
Concours final de diction 
Allocution du Président 

Jean-Jacques Tremblay 

"L'épave" François Coppée 

Paul Clavelle 

"L'inventeur" Delilia 

Roland Carrier 

"La Noël au phare" Charles 

Victor Jobin 
Solo de violoncelle: 

"Playera" Oranados 

Léandre Prévost 
AU piano: Charles- Auguste Provost 

"La mort du loup" A. de Vigny 

Jean-Louis Pratte 
"Le papillon d'argent" 

Rosemonde Oérard 
Jean-Yves Bigras 

"Le Cor" A. de Vigny 

Charles-Auguste Provost 
Piano: Danse Hongroise 

No 5 :.~... Brahms 

Charles-Auguste Provost 
"Ma visite dans la haute société" 
R. P. Zacharie Laçasse, ojni 
Hubert Laçasse 



"La tirade du chapeau" Rostand 

(Extrait de l'Aiglon) 

Raphaël Pilon 

"Chant à l'étoile du soir" . Wagner 

par le Trio U. O. 

Violoncelliste: Léandre Prévost 

Violoniste: Henri Prévost 

Pianiste: Charles- Auguste Provost 

Décision du Jury: 

Victor Jobin gagne le premier prix, 
Raphaël Pilon, le second. 
SEANCE DU 23 AVRIL 
"Le clergé a-t-il plus fait pour î* 
colonisation que les laïques?" MM. 
Donat Boulerice et Charles Hurtu- 
bise défendent le clergé, et MM. 
Jean- Yves Bigras et Edgar Mageau, 
les laïques. Le clergé l'emporte et 
Charles. H urtu bise se révèle le meil- 
leur orateur. Hubert Laçasse préside. 
SEANCE DU 30 AVRIL 
Pour la dernière séance de l'année, 
MM. Fernand Larouche et André 
Hurtublse soutiennent que "H serait 
dans l'intérêt de Terre-Neuve de 
faire partie de la Confédération ca- 
nadienne", tandis que MM. Hubert 
Laçasse et Rodolphe Rocheleau leur 
donnent la réplique. Les premiers 
cependant font pencher la balance 
de leur coté, et M. Larouche se classe 
premier. La séance était sous la pré- 
sidence de M. André Renaud. 
Auguste VDîCENT, 

sec.-arch, 





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LA BOTONMC. V MAI I9M 



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VilIlAHIO 



BILLET DE JEC. . 

Reconnaissance 

Quelques jours à peine se sont 
écoulés depuis l'heure où. comme par 
*n coup de foudre, notre chère Uni- 
versité se trouvait plongée dans le 
pénible deuil que tous connaissent. 

t'est avec émotion que Jec, au 
fiom de tous les étudiants tout com- 
me des jécistes, veut exprimer 4a 
profonde douleur, que tous ont éprou- 
vée par la perte du Révérend Père 
Paquette, humble et saint prêtre. 

L'humilité joyeuse semble avoir 
tien été la marque caractéristique de 
tette âme si dévouée à la jeunesse. 
Qui ne se rappelle la jovialité, la 
bonne humeur constante qui s'épa- 
nouissait sur toute sa figure T Qui 
ne se rappelle aussi sa bonté. l'ama- 
Wité avec laquelle il partait à cha- 
cun ? Non seulement il amait les 
jeunes, mais il les comprenait, par- 
tageait leur ardeur, les dirigeait vers 
fe sain idéal propre à chacun. Il s'in- 
téressait à tout ce que les jeunes 
fie l'Université entreprenaient et leur 
prêtait en toute occasion son con- 
tours. L'estime dans laquelle il te- 
nait la J. E. C. et l'espoir qu'il met- 
tait en elle, n'est qu'un humble té- 
moignage de son affection pour les 
étudiants. 

Aussi n'est-ce pas sans un certain 
ferrement de coeur que nous nous 

K omettons à travers les corridors de 
difice central, déserts de sa pré- 
sence qui ne rayonnait que la joie. 
Car seulement ù voir cette figure 
souriante, les fronts les plus sombres 
se déridaient et tous sentaient un 
calme joyeux passer dans leur âme. 
i Aimé de tous, grands et petits, le 
ftévérend Pété Paquete est pour tous 
une perte profonde, non seulement 
telle du professeur, ceUe-Ou direc- 
teur d'orchestre, mais surtout de l'a- 
mi des jeunes. 

Jec ose saisir l'occasion que lui^ 
Offre ce deuil pour exprimer un sim- 
ple souhait en attendant mieux. 

Cette mort, qui met en lumière 
toutes les qualités du défunt, devrait 
titre pour nous, jeunes étudiants, 
une occasion de faire une bonne acte 
de charité et de reviser nos opinions 
et attitudes envers ceux qui se dé- 
pensent totalement pour faire de 
nous de dignes chefs dans la société 
0e demain. La somme de travail 
fournie par tous les professeurs de 
l'Université, le dévouement total 
qu'Us mettent dans leur crucifiante 
tâche devraient, si nous voulons être 
tout simplement justes, nous condui- 
re à la reconnaissance de leur effort. 
Mais en toute charité, c'est du fond 
du coeur que nous devrions les re- 
mercier, car trop de fois nous ne 
sommes que des gratifiés ingrats. 

Espérons que les jeunes de 1936 
sauront pratiquer cette belle cha- 
rité ! 

JEC. 



Edition Jeunesse 



. Sous ce titre. l'A.CJ.C. inaugura 
pers la mi-avril une série de publi- 
cations intéressant les jeunes et 
ceux qui sont demeurés Jeunes. Le 
premier volume A paraître dans cette 
collection est "Leur Inquiétude" par 
François Hertel. Ce premier volume 
est publié conjointement par les 
Edition Jeunesse et las Editions Al- 
bert Lévesque. L'auteur a complè- 
tement remanié son travail et l'a 
considérablement augmenté. Trois 
chapitres absolument inédits ont 
été ajoutés. Le sujet traité est l'in- 
quiétude des jeunes, dans le mon- 
de contemporain; plus particulière- 
ment en terre canadien ne -françai- 






LE8 LIVRES 




"Mesure de 
notre taille" 



"A tous les empileurs, dénommes 
chez nous "emplissajirs", qui ont 
tenté de nous faire croire que nous 
étions le nombril du monde, je dédis 
ces pages de cendres et de pous- 
sières". 

Préface anti-classique, me direz - 
vous; mais Victor Barbeau, élevé à 
l'école de la rude expérience, ne 
craint pas (comme il le dit) les sé- 
vices et la furie- de nos politiciens, 
éducateurs, mentors de tout poil, 
barbes jeunes et vieilles, présidents 
de sociétés patriotiques, anesthésites 
patentés, parasites du passé, opti- 
mistes béats, hommes d'affaires et fi- 
nanciers invertébrés. A la lueur d'u- 
ne compilation bien garnie de sta- 
tistiques, il dépeint l'anomalie fla- 
grante de notre position dans le do- 
maine économique. Un étalage 
succinct des flefs Canadiens-an- 
glais et américains taillés à mê- 
me notre patrimoine national, 
nous donne comme résultante 
la mesure de notre taille; un 
peuple - de petits eommisr de pe- 
tits fonctionnaires, . de petits ou- 
vriers, de la chair à usine, un point 
c'est tout. Ne vous indignez pas, mes 
chers confrères; apaisez s.v.p. votre 
fierté du 24 juin. "A la Barbeau ", 
nous allons poser des faits, donner 
un sens réel à ces quelques éplthètes. 
C'est a la grande industrie que nous 
nous attarderons car elle seule con- 
trôle la fluctuation du- marché. 

Savez- vous que l'électricité, qua- 
trième industrie en importance dans 
le Québec est un quasi -monopole 
américain? Savez-vous que l'abatage 
et le sciage, cinquième industrie en 
importance, a part quelques petits 
propriétaires nous échappe complè- 
tement? Peut-être avez-vous ouï 



dire que l'industrie panetière est un 
nef américain et anglo-canadien? 
Quant à l'industrie minière, elle ae 
trouve sous l'initiative étrangère et 
nous ne comptons que cinq ingé- 
nieurs canadiens-français dans tes 
quelques deux cents établissements 
au Québec. Terminons ce bref expo- 
sé par les produits alimentaires. 
Dans ce domaine, nous ne sommes 
encore que des consommateurs. Je- 
tez un coup d*oeti sut nos journaux 
et vous trouverez des pages entières 
faisant étalage des produits alimen- 
taires étrangers. C'est tantôt la Wil- 
— son Sausage, le fameux jambon -Ove- 
ized de Swift, le Canadlan Shredded 
Wheat (que les linguistes appellent 
du blé fllamenté), la J.-J. Joubert, 
(compagnie amérioaine>, le sirop de 
mais "Bee-Hive" (grand nourricier 
* des jumelles Dionne). etc., etc. . . . 

Voila la mesure de notre taille, 
voua où nous en sommes réduits, 
servitude absolue! Croyez-vous que 
dans cet état nous pourrons conser- 
ver Intacte notre mentalité de peuple 
français? "Jl n'y a de peuple et d'E- s 
tat viables", maîtres ate- leur destinée, 
nous dit l'abbé Groulx, que l'Etat et 
le peuple maîtres de leur vie écono- 
mique." Ce marasme doit avoir une 
— causa; qui doit battre sa c o ulp a ? — 
Nos capitalistes, nos industriels (car 
nous en avons eu), qui ont cru que 
le patriotisme et les affaires ne se 
mêlaient pas. Nos politiciens, ne 
vivant que pour le présent, ont ou- 
blié qu'ils avalent des -fils et des 
petits-fils. Ce dont nous avons souf- 
fert, ce Sont nous souffrons, est le 
manque d'orientation, le manque 
d'idéal dans toutes nos activités. Que 
"Mesure de notre taille" ouvre pour 
nous, jeunes étudiants, une ère nou- 
velle de conquête, de reconstruction, . 
de défrichemem, j'oserais dire, du 
terrain inculte de rêconomlque. Voi- 
la un Idéal, un devoir, un ordre. 

N. D. * ' 



i 



Avis important 

Que tous ceux qui s'intéres- 
sent A "La Rotonde" et qui oui 
a cœur de la voir progresser se 
réunissent, le jeudi 14 mal, A 
l'endroit et a l'heure qu'on leur 
indiquera, pour procéder a l'é- 
lection du personnel du jour-' 
nai pour l'année 1936-37. 

Les demandes d'emploi aux 
différents postes devront par- 
venir au directeur avant le il 
mai. 

'LA DIRECTION. 



BILLET. 



Méthodiquement, 



s. v. p. 



f 



Bon trovoil ! 



La Revue des Livres: tel est le 
titre d'une jeune publication qui 
vient de fêter son premier anniver- 
saire. Nous avions suivi depuis sa 
fondation la marche toujours plus 
affermie de ce petit trésor de nos 
lettres; mais en voyant le nouvel es- 
sor qui lui est donné par son Direc- 
teur, il nous fait bon de marquer 
dans nos colonnes cette initiative 
d'envergure de l'un des nôtres. M. 
Camille Bertrand, ancien élève de 
l'Université d'Ottawa, est l'Ame de 
cette Revue des Livres. Sa deuxième 
année ne fait que commencer et dé- 
jà La Revue est déjà pimpante sous 
sa toilette neuve. Le contenu ordi- 
naire de la Revue nous donne des 
informations sur notre littérature 
canadienne -française d'abord et sur 
les livres français d'importance, en- 
suite. L'auteur des recensions, on le 
voit, entre de plein pied dans le 
mouvement d'éducation nationale, 
en communicant d'abord a ses lec- 
teurs ce que nous donné notre litté- 
rature, en mettant sous nos yeux 
ensuite les principaux produits de 
l'esprit français qui peuvent rehaus- 
ser notre monde des Arts et des 
Lettres. 

Les lecteurs du Devoir peuvent 
aussi de temps a autre lire les lignes 
judicieuses de M. Bertrand sur les 
imprimés qui sortent de chez nos 



quelques éditeurs canadiens-fran- 
çais. Je suis d'avis que" les lecteurs 
de notre quotidien canadien-fran- 
çais le mieux coté ont vite reconnu 
que M. Bertrand travaillait a quel- 
que chose d'un genre tout-à-falt 
spécial en y réussissant assez mer- 
veilleusement. 

Le premier anniversaire de fonda- 
tion marque aussi un événement 
dans le domaine des Lettres qu'il 
convient de signaler ici. Non seule- 
ment M. Bertrand prend a chargé 
de stimuler nos écrivains en les 
faisant connaître et en répandant 
la curiosité de les lire; mais son am- 
bition pour nos Lettres s'étend en- 
core plus loin. Le numéro de fé- 
vrier, qui avait mis a l'étude un 
projet de fondation d'un Prix de 
Lettres, nous faisait déjà voir que 
M. Bertrand ne s'arrêterait pas a 
un projet d'étude; en effet, le mois 
de mars nous apporte la nouvelle 
d'une réalisation. Un prix est fondé 
et l'on doit décerner une médaille 
d'or a l'auteur de l'Ouvrage cou- 
ronnée—travail d'histoire ou de lit- 
térature. 

. Voilà donc du bon travail! dont 
nous sommes les premiers fiers, 
puisque c'est un ancien qui réussit, 
et qui réussit dans une oeuvre qui 
s'imposait. La Rotonde est heureuse 
de signaler ce succès d'un des an- 
ciens et d'apporter à l'auteur, avec 
son admiration, ses félicitations. 

J.-J. T. 



se. Après avoir étudié fe psycho- 
logie et la philosophie de l'Inquiétu- 
de, l'auteur brosse un court tableau 
d'histoire de l'inquiétude, française. 
Puis il aborde les problèmes contem- 
porains et le problème canadien- 
français. H découvre la solution de 
notre inquiétude dans une plénitude 
de vie canadienne-française et ca- 
tholique. Tous les jeunes et ceux 
qui s'intéressent aux problèmes dé 



la jeunesse liront ce livre avec pro- 
fit. 

- 

Le volume sera en vente au Secré- 
tariat de l'A.CJ.C, 840 rue Çher- 
rier, au prix de $0.75 l'unité, $7.20 
la douzaine, $50.00 le cent. Le tout 
franco. Toute commande doit être 
adressée à: Louis -B. Champagne, 
Service des Editions Jeunesse, «40 
rue Cherrier, Montréal. 

(Oomnuittiqué) 



Cest tout de même étrange com- 
me l'on refuse de se donner la peine 
de s'épargner du temps et du travail, 
La loi du moindre effort demande 
que l'on suive la route la plus /*- 
cUe, et pourtant on néglige l'orga- 
nisation de sa vie et de son travaU. 
Résultat on gaspille la moitié de ton 
temps et dë~ son énergie. "' 

Regardez votre voisin à l'étude 
(vous et moi, bien entendu, nous 
sommes beaucoup plus sages au 
cela F) Pouvez-vous dire qu'il lui 
est déjà venu l'idée de travailler avec 
méthode? Très probablement, t 
besogne sans ordre. Peu è peu, in- 
consciemment, il a acquis des habi- 
tudes, et c'est là les seules règle* 
qu'a suive. 

Vous admettrez qu'une machine 
pour donner son meilleur rendement, 
doit fonctionner dans des circons- j 
tances déterminées; il en est de mê- 
me pour l'homme, tant au point le 
vue intellectuel que physique. Il est 
des règles à suivre dans Vexerckt 
du corps et de l'intelligence; dam 
racqulsition et l'élaboration de H 
science, la lecture, la mémoire, etc* 
dans la nutrition, le repos, les délas- 
sements, etc . . . Les ignorer est part 
folie: on ne peut le faire sans souf- 
frir des pertes considérables en 
temps d'abord et en énergie, qui 
pourraient être employés non seule- 
ment d'une manière agréable, dan» 
des délassements, mais aussi utile, 
dans des études personnelles. 

Un ami me confiait récemment 
que pour terminer une dissertation, 
tt avait travaillé (à l'aide de fofee 
café et cigarettes) toute une nuU, 
commençant vers minuit pour ter- 
miner le soleil levant. Il est possi- 
ble que dans ces circonstances, il ait 
effectué une bonne somme de tra- 
vail, mais ce ne fut qu'au prix d'une 
fatigue considérable. S'il avait m 
que son rendement eût été beaucoup 
meilleur le matin, peu de temp 
après le lever, il eût pu réaliser ta 
dissertation à beaucoup moins de 
frais, et peut-être mieux. Malheu- 
reusement, il n'y a pas que lui, ot 
même les étudiants en général Qui 
manquent de méthode; c'est le csj 
d'à peu près tout le monde. 

Nous nous sommes appliqués * 
augmenter le rendement de tout ce 
qui peut nous servir, et nous se*' 
blons nous être oubliés nous-mèm** 
La psychologie est pourïant avancée. 
Alors pourquoi ne pas mettre ses dic- 
tées en pratique ? Nous semblent, 
dans ce domaine, d'une interne phé- 
noménale. 

L'étudiant est bien celui qui de- 
vrait le mieux connaître et appli- 
quer cette psychologie. Il a tout * 
apprendre, son temps lui est prtcv 
eux (quoique ce ne soit pas tout-*: 
fait ce qu'il semble penser, bien ssw 
vent) ; avec de la méthode, il réalii ^ 
ratt beaucoup plus de travail, et** 
heures de loisir seraient peut-W 

augmentées. Sa vit en serait <*'•** 

tant plus pleine. 

BCRSBkX 







• 



LA ROTONDE. 1 MAI 1*3€ 




a* 



PAtE DES ANCIENS 



\le frère Armand 
'Lambert, O.M.I., 
décédé a Lebret, Sosk. 

fà, 1TAIT LE FILS DE M. ET Mme 

BRNEST LAMBERT, D'OTTAWA 

—A L'AGE DE 26 ANS. 

C'est avec de profonds regrets que 
les nombreux amis et les anciens 
joinpagnons de classe du Révérend 
Armand Lambert, O.M.Ï , ap- 
prendront sa mort presque subite 
«trvenue durant la nuit au scolasti- 
ctt des Pérès Oblats, a ? Lebret, 
(Bask.), & la suite d'une courte ma- 
ladie 

U frère Lambert était bien cod- 
«jûi dans la capitale. Fils de M. Ernest 
Lambert, autrefois du département 
de la Milice, et de Mme Lambert, il 
liait habité Ottawa depuis sa nais- 
once. Il fit ses études primaires a 
l'ancienne école Garneau et plus 
tard poursuivit ses études classiques 
irrumverstté d' O t ta w a. Ir passa 2 
ans au scolasticat de Richelieu après 
eeo noviciat. Il était dans l'ouest 
depuis deux ans et venait de recevoir 
ion appel au sous-diaconat. Il aurait 
été reçu prêtre l'année prochaine. 

Te frère Lambert naquit le 10 
avril 1910. Il fut toujours intéressé 
aux mouvements de la jeunesse et 
fut tour a tour président de r Avant- 
Garde du Sacré-Coeur, membre de 
là troupe des scouts de la même 
et président de . cercle ne 
rACJ.C. - » 



Dix-neuvième président des Débats - 1908 



-La Rotonde" prie Monsieur Er- 
nest Lambert, pendant plusieurs an- 
nées trésorier de l'Association des 
Anciens de langue française, et Ma- 
dame Lambert d'agréer l'expression 
de ses profondes sympathies. 



N08 SYMPATHIES 

A Monsieur Charles Leclerc qui 
déplore la mort de sa mère, Madame 
Joseph Leclerc, dêcédée à Québec 
dernièrement. 



NOS FELICITATION6 

A Monsieur Séraphin Marion, M. A., 
DUtt. (Sorbonne), qui vient d'être 
réélu a la présidence de la Société 
des Conférences de l'Université d'Ot- 
tawa pour un dixième terme. 
BPORT — 




^hmmdéffélm^^utQul L'EUGENE . 

etsôoâiti eitimmbreè m delà 5cc 5^;'!J[oe frais funéraires lipius importante maison 
^^r^th^^&. ggg lwc^**™*-» SB g BBS j l&gg CmmcL 



(Courtoisie dt'La Patrie 



Tout amateur de musique devrait 
connaître quelque chose de Mozart. 
D n'est guère de concert au cours du- 
quel on ne trouve une composition 
du célèbre maître. 

On est porté à se demander si, 
tu cas où Mozart eût vécu jusqu'à 
an âge avancé, (notons que comme 
Mendelssohn et Schubert il est mort 
wrs les trente ans) , il eût continué 
a parfaire son talent musical. Il est 
certain qu'il lui eût été difficile d'é- 
crire quelque chose de plus inspiré 
et de plus beau au point de vue mu- 
sical que son "ïka\ Juan", son."Sta- 
*at Mater" et son "Gloria" de la 
douzième messe. Bien que mort 
Jeune, Mozart a une place immor- 
telle dans l'histoire de la musique. 

Né en 1756, A Saalsbourg, il jouait 
4u piano à l'Age de quatre ans et A 
*** ans il visitait en compagnie de 
«a soeur, Vienne, la< capitale d'Au- 
triche, où tous deux jouaient en pré- 
face de l'Impératrice, Marje-Thé- 
J*ae. U composa son célèbre "Stabat 
**ter" en l'année 1778 et son "Don 



OUVERTURE ET PUNCH 



Juan", que l'on prétend être son 
chef-d'oeuvrç, en 1787, 

On raconte une histoire aussi in- 
téressante qu'amusante au sujet de 
la composition de "Don Juan". Mo- 
sart était, parait-lï, plus ou moins 
négligent H arriva que le soir pré- 
cédant le jour de la première repré- 
sentation de cet opéra, il n'avait pas 
écrjt une seule note de l'ouverture. 
D se mit sérieusement A l'oeuvre, 
tandis que sa femme lui servau con- 
tinuellement des bols de sdn punch 
favori «et lui racontait des histoires 
de fées pour le tenir éveillé. Sans 
répit, il travailla jusqu'au jour, et A 
sept heures du matin, la copie entiè- 
re de l'ouverture était entre les 
mains des copistes* Le soir même, 
l'opéra était joué pour la première 
fois. C'était 1A un tour de force vrai- 
ment remarquable. 



Durant les derniers jours de sa vie, 
il lui survint une curieuse aventure. 
Un jour, un individu, grand, maigre, 
morne, vêtu de gris et la mine sé- 
pulchrale, se présenta A Mozart sé- 
lui remit une lettre anonyme dont 
le contenu était une demande pres- 
sante au compositeur. L'auteur de 
la lettre voulait savoir quel serait 
le cachet pour une messe de requiem 
et le plus court délai requis pour 
l'écrire. 

Après s'êtr e consulté avec sa 
femme, Mozart demanda cinquante 
ducats. L'étranger partit et revint 
bientôt avec l'argent. II promit au 
comix)siteur une gratification ad* 
ditionnelle si l'oeuvre était rapide- 
ment terminée et avisa Mozart du 
fait qu'il lui serait inutile de cher- 
cher A connaître le nom de la per- 
sonne dont il était le représentant. 
On croit que c'était un noble Polo- 



nais dont la femme était décédêe 
et qui voulait, après avoir transcrit 
le manuscrit du maître, faire passer 
cette composition comme sienne. Ce- 
ci, du reste, arriva après la mort da 
Mozart. 






-v 



Notre pauvre artiste, malade et af- 
faibli, les nerfs surmenés et le cer- 
veau en ébullition, fut fort impres- 
sionné par cette visite et demeura 
persuadé que le visiteur était un 
messager d'outre-tombe, et que cette 
messe était destinée A ses propres fu- 
nérailles- Il se mit A l'oeuvre, mais 
durant ce travail il s'affaissait dans 
son fauteuil, pris de courts évanouis- 
ments. Un jour de novembre, mon- 
trant A sa femme les feuilles tom- 
bant des arbres, _J1 lui dit: "Je 
sais bjen que c'est pour moi que Je 
fais cette messe, je sens que je n'en 
ai pas pour longtemps." .fin effet il 
mourut — en 1701, — alors que l'en- 
cre était A peine sèche sur sa der- 
nière messe. 

(Muai-Canada.) 



f. 



i 




, 



■ 



-- 












I P 




X» 



LA ftOTOND* THAIW» 



«MMMMB^M 



ICI ET LÀ DANS LE SPORT En v*»* "** boule LE SPH,NX 



Badminton 




Depuis quelques semaines déjà, les 
championnats de Badminton ont été 
décidés.. 

Dans les simples, la lutte se fit 
serrée. Apres avoir défait tous ses 
adversaires, Edwin Oendron appa- 
raissait en finale contre Alfred She- 
venell. Le jeune gaillard qu'est 8he- 
venell, se révéla bon joueur. Dans la / 
première partie, il semblait que 
r'ami Edwin" fût voué à la dé- 
laite quand il se réveilla soudain 
pour gagner au pointage de 13 a 
15. Dans la deuxième partie, le jeu 
fut plus scientifique. Le président du 
club de Badminton profita des points 
faibles de Shevenell et le renvoyait 
défait au pointage de 15 à 5. "Ed" fut 
sans contredit très prudent et c'est 
ce qui lui permit de remporter les 
honneurs. 

Dans les doubles, l'intérêt fut à 
son comblé. Duchesneau et Chénier 
en voulaient a Lafleur et Oendron. 
Dès les débuts, Lafleur et Oendron 
ne s'en laissèrent pas imposer. Ils 
l'emportaient au pointage de 15 à 9. 
La deuxième partie mit les chances 
égales car Duchesneau et Chénier 
donnèrent le meilleur de leur science 
-^rnumtei^imé~iircmïedë 15 £.&. 
La troisième partie décidait du 
championnat. Après avoir sué toutes 
leurs énergies, Chénier et Duches- 



neau baissaient pavillon devant les 
coups rapides de leurs adversaires. 
Le pointage final marquait 15 à 11 
pour les vainqueurs de la première 
partie. £ 

Ainsi le président du Club de bad- 
minton a remporté les deux çharn* 
pionnats du collèga. Très bien Ed- 
win ! ! 



Balle du camp 

Les ligues inter-murales de Balle 
au camp sont organisées. 

CHEZ LES SENIORS 
Nous voyons -en lice les équipes 
suivantes: Ontario, Québec, Améri- 
cains, Ottawa et Pères. A voir les 
noms des différents clubs, 11 faut 
dire que l'intérêt ne manquera pas. 

CHEZ LES JUNIORS 
Les équipes se font plus nombreu- 
ses. Eux aussi n'attendent que le 
beau temps pour se rencontrer. 



ANNONCE J>£ TEMPS DE CRISE 

"Dentier à louer, de minuit à sept 
heures du matin". 



MUSIQUE ET CHEVEUX 

—Et votre fils, chère madame, que 
comptes- vous faire de lui? 

— Un violoniste I ! ! 

—Et de qui prend-il des leçons? 

— Oh! nous n'en sommes pas en- 
core là! Pour le moment, nous nous 
contentons de lui laisser pousser les 
cheveux, 




"Cher Sphinx": Est. 
"les vacances approchent î — 



"Cher 
vous ne 



ami"; Malheurei 
m'êtes qu'imparfait, 
connu (ou connue) et en 'cela' 
me rappelez les nématodes cyl 
des dont parle Tune des "braïuki 
de "la science d'Esculape. 



En tous cas, je vcus dis que 
ELEMENT A ÇONSTITUTIVA ... . canoës sent lointaines et procheii 

fois. Elles sont loivtaiiia«..car il 
encore 2,592,000 secondes ou, si 
aimez mieux, 43,200 minutes on 



Rudyard Kipling donnait de la 
femme la définition suivante: "Une 
loque, un' os et une mèche de che- 
veux." 



Balle molle 



Quoique "pour cette année aucune 
ligue de Balle-molle ne soit formée, 
les fervents de ce sport se promet- 
tent de j?uer des j?artie5-exWbitipnSi. 
Certaines équipes sont à s'organiser 
pour lancer des défis. Avis est donc 
donné aux intéressés. 

R. PIOEON. 



Instruments pédagogiques 



—SSF» 






Certains savants de l'Université de 
Californie trouvent cette description 
Incomplète. Aussi y ajoutent-ils 
quelques éléments dont voici les 
principaux: 

Un quarteron de sucre. 

Cinq livres de chaux, plus qu'il 
ne faut pour blanchir tout un grand 
poulailler. 

— r • "De quoi faire un clou derstxTxroces. 

Assez de soufre pour débarrasser 
un chien de ses puces. 

31 onces de carbonne. 

Une certaine quantité de magné- 
sium qui nous permettrait de pren- 
dre dix photographies. 



re 720 heures de travail. Elles _ 
proches, car il ne reste que 30 jo«2 
ou 4. semaines ou 1 mois de classe. 

Les vacances sont lointaines en tcaj 
me de secondes, 

Or elles sont proches en terne*) 
mois 






vacances sont loiul 



Donc les 
• et proches/ 

Je regrette de vous dire que voaj 
ne pourrez. j>as eut re r eu. Yscâuiaj 

"bientôt, car vous Vêtes déjà: to»jh 
1 avez été toute l 'année. Vous ne pôjj 
vez donc pas , être en puissance d'avj 

guérir quelque chose que voua 
dez déjà. _ 




I 

I 



Dehors, la pluie. 

Au pied du coteau, la nappe 
d'eau couvre la vallée. 

Dedans, un poêle de fonte, cou- 
vercle soulevé, vide, froid. 

Un* vingtaine d'enfants recro- 
. quevillés. Les grands soufflent dans 
leurs doigts avant tttcrtre. Madame, 
grippée, veut paraître à son aise. Les 
petits, le nez rouge, abonnent la 
lecture. 

M. l'inspecteur n'a pas quitté son 
pardessus. Il fourre ses mains dans 
tes poches. Il vient de ^parcourir 
quarante kilomètres II garde une 
vitesse acquise, arpente, la classe à 
grands pas. 

UN DU COURS ELEMENTAIRE. 
—Madame, Je ne peux pas retirer 
9 de 3. 

MADAME, mécontente. — Voilà, 
Il fallait venir à l'école hier. 

UN DU COURS SUPERIEUR. — 
Madame, comment trouve -t-on la 
surface d'un losange ? 

MADAME, plus mécontente en- 
core. — Si tu étais venu la semaine 
dernière ... 



L'INSPECTEUR, interrompant sa 
course, avec des ménagements, tou- 
tefois. — Madame, vos petits me pa- 
raissent en retard en lecture. 

— Monsieur l'inspecteur, ils vien- 
nent si peu régulièrement . . . 

— Au fait combien vous en man - 
que-t-il ? 

— Quinze ou seize, peut-être en 
arrivera-t-il encore tout à l'heure. 

— Mais, comment se fait-il ? . .- . 

— Ah! monsieur l'inspecteur, les 
pieds mouillés, le mauvais temps, les 
rhumes . . , *** 

— C'est vrai . . mais vous n'avez 
pas bien chaud, ici. 

L'INSTITUTRICE, embarrassée. 
— Avez- vous froid, mes p'tits en- 
fants ? 

Le CHOEUR. — Non, m dame ! 

— A propos, combien de degrés 
avez-vous ? 

— ?????? ... . 

M. l'inspecteur scrute en vain les 
coins de la classe . . . 

Premier instrument pédagogique: 
le thermomètre. 

(L'Ecole et la Vie) 



Du gluten pour 
livres rie colle. 



fabriquer cinq 



Assez de gras pour confectionner 
cinq pains de savon. 

Enfin, de la glycérine en quantité 
suffisante pour faire exploser un 
obus de la grosse "Bertha"! - 



AU DEBAT PUBLIC 
(S') illogisme: 

Proposition: L'homme qui batNa 
femme fait un acte de vertu. 

Preuve: Celui qui bat sa chair est 
vertueux. 

Or, l'époux et l'épouse ne font 
qu'une seule et même chair. 

Donc, celui qui bat sa femme est 
vertueux. 



4 [ Cher Sphinx' ' : , Pouvez- vous, 
déterminer quelques lieux aux enviroSJ 
d'Ottawa où je pourrais trouver | 
ques spécimens de roches ou fonHed 
pour enrichir ma collection t G 
HOGUE. ' 

"Cher ami": Point n'est bttH 
daller si loin. Sur la colline même 
Parlement vous trouverez tout ce qnej 
vous désirez. Vous savez sans doute j 
que cette colline est composée de cm 
. ches pétrosiliceuses à crinoïdes et dt| 
couches cystides. Les fossiles les plot] 
répandus sont: Ogygites canadensii| 
Triarthrus becki, Dalmanella ernaçer*- 
ta, Zygospira modesta. . .. etc. Je tm\ 
qu'il serait plus sage d'arrêter ici 
énumération, car si les députés savik 
qu'ils vivent sur un terrain si compli-j 
que, ils pourraient être plus emWtil] 
qu'ils rte le sont. 









* 




• 



. 










LAPSUS LINGUAE 

Connaissez- vous la "Salade en 
Bol" de Frédéric Chopin? C'est pour- 
tant la pièce qu'annonçait, il y a 
quelque temps, un annonceur d'un 
poste de radiodiffusion à Montréal. 

— Monsieur Frédéric Pelletier, du 
Devoir, remarque que la langue a dû 
lui fourcher: il voulait probablement 
dire la "Ballade en Sol" de Chopin! 



— Dttst donc, voit»... jt vient d© n'aparaevoir qu* vous avec oreua* 
ta» tunnel de voir» cour à ma oav» de charbon! 

—Pat fjsasîfilit Mot qui croyais avoir déoourert un* mine!! 



ENTENDU DANS LA ROTONDE 

Untel: Sa vais- tu, mon cher, que 
Cyrus était ton frère? 

Autretel: Cyrus ! mon frère ? ! ! 

Untel: Parfaitement! Ecoute bien: 
"Six Russes", c'est "six Slaves", 
hein? 

Autretel: Oui, mais je ne vols 
pas . . 

Untel: Tu vas voir, je continue: 
•S'y s'iave, y s'nettoie", et "Si ce n'est 
toi, c'est donc ton frère!" 

! — • 

CROYEZ-LE OU NON . . . 

lent de découvrir dans le tom- 
u de Ramsès II, en Egypte, un 
certain nombre de pièces d'or. Ces 
pièces présentent naturellement sur 
une de leurs faces l'effigie de Ramsès 
Meiamoun; sur le rêvera, on peut 
Mrs: "1330 avant Jésus-Christ"! 

TROIS DES QUATRE FOINS 



'•Cher Sphinx": Comment lait»! 
vous pour réussir dans vos examcnil 

DESPERATU& 

"Cher ami": Je n'ai pas de mé>b»' 
de fixe dans la préparation d'un exi*i 
men ; c 'est pourquoi je réussis toujouri 
les examens. . . supplémentaires ! Voiri| 
tout de même queIquës~conseils. 

D'abord, la veille de l'examen, mi', 
langez 2 once» d 'alcool avec 3 oncai dtj 
gin, 3 onces de rye et 2 onces de scotekj 
(écossais). Brassez le tout, puis «JW 
tez au goût quelques grammes de ««• 
de, de potasse ( terme chimique) *t« 
poudre à canon. Enfermez- vous dtffl 
une chambre parfumée d'H2S et aew 
métiquement fermée, puis, d'un triM 
buvez la mixture. Fumez ensuite w*j 
cigarette et . . . vous ferez explosion :W 
préparation de l'examen est terminé*! 

L'examen arrivé, traitez de mê*i 
le sujet: cet historien, ce poète, jj 
chimiste, etc., etc., était réellement np 
brute primitive, sorte de TROGLODY- 
TE, d'anthropopithèque hirsute, wJ 
aux yeux de goret irrésistibles, ima*] 
ables et invulnérables. 

Le troisième grand principe coni* r 
te à écrire le contraire de votre p* 
sée et à suivre votre première idée. 

Inutile de me remercier: ces «■ 
seils sont gratuits. 

(P.S.— Inutile de perdre 1* 
temps et votre argent à vous part 
d'huile de " charme indu", pour 
attirer les bonnes grâces des corrj* 
teurs: on me dit que comme l* r J 
années passées, ils seront incorraji 
blés). 



T9*< 




»«**« - Ha «Mal: if 



<Hé#w*. <**** M *•*» S"+ 



IfctfMtt ¥è ScPAéTAAIAT 
INTEW4ATIOHAL OC WCttC 
UNIVOtfttTAtftC OATHOlHMf 



m « 








JOU»NAl*l»l 

*\!L« IIB ET 
N ,0, 



tal-MENSUCL^PARAlSSANT 
CUTI» DC CHAQUE» M OlS 
*OCTO»RE ÀJUlW 



r OROANE DIE LA . 

SOCIÉTÉ DES DEBATS iTRANÇ Alt 
JNiVEDSlTÏ QWTAW* 



DE L'UNI 



Abonnement: 50 sous. 
[ottawa, par la poste: 76 sous. 



Directeur: Henri Prévost. 

A viseur: Jean -Jacques Tremblay. 



Rédacteur-en-chef : Jean-Charles Aubin. \ 
Administration: Yton Beaulne. ^ / 



Rédaction et Administration 
Université d'Ottawa. 



ET. fc. P. JOSEPH HÉBERT, © M I , RECTEUR 



"La Rotonde" est heureuse de sa- 
luer à son tour le nouveau recteur 
de l'Université, le Très Rév. P. Jo- 
.jfltLHébert, OU. I., ML A,t>. PlL, 

L. Th. "T" ' 

Le Rév. Père Hébert, recteur l 
Déjà nous le savions par son passé. 
En effet, Jeune encore, Il a une car- _ 
rière des plus fécondes. 

Natif de Québec, le 15 mars 1995, 
fus de Oaudlas Hébert, premier pré- 
sident général de la Fédération des 
Ouvriers Catholiques et premier dé- 
légué des Nations à Genève, .ainsi 
que de M&lvina Laroche," tous deux 
décèdes, 11 fit ses études primaires 
au collège des Frères des Ecoles 
Chrétiennes à S.-Sauveur. En 1910, 
il entrait au Junlorat du Sacré- 
Coeur à Ottawa et poursuivit de 1910 
& 1915 8M études a l'Université. 
Cette dernière année le voyait en- 
trer au noviciat tandis qu'il faisait 
sa philosophie et sa théologie au sco- 
lasUcat d'Ottawa. Le R. P. Hébert 
fit profession le 9 septembre 1919. H 
fut ordonné le 17 décembre 1921 et 
depuis ce temps, 11 s'est voué à l'en- 
seignement. 

A l'Université, le nouveau recteur 
a été tour à tour préfet de discipli- 
ne, directeur des Débats français. 
Doyen de la Faculté des Arts et de- 
puis les cinq dernières années, 11 
nous a fait boire aux sources claires 
et fraîches de la philosophie thomis- 
te comme professeur de philosophie. 
C'est pendant son règne à ces dif fé- 
■ rentes charges que l'Université a 
remporté plusieurs trophées dans le 
domaine intellectuel et sportif. En 

• tout, il s'est montré un organisateur 
de talent, surtout dans les fêtes an- 

. miellés de la Saint-Thomas dont il 
était l'instigateur. 

Le RéT?5**rtèbert est donc l'ami 
des Jeunes. '"Par sa valeur lntellee- 

• tueiie, par 'son ton paternel et sa di- 



rection safeace, il s'est attiré l'esti- 
me et l'affection de toute la masse 
des élèves de chez nous et des mai- 
sons affiliées. Ces mômes qualités 
ont fait l'admiration des anciens et 
font aujourd'hui la nôtre, et c'est 
pourquoi nous nous réjouissons de sa 
nomination au rectorat d'une insti- 
tution qui nous est chère. 

M. René Fréchette, en parlant au 
nom des élèves de langue française, 
lors de l'impressionnante cérémonie 
de réception dans la rotonde, ne 
pouvait mieux exprimer nos senti- 
ments en parlant ainsi: 

"Trop longtemps, mon Révé- 
rend Père, nous avons été l'ob- 
Jet de votre sollicitude pour ne 
pas nous réjouir vivement de 
l'honneur qui vous est aujour- 
d'hui conféré. Nous réalisons 
aussi, que c'est une lourde char- 
ge qui pèse dorénavant sur* vos 
épaules. Pour alléger, dans la 
mesure de nos moyens, ce far- 
deau de l'autorité, nous osons 
vous apporter, avec nos hom- 
mages et 'nos félicitations, l'as- 
surance de notre soumission la 
plus loyale, de notre coopéra- 
tion la plus sincère." - 






■ 









A notre tour, Rév. Père, nous 
avons deviné nos responsabilités, et 
soyez assurés que nous conserverons 
toujours le même empressement à 
écouter votre parole autorisée, et 
que nos prières vous accompagne- 
ront dans vos efforts pour le déve- 
\ loppement et le progrès de notre 
université. 

«•La Rotonde" qui irradie la pen- 
sée de l'étudiant, souhaite donc au 
nouveau recteur une carrière longue 
et fructueuse comme celle de son 
prédécesseur, le R. P. Gilles Mar- 
chand, O. M. L 

VIVE NOTRE RECTEUR! 



'AleldePAQUETTE. 




A l'Institut de 
Philosophie 

«1CEPTION AU T. R. P. RECTEUR, 
LE SAMEDI 30 MAI. 

L'Institut de Philosophie avait 
l'honneur de présenter au T. R. P. 
Joseph Hébert, O.M.I., nouveau rec- 
teur de l'Université, ses félicitations 
ci ses meilleurs vœux,, le samedi 30 
**i dernier. La réunion avait lieu 
'tau le salon de l'Institut. Des mots 
te bienvenue furent adressés en 
français par M. J.-J. Tremblay et 
* anglais par M. Francis Cox, au 
*xu du Directeur et des étudiants 
te l'Institut Les Révérends Pères 
■ te«?é, doyen de la Faculté, et R. Le- 
***nc, vice-doyen, accompagnaient 
r T » R. P. Recteur. Les abbés Coté 
* Ryan, de la Faculté de Théologie, 
y «ont joints aux étudiants de lins- 

« pour offrir leurs voeux à l'ho- 
■ visiteur de la maisonu 



Le Père Hébert, qui pour la plu- 
part avait été un professeur estimé 
durant le cours des arts, termine sa 
visite par une brève mais réconfor- 
tante allocution, prometteuse de 
bonnes intentions & l'endroit de cet- 
te fondation encore neuve et jeune. 
D félicite le R. P. Meunier pour le 
dévouement qu'il déploie ££<W 
direction des philosophes de 1 ïnjtt- 
?£r H parle de la formation pWlo- 
«ïiiiaue^ mais il la trouve nulle 
SS^K viable foi; mal. cette 
Tque les temps W%*«% 

^f^rl°^^l^^.e 

^SiluelQues minutes de conver- 
JSUSÏÏ avec les étudlants^e 
wPRecteur quitte l'institut en lals- 

mon. 



■•varan" ♦ 



NJD, 

"!„J -rJWitar 



i 



m 



--— 



■ 



• 



Souhaite de Bonnes et Agréables 

VACANCES 

à tous ses Lecteurs et Lectrices 



I \ 



':: ^MmB 



^. ^_ . 
















Là ftOTONML 



ECOLE NORMALE 




LES VACANCES 



Concours d'orthographe 



* 



Voua Quitterez bientôt vos classes. 
Plus d'une fols au cours de Tannée, 
tous avea peut-être eu l'impression 
que vous rempllssies une tache bien 
Ingrate, et que la matière sur la- 
quelle tous travailliez était bien re- 
belle à tous tos efforts. La fatigue 
de la fin d'année Ta sans doute aug- 
menter cette impression. Soyez 
tranquilles. Vous pouvez partir avec 
la certitude que tos élèves, grâce a 
votre dévouement généreux et intel- 
ligent ,ont grandi en vertu et en 
science depuis septembre dernier. 
Le salaire que la Commission sco- 
laire vous a payé, tous l'avez gagné. 
Le repos qui vous attend, tous ne 
l'avez pas volé. 

D'après les renseignements que 
J'ai reçus de commissaires et d'ins- 
pecteurs, Je me rends compte que les 
recommandations que nous vous 
avons faites à TOtre départ de l'Eco- 
le Normale n'ont pas été vaines. Je 
tiens a tous en dire tout mon con- 
tentement. 

J'ai la conviction très ferme que 
l'Ecole Normale de l'Université de- 
**"-* Ttent de plus en plus estimée dans 
la province, à mesure que nos -gra- 
dués y pénètrent. La réputation de 
l'Aima Mater, c'est vous qui êtes à la 
faire. Je suis heureux de pouvoir 
. tous rendre le témoignage, en cette 
fin d'année, que vous répondes, en 



tous points, aux espérances que 
nous fondions sur votre collabora- 
tion. Qu'il me soit permis de tous 
exprimer toute la satisfaction que 
J'en éprouve. 

Votre attitude me fait bien augu- 
rer de l'avenir. Les institutions, 
comme les peuples, acquièrent la 
supériorité quand chaque Individu, 
dans la sphère de son Influence per- 
sonnelle, donne son plein rende- 
ment. Je ne crois pas qu'il y ait, 
dans la province, de groupe qui, à ce 
point de vue, soit plus consciencieux 
que le personnel enseignant de nos 
écoles bilingues. - ■ 

Vous n'avez sans doute pas ou- 
blié ces vers de Rostand, où Chan- 
teclerc se défend d'avoir la préten- 
tion de faire lever, par son seul co- 
corico, le soleil, sur le monde entier: 

Je ne sais pas très bien ce que c'est 



que le monde, 



Mais Je chante pour mon vallon, en 

souhaitant 
Que dans chaque vallon un coq en 

fasse autant. 







_i— — «•— 



Comme Chantecler vous avez, 
chacune et chacun, dans votre sphè- 
re d'activité, rempli pleinement vo- 
tre devoir. Reposez-vous, pour re- 
prendre en septembre la tache quo- 
tidienne. R. L. 



Une séance 









Selon une coutume qui, heureuse- 
ment, semble vouloir se perpétuer, 
les Normaliens et Normaliennes ac- 
tuels nous ont invités, nous, les An- 
ciens d'Ottawa, à la dernière séance 
de leur société littéraire. (Ne me 
dites pas, vous les Anciens de "Si 
Loin", que nous sommes des privi- 
légiés. Cest concédé d'avance). 
NOus avons répondu si nombreux à 
l'appel que la Salle Académique de 
l'Université était remplie à débor- 
der. 

Le programme nous a vivement 
Intéressés. L'on eut dit que les or- 
ganisateurs avalent voulu l'adapter 
à nos tendances et dispositions. 811 
faut eh Juger par l'intensité de no- 
tre attention, ils ont pleinement 
réussi. . 

Ce n'est pas sans un sentiment de 
Joie — auquel se mêle peut-être une 
nuance de regret — que nous avons 
constaté les progrès effectués depuis 
notre temps. Tout en admettant 
volontiers que les élèves d'aujour- 
d'hui rentrent a l'Ecole Normale 
mieux préparés que nous ne l'étions, 
Je me plais à penser que nous ne 
sommes pas entièrement étrangers 






à leur supériorité actuelle. La 
Science de l'Education ne nous a-t- 
elle pas appris autrefois que les 
sociétés se perfectionnent par la 
transmission, d'une génération à 
l'autre, des expériences acquises? 

Que l'on me permette donc de 
croire que si l'on chante aujourd'hui 
avec plus de brio que nous ne le fai- 
sions autrefois, c'est que, dans la 
Salle des Réunions, flotte un peu de 
l'harmonie que nous y avons laissée. 
Je me berce de même de l'illusion 
que si l'on débite maintenant la 
prose ou les vers, avec un naturel 
qui ne nuit en rien, ni à la rime, ni 
à la cadence, c'est que l'écho de nos 
lectures expressives ne s'est pas en- 
core envolé des classes où elles ont 
retenti. 

_ Nous souhaitons tous que ces réu- 
nions se continuent. Eles nous font 
revivre des souvenirs d'an tan; et 
c'est un premier avantage. Elles 
nous permettent de constater que 
notre passage à l'Ecole Normale n'a 
pas été sans profit pour nos succes- 
seurs; c'en est un second. Elles prou- 
vent aux professeurs l'intérêt cons- 
tant que nous portons à l'Aima Ma- 
ter; et de trois! Enfin, die nous pro- 
curent un délassement profitable. 

H. L. 



Le "Droit" a publié, à plusieurs 
reprises, des résultats de concours 
d'orthographe. Cest donc un mou- 
vement qui se généralise. Il a du 
bon. L'on me dit même qu'en cer- 
tains endroits ils sont à l'ordre du 
Jour. Loin de moi de blâmer ces 
concours qui, en sol, peuvent être, 
pour les élèves, un excellent motif 
de travail. La correction ortho- 
graphique n'est pas un luxe dont 
l'on peut facilement se passer. 

Tout de même U peut y, avoir 
danger à donner une Importance 
exagérée à ces concours, et porter 
Instituteurs et institutrices a croire 
que l'orthogr»phe l'emporte sur ,1a 
composition et la littérature. Je 
me suis laissé dire que dans certai- 
nes classes l'on n'enseigne plus, de- 
puis l'organisation de ces concours, 
autre chose en français que l'ortho- 
graphe. Que l'on prenne garde ou 
il pourrait fort bien arriver que nos 
élèves, très forts en orthographe, 
soient très faibles en français. 

Sans lui donner mon approbation, 
je ne vouerais tout de même pas aux 
gémonies un élève qui écrirait 
earrete, s'il pouvait, par ailleurs, 
goûter le charme et la beauté d'une 
poésie, et tourner, en une construc- 
tion bien française, une composi- 
tion originale. Que l'on me com- 
prenne. Il ne faut p«s négliger l'or- 
thographe. Mais 11 ne faudrait pas 
non plus aller Jusqu'à croire que 
l'orthographe d'usage est la mesure 
de la connaissance du français. 

Que l'on me permette à ce propos 
de citer quelques paragraphes d'un 
article intitulé "Appel a l'indulgen- 
ce" paru dans "Le Journal des Ins- 
tituteurs et Institutrices" — revue 
pédagogique française — numéro du 
23 mai 1938. 

"On me dira: l'étude de la figure 
graphique des mots oblige aussi à 
un effort d'attention, d'observation, 
d'analyse même de la structure du 
mot, qui a bien sa valeur, sans doute. 
Mais que d'anomalies, de contradic- 
tions, d'incohérences rencontre -t -on 
dans cette étude ! Il faut enseigner 
pour s'en rendre pleinement compte. 
Vous dites fc l'enfant: "Hasard prend 
un d puisque le verbe qui lui corres- 
pond est hasarder. Les dérivés nous 
renseignent sur la lettre finale." 

Quelques instants après, votre 
élève écrit: un abri t. Comptez-lui 
une faute d'orthographe, mais féli- 
dtes-le pour sa logique; et ne vous 
étonnez pas non plus s'il met un d 
à bazar, il a tout de suite pensé au 
peu académique "bazarder". Faim 
a donné affamé, où nous voyons 
nettement apparaître l'a et l'm de 



faim. Oui, mais voici étala a,J 
éiamer. Jeug a donné JefilJ 
Alors, est-on si coupable d'ajost, 
un g à Wa, qui a pour dérrvé «3 
gner* 

Peut-être expliqueraltHBo- qw} . 
ques anom alft fc apparentes gra*.; 
réj ygmjl s git^ et à la phoné 
Mais le maltrettss classes èltmm 
tairez, ne peut donner, et pour 
se, d'aussi savantes expli 
Les dérivés de char prennent deur 
•-à/ pourquoi ? d'ailleurs, — - 
chariot, cet indiscipliné. n 
écrire parrain et parricide avec d 
r, alors que père . . . Cest ainsi 
que c'est ainsi L'orthographe d'm\ 
ge serait-elle la partie la plus dogJ 
matique d'un enseignement qui prt~| 
tend se garder de tout dogmatisai 

Il faut assurer à l'orth 
une certaine fixité, sans quoi 
honnêtes gens ne se comprendrait 
plus. Mais, Je vous an prie, usetdetj 
demi-fautes, des quarts, et méat 
des huitièmes de faute s'il le 
afin qu'un candidat n'échoue pas I 
cause de ces incohérentes soNK 
tésr : ' — — 

Nous pourrions peut-être, en m 
matières, imiter un peu nos août I 
les Français. 

Aleeafc 
REMERCIEMENTS 

C'est à l'infatigable déi 
d'une Ancienne, Mlle Isabelle Fi- 
rent, actuellement secrétaire 
l'Ecole Normale, que nous deveuj 
d'avoir pu fournir aux imprinein'' 
de la "Rotonde" un manuscript too- j 
Jours bien dactylographié. Noms le»] 
nons à lui exprimer ici notre pa>j 
fonde gratitude. 

La *éé*tlà*m. 



:tt 



Adieu, les chevaliers 

(Les normaliens ont, encore cette 
année, publié leur "Annuaire "-. Vi 
ticle suivant prouvera aux Andes! 
que les traditions se maintiennent, , 
rue WUbrod. Chacun des treate-J 
neuf autres articles eut fourni bj 
même preuve). 

Dans notre vie uniforme de nor- 
maliennes 11 se passe parfois des in* ; 
cidents qu'il nous plaît de relata 
dans nos chroniques. Us ne sut] 
pas de grande importance pour etj 
siècle moderne que l'on qualifie 
d'agité, mais pour nous dont la vK 
s'écoule paisible et sans heurt, ta 
folle du logis les grossit à loisir! 

Tous les Jours, vers les trois heu- 
res, il est d'usage que nous allions, 
mes compagnes et moi, aux écdt» 
de pratique. Doux souvenirs, n'est- 
«Suit* à la page Sjaj 



r 






L'on vient de me demander ma 
chronique pour la "Rotonde". Les 
tracasseries de la fin de l'année me 
l'avait fait complètement oublier. 
Vous en attribuerez charitablement 
les lacunes, s'il vous plaît, à l'éner- 
vement qui acompagne d'habitude 
les examens des candidats timides» 
Comment voulez -vous que Je me 
concentré sur des faits divers qui, 
après tout, n'ont pas d'influence 
prépondérante sur les destinées du 
genre humain, alors que J'ai la tète 
pleine d'idées qui vont d'un rose-au- 
rore au bleu-indigo, et qui toutes se 
raportent au même sujet: al-Je réus- 
si toutes mes matières? Mais com- 
ment refuser ce travail que J'aime? 

X XX 

Vendredi, le 5 Juin, nous avons 
clôturé nos cours. Pour mettre un 
brin de gaieté dans une Journée qui 
menaçait d'être triste, les élèves de 
Oarneau et de St-Pierre sont venus, 
le matin et l'après-midi, à la ren- 
trée, nous faire entendre quelques 
chants et récitations. Noue avons 
bien joui des quelques instants trop 
courts qu'ils nous ont accordés. Plus 
d'un parmi nous fut vraiment épaté. 
Nons allons doublement regretter 



CHRONIQUE DU MOIS 



nos écoles de pratique après notre 
départ. 

XXX 

La dernière classe finie, nous 
nous sommes réunis dans la Grande 
Salle où le R. P. Lamoureux nous fit 
ses dernières recommandations. A 
ce moment, plus et mieux que Ja- 
mais, nous avons compris Jusqu'à 
quel point nous étions attachés à 
l'Ecole Normale. Si tant de nous 
étions émus, & écouter pour la der- 
nière fois une voix dont l'écho éveil- 
lera bien des souvenirs, c'est que 
nous y sentions une émotion inac- 
coutumée. Même les plus perspica- 
ces n'y eussent trouvé aucune trace 
du fameux "diamétralement équlla- 
téral". Aujourd'hui plus que Jamais 
Je me demande si le "hard boiled- 
ness", si souvent prôné au cours de 
Tannée, était un attitude ou un 
sentiment réel. 

X X x 

Grâce à la sage administration 
de nos deniers, U nous sera possible, 
dépenses soldées, de laisser 



à nos successeurs quelques témoi- 
gnages de notre séjour à l'Ecole 
Normale. Si nous avons trouvé, à 
notre arrivée, les murs ornés de bel- 
les reproductions artistiques, ceux 
et celles qui nous suivront en trou- 
veront le nombre augmenté. 



Je ne toux pas tenter la des- 
cription de la mise à l'affiche des 
recommandations. Certains se pas- 
sèrent de dîner, paraît-il, pour avoir 
les primeurs. Dans chacune des 
matières, près de quarante pour cent 
seulement auront à écrire. 81 l'on 
tient compte de la parcimonie que 
l'on apporte a l'Ecole Normale, dans 
la distribution des notes, c'est un 
très beau résultat. Rien de surpre- 
nant donc que tout le monde soit 
content. L'on ne saurait non plus 
Jeter la pierre à ces malheureux 
qu'un seul examen (i subir con- 
damne à prolonger d'une dou- 
zaine de Jours leur stage d: - ' 
Capitale, et qui en éprouvent* 01 ** 8 



petite contrariété. Mais c'est vrai!!! 
c'est édifiant de voir avec que» 
bonne humeur ils encaissent . . • 

XXX 

Plusieurs ont déjà signé leur en- 
gagement pour septembre. Heureui 
qui peut déjà commencer la prépa- 
ration de ses cours pour l'an pt&* 
chain. Même si J'avais une école- 
ce qui hélas! n'est pas encore — t 
manquerais de courage pour nVJ 
mettre sans tarder. J'espère, tort 
de même, que Je pourrai savoir, 
avant le Jour même de -rouvert»* 
des classes, à quel cours Je prodigs*- 
rai mon dévouement et ma scieset 

XXX 

Ce n'est pas sans un peu de re- 
gret que J'écris le dernier paragre 
phe de ma dernière chronique. 1 
m'a donné bien des eonsolationa 
Pour raconter les faits et gestes, ■ 
me fallait les revivre. Cela cosj- 
pensait bien pour le travail que * 
devais apporter à lfc rédacM 
D'autres doigts reprendront, 
-prochain, la plume que Je dèpeJJ 
J'affirme à qui me succédera <tf 
chroniquer n'est pas un vilain »** 
tler. 
4 M. CL : 






PAGE ÉIMTOMALE 



AVANT LE DÉPART 

Avec le présent numéro se terminent nos activités pour l'année i#3ft-3& . 

En même temps expire mon mandat de directeur. 

Avant de déposer la plume, U est de mon devoir de remercier ceux 
-ui ont uni leurs efforts aux miens pour faire progresser notre Journal. 
fal beaucoup travaillé, U est vrai; Je ne puis le cacher. Mais Je ne veux 
ps qu'on pense que sans moi, "La Rotonde" n'aurait pas progressé. Au 
tBUlraire: cela serait arrivé ai la vigueur, l'entrain et l'appui de mes dé- 
tones collaborateurs s'étalent un instant seulement démentis. 

Non, ce n'est pas moi "tout seul" qui ai "fait" "La Rotonde"; Je ne 
frirai Jamais qu'on me dise le contraire. Il faut en toute Justice recon- 
oaitre le travail énorme qu'ont dû fournir Monsieur Tremblay et Monsieur 
Aubin dans le bureau de direction, Monsieur Paquet te comme rédacteur et 
\ Monsieur Bertrand dans la tache ingrate d'administrateur. Je ne voudrais 
mi oublier de mentionner le nom de Monsieur Jacques Pelletier, notre 
premier rédacteur-en-chef que la maladie a forcé à donner sa démission, 
ai celui de Monsieur Jean-Charles Tassé qui n'a Jamais reculé devant la 
besogne. Il ne faudrait pas non plus passer sous silence l'aide précieuse 
que nous ont été Monsieur Auguste Vincent, chroniqueur des Débats, (tra- 
vail ardu et assommant s'il en est un), Monsieur Roland Pigeon, rédacteur 
aortif et Monsieur Jean-Louis Duchesneau qui, à notre demande et à la 
dernière minute, nous rédigeait le compte-rendu des fêtes ou des manifes- 
tations importantes. 

Va-t-on œer soutenir, après cette nomenclature imposante de noms, 
- pe "La Rotonde' est l'oeuvre d'un seul homme? Pour ceux qui ont un peu 
de sens commun, poser la question c'est la résoudre. 

D nous reste maintenant à souhaiter aux nouveaux chefs, MM. Roussel, 
Piquette, Tassé et Bertrand, de porter "La Rotonde" sur les sommets de 
l'excellence et de la popularité, pour ne pas dire de la perfection et de 
la célébrité. 

Quant à moi, Je garderai toujours un bon souvenir de mon stage dans 
"La Rotonde". Je ne ferai pas comme certains qui, à peine sortis de leur 
poste, se sont complus à critiquer et à dénigrer "leur" Journal. Je ne dis 
pu que nous n'avions besoin, cette année, d'aucun conseil; Je ne dis pas 
«11 n'était pas nécessaire qu'on nous fit voir les défauts de notre Jour- 
nal estudiantin. Mais nous le faire dire de la manière dont on nous l'a 
dit, et qui plus est, par d'anciens chefs de "La Rotonde", qui conn ais sen t 
par conséquent les conditions dans lesquelles nous travaillons, c'est vrai- 
ment répugnant! 

Je ne voudrais pas voua laisser sur ce chapitre, pénible pour tous ceux 
qui ont un vrai coeur et . . A la bonne place. Et permettes-moi de re- 
mercier le T. R. P. Gilles Marchand, OMX, Provincial, de l'attention et 
Ht l'encouragement qu'il nous a toujours prodigués, toute l'année durant. 
Seule compte l'opinion des gens de sa valeur; les autres . . . 

Enfin, et c'est par ceci que Je termine pour qu'il reste longtemps pré- 
sent à votre esprit, le pilier de notre organisation, ce fut le R. P. Henri 
àforisseau, notre censeur. C'est lui qui' nous a initiés à notre fonction, 
Cest lui qui nous a facilité la tâche par aes bons conseils et qui nous a 
ttrét plus d'une fois d'embarras. Au nom de tous mes collègues, Je dois 
loi rendre un tribut de reconnaissance. 

S ' . \ ■ 

HENRI PREVOST, 

directeur. 



_ 



F 

W»\\W 







m 



I 



A notre censeur 

Tous les membres du person- 
nel de "La Rotonde" s'unissent 
pour souhaiter un bon voyage, 
d'excellentes vacances et une 
entière réussite au R. P. Henri 
Morisseau, OMX, leur censeur, 
actuellement en tournée d 
propagande aux Etats-Unis. 



1 



A la Faculté 
des Arts 



A une réunion de la Faculté des 
Arts de l'Université d'Ottawa» sous 
la présidence du nouveau recteur, le 
T. R. P. Joseph Hébert. OMX, on a 
fait la nomination des officiers de 

cette faculté. 

Le R. P. Henri Poupart, OJiX, 
BJL, DPh.. D.Tn.. a été nommé 



- •■ . 

1 



QUATRIÈME ANNÉE. . 



doyen de la Faculté. Le Père Pou- 
part est âgé de 41 ans. H fit ses 
études classiques au Juniorat du 
Bacrê-Coeur, à l'Université d'Ottawa 
et à Rome. H porte les grades de 
Docteur en philosophie et de Doc- 
teur en théologie, n fut ordonné 
prêtre en 1024. Depuis, il fut pro- 
fesseur de mathématiques et de 
chimie-physique à l'Université, n 
était membre du bureau de direction 
du Cours d ; Iinmatriculation. 

«Lu Rotonde" se fait l'interprète 
de tous pour souhaiter au Père Pou- 
part une entière réussite dans sa 
nouvelle fonction* 

Le R. P. Gabriel Morvan, O.M.I., 
BJL, L. es L. (1. c. Paris) et diplô- 
mé en pédagogie (t c Paris), a été 
nommé vice-doyen. Le R. P. D. Ca- 
ron, BA, LPh.. L.Th., reste secré- 
taire. 



■ 



"La Rotonde" complète sa quatrième année d'existence. En effet, il 
F a quatre ans, "La Rotonde", conçue dans les cerveaux optimistes d'un 
iroupe d'étudiants de l'Université, paraissait pour la première fois. Corn- 
«encée grâce à l'enthousiasme et à l'énergie de la Jeunesse étudiante, 
personne ne lui prévoyait une vie si longue et si féconde. Encore une fois 
les pessimistes ont eu tort et ils auront tort longtemps, car notre Journal 
a'a pas envie de mourir ! 

Notre "journal universitaire" est devenu Q^ * n *^ Mab f le \ . Z^ t 
lui qui renforce le lien qui unit les anciens et les fumante wtucte. cest 
lui qui maintient les contacts nécessaires entre les étudiants et U conttoue 
et continuera à être le porte-parole de la Société des Débats, H est devenu 
*m "vade mecum" pour celui qui fréquenta l'Université. 

En évoquant les triomphes de "La Rotonde" Je ^MSjS 
sUence l'entrain et l'énergie de notre censeur qui, ^»»*gLSgg 
et par prudente direction, donna un éi^ remarquMek î*™^™ 
Je notre journal. "La Rotonde" cependant est le Jw^ n ^ 
et c'est ; à causedu dévouement de plusieurs et de la coopération de quel- 
tues -uns que *Xa Rotonde»* continue à briller. 

Pour ma part, ce n'est pas sans regret que Je me **™^**" 
h * ««La IU>to«iae^et tout moTdésir est que ^^lu^^oflé^t. 
Saoe à progresser et à grandir. C'est le voeu dé tous, la veille au aeper*. 

jean-Oharies AUBIN, 



Les RR PP. Edgar Tbivlerge, O. 
M. I.. BA., LPh.. B.Th., et Ernest 
Renaud, OMX, B.A., LJh., Lite, et 
FOIC, sont les représentants de la 
liculté au Sénat de l'Université. 

Tous les étudiants, par l'intermé- 
diaire de "La Rotonde", présentent 
leurs melleurs voeux de succès au 
nouvel exécutif de U Faculté des 
Arts, 

J.-C. A. 



SYMPATHIES 

Nous offrons nos sincères condo- 
léances à la famille de Monsieur 
Henri Oérln-Lafoie, ancien élève de 
l'Université, décédé des suites de 
blessures reçues dans un accident 
d'automobile. 



Science et public 

QtMUe doit être l'attitude du pft- 
bUc vtt-d-i* éê la 9Cienc*T Qu'ei} 
eW-tf.sosoerf Le s atfet est va*U. Je 
me borner* ici à quelque* notée. 

Comme U * été remarqué dan$ un 
article précédent. Ut êcience et le 
progrès ont avancé très rapidement 
député qu e l que » êtécUs. De tait, le 
public n'a pu suivre. A peine a-t-U 
pu s'adapter aux conditions conti- 
nuellement changeantes ; encore 
beaucoup moins pouvait-il compren- 
dre la science qui a amené ces chan- 
gements. Et avec la sur spécialisa- 
tion, le public s'est désintéressé du 
laboratoire et le laboratoire du pu- 
blic. 

Tout de même, la science est 
devenue aujourd'hui un des plus 
importants aspects de notre civili- 
sation. Il nous semble dés lors im- 
possible à tout homme cultivé de la 
négliger. Les heurts libres qu'a uti- 
lisera dans de» recherches person- 
nelles sur quelque sujet scientifique 
l'habitueront en fine à penser avec 
ordre, développeront l'observation, 
l'esprit critique. H devra posséder 
une vue d'ensemble, les notions fon- 
damentales de la science, et, si ses 
loisirs le lui permettent, en appro- 
fondir quelque point. 

Les gouvernants, les industriels 
devront lo connottre, la striure de 
prés, la favoriser; ils en retireront 
eux-mêmes, et tous ceux qui dépen- 
dent d'eux, des avantages inespérés. 
Les gouvernants en auront la notion 
de l'homme cultivé; leur rôle sera 
surtout de l'encourager, tant par 
leur confiance que par leur aide 
pécuniaire. Aux industriels, il fau- 
dra une connaissance approfondie 
du point de vue scientifique de leur 
industrie. 

Pour le public en général, quelque» 
notions de science appliquée seront 
de grande utatté dans la vie de tous 
les jours et dans les différents mé- 
tiers Il devra suivre aussi, quoique 
de très loin, le travail de» labora- 
toire», au moins dans ses conclusion^ 
de la plus grande portée; le public 
lui doit trop. 

Les innombrables applications dé 
la science sont d'ailleurs de nature 
à attirer d la mieux connaître. 

La vulgarisation scientifique n'est 
toutefois pas si simple qu'elle ne le 
semble. Les nombreuses publications 
oui y sont vouées y contribuent pro- 
bablement U plus. Malheureuse- 
ment, elles ne sont trop souvent 
qu'un vulgaire commerce poussé par 
des gens d'une science fort douteuse. 
Elles peuvent alors conduire aux 
pires erreurs. 

Aussi, le sujet lui-même se prête 
peu à la vulgarisation. Son seule- 
ment lès vues générales y sont diffi- 
ciles, comme U a déjà été noté, mais 
encore les termes eux-mêmes, tout 
y est ordinairement malaisé à saisir 
pour le non-initié. 

Les connaissances du profane 
étant très imparfaites, il y a danger 
qu'il interprète mal le sens des théo- 
ries, qu'il prenne pour vérité absolue 
ce qui n'est que probabilité et qu'en- 
suite, partant de prémisses douteu- 
ses, U co.net ue aux plus faux 
systèmes. , 

Nul doute, la vulgarisation scien- 
tifique est nécesaire. Mais elle est 
difficile et peut même être dange- 
reuse. 




Mous présentons nos félicitations 
à M. Alcide Paquette, élu présidant 
de U Fédération canadienne des étu- 
Otots catholiques. 



pour nous, étudiants, U s'agit de 
nous intéresser, et vivement,, à la 
science, surtout dans ses notions 
fondamentales. Mats U faut être 
prudent, et ne donner sa confiance 
qu'à des auteur» vraiment fiable». 

Paul LORRAJH . 



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PROPOS ARTISTIQUES 



BILAN D'UNE SAISON 



Que le lecteur veuille bien nous 
permettre aujourd'hui de faire la 
revue de l'année cinématographique 
et de dresser notre palmarès. Mous 
aurons ainsi l'occasion de mention- 
ner quelques oeuvres dont nous n'a- 
yons pas pu rendre compte dans des 
chroniques nécessairement brèves et 
espacées. 

Nous attendions cette saison 
avec Impatience. On parlait beau- 
coup de la "Renaissance" du ciné- 
ma américain; Hollywood, croyait- 
on, reprendrait une vie nouvelle 
avec le drame shakespearien et re- 
péra. Les engagements du metteur 
en scène Ifaz Reinhardt et de plu- 
sieurs chanteurs renommés dam- 
naient du poids a l'opinion. On 
nous avait confié d'autre part qu'u- 
ne grande offensive du film bri- 
tannique se préparait contre le 
film américain et que les Anglais 

- réussiraient bientôt à s'emparer du 
marché mondial. Tout cela était 
fort Intéressant. 

Or, les événements sensationnels 
n'ont pas eu Heu. Malgré la meil- 
leure volonté du monde, nous n'a- 
vons pas vu la moindre améliora- 
tion dans la production d'Hollywood. 
Quelques bandes comme "Les Temps 
modernes" de Chariot, "Mutiny on 
tne Bounty", "La Vie de Louis Pas- 
teur", "La Forêt pétrifiée" et 
"Thèse Threc" mises à part, on ne 
nous a offert que des ouvrages bâ- 
clés et dans le prétendu "goût du 
grand public". Contrairement à ce 
qu'on avait prédit, les oeuvres de 
Shakespeare n'ont pas été en hon- 
neur: aucune salle locale n'a mis 
a l'affiche "Le Songe d'une nuit 
d'été" de Reinhardt. Pour ce qui est 
de Topera, nous avons dû nous 
contenter de quelques airs célèbres 
chantés par MM. Kiepura et Tlbbett 
et Mme Lilly Pons dans des films au 
~~TaeTneurant ~trtr médlocresT" 

Le cinéma britannique nous a 
donné des oeuvres de grande clas- 

- se. Et avant tout "The Ghost Qoes 
West" de René Clair, l'une des 
grandes réussites de la saison. Puis 
"Les Trente-neuf Marches", "Mis- 
ter Hobo", "Le Tunnel", "Scrooge", 
''Rhodes", etc. Mais, par contre, 
la production anglaise n'a pas été as- 



ses considérable pour compromettre 
la suprématie américaine. 

rien, cette année encore, c'est 
au film parlant français que nous 
devons décerner la première place. 
Nous vo u d r ions rappeler quelques- 
unes des oeuvres les plus remar- 
quables que -nous ayons vues a l'é- 
cran français cette saison: "Angè- 
le", le très beau flbn de Marcel Pa- 
gnol; M Crime et châtiment" qui 
nous a fait voir le fameux Raskol- 
nlkoff du roman de Dostoïewskl sous 
les traits de M. Pierre Blanchar; 
"l'Equipage", dont les scènes de com- 
bats aériens ont émerveillé tous les 
spectateurs; enfin, "Quelle drôle de 
00800", un film d'une fantaisie 
charmante, Joliment interprété par 
Mlle Danlelle Darrieux. Il y eut 
plusieurs autres productions de très 
bon aloi: drames comme "Materni- 
té", "Pension Mimosas" et "Les Yeux 
noirs"; comédies: "Baccara", 
"Amants et Voleurs" et "Le Contrô- 
leur des Wagons-lits"; opérettes: 
"La Mascotte" et "La Fille de Ma- 
dame Angot"; films musicaux: 
•^BarcaroUe'', "Stradivarius" et "Le 
Baron Tsigane"; films d'aventures: 
"Deuxième Bureau" et "Les Mys- 
tères de Paris", etc. 

Grâce & ces nombreuses pro- 
ductions de qualité, le cinéma fran- 
çais a enfin remporté, cette saison, 
quelques succès chez nous. Ce n'é- 
tait pas trop tôt: les salles qui 
avaient fait, au temps du "Million" 
et du "Bal", des affaires d'or, s'é- 
talent peu à peu vidées, et 11 avait 
été question qu'elles abandonnassent 
le film de France. Espérons que les 
exploitants ne soient jamais obligés 
à une telle dé ci si on . 

Voilà ce que nous a apporté 
l'année cinématographique. Qu'a- 
jouterons-nous à ce long exposé? 
Nous ne saurions insister ici ni sur 
la rétrocession du cinéma améri- 
cain, dont nous avons du resté pris 
notre parti depuis longtemps, ni sur 
les tentatives britanniques pour con- 
trôler le Septième Art. Le fait im- 
portant est, pour nous, l'essor' du 
film parlant français dans cette ré- 
gion. Cela nous permet d'envisa- 
ger la prochaine saison sans trop de 
craintes. 

Jean-Charles TASSE. 



LEVONS LE VOILE 






Nous avons cru qu'il serait agréa- 
ble à nos lecteurê et lectrices de 
connaître l'identité véritable des ré- 
dacteurs qui ont écrit sous un pseu- 
donyme, cette année, dans notre 
journal. 

Nous nous exécutons donc. 
P.C.N.: Claude Bourgeois, 8è. 
AJP.: Alcide Paquette, 7è. 
RAF.- A. Hefl: Raphaël Pilon, 7è. 
v^r.-j. T.: Jean-Jacques Tremblay, 

Institut. 
R.P.: Rolan d Pig eon, 8è. 
RIME AILLEUR: J.- Jacques Trem- 
blay, Institut. 
ARCHIBANG II: Alcide Paquette. 
JACQUES des LIONCEAUX: Lionel 

Lemieux, 2A. 
REMO: Orner Chartrand, Institut. 



QUAERENS: Henri Prévost, 8è. 
POLITES: Paul Lorrain, 7è. 
C. SA : Léonard Roussel, 7è. 
JIPE. Jacques Pelletier, Se. 
RE-MI DO -RE: Henri Prévost, 8è. 
GABT: Mlle Gablielle Patry, C. N.D. 
I*P.: Léandré Prévost, 8è. 
USTAZADE: Henri Prévost, 8è. 
COUSY: Mlle Jeanne Cousineau, 

H.G.O. 
X.YJE.: Alcide Paquette, 7è. 



NJ >.: Nor mand Denys, Institut. 

HACHEPEY: Henri Prévost. 

SCRIBE: Paul Lorrain. 

TROIS DES QUATRE FOINS: J.< 
Tremblay, Institut, et Henri Pré- 
vost, 8è. 

LE SPHINX: (Voir le dernier numé- 
ro de Tan prochain). 



Adieu, les chevaliers !... 

(Suite de la page. 302) 
ce pas? Agréables moments où l'on 
échangeait infortunes, rares succès, 
encouragements, soucis du lende- 
main, espoir pour l'avenir. Cette pe- 
tite promenade Journalière n'était 
pas sans attraits pour nous. Elle 
nous permettait, après quelques 
heures de réclusion, de babiller à 
noire aise, ce qui, pour Je sexe fai- 
ble, a b ea ucou p de charme. 

Mac les normaliens, aussi, se ren- 
daient aux écoles de pratique. Com- 
ment no pas lier conversation avec . 
dot camarades à bord d'une 



barque et voguant vers le même 
port? D'ailleurs n'appartenaient- 
ils pas, eux aussi, à la gent écoUère? 
N'avaient-ils pas les mêmes soucis 
et les mêmes tracas? 

B arriva donc que plus d'une dame 
s'en allait protégée, par son preux 
chevalier, contre les intempéries du 
Jour, les traverses dangereuses, les 
trottoirs couverts de glace, mais 
surtout contre les loups et les enlè- 
vements. Et la demoiselle, de se 
sentir ainsi défendue par un noble 
seigneur, éprouvait une douce quié- 
tude. 

liais le bonheur n'a qu'un tempo. 
Un jour nos ehevallers nous délais- 



- - 









LE COIN DU POÈTE 



LE LAUREAT 

Dans la "Rotonde" du 1er novem- 
bre, on pouvait lire ce qui suit: 

"Poète, prends ton luth, c'est mol 
"ton immortelle". Ecoutes, poètes, 
"c'est la voix de ... "La Rotonde" 
"qui appelle ! Jeunes poètes, mon- 
"tes au Parnasse, dit-elle. Nouris- 
"sons de la Muse, abreuves-vous à 
"l'ambroisie qu'elle vous verse et, 
enivrés de la divine liqueur confiez 
"à des vers immortels ces mille voix 
"qui grondent en vous comme un 
"choeur." 

A cet appel, trois ont répondu! 
Ce •n'est pas beaucoup mais c'est 
un beau commencement ! 

Monsieur Eugène Marcotte, du Ju- 
niorat, élève de rhétorique, nous a 
donné cinq poésies: "Les attraits de 
la poésie", (no 47, 1er novembre) ; 
"HoW", (no 90, 15 d éce mb re); "Ave 
Maria!" (no 53, 1er mars); "Sou- 
venirs", (no 55, 7 avril), et "L'appro- 
che du printemps", (no 56, 7 mal). 

Rime Ailleur a publié "Chante!", 
(no. 49, 1er décembïe), "Rêve', (no. 
53, 1er mars), et "Heures Matina- 
les", (no. 55, 7 avril). 



Enfin, Jacques des Lionceaux 
jeune celui-là, a écrit "Naurrj 
(no. M, 7 avril), et "Petit n*, 
(no. 55, 7 mal). 

Tous ces essais poétiques 
soumis à l'examen d'un M 
plus compétents on la mat 
P. Edgar Thlvfterge, OM1J 
L.Ph., B.Ih., Bec. de la 
torique d'Ottawa, trésorier dé 
ciété canadienne d'histoire re 
se, et professeur a la 
Théologie et à la Faculté des 
Le juge, après une correction 
tive dos travaux, a proclamé 
Rime Ailleur . ... ou plutôt, 
sieur Jean-Jacques Tremblay, 
son poème "Rêve", 

Une mention honorable a été sJ 
cordée à "L'approche du printean»] 
de Monsieur Eugène Marcotte. 

Nous présentons toutes net m] 
citations à Monsieur Tremblay * | 
Monsieur Marcotte. Nous félicita» 
aussi Monsieur Lionel Lemieux ( ta. 
ques des Lionceaux) et nous l'ai 
courageons à persévérer. 

^ — LA R J g >ACTIOW. 



Extraits de la causerie de Son 

Éminence le Cardinal Villeneuve 

au dîner des anciens 



Voici quelques extraits de la Cau- 
serie de Son Eminence le Cardinal 
Villeneuve, au dîner des anciens ami 
a eu lien récemment. Son Eminence 
commence ainsi sa causerie: 

Nous sommes ici même réunis au- 
tour d'une idée, celle que représente 
ces murs, l'Université, qui nous at- 
tire ce soir par son histoire, son pro- 
gramme, ses dévouements. Nous 
avons- envers elle des devoirs, des 
devoirs du coeur; n'est-il pas une 
tradition humaine que nous ren- 
dions a ceux qui nous ont engendré 
des sentiments de gratitude. Peut- 
être ne réfléchissons-nous pas assez 
souvent qu'une Institution est une 
mère qui nous invité a une vie spi- 
rituelle infiniment supérieure à celle 
que nous a déjà transmise nos pa- 
rents. Lorsque cette institution a 
travaillé a notre éducation en vue de 
l'éternité, pour faire de nous un 
chrétien et un participant à la vie 
divine, elle a bien mérité de nous. 

Si nous pensions un seul instant à 
tout ce qu'ont pu nous donner nos 
maîtres, nous serions alors plus à 
même de constater que c'est nous 
qui manquions de bien des choses 
pour profiter de leurs enseignements. 
C'est & ce sujet, messieurs, que si 
l'on songe à tout ce que s'est dépen- • 
se d'énergie, de vies même, dans cet- 
te Université dont' vous avez l'hon- 
neur d'être des anciens élèves, 
l'émotion ne peut que nous étrein- 
ire. 

Le chrétien d'aujourd'hui doit vi- 
vre plus que jamais au sein de 
l'Eglise parce que dans "quelques 
années il n'y aura dans le monde 
que deux forces qui se combat- 
tront: le catholicisme et le commu- 
nisme, et ce ne sera que dans la me- 
sure où le catholicisme sera conser- 
vé Intact que vivront la civilisation 
et ae» institutions. 



% La formation latine a fait 
preuves et 11 n'y a aucun doute qui 
le jour où elle disparaîtra, il y a3 
dans le monde un chaos, il faut a I 
défendre comme notre format!» 
française, qui nous est un apport q» j 
nous avons droit d'affirmer, et ejtj 
nous avons même le devoir de dé- 
fendre. 81 nous ne le faisions pu | 
ce serait de la lâcheté. 

Je voudrais, et ceci s'adresse par* 

ticulièrement à ceux de la province; 
de Québec, que voua compreniu 
bien tout ce que vous devez a toi 
institutions d'enseignement. Non 
croyons leur avoir tout donné es 
acquittant régulièrement le prirdtj 
nos cours, mais nous sommes capa- 
bles dans la mesure où nous avee» 
des sous de contribuer plus avan 
dans le soutien de ces malsons, gar- 
diennes de la Foi et gardiennes de m 
civilisation. 

Dans la plupart des cerveaux érj 
ceux qui ont été élevés à un nrtwj 
intellectuel spécial, une faculté 
se charger de leur faire souvenir qtt j 
les biens ne sont pas faits pour eut 
coffrés» (c'est là où les socialistes et 
les communistes ont raison lorsqu'il! 
demandent cette décentralisation de 
la richesse; ils se servent D est ml 
de procédés abusifs) et que les col- 
lèges sont les phares qui éclairent Mj 
marche de l'humanité à travers les 
âges. 

Il y a lieu non seulement d'aimer 
l'institution qui a formé nos loeét 
mais également de l'estimer par no- 
tre esprit, car des Institutions cott- 
me celles-ci forment des hommes é 
des chrétiens. Vous avez reçu «* 
formation chrétienne, une forma- 
tion intellectuelle, une formata* 
morale, mais votre grand devoir c'en" 
de la vivre, cette formation. 



sèrent. Un seul mot, tombé du haut 
d'une tribune, avait suffi pour cal- 
mer leur beau dévouement . . . et 
nous Inspirer la bravoure. Depuis 
lors, c'est prosaïquement, et t*r n 
prince charmant, que nous suivons 
la route des écoles de pratique. 

Et malgré tout, depuis ce tempe^- 
11 faut l'avouer —les loups ne nous 
ont point dévorées ni les méchants 
enlevées. Nous regrettons tout de 
même l'agréable chevalerie d'autre- 



fois. Craintives, nous ne pouviop* 
refuser leur protection; courtois, m,\ 
s'offraient naturellement. 

Par bonheur, l'avis fut bon. j 
faut être loyales néanmoins et if* 
connaître dans les sages avis 41 
"Mentor" une recette de txmlri(| 
futur.' 

A nos digues chevaliers, notre 

connaissance pour leur courtof 

Au sage Conseiler, un cordial m< 

Oarsaon CHOUIAIK 



vfe. 



„ Wç#2" 






DEBATS FRANÇAIS 



Nouvel exécutif de la Société des Débats 
français, pour l'année 1936-37 

RESULTAT DIS ELBCTIONS DU 7 MAI DERNIER 

président M. Alcide Paquette, Ottawa. 

Vice-président M. Normand Denys, Montréal. 

■^erenteértc al. André Renaud, 4iav*i-dos-Rapk)es. 

-corresrpondmnt, M. Fernand Larouche, N.-Dame-du-Nord. 

e-tré*ortcr M. Léonard Roussel, Ottawa. 

„ conseiller . M. Ch.-Auguste Provost, Lac Mégantls. 

Mie conseUer M. Hubert Laçasse, Tecumaeh. 



Nouvel exécutif de la Société des Débats 

anglais, élu pour le terme 1936-1937 

Président: 11 Henry Ward, Chlcopee, Mass. 
Vice-président: M. Harry Rodney, Ottawa. 
Secrétaire: M. Philip O'Conneli, Bpringf ield, Mass. 
1er Co nseille r: M. Lester Suxor, Chlcopee, Mass. 
2e Conseiller: M. Antony Ladas, Ottawa. 
3e Conseiller: M. Andrew Fogarthy, Ottawa. 



8eme distribution des prix 
du cours d'immatriculation 

Etto o ou lieu aornocK dernier tout lu présidence 

ou k. ■ » n>©€iwfpvie \scitoron # v/.^n.i. 



Le nouveau bureau de direction 
de "La Rotonde" 



-la distribution des médailles et 
au prix aux élèves du Cours d'Im- 
oitriculation de l'Université d'Otta- 
n » eu lieu samedi dernier à onze 
beares, en présence des parents des 
élèves et sous la présidence du R. P. 
Rodolphe Gendron, O.M.I., principal. 

Cette cérémonie constituait la 
Oème distribution des prix du Cours 
d'Immatriculation a l'Université. 

A l'issue de la distribution, le R. 
p, Gendron prit la parole afin de 1 é- 
odter les élèves et remercier les pa- 
tents de leurs concours généreux et 
rie leur appui constant. 

Voici la liste de ceux dont le mé- 
rite fut récompensé: 

■ 

Première Forme 
I Classe 1A— Médaille d'argent, of- 
ferte par le R. P, R. Turcotte, curé, 
aapuasaslng, Ont., méritée par Tréf- 
ilé Dignard, Ottawa. 

Çlaae 1B— Médaille d'argent of- 
ferte par la Banque Canadienne 
JfcUonale, Ottawa, méritée par Ro- 
bert Berlinguette, Ottawa. 
i Gase 1C— Médaille d'argent, of- 
ferte par l'Alliance Française, Ot- 
- tm, méritée par Bernard Petley, 
Brownsburg, Que. 

Classe 1D— Médaille d'argent of- 
Jerte par M. Rodolphe Danis, avocat, 
Comwal, Ont., méritée par Jean-G. 
D*Aoust, Masson, Que. 

Classe 1E— Médaille d'argent of- 
ferte par Me Francis Lemieux, 8ud- 
fenr, Ont., méritée par John Clark, 
Ottawa. 

Deuxième Forme 
Clase 2A— Médaille d'argent of- 
ferte par M. l'abbé Esdras Whissel, 
Wtre-Dame-du-Nord, Que., méritée 
par Jean-Robert Biais, Ottawa. 

Classe 2B — Médaille d'argent of- 
ferte par M. l'abbé Raoul Rouleau, 
taré, Lancaster, Ont., méritée par 
Roland Bélanger, Paincourt, Ont. 
Clase 2C — Médaille d'argent of- 
ferte par le R. P. B. Lussier, OMJ., 
«■*, Maniwakl, Que., méritée par 
Joseph Roy, Paincourt, Ont. 

Classe 2D— Médaille d'argent of- 

fprle par Mgr Georges Fitzgerald, 

jtfcwa, méritée par John Beahen, 

«asse 2B— Médaille d'argent of- 
fcrte par le R. P. N.-K. Laflamme, 
MU., méritée par Lionel Lemieux, 
Ottawa. 

Troisième Forme 
Classe 3A — Médaille d'argent 
par M. l'abbé Alexandre 
ftom, Québec, méritée par Vln- 
*&t Berlinguette, Ottawa. 

Classe SB— Médaille d'argent of- 

par M. Joseph Bradette, M.P., 

Ont,, méritée par André 

Montréal, Que. 

3C— Médaille d'argent of- 



ferte par le T. R. P. Gilles Mar- 
chand, O.MX, Provincial, méritée 
par Jean-Paul Francoeur, Cassel- 
man, Ont. 



Classe 3D-Médaille d'argent of- 
ferte par M. l'abbé Geo. Prud'hom- 
. me, Ottawa, méritée par Martin Me- 
Goey, Martindale, Que. 

Quatrième Forme 
Classe iA— Médaille d'argent of- 
ferte par le T. R. P. Théodore La- 
bouré, O.M.I., Sup. Gén., Rome, Ita- 
lie, méritée par Herman Reardon, 
Tilbury, Ont. 

Classe 4B — Médaille d'argent of- 
ferte par le R. P. A. Béland, O.M.I., 
Hull, Que., méritée par Charles-Au- 
guste Provost, Lac Mégantic, Que. 

Classe 4C — Médaille d'argent of- 
ferte par Georges Gonthler, Audi- 
teur généralfi^gttawa, méritée par 

Pierre Gaignery, Ottawa. 

* 

Classe 4D— Médaille d'argent of- 
ferte par M. l'abbé Duncan McDo- 
nald, Cornwal, Ont., méritée par Or- 
loffe Dorion, Ottawa. 

PRIX SPECIAUX 

• Prix de catéchisme, médaille d'ar- 
gent offerte par Mme Alexandre Bé- 
langer, Ottawa, méritée par Bernard 
Petley, Brownsburg, Que. 

Prix de Diction française, con- 
cours de la Société des Débats fran- 
çais, (section junior), médaille d'or 
offerte par la Société des Débats 
français, méritée par Raymond Be- 
noit, Ottawa. 

2ème prix de Diction française, 
concours de la Société des Débats 
français (section Junior), volumes 
offerts par la Société des Débats 
français, mérités par Guy Beaulne, 
d'Ottawa. 

Prix d'élocution anglaise, coupe 
d'argent, offerte par les élèves delà 
classe 2C, méritée par Joseyh Roy, 
Paincourt, Ont. 

Prix d'anglais, coupe d'argent of- 
ferte par M. François Boucher, Hull, 
Que., méritée par Roland Bélanger, 
Paincourt, Ont. 

Prix de français, volumes offerts 
par le Conseil d'Etat des Chevaliers 
de Colomb de la province de Qué- 
bec, mérités: en première forme, par 
Tréfilé Dignard, Ottawa; en deuxiè- 
me forme par Lionel Lemieux, Otta- 
wa; en troisième forme par Vincent 
Berlinguette, Ottawa; en quatrième 
forme, par Pierre Gaignery, Ottawa. 
Prix d'Histoire du Canada 

En troisième forme A, médaille 
d'or offerte par l'Association des 
Anciens Hèves de langue rrançalse 
de l'Université d'Ottawa, méritée 
par Vincent Berlinguette, Ottawa. 

En troisième forme B, médaille 
d'or offerte par l'Union St-Joseph, 
Ottawa, méritée par Paul Martl- 
neau, Campbell's Bay, Que. 

En troisième forme C, médaille 
d'or offerte par l'Amicale oes An- 



Les nouveaux chefs de 'La Ro- 
tonde", pour Tannée 1930-37, ont été 
élus le 14 mal dernier, par le vote 
des membres de la Société des Dé- 
bats. Ce sont Messieurs Léonard 
Roussel, directeur, Alcide Paquette, 
aviseur, Jean-Charles Tassé, rédac- 
teur-en-chef, et Jean-Jacques Ber- 
trand, administrateur. 

Monsieur Roussel est bien connu 
de la gent étudiante tant comme 
acteur que comme orateur. Tous se 
sont rendu compte des rares talents 
dont il dispose dans ces deux gen- 
res d'activité. Mais, pour le mo- 
ment, ce qui nous lntérese le plus est 
de savoir s'il a des aptitudes au 
journalisme; et nous pouvons affir- 
mer qu'il possède toutes les qualités 
et les dispositions requises par la 
fonction de directeur de "La Roton- 
de": patience, entrain, énergie, ini- 
tiative, indiférence aux attaques in- 
justifiées et lâches, esprit de conci- 
liation, etc., etc. 

Monsieur Paquette, préskient de 
la Société des Débats franais et nou- 
vel aviseur, est déjà entraîné au mé- 
tier. H est presque un "vieux de la 
vieille"; car, croyons-nous, il y a 
trois ans qu'il faisait partie du per- 
sonel de "La Rotonde". Aussi, est-il 
superflu de faire ses éloges et de 
vanter ses qualités: tout est connu 
et depuis longtemps. S'il n'avait 
même à son crédit que les intéres- 
santes chroniques qu'il nous a pré- 
sentées, au cours de cette année, 
cela serait suffisant pour maintenir 
sa réputation. 

Pas n'est besoin non plus que nous 
présentions le nouveau rédacteur- 
en-chef, M. Jean-Charles Tassé: sa 



distinction de personne et de style 
l'ont fait remarquer de tous; telle- 
ment qu'on ne sait plus au juste af 
c'est monsieur Tassé qui est un 
homme distingué, ou bien si c'est 
l'homme distingué qui est un Tassé, 
Ses critiques cinématographiques té-* 
moignent d'un goût sur et juste, 
d'une circonspection avisée et d'un 
jugement a toute épreuve, qualités 
très utiles sinon essentielles a un 
véritable rédacteur-en-chef. 

Quant à Monsieur Bertrand, le 
poste et la fonction d'administra- 
teur n'ont plus de secrets pour lui. 
Théoriquement, Monsieur Bertrand 
n'était qu'un ossiffant-adminostra-> 
teur cette année; mais, de fait, 11 a 
été administrateur "tttulatre" , s* 
nous pouvons ainsi dire. Nous n'au- 
rions eu que lui dans le départefoent 
de l'administration, que tout aurait 
aussi bien marché ... Et certains 
savent a quoi je fais allusion ici . . « 

Ri résumé, l'avenir de notre jour* 
nal nous paraît tout teinté de rose. 
Les quatre nouveaux chefs n'auront 
qu'a unir leurs qualités et leurs ta* 
lents respectifs et coordonner leurs 
eforts dans une étroite colaboratlon, 
et nous répondons de leur réussite. 
S'il est vrai, comme Ta dit ce bon 
La Fontaine, que l'union fait la for- 
ce, il n'est' pas moins vrai que la dé- 
sunion, que le manque de copoéra* 
tion fait la faiblesse. 

Les nouveaux élus devront peser 
ces mots et agir en acord avec la 
vérité qu'ils contiennent, s'ils veu- 
lent éprouver quelque contentement 
et parvenir à un suces quelque peu 
remarquable. 

HACHEPEY. 



ciens de l'Ecole Normale de l'Uni- 
versité d'Ottawa, méritée par Jean- 
Paul Francoeur, Casselman, Ont. 

En quatrième forme, Prix Guer- 
tin, offert par le Dr Raymond Séné- 
cal, New-Bedford, Mass., mérité par 
Charles-A. Provost, Lac Mégantic, 
Que. 

Prix d'Histoire Ancienne, volumes 
offerts par le R. P. Procureur de l'U- 
niversité d'Ottawa, mérités par 
Maurice Bélanger, Ottawa. 

prix d'Histoire Ancienne, médaille 
d'argent offerte par N. Brault et 



Cie, Montréal, Que., méritée par Or- 
loffe Dorion, Ottawa. 

Prix de Chimie, médaille d'or of- 
ferte par M. R.-J. Bastien, Ottawa, 
méritée par Ernest Legris, Halley- 
bury, Ont, 

Prix d'assiduité en 3ème et 4ème 
formes: Médaille d'or offerte par M. 
l'abbé T. Deschamps, Ottawa, mé- 
ritée par Martin McGoey, Martin- 
dale, Que. 

Petite Cour: Prix spécial de bonne 
conduite, volume, mérité par Lucien 
Thérien, Saint-Cyrille de Wendover, 
Que. 



— — 






Aux membres de la Société 
des Débats ^Français 

Qu'il me soit permis d'exprimer combien je suis touché de cette 
grande marque de confiance que l'on m'a témoignée en me choisissant 
président d'ue Société a laquelle nous sommes tous fiers d'appartenir, 
la Société des Débats français. 

Je suis assuré, chers amis, qu'avec l'expérience de nos prédéces- 
seurs avec les exemples fécondants de ceux qui nous quittent et avec 
les sages directives de nos supérieurs, nous pourrons réaliser de gran- 
des choses l'an prochain, alors que nous célébrerons le cinquantenaire 
de notre belle Société. 

A tous un chaleureux merci et de bonnes vacances. A l'an pro- 

Ch * m * Alcide PAQUBn*, 

préaident S. D. F. 1M6-3L 



II 
il. 

I 

















lA ftOTOtHML 









miiiauio 



Chronique 



Le samedi 23 mal, grand rallie- 
ment des anciens 0e langue fran- 
çais * l'Université. Son Kminence, 
le Cardinal Villeneuve, OAUL, le 
plue Illustre des anciens, mitstatt à 
ee congrès et a porté la parole à 
un dîner offert à oette occasion. M. 
l'abbé Rodrigue Glaude, directeur 
des oeuvres sociales du diocèse a été 
élu ce même soir, président de 
l'Association «les Anciens Elèves. La 
présence de Son Eminence. l'atmos- 
phère d'entrain et de gaieté de la 
nombreuse assistance ont fait de ce 
congrès une prodigieuse réussite. 



Le mardi 26 Mal. Grande récep- 
tion faite au nouveau recteur, le 
SMs Rév. P. Joseph Hébert, OJi.I.. 
M-A_ DJ»h^ L.Th.. dans la rotonde 
d* l'Université. Bien de plus im- 
pressionnant que de voir réuni dans 
cette vaste enceinte, le personnel de 
nmsversité, et la masse grouillante 
des étudiants acharner leur nou- 
veau chef. IL Roné Fréchette a lu 
oie adresse au Rév. P. Recteur au 
nom des élèves de langue française, 
si M. Hervé Marooux, au nom des 

de langue anglaise, Tous les 
ont offert au nouvel élu les 
féncitations des étudiants en rassu- 
rant en même temps de leur plus 

coopération. Point n'est be- 
de dire que ce rut un grand 

ce Jour-la. La fanfare de 
ttJntverslté m les Irais de la musi- 
aue, M. Léandre Prévost tenait le 



Toutes nos féHdtatton» au nou- 
doyen de la Faculté des Arts, 



le Rév P. Poupart. OM.I. à 
adjoint, le Rév. P. Morvan, O.M.I ., 
et au secrétaire, le Rév. P. Dominât 
Geron. O.MX 



' 



• • 



J'oubliais de mentionner Que les 
—MU, annuels ont commencé le 
premier juin, avec toute la solennité 
habituelle. L'ouverture officielle se 
fit sans fanfare; al oui, il aurait 
fallu Jouer la marche funèbre de 
Chopin à en voir quelques-uns se 
traîner presque, vers les chaises du 
martyr. Bonne chance à tout le 
monde et j'espère que les correcteurs 
supposeront que vous avies l'inten- 
tion de marq u er tout ce que vous 
«sus oublié d'écrire sur votre papier 
d'examen, et que si vous en avec 
marqué si peu, c'était surtout dans 
àt eut de faeUUer leur tache, plutôt 
que par ignorance. 



(Test la fin. L'année qui agonisait 



A y a un instant n'est plus. Plu- 
sieurs étudiant» sont déjà entrés 
dans leur petite patrie. D y en s qui 
partent pour ne plus revenir. Ici, 
Je fais allusion à nos finissants à 
qui l'on c o nf ère * a le titre de Bache- 
liers, dimanche soir prochain, au 
Capitol. A ces derniers. Je souhaite 
be auc oup de soles et la réalisation 
de leurs plus beaux rêves dans le 
nouveau sentier qu'ils parcoureront. 
Qu'il me soit permis également de 
remercier tous ceux qui par un 
travail pénible et ardu, ont donné 
de la vie à notre feuille étudiante, 
Je veux dire Mil. Henri Prévost, 
Jean-Jacques Tremblay et Jean- 
Omrtes Aubin. QuVs soient assurée 
que nous nous souviendrons de leur 
^dévouement et que nous nous nffor- 
de les imiter. 

de la "Rotonde" 
de bonnes 



Le Cardinal au 
Juniorat 



Les fêtes de notre Supérieur de- 
vaient resplendir, cette année, d'un 
éclat tout particulier: en effet, 
grâce A leur coïncidence avec le pas- 
sage du Cardinal dans notre ville, 
elles nous ont valu l'incomparable 
honneur d'une visite de Son Sml- 
nenoe. 

Le samedi matin 23 mal, le distin- 
gué visiteur nous célébrait une messe 
basse. Majestueux dans son humilité, . 
il entra dans notre chapelle, aux ac- 
cords grandioses du "Tu es Petrus", 
de Pales trlna. D'autres mélodies pa- 
leatrlniennea. le Gloria et le âanctus 
de la Misse Brevis, retentirent enco- 
re en l'honneur du prince de l'E- 
glise, pendant que se déroulaient a 
l'autel les rites du divin sacrifice. 

Après cette première rencontre au 
pied des autels, l'ami des jeunes -vou- 
lut nous revoir plus Intimement. Il 
daigna visiter notre' Grotte de Lour- 
des, et passer au milieu de nous, 
simple, aimable, le sourire aux lè- 
pour nous honorer de quelque re- 
marque agréable, ou nous égayer de 
quelque pointe d'esprit. 

Avec quel enthousiasme, déjà ga- 
gnés par cette bonté si familière, 
nous sommes-nous empressés de 
monter ensuite A la salle d'étude 
pour la modeste réception offerte A 
notre illustre visiteur. Celui -d, ova- 
tionné dès son entrée pur les ap- 
tes plus iHeanln, 
répondit de son plus aimable 
sourire. La chorale, tout enflam- 
mée, lui offrit aussitôt deux char- 
mantes pièces de son répertoire pro- 
fane. Insulte, dans une allocution 
très habile, notre Supérieur lui pré- 
sents sa imnrtirinei famille du Ju- 
et Son ■mlnancie se leva pour 
adresser la parole 



A tous les lecte 




Après quelques compliments des 
ntas délicats sur notre chant — ap- 
préciations doublement précieuses 
dans la bouche d'un tel censeur, — 
H nous glisse q uelq ue s bons conseils, 
plus précieux encore pour nos coeurs 
reconnaissants. Pour perse fi ru au 
Juniorat. comme dans les antres 
phases de la vie religieuse, noua a- 
t-il dit, guerre A tout laisser-aller: 
la prière, la vigilance, le travail de 
tous les mo me nts, nous permettront 
seuls de résiner un idéal, aussi dif- 
ficile que sublime. 

Nous goûtions avidement ces con- 
seils, aussi sonner des plus belles fi- 
gures et dos réflexions les plus spi- 
rituelles. Mais, déjà le temps fuyait. 
Pourtant, le R. P. VerviUe ne pou- 
vait laisser terminer cette cérémo- 
nie sans offrir à l'auguste visiteur 
notre "Sancta Lucia", l'un de ses 
chants préférés, paralt-il, et que 
nous faisaient exécuter mieux que 
jamais nos sentiments d'affection et 
de gratitude. Enfin, avant le départ, 
comme dernière preuve de sa bonté. 
Son Eminence consentit à se faire 
ph^^ yq phi^r au milieu de nous, 
pour nous laisser ce souvenir d'un 
Jour Inoubliable. 

Mais le plus beau souvenir de cet- 
te fête, ce n'est pas sur le papier, 
mais bien plutôt dans nos coeurs, 
qu'il s'est imprimé ce Jour-là. Pour- 
rions-nous jamais oublier un tel 
bienfait, et des co n se ns et précieux 
pour notre formation ? Non, non! 
Que nos mura, au contraire, que no- 
tre grotte et notre chapelle, que 
nos coeurs, surtout, gardeat tou- 
jours l'image bien v ivante <Tun Car- 
dinal si généreux et si condescen- 
dent pour wea petits frères du Junte- 
rat. 



En roulant not' boule... LE SPHINX 



EN UN MOT3— 

"Caddie" Léo Bigué, candidat dé- 
fait aux dernières élections de la 
Société des Débats fiançais, vu se 
reposer des fatigues de sa campa- 
gne électorale, A Jasper Part; Al- 
berta. au cours des prochaines va- 
cances. 

Drôle de coïncidence, son heu- 
reux adversaire, "bell-boy" Denvs, a 
choisi lé même endroit pour sa vil- 
légiature. 

Orner Chartrand (alias Pop), de- 
venu B.A. et BPh., suivra un cours 
spécial pendant les vacances, n veut 
établir le corporatisme dans tous ses 
domaines, et même dans le fromage. 

OPINION:— 

De la Revue du Mont Saint-Louis, 
mensuel des élèves: 




"Le dernier numéro de la "Roton- 
de** nous vient directement de l'Uni- 
versité d'Ottawa. Celle-ci reflète un 
esprit plus sérier, plus mur. Les 
étudiants, quoique dans une ville 
moins française, et moins catholique 
que la notre, ne craignent pas de 
s'affirmer. Leur organe exhale l'ac- 
tivité qui règne çbes eux et le com- 
mencement de maturité que doit 
avoir le Jugement de ceux qui se- 
ront bientôt lances dans la vie." 

CHEZ LA CARTOMANCIENNE:— 

—Queue note veis-Je obtenir pour 

mes examens? 



—Une note très haute, Monsieur, 
mués il va vous raUotr beaucoup 

travailler!!*! 

MORALE CONJUGALE:— 

Le pre/estear; Qui est-ce qui dé- 
tient l'autorité dans la vie conjuga- 
le* 

Un élève: La belle-mère! 



UW PETIT 



Notre censeur est parti pour les 
-Unis dans son beau Willis 
KWght de 190t. pardon ... de 1M4. 
Mont espérons que son automobile 
ne lui causera pas trop de désagré- 
ments. Car ce "beau Willis Knight" 
a un petit défaut: une fois arrêté, il 
ne repart plus, on doit le pousser! 
Certains en savent quelque chose! 



««Cher Sphms": Que dei 
faire pour bien employer mon 
durant les vacances?— PAR 8. 

"Cher Ami": Voici. Si durant! 
née vous aveu travaillé, (ce 
doute fort), faites ee qui suit: 
être utile à la société, faites 
ne faites rien. Faites tout, lai; 
mes, buvez. Jouez, chantez, 
enterres vos soucis, peines et] 
leurs, (intrinsèques et extrinsèqarsj 
avec des ingurgitations int 
Réjouissez-vous en égayant 1er] 
très: faites le fou, soyez natwd 
Eteignes -vous des dépravantes bS 
rhanalfii, lupercales et satt 
mondaines; elles sont néf aster 
rant lut vacances. Soyez 
avec vos semblables et poli avec i 
iHsssrtihiihlrs (les demoiselles), u 
tuez personne, sauf Kant si von 1 
rencontrez. 

Partant du principe, "qui ssjj 
asuéx. bene castigat*, faites ( 
sport. Exposez-vous sur les pi**» 
longuement;, vous souffrirez beau- 1 
coup, puis, en brunissant, vous m- 
sembierez aux Ethiopiens. Psltèiér! 
l'équitation, de l'automobunual 
N'évitez pua les accidents, 
"Qui s'aime mon se 

l'alpinisme pour 
facilement les colsnaj 
de la ville de Québec quand von j 
séjournerez. 

Enfin, ne faites rien. Fartes 
t hèse s ur c hacun e de vos qi 
d'examen et uitltnlea le tout: 
Inédits**. Appren 
que vont auras A étudier Un] 
prochain. Pr o u ve z par une sérJtd 
conférences que les vacances 
i n util e s et qu'elles devraient 



L'aviseur s'est éclipsé "prestissi- 
mo*', U y a quatre Jours, laissant au 
chétiX directeur l'honneur (!) et la 
tache de faire son travail. Nous lui 
pa rdonn ons aisément, sachant qu'il 
était obligé d'être à Montréal le soir 
du • Juin. Nous espérons qu'il est 
arrivé à temps et en bon état. 



C'EST DOMMAGE: 






Dans le numéro du 7 avril dernier, 
annoncions que la direction 
décernait le prix de poésie à un 
Ane Onyme. Malheureuse- 
cette décision a été revisée 
par un Juge impartial et compétent 
qui a déclaré Rime Ailleur lauréat, 
son poème "Rêve". 



Pauvre Ane Onyme, malgré tout 
os que nous avons fait en votre fa- 
veur, la chance ne vous a pas aourll 
!•» vous d é cour ag es pas: présentez- 
vous de no u ve au . . . l'an prochain! 



"FOtHNEME":— 




-Usez des livres de parasitolefiiil 
de paléontologie, afin de 
murmurer, au clair de lune, à 
dulcinée, des noms charmants d'fll-j 
seaux comme celui-ci: Oh! 

petit rhamphorhynchus pby)»j 
lurus! etc. 

81 vous êtes finissant, je vous cs>| 
seillerals durant les vacances d'ap- 
prendre le latin afin de pouvoir in- 
duire ce qui est écrit sur votre EH 
piome (B.A ). Une fois cette am4 
naissance acquise, découpes vdn 
parchemin en 999 morceaux et nH 
constituez-le en mettant rh in rj 
morceau à sa place. Votre B.A. vatJJ 
aura servi au moins à quelque 
se: A faire un Jig-Saw Puzzle. 

**Cher Sphinx": M. Ovette . 
un vrai magicien?— BLANCHE Hft-j 
GIE. 

"Chère Amie*': Aux yeux des 
dianU M. Ovette n'est ni 
magicien. R est vrai qu'il avait 
feu, fait sortir des lapins d'un ehv] 
pea u , etc., mais son talent ne 
pas Jusqu'à dire les questions 
mens, le crois que plusieurs 
sont plus magiciens que lui sac <*] 
rapport. 

"Cher Sphinx": Que penses-t 
du crédit social f— An DETTE. 

"Cher Ami": H me semble qa%£ 
crédit-socialistes ne savent pas 
bien leur alphabet, puisque dans k*r 
raisonnement ils n'emploient qae as 
trois premières lettres ABC. *■* 
plus amples renseignements, cooen* 
tes MM. Lacourciére et Michaud m 
ont endormi leur auditoire dam « 
récent débat sur cette question, 
n\*.-^En terminant l'année » 
flphmr. de concert avec 1 
rédaction, est heureux de H 
mercier tout les 
dants qui ont assuré la 
oette colonne, et tous 
teurs pour, leur bonne 



PAGE DES ANCIENS 




inthousiaste 
| Anciens à 

U rotonde de l'Université d'Otta- 
I * renten tissait vers les six heures, 
■ samedi 23 mai dernier, des excla- 
lltions enthousiastes qu'aceompa- 
Dt de franches et solides poi- 
; de mains d'anciens camarades 
^jiua afin d'assister au congrès an- 
ptl de l'association àes anciens élè- 
i de langue française de lTJniver- 
d'Ottawa. In galté régnait sur 
i les visages parmi lesquels on re- 
lit ici et là des figures de 
lues dll J a prés de cinquante 
ssuées. 
Ainsi réunis dans ce vaste hall 
■1 a vu se succéder, sous sa coupole 
f nombreuses et durables amitiés, 
I* anciens retrouvaient leurs com- 
pagnons de classe et ne manquaient 
mê non plus de rappeler a ces bons 
jîbts de l'Université d'Ottawa eer- 
ftaines anecdotes curieuses. 

liais il y avait malgré ces réjouts- 
guices un caractère digne et sé- 
rieux. En effet, comme le disait si 
tafcn en le présentant, M. l'abbé Ro- 
drigue Claude, l'Université d'Otia- 
n devait entendre ce soir-là **le 
Eg illustre de ses anciens," 
/Les personnalités, les plus en vue 
n la vie religieuse, publique et ju- 
deiaire avaient tenu à accepter l'in- 
vitation de la grande institution de 
h cote de Sable que les politiciens 
st sont plus à appeler depuis des 
innées "le bastion de la langue fran- 
chise en Ontario" et de venir écou- 
ter Son Eminence le cardinal Ar- 
chevêque de Québec. 

C'est ainsi qu'on remarquait à la 
table d'honneur, outre l'invité spé- 
cial du dlner-causerie, Son Excel- 
lence Mgr Cassulo, délégué aposto- 
Hfue; Son Excellence Mgr l'Archevè- 
ste d'Ottawa, Mgr Guillaume For- 
r; Sorr BneeWence Mgr CGera; le 
K R. P. Gilles Marchand, O.MX, 
provincial des Oblats de langue 
française de l'est canadien; Mgr 
miaire Chartrand, Mgr G.-E. Grand- 
lois, Mgr Joseph Lebeau, p.d., chan- 
celier du diocèse; Mgr Joseph 
Charbonneau, p.a., v.g., Mgr Umber- 
to Mozzoni, secrétaire particulier de 
h légation papale; MM. les chanoi- 
Jtes J.-A. Myrand, Onésime Lalonde 
et Gascon, le R. P. Donat Poulet, 
| OUI., supérieur du scolasticat St- 
Joseph; le R. P. Alphonse Leclerc, 
©.MX, supérieur de la Maison des 
Retraites Fermées de Hull ; le R. P. 
[ 1 Béland, O.MX, curé de la paroia- 
m Notre-Dame de Hull; M. l'abbé 
iu-C. Raymond, ancien président de 
l'association d'éducation d'Ontario; 
[jt l'abbé Emmanuel Bourque, se- 
crétaire particulier de Son Eminen- 
\w, M. l'abbé Carrière, le R. P. Eu- 
ebariste, O.M.Cap., gardien du mo- 
sastère des capucins à Ottawa; le 
fi. P. Plourde, OMX., directeur de 
rbeuvre de la presse oblate de Win- 
npeg; le R. P. Gustave Massé, 
£ÏIX, curé de la paroisse St-Jean- 
mptiste d'Ottawa; le R. P. **** 
lamoureux, principal de l'Ecole Nor- 
nale de l'Université; le R. P. A. 
nenard, O.MX, supérieur du Junio- 
flft au Sacré-Coeur; le R. F. Liguori, 
«ère de Son Eminence; les RR. PP. 
Il-X. Marcotte et Georges Simard, 
|Jrote8seurs à l'Université. 
I les laïques comptaient M. J.-K. 
Michaud, ministre des pêcheries, 
pfcas le cabinet fédéral; M. le Juge 
ïhibaudeau Rinfret, de' la Cour 8u- 
Jreme; M. le Juge B.-A. Fortier, de 
I Cour Supérieure du Québec; M. 
* sénateur Gustave Laçasse, M. le 
[ fc«e Albert Constantineau; M. A.-T. 
m, sous-ministre adjoint du 
_ sment fédéral de l'agricultu- 
X A.-J. Major, consul honoraire 
Belgique au Canada; le major 
tA- Pinard, échevin; M. Joseph 
kt. Me Henri 3t- Jacques, e. 



réunion des 
l'Université 

du r.; iM^le chevalier Pettigi 
Alfred Goulet, député de L. 
M. wnirid Smith, le Oolonel Henri 
Desrosiers et M. Corrrveau. 

LE DINER 

Présidé par M* ^'abbé Rodrigue 
Glaude, en l'absence de M. Auréllen 
Bélanger qui avait été appelé subi- 
tement en dehors de la ville, les aga- 
pes des anciens réunissaient dans 
l'immense réfectoire des élèves quel- 
que troncents convives. Un menu 
succulerrHeur fut servi 

M. L'ABBE GLAUDE 

M. Glaude souhaita a tous une 
cordiale bienvenu, au nom de l'A. 
A. E. L. F. 

LE CARDINAL 

Son Eminence se leva alors, au mi- 
lieu des applaudissements frénéti- 
ques et des acclamations des con- 
vives, et prononça une intéressante 
causerie, fort goûtée de tous les as- 
sistants. 

Le R. P. Henri Morisseau. O. M. I., 
directeur de la société des anciens 
élèves, auquel revient une large part 
du succès de la soirée puisqu'il avait 
présidé à toute l'organisation, re- 
mercia en termes choisis le Cardinal. 

L'ASSEMBLEE PLENIERE 
Les anciens furent alors invités à 
passer à la salle académique où se 
tint rassemblée plénière, que prési- 
da M. l'abbé Glaude. Après lectu- 
res des rapports du trésorier et du 
secrétaire, raports des plus satisfai- 
sants, on procéda aux élections" qui 
donnèrent les résultats suivants: 
président, M. l'abbé Rodrigue <Hau- 
de, curé de Gatlneau; vice-prési- 
dents, MM. J.-A. Lapahne, de Sud- 
bury, Eugène Courtois, de Montréal; 
Raymond -Sénécal, de New-Bedford, 
et Robert Gauthier, de Windsor; 
' secrétaire, M. Romulus Beauparlant, 
de Hull; trésorier, M. Marcel Carter, 
d'Ottawa; aumônier, M. l'abbé Jos. 
Labelle, de Ste-Rose de Lima; vérifi- 
cateurs des comptes, MM. J.-T. Ri- 
chard et Roméo Lachalne. Les mem- 
bres du bureau de direction comptent 
les personnes suivantes: pour la ré- 
gion de Montréal, MM. E. Jeannotte, 
W. Smith et A, Poupart; pour la ré- 
gion d'Ottawa, MM. A. Bélanger, C. 
Leclerc, A.-A. Pinard, Aristide Bé- 
langer, J.-U. Bray, Ad. Chartrand, 
Philippe Dubois; pour la Hg»* 
HuD MM. Léon Couture et René Ro- 
*er pour la Nouvelle-Angleterre, M. 
Fred-T. Tousignant et M. l'abbé N - 
J Gilbert; pour la région de Wind- 
sor MM. Ernest Beuglet, Augustin 

Caron, pire, et tW* ****-+!» 
le Nouvel-Ontario, MM. Ad, Gascon, 
c-X. Charon, l'abbé Jos. Pelchat, 

Oarton Vincent; pour £*£* * 
Cornwall; MM. Lionel Chevrier, oe 
SmT et l'abbé Raoul Rouleau; pour 
£rtgW de Québec, M. Garon Prat- 
le.^ur Urégion de Saint-Jean, 
M. Yvan Sabourin. 

A l'issue des élections, M. i aooe 
Glaude Prit la parole et rernercia les 
M*** de l'honneur qu'ils lui ftd- 
Sent et assura qu'U voulait voir 
«rrandir l'association. 
^Tconcert eut ensuite heu au 
iffmnaS e de l'Université, auquel pri- 
S^T^irt MM. Léonard Beaulne, 
^rmaSe de cérémonie^M. 
S Boucher, ténor, et un ensem- 
Te de vingt-cimr musions aut«- 
fnis sous la direction du R. r. r» 
quetH cfue dirigeait ^ EmiUm- 
SLrd. La chorale des petits chan- 
ieurs cédliens était sous la dbrec- 
ïon de M. Joseph Beauneu; égale- 
ment au programme de «■£««£ 
M Aurele Séguin qui déclama quel 
ques extraits de Jean Narrache. 



RAPPORT DU SECRÉTAIRE POUP 



Messieurs, 



L'ANNEE 1935-36 



En ouvrant ce congres de la So- 
ciété des Anciens de langue françai- 
se de l'Université d'Ottawa, il est bon 
de Jeter un coup d'oeil rétrospectif 
sur le passé. 

Notre société a été fondée le 6 
mal 1034. Donc, elle compte douée 
années d'existence. 

Elle a eu les congrès suivants: 

Le 24 mai 1924, avec «NI anciens. 
Prédicateur: Geo. Simard, O MI. 

Le 29 septembre 1925, avec 400 
anciens. Prédicateur: Chanoine Gas- 
con. 

Le 22 août 1925, avec 50Q anciens. 
Prédicateur: Abbé R. Glaude. 

Le 24 mal 1930, avec 250 anciens. 
Prédicateur: Chanoine R. Lapointe. 

Le 12 mars 1984, avec 300 anciens. 
Prédicateur: Chanoine R. Lapointe. 

Les présidents ont été 

1923— M. JOS. D'Aoust 

1924 -M. Henri St-Jseqoea 

1925— M. A.-T. Charron 

I02é— M. l'abbé L.-C. Raymond 

1930- M. N.-A. Sabourin 

1934— M. Auréllen Bélanger 

Les Révérends Pérès Recteurs sui- 
vants nous ont aidé: 

Rév. Père Marcotte, 

Rév. Pore Robert, 

Rév. Père Marchand 

et le nouveau Recteur qui doit être 

nommé bientôt oui, J'en suis sûr, 

noua aidera. 

Le Révérend Père Raoul Legault 
a été notre dévoué directeur depuis 
la fondation de la "Société des An- 
ciens de langue française de l'Uni- 
versité d'Ottawa", Jusqu'au 12 mars 
1934. A cette date, le Révérend Père 
Legault a été remplacé par le Révé- 
rend Père Morisseau. 

Le groupe de Montréal a déployé 
une admirable activité: il donna 
le 26 février 1935, son 12e banquet 
annuel A l'hôtel Viger. 

Comme par les années passées, Ta 
"Société des Anciens de langue 



française de l'Université d'Ottawa" 
soucrit chaque année un montant 
de $200 à $300 à La Rotonde ". 

n non**}/ 

Professeurs et élèves disparus de- 
puis notre dernier Conventum: 

Rév. Père Avila Paouette, O.M.I. ; 

Rév. Père Lejeune, O.M.I.; 

Rév. Père Kllé Latulipe, 18 août 
1934; 

Rév. Père Alexandre Lajeunesse, 
M mars 1934; 

Rév. Père Arthur Paouette, O.M.I.; 

Rév. Frère Armand Lambert, (Frè- 
re 8cholasuque et nia de M. Ernest 
Lambert, membre actif de notre 
Société). 

M. Léon Gérin-Lajoie, avocat, 
Montréal; 

M. Théodore Legault, marchand, 
Sturgeon Falls; 

M. Jules Lafleur, médecin, Mont- 
réal; 

M. Albert-Ovide Rocque, traduc- 
teur, Ottawa; 

M. Adrien Desrosiers, agent d'assu- 
rances, Montréal; 

M Joseph-Narcisse Turgeon, Phar- 
macien, Québec; 

M. Raoul Lalonde, commis, * * 
tawa;~~ 

M. François Boulay, Québec; 

M. Léo Poisson, Windsor; 

M. Jos.-M. Courtois, Montréal; 

M. Osias Sauvé, Sudbury; 

M. Bugène Lavergne, Sudbury. 

Depuis le 12 mars 1934, le comité 
exécutif n*a tenu que trois assem- 
blées, le 2$ septembre 1934, le H 
janvier 1936 et le 24 avril 193€. 

DEMISSIONS: 

M. Charles Leclair, secrétaire de la 
"Société 'des Anciens de langue 
française de l'Université d'Ottawa", 
depuis sa fondation, et M. P. Lam- 
bert, trésorier également depuis sa 
fondation nous font parvenir leur 
démission. 

(Signé) Romulus Beauparlant. 



RAPPORT DU TRÉSORIER 



Mes chers amis, 

Au mois de Janvier dernier, le 
secrétaire de notre Association rece- 
vait une lettre de M. Ernest Lam- 
bert, le trésorier. Cette lettre disait 
en substance que la santé de M. 
Lambert ne lui permettait plus de 
rester en charge des trésors de l'As- 
sociation. Malgré la peine qu'ils en 
ressentaient les membres directeurs 
de l'Association ont dû accepter les 
raisons du trésorier. Dans une as- 
semblée subséquente et faute de 
mieux dans le temps on m*a affublé 
du titre de trésorier que Je devais 
porter jusqu'à la prochaine réunion 
plénière. Permettes-moi donc, mes 
chers amis, de rappeler le souvenir 
de M, Ernest Lambert, et de le 
remercier avec effusion pour les 
services qu'il a rendus à l'Associa- 
tion. 

j'ai l'honneur de vous présenter 



le rapport financier pour les deux 
années écoulées depuis la dernière 
assemblée générale. 
En Banque (6 mars 

1934) $26598 

Contributio n s en 
1934 et 1935 468.00 
Intérêts à la Ban- 
que t 12.99 

Payé à "La Roton- 
de" pour 1934 $ 5000 

Payé à "La Roton- 
de" pour 1935 200.00 

Papeterie et Tim- 

bres •§■!• 

Divers 4 °° 



T*tal $746,97 

En Banque (19 mars 
1936) 



$350.18 
396.79 



Le 23 mal 1936. 



$746.97 $746.97 



La Rotonde félicite... 

M René Ménard, BA:, B. Ph., de 
l'Université et Licencié es Sciences 
Sociales, Economiques et Politiques 
de l'Université de Montréal, qui vient 
d'obtenir de cette dernière insti- 
tution le titre de Bachelier en Droit. 

• • • v 

M. J.-A. Lapalme, échevin de Sud- 
bury, qui vient d'être élu secrétaire 
des maires du Nord ontarien. M. 
Lapalme est le gérant d'une impor- 
tante épicerie en gros, la "Chelms- 

ford Wholesale". 

• • • 

M. René Roger, président du co- 
mité industriel de la Chambre de 
commerce Junior de Hull, sous les 
auspices de laquelle s'est tenu l'ea- 



positlon de Hull, du 24 au 31 mai 

dernier. 

• • • 

M. A.-J. Major, réélu président de 
l'Alliance Française d'Ottawa. 

• • • 

M. l'abbé J.-A. Carrière, A loccar 
sion de son quarantième anniversai- 
re d'ordination sacerdotale. 

• • • 

M. Georges Tittley, A l'occasion de 
la nouvelle gérance qu'on lui confie 
à la banque Canadienne Nationale, 

de Sudbury. 

• • • 

Le R. P. Phihppc Seheffer, nom- 
mé supérieur du Scolasticat des 
Oblats de Marie Immaculée, A. Ri- 
chelieu. 



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UNIVERSITÉ D'OTTAWA 

Sous ^Direction des Pères Oblats de Marie-Immaculée 

COLLEGE EN 1848 - UNIVERSITE CIVILE EN 1866 — UNIVERSITE PONTIFICALE EN 1889. 

Facultés canoniques — Cours des Arts (pour le baccalauréat, Ta moîtrise et le doctorat) ~ 
Ecole de Gardes-Malades — Cours d'Immatriculation classique et commercial — Pédagogie 
— Sociologie — Musique — Cours du soir— Cours d'été» 

LA MAISON D'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET SUPERIEUR /ARTICULIE J^^,^* ™"^-? 
CANADIENS FRANÇAIS DE LA PROVINCE D'ONTARIO ET A «UX DES AUTRES PROVINCES QUI I DE- 
SIRENT OBTENIR UNE SOLIDE EDUCATION CATHOLIQUE ET FRANÇAISE EN MEME TEMPS QU UNE 
CONNAISSANCE PRATIQUE DE LA LANGUE ANGLAISE. 

LES DIFFÉRENTS COURS 



COMMERCIAL ET CLASSIQUE.— Les nouveaux élèves n'ont pas 
à s'embarrasser sur le choix entre ces deux cours puisque pendant les 
deux premières années le programme est Identique (instruction reli- 
gieuse, latin, français, anglais, mathématiques, histoire, sciences). » 

LE COURS BrTMMATRICULATIpN COMMERCIALE. — Il com- 
mence en troisième année, alors qu'au programme général on ajoute 
les matières spécifiquement commerciales (comptabilité, opérations 
financières, droit commercial, sténographie, etc.) A la fin de ce 
cours l'élève reçoit un diplôme d'études commerciales très apprécié 
par les maisons de commerce. S'il veut poursuivre ses études dans le 
but d'obtenir l'immatriculation, 11 ne lui restera que quelque sujets 
sur lesquels il devra subir l'examen régulier. 

LE COURS CLASSIQUE. — Comme dans la presque totalité des 
institutions où ce cours est donné, il dure huit ans à condition que les 
élèves soient Inscrits à l'Université dès la première année. S'ils doi- 
vent changer d'Institution au milieu de ce cours ils s'exposent pres- 
que nécessairement à faire une année de plus pour obtenir le bacca- 
lauréat es arts. En vertu' des traditions de l'Université renseigne- 
ment de la religion, des langues et de l'histoire se fait en français 
pour les Canadiens français,. Pour l'enseignement dès mathématique» — ., 
et des sciences les élèves sont initiés à la terminologie dans les deux 
langues. L'enseignement de l'anglais est particulièrement soigné. Les * 
étudiants qui ont fait leur cours à l'Université manient avec aisance 
les deux langues officielles du pays au sortir de leurs études. 

— — — Les élèves de la province d Ontario se préparent aux examt 
officiels du ministère de l'Instruction publique. 



COURS DE COMMERCE. — Au mois de septembre prochain la 
Faculté des Arts ouvrira un cours supérieur d'études commerciales. 
Ce cours durera quatre ans et conduira au baccalauréat en sciences 
commerciales. 

COURS DE GARDES -MALADES. — Ce cours est donné par l'Uni- 
versité conjointement avec l'Hôpital Général des Soeurs Grises de la 
Croix et conduit au baccalauréat en sciences hospitalières. 

COURS SUPERIEURS. — La Faculté ds Arts donne tous les same- 
dis après-midi des cours conduisant aux Diplômes de la Maîtrise es 
Arts, au Doctorat en Philosophie (charte civile) et au Doctorat es 

Lettres. 

Les candidats doivent suivre des cours en trois sujets: un majeur 
et deux sujets mineurs. 

Outre les candidats aux Diplômes et aux Grades, des élèves ré- 
guliers peuvent être admis à titra, de simples auditeurs et recevront 
des certificats d'études. 

COURS DE CHANT ET DE MUSIQUE.— L'Ecole de Musique et de 
Déclamation de l'Université donne des cours de musique, de chant et 
de diction non seulement aux élèves de l'Université mais à toutes les i 
personnes qui désirent s'inscrire à ces cours. 

COURS D'ETE.— L'inscription aux cours d'été se fait le 5 juillet 
ihain; les leçons commenceront le lendemain. Ces cours prépa- 
rent aux examens du baccalauréat es arts. 



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LES TARIFS 



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AU COURS D'IMMATRICULATION: 



. • 



1ère et 2ème année: $60.00 par an ou $6.00 par mois. 
3ème et 4ème année: 

Classique: $80.00 par an ou $8.00 par mois. 
Commercial: $90.00 par an ou $9.00 par mois. 

AU COURS DES ARTS: 

Ordinaire: $100.00 par an ou $10.00 par mois. 
Cours supérieur de commerce: 













1ère année: $100.00 pour l'année ou $10.00 par mois. 

2e, 3e, 4e année: $125.00 pour l'année ou $12.50 par mois. 

Cours prémédical: $140.00 par année ou $14.00 par mois. 

Les externes sont admis à l'Etude à l'Université, (trois heures par 
Jour), à raison de $1.00 par mois. Le repas du midi leur est servi les 
Jours de classe au prix de $5.00 par mois. Ils peuvent aussi coucher à 
l'Université et y prendre le repas du matin pour $10.00 par mois. 



L'Université reçoit les élèves pensionnaires aux tarifs suivants: 

Cours d'Immatriculation jj 

1ère* et 2ème année ?.l * $290.00 

3ème et 4ème année: classique $810.00 

commercial $320.00 

Cours des Arts 

Ordinaire „ , $330.00 

Commercial .. $355.00 

Cfcl •••........., w& lU.W 



Chambres semi -privées 



• 



Un certain nombre de chambres semi-privées sont réservées aux 
élèves plus avancés qui en font la demande. 

Les chambres semi-privées se louent $40.00, $50.00, $60.00 et $75.00 
selon le site et les commodités. 

Pour les pensionnaires comme pour les externes on accepte las 

paiements mensuels. 

\ 

INSCRIPTION:— $5.00. une fols seulement au début du cours. SOCIETE DES DEBATS FRANÇAIS $2 00 oar année N.B,-Oea Drix com- 
prennent tout. D n'y a pas d'extra pour les laboratoires, les bibliothèqu es, le gymnase, les terrains d^^Xt^%^^^ . 

~~ ÎA.?:ri? n rQ PP e,,e aux parents dont les enfants ONT OBTENU UNE CARTE DE LA COMMISSION 
DES ECOLES SEPAREES, qu'ils ont DROIT A UNE REDUCTION DE CINQIMNTE TOLLARS ; par on sur 
le prix de renseignement pour la première et la deuxième année du cours d'Immatriculation. Ils n'auront à 

- 5?S7xVr* ^ T 5î ie nÀ eUrS enfQntS "îfî W 1 »*. ? ) Tî e i é,èves * ''Université, qu'un droit d'inscription 
de $5.00 et ensuite $1 .00 par mois pour l'admission à la bibliothèque, aux salles de récréation et aux ter- 
rains ae jeux. 



L'INSCRIPTION PEUT SE FAIRE 
PENDANT LES VACANCES 



Pour autres renseignements, adressez vous an 
. Secrétaire ou téléphonez: Rideau 3860 



ue M SUE DU SCCRITARIAT 
INTERNATIONAL Dl PRISSE 
UNIVERSITAIRE CATHOLIQUE 




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JOURNAL MENSUEL DE LA SO- 
CIETE DIS DEBATS FRANÇAIS 
DI L'UNIVERSITE D'OTTAWA 




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CINQUIEME A NNEE — VOL H - No 1 —OCTOBRE 1936 



POUR L'ÉGLISE ET 
LA SOCIÉTÉ 



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Dès le premier dimanche de l'an- 
née universitaire, le très révérend 
père recteur nous donnait le mot 
d'ordre suivant: 

Former au coeur de la jeunesse 
contemporaine une élite de chré- 
tiens, élite Intellectuelle, élite mo- 
nte, tel est le but de toute univer- 
sité catholique. 

Quelle noble fonction pour des 
professeurs, nous explique-t-il, que 
celle de donner aux facultés de leurs 
élèves ces soins supérieurs qui, peu 
g peu, détachent l'âme de ce qui est 
vulgaire et bas, la soulèvent vers le 
monde de la pensée, façonnent et 
affermissent sa volonté. 

Un esprit cultivé, prompt aux 
larges vues, ouvert aux hautes con- 
sidérations, n'est pas tout l'homme. 
Beaucoup ne négligent rien potfrètré 
au premier rang de la science. Cette 
émulation, certes, ne mérite pas de 
blâme On oublie trop souvent, ce- 
pendant, que l'ame, malgré le mal 
dont le péché originel l'a rendue 
tributaire, aspire au bien et qu'elle 
a une fin surnaturelle. 

Notre université n'a pas d'autre 
but que de porter la Jeunesse sur 
les hauteurs du bien suprême, en 
l'entraînant à une vie de foi profonde 
et à l'acquisition de la véritable 
science, basée sur les principes na- 
turels en relation avec les principes 
surnaturels. 

Pour atteindre cette fin, 11 lui faut 
le concours de tous ses élèves par les 



page 



deux grands moyens indispensables & 
tout Jeune catholique militant: tra- 
vail et piété. 

La loi du travail est le partage de 
l'humanité, donc le nôtre. Dieu nous 
donne pou* tache de cultiver le do- 
maine qull a créé & chacun de nous 
et qu'il a confié à nos soins. 

Il est impossible de bien remplir 
ce devoir, si nous ne travaillons pas 
tout d'abord à la culture de notre 
âme. Pour grandir . intellectuelle- 
ment, nous devons grandir morale- 
ment, nous conformer â ces métho- 
des de progrès moral et spirituel 
qu'ont su découvrir et expérimenter 
nos prédécesseurs et modèles: ceux 
qui ont édifié le splendide temple de 
♦la science des saints, gloire de l'Egli- 
se catholique. 

Ce but, nous l'atteindrons par une 
piété éclairée, agissante et aimante. 
Piété éclairée, reposant sur la doc- 
trine et non sur un simple senti- 
ment surexcité: notre vie intérieure 
doit s'alimenter aux profonds mys- 
tères ^de notre foi. Piété agissante, 
sachant tirer parti des sacrements 
mis â notre portée. Piété aimante: 
ce noble amour de Jésus, le grand 
frère, devant lequel cède et s'incline 
l'amour des créatures même les plus 
aimées. 

Sachons tirer parti de ce trésor de 
travail et de piété que Dieu a prêté 
à chacun de nous pour le faire fruc- 
tifier. Cherchons ce à quoi nous 
sommes appelés et efforçons-nous d'y 



"LA ROTONDE" 
VOUS PRESENTE 

a 

le* nouvwux 3 

ém chronique* ....'. 4 

nofr» géographie humaine 5 

nos débat» 6 

mm sport* ........ **. . '. . T 

notre vie estudiantine f 

Lisez tout spécialement, 
en page 8: 

L'aide aux prêtres espagnols 





La très révérend père 
Joseph Hébert, O.M.I., M.A., 
D.Ph., L.Th., recteur. 



Quand le père 
recteur nous 
expose un vé- 
ritable idéal 
universitaire 



répondre par un meilleur accomplis- 
sement de notre devoir d'état: celui 
d'étudiants catholiques. Sans cela, 
nous ne parviendrons pas au but de 
notre idéal. Soyons surtout persé- 
vérants. Nous entreprenons souvent 
notre tâche ATà^aJoyeux enthou- 
siasme, fiersr et désintéressés, comp- 
tant sur un légitime succès. Mais 
voici que le chemin se hérisse de dif- 
ficultés: passions, vices, haines, vio- 
lences. Suit le découragement. Selon 
saint Paul, le bien), que nous voulons, 
faire, nous ne le faisons pas et nous 
commettons le mal que nous vou- 
lons éviter. 

A qui la faute, sinon à nous- 
mêmes, à la légèreté de notre esprit, 
de notre coeur, à l'amour des plaisirs 
désordonnés, au manqué de persévé- 
rance dans la marche ascensionnelle 
et conquérante vers l'idéal. 

Debout, les jeunes! Réfléchissons à 
tout cela au clébut âe notre année 
universitaire. Nous voulons qu'elle 
soit bien remplie, n'est-ce pas? En- 
core une fois: travail etfciété. C'est 
ce que réclament impérieusement de 
nous les besoins dé l'Eglise et de la 
société. . ' 

Saurons-nous répondre à ce mot 
d'ordre? Sommes-nous prêts à l'exé- 
cuter? « 







Notre rotonde a vu affiner, de- 
puis la rentrée ^universitaire, un 
nombre considérablement augmenté 
d'étudiants dans les diverses facul- 
tés. 

Le très révérend père Joseph Hé- 
bert, O.M.I., recteur, s'est arraché 
quelques jours à ses innombrables, 
occupations pour représenter notre 
université aux fêtes centenaires de 
Harvard. D est, enchanté de l'ac- 
cueil reçu là-bas et de l'estime qu'on 
nous y porte. 



Le docteur J.-H. Lapointe, d'Otta- 
wa, sera le président du quinsième 
congrès des médecins de langue 
française de l'Amérique du Nord, qui 
aura lieu à Ottawa en 1938. • 

Le docteur R.-E. Valin, également 
d'Ottawa, a été élu directeur géné- 
ral de l'exécutif, dans la même asso- 
ciation. L'on se souvient qu'il pré- 
sida le congrès des médecins de 
langue française à Ottawa, en 1932. 

Bravo, les anciens! 



I 






Le père François-Xavier Marcot- 
te, O.M.I., professeur à l'université, 
ancien recteur et chevalier de la 
Légion d'honneur, a été nommé, au 
cours de l'été, parmi les directeurs 
du comité France -Amérique. 



Monsieur Lionel Chevrier, député 
de Stormont a u x Communes, a 
grandement contribué à arrêter une 
grève de vingt-trois jours chez Cour- 
tauld, à Cornwall. M. Campbell, 
conciliateur, a rendu cet hommage 
à monsieur Chevrier. Nos* félicita- 
tions à un brillant ancien! 



tf 



Les pères Edgar Thivierge, O.M.I., 
Roméo Trudel, O.M.I., et Jules Mar- 
tel, O.M.I., tous trois professeurs à 
l'université, sont rendus en Europe, 
les deux premiers étudiant à l'Insti- 
tut catholique de Paris, le troisième 
étudiant à Rome. 



Parmi nos nouveaux professeurs, 
mentionnons l'abbé Albert Hamel, 
un ancien qui, après de brillantes 
études à Ottawa, h Laval, à Rome 
et à Paris, était devenu professeur 
à l'université Laval. Il enseignera, 
dans notre faculté de philosophie, 
l'histoire de la philosophie et fera 
un commentaire sur Aristote. 



! 



Un ancien qui fait sa marque 
dans le monde des affaires, c'est 
Louis-Philippe Langlois, directeur de 
l'agence CANADA -VOYAGE, 1297, 
rue Saint-Denis, à Montréal. 

Que ceux des nôtres qui projettent 
quelque randonnée n'oublient pas 
Canada -Voyage. 



C'est la première fois, pensons 
nous, que quatre confrères de 
même classe occupent des postes im- 
portants dans le monde parlemen- 
taire et judiciaire. Messieurs Louis 
Coderre, sous-ministre des affaires 
municipales dans Québec, et tfVan 
Sabourin, substitut du procureur 
général à Montréal, rejoignent dans 
les hautes sphères administratives 
leurs copains: messieurs Raoul Mer- 
cier, substitut du procureur général 

(Suite à la pogs 2) 







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